Coopération sud-sud : la DG de l’OFPPT et le Ministre ivoirien délégué chargé de l’enseignement technique explorent les perspectives de collaboration en matière de formation professionnelle

Coopération sud-sud : la DG de l’OFPPT et le Ministre ivoirien délégué chargé de l’enseignement technique explorent les perspectives de collaboration en matière de formation professionnelle

Dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud et de la promotion du partage d’expertises en matière de formation professionnelle, Madame Loubna Tricha, Directrice Générale de l’OFPPT, a accueilli le 17 avril 2026, à la Cité des Métiers et des Compétences de Casablanca-Settat (à Nouaceur), une délégation ivoirienne conduite par Monsieur Jean-Louis Moulot, ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique de la République de Côte d’Ivoire, chargé de l’Enseignement technique, afin d’examiner les perspectives de collaboration bilatérale. Dans son mot d’ouverture, Madame Loubna Tricha s’est réjouie de la pérennité du partenariat entre les deux parties, fort de 25 années de coopération, fondé sur la confiance mutuelle, le partage d’expertise et la mise en œuvre de projets structurants. Madame Loubna Tricha a également réaffirmé l’engagement constant de l’OFPPT à accompagner la Côte d’Ivoire dans le développement de son système de formation professionnelle en soutenant les efforts entrepris pour renforcer la qualité et la pertinence du dispositif de formation ivoirien. Pour sa part, Monsieur Jean-Louis Moulot a salué les avancées réalisées dans le domaine de la formation professionnelle au Maroc ainsi que le rôle de l’OFPPT dans le rehaussement de la qualité des compétences. À cet égard, il a exprimé l’intérêt de la partie ivoirienne pour le renforcement du partenariat avec l’OFPPT, notamment à travers l’échange de bonnes pratiques, l’appui en matière de formation et le renforcement des capacités des formateurs, ainsi que l’accompagnement de la Côte d’Ivoire dans des secteurs prioritaires tels que l’agro-industrie, les mines et énergies, le développement durable, le tourisme, l’hôtellerie et la restauration. L’échange entre les deux parties a porté, entre autres, sur la feuille de route du ministère ivoirien pour la période 2026-2035 et la volonté de perpétuer le transfert d’expertise et l’échange de connaissances pour les prochaines décennies.  La rencontre a été l’occasion de revenir sur les projets communs reliant l’OFPPT et la Côte d’Ivoire en matière de formation professionnelle. En effet, la coopération entre le Maroc et la République de Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique ancienne et structurée, initiée le 13 avril 2001 avec la signature du Protocole d’Accord de Coopération entre les deux gouvernements. Cette relation bilatérale a été consolidée lors des visites officielles de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, en Côte d’Ivoire, notamment à travers la signature, le 19 mars 2013, d’une convention-cadre portant sur l’appui au ministère ivoirien du Tourisme dans le domaine de la formation professionnelle. Elle s’est également renforcée en juin 2015 avec la signature d’une nouvelle Convention-cadre de coopération entre les deux gouvernements, consacrant ainsi la volonté commune de développer et de structurer davantage ce partenariat stratégique. L’inauguration, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, le 27 novembre 2017 du Centre multisectoriel de formation professionnelle « Mohammed VI » de Yopougon à Abidjan a couronné cette dynamique de coopération. Ce rapprochement s’est également traduit par la signature de conventions cadres portant sur des projets structurants, à l’instar du protocole d’accord conclu le 6 juin 2018 relatif à la construction et à l’équipement d’un complexe de formation dans les métiers de l’Hôtellerie-Tourisme-Restauration et du Bâtiment et des Travaux Publics à Abidjan. Ce partenariat s’est poursuivi et renforcé jusqu’en 2025, notamment avec la signature, le 17 janvier 2025 à Laâyoune, d’une convention cadre de coopération entre les Ministres des Affaires étrangères des deux pays, consacrant la formation professionnelle comme axe stratégique de partenariat.  La coopération entre l’OFPPT et le ministère ivoirien porte également sur l’accueil de stagiaires ivoiriens au sein de ses établissements de formation professionnelle. L’OFPPT a accueilli, depuis 2011, près de 1500 jeunes ivoiriens et a contribué, depuis 2014, à la formation et au perfectionnement de 82 formateurs et personnels technico-pédagogiques ivoiriens dans des secteurs clés. En matière d’accompagnement, des missions de diagnostic du dispositif de formation ont été également conduites par des experts de l’OFPPT dans l’objectif d’appuyer le développement du système de formation professionnelle ivoirien. Il est à noter que dans le cadre de son portefeuille d’actions, l’OFPPT œuvre pour le développement de 5 cursus de formation pour la partie ivoirienne en plus de l’appui à la création du Centre de formation des formateurs à Abidjan, spécialisé dans l’agriculture et l’agro-industrie.  A l’issue de la rencontre, une visite des espaces pédagogiques de la CMC de Casablanca-Settat a été effectuée, permettant aux membres de la délégation ivoirienne d’explorer, de visu, les atouts et les infrastructures de cet établissement nouvelle génération réalisé dans le cadre du programme des Cités des Métiers et des Compétences, épine dorsale de la nouvelle Feuille de route pour le développement de la formation professionnelle.  CMC Casablanca-Settat, une plateforme d’application multisectorielle Implantée à Nouaceur sur une superficie de 20 hectares, avec une capacité d’accueil globale de 4670 places pédagogiques, la CMC de Nouaceur garantit une offre de formations qualifiantes et diplômantes, alignée avec les besoins de l’écosystème économique de la région et les priorités du marché du travail.  Conçue au travers d’une démarche d’intelligence collective, l’offre de formation de ce nouvel établissement est conçue autour de 9 pôles métiers, regroupant 111 filières dont 61% nouvellement créées.  Ouverte aux jeunes apprenants le 11 novembre 2024, cette plateforme multisectorielle et multifonctionnelle adopte une approche pédagogique immersive qui favorise l’acquisition de compétences pratiques par l’expérimentation active. Les plateformes d’application intégrées de la CMC favorisent l’immersion des stagiaires dans un environnement qui reproduit fidèlement la réalité de l’entreprise : La CMC est également dotée de structures communes assurant une intégration harmonieuse entre l’apprentissage des compétences métiers, le développement du savoir-être et des soft skills, ainsi que le bien-être des stagiaires. Elles comprennent un espace de coworking, un fablab, une digital factory, un incubateur, un centre de langues et de soft skills, une médiathèque ainsi qu’un centre de conférences. Et en vue de promouvoir les valeurs de cohésion et de vivre ensemble, la CMC de Casablanca-Settat dispose de nombreux espaces de vie, dont une maison de stagiaires d’une capacité de 700 lits et couverts, une cafétéria, plusieurs espaces de rencontres, ainsi que des

PARUTION. « Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle » de Serge Armand Zanzala

PARUTION. « Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle » de Serge Armand Zanzala

En vente dans toutes les boutiques en ligne d’Amazon LIVRES. L’écrivain et chercheur Serge Armand Zanzala vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle, paru le 8 mars en édition Kindle. Dans cet essai, l’auteur – également directeur de La Société Littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika – propose une analyse des enjeux liés aux processus électoraux sur le continent africain. Cette réflexion s’inscrit également dans le prolongement du débat intellectuel lancé par Franklin Nyamsi, qui, à travers sa question provocatrice « Les élections en Afrique : gâchis ou maquillage démocratique ? », invite à une remise en question profonde des fondements mêmes de la démocratie africaine. Cette interrogation, formulée à la lumière des élections présidentielles récentes au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en Guinée, met en exergue les tensions et contradictions qui traversent le processus électoral sur le continent. Dans ces pays, les scrutins ont été marqués par des contestations, des accusations de fraudes, des incidents lors des campagnes et des controverses sur la transparence et la crédibilité des résultats. Chaque cas illustre à sa manière la fragilité des institutions et le décalage parfois dramatique entre les promesses de la démocratie et la réalité vécue par les citoyens. Au Cameroun, par exemple, les débats autour de l’équité des conditions de candidature et de l’indépendance du processus électoral ont suscité un questionnement profond sur la légitimité des résultats. En Côte d’Ivoire, la répétition de tensions électorales et les accusations de manipulation des listes électorales ont relancé le débat sur la capacité des institutions à garantir une participation véritablement libre et équitable. En Guinée, le contexte postélectoral a mis en lumière l’impact des pressions politiques et sécuritaires sur la tenue de scrutins crédibles, révélant des défis structurels qui dépassent les enjeux partisans. En dialoguant avec ces réalités et ces interrogations, l’auteur ne se limite pas à une simple dénonciation des dysfonctionnements. Au contraire, il cherche à comprendre les mécanismes, héritages et pratiques qui façonnent ces processus électoraux et à identifier les leviers capables de les réformer en profondeur. L’enjeu est double : il s’agit d’abord de reconnaître les insuffisances et limites des systèmes actuels — hyperprésidentialisme, contrôle des institutions par l’exécutif, influence des dynamiques économiques et sociales sur le vote — puis de proposer des pistes de refondation institutionnelle qui puissent restaurer la crédibilité et la légitimité des élections. Cette approche dépasse la polémique facile et la critique superficielle ; elle vise à construire une vision analytique et constructive, capable d’éclairer les réformes à entreprendre. L’objectif de cette démarche est également de replacer les citoyens au centre du processus démocratique. Trop souvent marginalisés ou confrontés à des institutions incapables d’assurer transparence et responsabilité, les citoyens africains se trouvent dans une position d’observateurs passifs, alors même que leur engagement est essentiel pour la consolidation de la démocratie. En explorant des modèles de gouvernance alternatifs et en réfléchissant à des mécanismes institutionnels durables, l’auteur propose de dépasser les limites de la simple légitimation formelle du pouvoir pour instaurer des processus électoraux réellement au service du peuple.

Système judiciaire ivoirien : le taux de traitement des dossiers dans les juridictions s’améliore

Système judiciaire ivoirien : le taux de traitement des dossiers dans les juridictions s’améliore

L’efficacité du système judiciaire ivoirien renforce l’Etat de droit et permet de garantir les libertés individuelles et publiques. Elle participe également à l’attractivité du pays à travers la protection des acteurs économiques et des investisseurs. En Côte d’Ivoire, les infrastructures judiciaires se modernisent. En effet, on note dans le bilan gouvernemental que de 2011 à 2025, l’Etat a procédé à la réhabilitation et l’équipement de 28 tribunaux et résidences et de 02 cours d’appel. On peut aussi relever la construction et l’équipement de 07 nouvelles juridictions (Cour d’appel de Daloa et de Korhogo, Tribunaux de première instance de San Pedro, Bingerville, Abobo, et sections détachées de Guiglo et Issia). Il y a également l’acquisition et l’équipement des sièges du Tribunal de commerce d’Abidjan et de la Cour d’appel de commerce. Sans oublier la construction et l’équipement de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) à Yamoussoukro en 2021 et du Centre de formation continue à Abidjan. Des réalisations qui, tout en rapprochant les juridictions des populations, participent au renforcement du système judiciaire et pénitentiaire, à la promotion et la protection des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Toutes ces infrastructures s’inscrivent dans le vaste programme gouvernemental de rénovation et d’extension du système judiciaire. A ce propos, on se souvient que le Premier Ministre, Robert Beugré Mambé avait rappelé lors de l’inauguration du tribunal de première instance et du centre d’observation des mineurs de Bingerville que ce sont au total 55,7 milliards FCFA (15,1 milliards FCFA pour le premier Contrat de désendettement et de développement (C2D) et 40,6 milliards FCFA pour le deuxième C2D) qui ont été alloués au secteur de la justice. Au sortir de la période de crise en 2011, le pays s’est attaché à bâtir un système judiciaire équitable et efficace pour servir de ciment à la cohésion nationale. Et depuis, le déficit d’infrastructures dans le secteur de la justice se réduit. « La mise à disposition de ces infrastructures est une preuve supplémentaire des remarquables progrès réalisés par notre pays, dans tous les domaines, au cours de cette dernière décennie », souligne le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sansan Kambilé. Le taux de couverture des départements en juridiction, qui permet d’apprécier l’accès géographique des populations aux services de la justice, à travers le maillage du territoire se situe à 42,6% en 2025. Le taux de traitement des dossiers dans les juridictions, qui permet de mesurer la qualité des services de justice, à travers la célérité ; est de 74,1% en 2023. Et le taux de traitement des plaintes de violation des droits de l’Homme qui évalue la capacité des autorités compétentes à répondre aux allégations de violations est de 89,7% en 2024. En plus de la modernisation des infrastructures judiciaires, le renforcement du système judiciaire devient une réalité avec la création de nouvelles juridictions, et se poursuit. Parmi elles, la création du Pôle Pénal Économique et Financier en 2020 comme une section spécialisée du Tribunal de première instance d’Abidjan. Et en 2022, le pays a enregistré la création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC).  L’Agrac est une juridiction de première instance spécialisée en matière de criminalité économique et financière et de crime organisé. Son objectif est de priver les criminels des fruits de leurs activités illicites. L’agence est donc chargée de gérer, conserver, valoriser et aliéner les biens saisis dans le cadre des procédures pénales et administratives. Depuis sa création, cette agence a organisé 16 ventes aux enchères dont 12 au titre de l’année 2025 pour les biens saisis dans le cadre de procédures pénales Ainsi, le gouvernement a entrepris des investissements importants et des réformes majeures. Ces actions s’accompagnent d’un renforcement du cadre juridique (réformes constitutionnelles et législatives). On peut souligner la réorganisation des institutions judiciaires suprêmes (Cour de cassation, Conseil d’État, Cour des comptes, Tribunal des conflits) et l’amélioration des statuts des professionnels de justice… Ces efforts ont permis d’accroitre l’efficacité du système judiciaire et la protection des droits.

MONDE. La fin d’un mythe sécuritaire?

MONDE. La fin d’un mythe sécuritaire?

LIBRES PROPOS. Pendant longtemps, on nous a fait croire qu’Israël disposait des meilleurs services de sécurité et de protection au monde. Dans l’imaginaire collectif international, l’État hébreu apparaissait comme une forteresse imprenable, un pays capable d’anticiper toutes les menaces, de neutraliser tous les complots et de protéger efficacement ceux qui faisaient appel à son expertise. Cette réputation, soigneusement entretenue pendant des décennies, a fini par s’imposer comme une évidence aux yeux de nombreux dirigeants et observateurs. C’est dans ce contexte que plusieurs chefs d’État africains ont choisi de confier leur sécurité personnelle et celle de leurs institutions à des sociétés ou à des experts israéliens. Dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein, on a découvert que, si les Ivoiriens ont été placés sur écoute, cela a été possible avec le concours des services israéliens. Israël était perçu par Alassane Ouattara et d’autres dirigeants africains comme une référence mondiale en matière de renseignement, de cybersécurité et de protection rapprochée. Les technologies et les méthodes venues de Tel-Aviv étaient présentées comme les plus avancées et les plus fiables. Pourtant, les bombardements que subit quotidiennement Tel-Aviv ébranlent l’image d’une puissance sécuritaire irréprochable et neutre. En quelques heures, le monde entier a pu constater que l’appareil militaire israélien, pourtant réputé parmi les plus performants de la planète, n’était pas à l’abri de failles et de vulnérabilités. L’événement a eu un impact symbolique considérable. Pendant des décennies, l’armée israélienne a été présentée comme quasiment invincible, capable de répondre à toute menace et de maintenir un avantage stratégique permanent dans la région. Or, les attaques iraniennes ont montré que cette supériorité n’était pas absolue. Comme toute puissance militaire, Israël possède ses limites, ses points faibles et ses zones d’incertitude. Cette réalité n’est d’ailleurs pas exceptionnelle dans l’Histoire. Aucune puissance, si forte soit-elle, n’est totalement invulnérable. Les grands empires eux-mêmes ont connu des revers et des moments de fragilité. La perception d’invincibilité est souvent davantage une construction politique et médiatique qu’une vérité durable. Pour de nombreux pays africains, ces événements devraient être l’occasion de réfléchir à leur dépendance sécuritaire vis-à-vis de puissances étrangères. Confier sa sécurité nationale ou présidentielle à des acteurs extérieurs peut sembler efficace à court terme, mais cela comporte aussi des risques. La sécurité d’un État repose d’abord sur ses propres institutions, sur la formation de ses forces de défense et sur le développement de ses capacités nationales. Le débat qui s’ouvre aujourd’hui dépasse donc le seul cas d’Israël. Il pose une question plus large, celle de l’autonomie stratégique des pays africains. Pendant trop longtemps, les dirigeants du continent ont eu tendance à croire que la sécurité devait être importée, comme un produit technologique venu d’ailleurs. Or, les événements récents rappellent que la souveraineté ne peut être déléguée indéfiniment. Le mythe de l’invincibilité de Tel-Aviv apparaît désormais sérieusement ébranlé. Cela ne signifie pas qu’Israël cesse d’être une puissance militaire importante. Mais cela montre que la réalité est plus complexe que l’image qui en a été longtemps diffusée. Comme toute nation, Israël est confronté à des défis, à des adversaires déterminés et à des limites structurelles. Pour beaucoup d’observateurs, cette prise de conscience marque la fin d’une illusion entretenue depuis des années. Le monde découvre peu à peu que la puissance militaire et sécuritaire d’un État, aussi impressionnante soit-elle, n’est jamais absolue. Et c’est peut-être là la principale leçon de ces événements: aucune forteresse n’est totalement imprenable, aucun système de sécurité n’est parfait et aucun mythe ne résiste indéfiniment à l’épreuve des faits. Par Jean-Claude Djéréké Écrivain ivoirien

HEC Paris célèbre 5 ans d’impact entrepreneurial en Afrique avec son programme Challenge +

HEC Paris célèbre 5 ans d’impact entrepreneurial en Afrique avec son programme Challenge +

Cinq ans après son lancement à Abidjan, Challenge+ Afrique, programme d’accompagnement entrepreneurial porté par HEC Paris, a célébré son anniversaire lors d’une soirée réunissant entrepreneurs, alumni, partenaires institutionnels et acteurs de l’écosystème. Organisé le 5 février, l’événement a permis de dresser un bilan et d’esquisser les perspectives à venir, tout en faisant écho aux 35 ans du programme historique français, créé en 1990. Cette célébration a également officialisé l’entrée de la 5e promotion, confirmant le rôle structurant de Challenge+ Afrique dans l’écosystème de l’innovation en Afrique de l’Ouest. Lancé à Abidjan en 2021, puis déployé à Dakar en 2023, ce dispositif s’est imposé comme un catalyseur des dynamiques entrepreneuriales en Afrique francophone. Son ambition : structurer des projets innovants à fort potentiel de croissance, en s’appuyant sur des fondamentaux économiques solides et un accompagnement inscrit dans la durée. Un impact mesurable et durable En cinq ans, Challenge+ Afrique a accompagné 117 entrepreneurs, répartis sur 6 promotions (4 à Abidjan, 2 à Dakar), et contribué au développement de 93 projets. Selon le rapport d’impact publié à l’occasion de cet anniversaire, 84% des participants estiment que leur projet n’aurait pas connu la même trajectoire sans le programme, et 95% le recommandent. Des chiffres qui traduisent un ancrage réel dans les marchés locaux et son impact direct sur la structuration des projets. Des parcours inspirants et des réussites concrètes  La soirée a été rythmée par les prises de parole des co-directeurs académiques du programme, Etienne Krieger, Talibi Haidra et Adama Touré, aux côtés de Daouda Coulibaly, président du Chapter des Alumni en Côte d’Ivoire, et d’Alexis John Ahyee, directeur général du Bureau régional Afrique de l’Ouest et Centrale de HEC Paris. Tous ont réaffirmé une ambition commune : favoriser l’émergence de start-ups solides, durables et ancrées dans leurs marchés.  Le Professeur Etienne Krieger, également fondateur du programme en France, s’est dit particulièrement impressionné par l’énergie entrepreneuriale du continent : “L’Afrique connaît une dynamique entrepreneuriale puissante. L’enjeu n’est plus de prouver l’existence du talent, mais de lui donner les cadres et les réseaux nécessaires pour changer d’échelle. C’est ce que permet le réseau HEC et ce qui fait la force de Challenge + Afrique : une communauté d’entrepreneurs expérimentés qui s’engagent pour structurer durablement l’écosystème.” De son côté, Alexis John Ahyee a rappelé la conviction fondatrice du programme : “Challenge+ Afrique repose sur une certitude : les talents sont là. L’enjeu est de créer les conditions qui permettent de les révéler et de les structurer. Depuis cinq ans, nous n’avons pas seulement accompagné des projets ; nous avons aidé des femmes et des hommes à clarifier leur vision, à confronter leurs idées au marché et à consolider leur modèle. L’entrepreneuriat africain n’a pas besoin de compassion, mais de méthode, de confiance et d’alliés engagés.” Cette philosophie a été illustrée par le pitch d’Aziz Daïfi et Thibaut Cathenoz, alumni de la cohorte 2023-2024 et fondateurs de Leya, fintech opérant en Côte d’Ivoire. Leur solution, fondée sur la data et l’intelligence artificielle, vise à optimiser la gestion de la liquidité des agents de mobile money. Dans un secteur qui compte plus de 7,7 millions de points de vente en Afrique et représente un marché mondial estimé à 1 100 milliards de dollars, Leya s’attaque à un frein structurel majeur : l’inefficience opérationnelle liée à la gestion de la liquidité des agents, qui limite les volumes de transactions et la performance des réseaux. L’impact du programme HEC Challenge + Afrique a également été mis en lumière par Tchancia Yoro, fondatrice et dirigeante de Maison Abylou, marque de parfumerie de luxe récemment enrichie de deux nouvelles fragrances. Lauréate du Prix Impact lors du Demo Day 2024, elle a souligné le rôle déterminant du programme dans la structuration de son projet et son accès à des décideurs internationaux : “HEC Challenge + Afrique a été un accélérateur décisif dans mon parcours entrepreneurial. Le programme m’a permis de structurer mon projet, d’affiner ma vision stratégique et d’accéder à un réseau d’acteurs influents dans mon secteur. Une expérience transformative qui m’a fait passer de l’idéation à la manifestation concrète.”  Elle a également insisté sur la force du réseau développé, qu’elle considère comme un levier déterminant de son développement. Ce constat est largement partagé. En effet, beaucoup ont souligné lors de l’événement que le programme leur a permis de construire une véritable vision entrepreneuriale, de structurer leur projet, de clarifier leur stratégie, de consolider leur modèle économique et de sécuriser leurs premiers clients. Tous mettent en avant l’exigence du dispositif, la qualité des experts mobilisés, la richesse du réseau ainsi que son fort ancrage dans les réalités africaines. Au-delà de l’accompagnement des projets, Challenge+ Afrique contribue à accélérer la trajectoire des entrepreneurs eux-mêmes, en leur apportant une meilleure compréhension des défis propres à l’entrepreneuriat sur le continent. Par ailleurs, présentée lors de cette célébration, la nouvelle et 5e promotion d’Abidjan illustre la vitalité de l’écosystème entrepreneurial africain. Elle rassemble 26 entrepreneurs pour 24 projets, issus de secteurs stratégiques tels que l’énergie, la santé, l’agro-industrie, les services, le luxe, le tourisme, l’éducation et l’immobilier. Avec 46 % de femmes, cette cohorte affiche une parité supérieure à celle du programme historique, soulignant le rôle moteur des femmes dans l’entrepreneuriat sur le continent. Un programme ancré en Afrique, inscrit dans une histoire globale de 35 ans  L’anniversaire d’Abidjan s’inscrit dans une trajectoire plus large : celle des 35 ans du programme Challenge+, créé en France en 1990. En trois décennies, Challenge+ a contribué à la création de plus de 1 000 projets, permis la levée de fonds de plus de 1 milliard d’euros auprès d’investisseurs privés, donné lieu à 7 introductions en bourse et au dépôt de plus de 1 000 brevets. Une expérience qui nourrit aujourd’hui le déploiement africain du programme, en l’adaptant aux réalités économiques locales. En conclusion de la soirée, un message s’est imposé : oser et faire preuve d’audace. Oser entreprendre, ajuster, transformer. Fidèle à la devise d’HEC Paris, “Apprendre à oser”, Challenge+ Afrique accompagne cette nouvelle génération d’entrepreneurs africains dans la transformation d’idées ambitieuses en entreprises pérennes.

Côte d’Ivoire. Indignations sélectives et morale à géométrie variable

Côte d’Ivoire. Indignations sélectives et morale à géométrie variable

HAUT ET FORT. En 2008, lorsque le président Laurent Gbagbo s’était rendu, en compagnie de Jack Lang, ancien ministre français de la Culture, à la célèbre Rue Princesse de Yopougon, les médias et militants du Rassemblement des républicains avaient fait preuve d’une prolixité remarquable. Les commentaires outrés, les condamnations morales et les qualificatifs peu flatteurs pleuvaient. L’épisode avait été présenté comme le symbole d’une dérive, voire d’une indignité incompatible avec la fonction présidentielle. Ceux qui dénonçaient alors se posaient en gardiens de la morale publique, en parangons de vertu et de respectabilité. Aujourd’hui, pourtant, une affaire autrement plus grave surgit dans l’espace médiatique international: le nom de Nina Keïta, présentée comme une nièce d’Alassane Ouattara, est cité dans des révélations la reliant à l’approvisionnement en prostituées pour le réseau de Jeffrey Epstein. Or, force est de constater que cette affaire ne provoque ni la même indignation, ni la même avalanche de condamnations chez ceux qui, hier encore, tiraient à boulets rouges sur Gbagbo pour une simple sortie nocturne dans un quartier festif d’Abidjan. Cette différence de réaction révèle une morale à géométrie variable, où l’indignation semble dépendre moins de la gravité des faits que de l’identité politique des personnes concernées. Conduire un invité étranger dans un lieu populaire de divertissement avait suscité une tempête morale. Être associé, même indirectement, à un scandale international mêlant exploitation sexuelle et criminalité organisée ne déclenche, chez certains, qu’un silence embarrassé. Il ne s’agit pas ici de transformer le débat en règlement de comptes politique. Il s’agit plutôt de souligner une incohérence. Ceux qui se présentaient hier comme des défenseurs intransigeants des valeurs et de la morale publique devraient logiquement manifester aujourd’hui la même exigence éthique, indépendamment des affiliations politiques. La crédibilité morale se mesure à la constance, non à la sélectivité. Nina Keïta, si elle avait pleinement le sens de la dignité et de l’honneur, aurait dû tirer les conséquences immédiates de ces révélations en démissionnant de ses fonctions à Gestoci, où elle doit davantage sa position à ses liens supposés avec le pouvoir qu’à une compétence reconnue. Dans toute démocratie mature, la responsabilité morale impose parfois de se retirer, même avant toute conclusion judiciaire, afin de préserver l’institution que l’on sert et d’éviter que le soupçon ne l’entache durablement. Cette affaire met en lumière un phénomène bien connu dans les sociétés fortement politisées: l’indignation partisane. On condamne sévèrement l’adversaire pour des faits parfois mineurs, mais on minimise ou on ignore les scandales potentiellement plus graves lorsqu’ils concernent son propre camp. Cette attitude affaiblit la parole publique, décrédibilise le discours moral et nourrit le cynisme des citoyens, qui finissent par considérer que la morale n’est qu’un instrument de combat politique. On croyait certains acteurs politiques animés par une exigence éthique sincère et constante. Les événements montrent qu’il n’en est rien. La vertu proclamée hier apparaît aujourd’hui comme circonstancielle. Il ne s’agissait pas de morale, mais de politique. Et lorsque la morale devient un simple outil partisan, elle perd toute valeur normative pour devenir un moyen de disqualification de l’adversaire. La véritable question n’est donc pas de savoir qui doit être condamné ou défendu, mais si l’on est capable d’appliquer les mêmes critères d’exigence morale à tous, sans exception. Par Jean-Claude Djéréké Ecrivain

Je me pose des questions. Des questions inconfortables, mais nécessaires

Je me pose des questions. Des questions inconfortables, mais nécessaires

PARLONS-EN. Je constate (ou du moins j’ai l’impression de constater) que dans de nombreux espaces du monde, les populations noires occupent plus fréquemment les strates inférieures de l’échelle socio-économique. Afrique du Sud, États-Unis, Caraïbes, parfois même au sein du continent africain : pauvreté plus marquée, instabilité sociale plus visible, désordre urbain plus criant. Le constat semble se répéter. Et lorsqu’un phénomène paraît récurrent, l’esprit rationnel cherche une explication. Alors je m’interroge ; existe-t-il une corrélation entre la couleur de peau et le développement humain ? La question est explosive, presque taboue. Pourtant, la refuser, c’est renoncer à penser. Mais la poser impose une rigueur intellectuelle extrême, car l’histoire nous a appris que des questions mal traitées peuvent devenir des armes. D’abord, il faut évacuer une hypothèse : la biologie. Depuis plus d’un demi-siècle, la génétique a établi qu’il n’existe qu’une seule espèce humaine, Homo sapiens. Les différences de pigmentation sont des adaptations climatiques mineures, sans lien avec l’intelligence, la capacité d’organisation ou la créativité sociale. Claude Lévi-Strauss le rappelait déjà dans Race et Histoire : « les races humaines n’expliquent pas les cultures ; ce sont les cultures qui produisent des trajectoires différenciées ». Autrement dit, la couleur n’est pas une cause, mais un marqueur visible sur lequel l’histoire a projeté ses violences. Ensuite, il faut regarder l’histoire longue. Les espaces où les populations noires sont aujourd’hui marginalisées sont presque tous des espaces ayant connu l’esclavage, la colonisation, la ségrégation ou leurs prolongements. Or, comme l’expliquait l’économiste Douglass North, les sociétés héritent d’institutions, et les institutions produisent des comportements. Détruisez pendant des siècles les structures politiques, éducatives et économiques d’un peuple, et vous obtiendrez non pas une infériorité naturelle, mais une désorganisation historique. Frantz Fanon allait plus loin : la domination ne se contente pas de piller les ressources, elle façonne les psychés. Elle installe un doute existentiel, une rupture avec soi-même, une difficulté à se projeter dans le temps long. Ce n’est pas un hasard si le développement suppose toujours une capacité collective à différer la jouissance immédiate. capacité que l’histoire peut encourager ou briser. Mais l’histoire n’explique pas tout. Il faut aussi interroger le présent. Pourquoi, des décennies après les indépendances ou les droits civiques, certaines trajectoires peinent-elles à s’inverser ? Ici, la sociologie apporte une réponse moins confortable : les élites locales, les choix politiques, la reproduction des contre-modèles, la valorisation parfois de la débrouille sur l’institution, de l’émotion sur la règle, du clan sur la compétence. Pierre Bourdieu parlerait de habitus : des schémas appris, transmis, normalisés, qui finissent par sembler naturels alors qu’ils sont historiques. Ainsi, ce que nous observons n’est peut-être pas une corrélation entre peau et développement, mais une superposition entre couleur de peau et des trajectoires historiques spécifiques, aggravées par des choix contemporains parfois contre-productifs. La vraie question devient alors plus dérangeante : à partir de quel moment une explication historique cesse d’être une excuse, et à partir de quand commence la responsabilité collective ? Penser cela n’est ni s’auto-flageller, ni s’auto-détester. C’est refuser les réponses simplistes ; qu’elles soient racistes ou victimaires. C’est admettre que le développement n’est jamais un don, mais une construction exigeante, qui repose sur l’éducation, la discipline collective, la confiance institutionnelle et le respect du temps long. Si mes constats troublent, tant mieux. La pensée commence là où le confort intellectuel s’arrête. Et peut-être que le véritable enjeu n’est pas de savoir qui nous sommes biologiquement, mais ce que nous acceptons de faire de notre héritage historique. Par Jean BoninPresident de FIER. Conseiller municipal et juriste. Membre du cabinet d’avocats Serres et associés.

Gareth Jay : L’Afrique est un marché stratégique et un moteur de croissance pour Epson

Gareth Jay : L’Afrique est un marché stratégique et un moteur de croissance pour Epson

Directeur Régional des VentesEpson – Afrique INTERVIEW. Epson, leader mondial des technologies, annonce la nomination de Gareth Jay au poste de Directeur Régional des Ventes pour l’Afrique. Dans ce rôle stratégique, il aura pour mission de superviser l’ensemble des activités commerciales d’Epson sur le continent, d’accompagner la croissance de l’entreprise et de proposer des solutions innovantes adaptées aux spécificités des marchés africains, avec une attention particulière portée à l’Afrique francophone, l’un des piliers de la stratégie régionale du groupe. Il partage avec nous aujourd’hui ses priorités et sa vision du marché africain. Votre nomination ouvre une nouvelle étape pour Epson en Afrique. Quelle est l’importance de la région pour vous aujourd’hui ? Gareth Jay : L’Afrique a toujours représenté un marché stratégique pour Epson. Je supervise désormais l’ensemble du continent, tant les zones anglophones que francophones, ce qui me permet d’avoir une vision globale tout en prenant en compte les particularités de chaque pays. Le continent se distingue par sa forte croissance démographique, sa transformation numérique rapide et la demande croissante dans l’éducation, les solutions professionnelles et les infrastructures technologiques. Pour Epson META-CWA, l’enjeu est d’accompagner cette évolution sur le long terme, en adaptant nos solutions aux réalités locales de chaque marché. Quelle place occupe l’Afrique francophone dans votre stratégie de développement ? L’Afrique francophone est au cœur de notre stratégie pour la région META-CWA. Plusieurs marchés y sont prioritaires, notamment le Maroc, mais aussi d’autres pays du Maghreb comme la Tunisie et l’Algérie, ainsi que des hubs essentiels en Afrique de l’Ouest et Centrale, comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin et le Cameroun. Ces pays se distinguent par leur stabilité politique, leur potentiel économique et leur rôle structurant dans le développement régional. Comment Epson envisage-t-elle d’étendre son réseau de partenaires et clients dans les marchés francophones ? Pour consolider notre présence sur tous les marchés francophones, Epson s’appuie sur ses équipes locales et un solide réseau de distributeurs, revendeurs et intégrateurs systèmes. Nous privilégions la formation continue, le support technique et les projets conjoints sur le terrain, afin d’assurer proximité, qualité de service et réactivité face aux besoins spécifiques de chaque marché tout en accompagnant nos clients vers la réussite à travers le continent. L’éducation est un axe majeur de vos activités dans la région. Pouvez-vous nous en dire plus ? L’éducation est au coeur de notre stratégie régionale. Nous cherchons à améliorer l’accès à l’apprentissage et à développer les compétences des jeunes grâce à des solutions innovantes et des partenariats locaux. Au Sénégal, nous avons signé plusieurs protocoles d’accord avec le gouvernement, certains spécifiquement orientés vers l’éducation et la formation professionnelle. Ces partenariats nous permettent de démontrer comment les solutions numériques peuvent enrichir les environnements d’apprentissage et renforcer les compétences des jeunes. « Répondre aux besoins évolutifs du secteur éducatif«  Au Maroc, nous collaborons étroitement avec le Ministère de l’Éducation Nationale et les Académies Régionales d’Éducation et de Formation (AREF). Nos initiatives incluent le soutien aux écoles pour moderniser les méthodes d’enseignement, la donation d’équipements éducatifs innovants et la sensibilisation des élèves à la protection de l’environnement. Notre objectif est de combiner technologie, innovation et pédagogie pour répondre aux besoins évolutifs du secteur éducatif. L’éducation constitue un levier majeur du développement socio-économique. Nos projets au Sénégal, au Maroc et dans d’autres pays africains visent à réduire les inégalités d’accès au numérique, améliorer les conditions d’apprentissage et soutenir la formation des jeunes. La durabilité est un enjeu central pour Epson. Pourquoi revêt-elle autant d’importance pour vos opérations en Afrique ? Pour Epson, la durabilité est un principe fondamental qui guide toutes nos actions, et non une simple tendance. Inspirés par notre philosophie japonaise Sho-Sho-Sei, signifiant « efficace, compact et précis », nous développons des produits qui réduisent les déchets, économisent l’énergie et prolongent leur durée de vie. En Afrique, où les questions environnementales sont particulièrement sensibles, proposer des solutions écoresponsables permet aux entreprises et institutions locales de diminuer leur impact écologique. Nos équipements sont conçus pour limiter la production de déchets et la consommation énergétique. Par exemple, nos imprimantes EcoTank éliminent les cartouches d’encre traditionnelles, réduisant fortement les déchets plastiques. Nos produits intègrent également des matériaux recyclés et des composants durables afin de maximiser leur longévité. Nos projecteurs et systèmes d’affichage ont été conçus pour l’efficacité énergétique. Parallèlement, nous menons des actions de sensibilisation dans les écoles et soutenons des initiatives locales pour promouvoir un développement plus responsable et durable. Pour conclure, quelles sont les priorités de développement d’Epson sur le continent africain ? L’Afrique représente pour Epson un continent au potentiel considérable, et notre engagement y est à la fois stratégique et durable. Nos priorités reposent sur trois axes : expansion du marché, innovation technologique et valorisation des talents, des piliers qui orientent également nos actions sur des marchés clés notamment en Afrique Francophone. Un élément clé de cette stratégie est notre Innovation Centre à Johannesburg, qui joue un rôle central dans la concrétisation de notre vision. Ce centre collaboratif permet à nos partenaires, revendeurs et clients de découvrir et tester directement nos dernières technologies, qu’il s’agisse des imprimantes EcoTank à haute efficacité, des solutions WorkForce Enterprise évolutives ou des systèmes d’affichage avancés. Au-delà de la technologie, nous investissons dans l’humain : développer les compétences d’une main-d’œuvre diversifiée, proposer des programmes de formation et de certification pour nos partenaires, et contribuer au développement économique et technologique de la région. Enfin, toutes nos initiatives s’inscrivent dans une démarche de durabilité et d’innovation responsable. En renforçant les capacités techniques locales et en soutenant l’inclusion numérique, nous contribuons à l’émergence d’une Afrique plus résiliente, compétente et innovante, en étroite collaboration avec les acteurs locaux.