Quarts de finale de la CAN 2025: victoire renversante de l’Égypte face à la Côte d’Ivoire

Au Grand Stade d’Agadir, l’Égypte a résisté à la vague ivoirienne pour arracher une victoire renversante (3-2), au terme d’un quart de finale haletant où l’efficacité des Pharaons a fait la différence face à la domination territoriale des Éléphants. Les déclarations d’après-match Mohamed Salah, TotalEnergies Homme du Match : « Très content et heureux de jouer avec ces gars. Nous voulons toujours donner de la joie aux fans égyptiens et nous pensons que nous pouvons gagner tous les matchs avec cet état d’esprit.C’était un match difficile. Les Ivoiriens ont gagné la CAN la dernière fois chez eux. Ils ont joué aujourd’hui en champions aussi. Mais on a tout donné et je suis content qu’on soit parvenu à nous qualifier.Je donne toujours tout pour mon équipe. J’essaye d’apporter mon expérience pour qu’on réussisse de grandes choses. Je dis toujours aux coéquipiers de toujours tout donner dès qu’ils entrent sur le terrain. C’est très important pour ne pas avoir des regrets ». Emerse Fae, sélectionneur de la Côte d’Ivoire : « Nous sommes frustrés par le résultat de ce soir. On avait préparé nos joueurs pour affronter cette équipe égyptienne mais on a fait beaucoup trop d’erreurs à des moments importants du match pour espérer les éliminer.Ce qui nous fait mal ce soir, ce sont ces erreurs. On a mis du temps à rentrer dans le match. Je regrette de prendre le premier but aussi tôt. De même que le second. Nous avons bien réagi en revenant à 2-1 avant la mi-temps. Mais c’est le troisième but qui nous met dans des problèmes. C’est difficile d’expliquer ces erreurs de concentration. On va continuer à travailler pour préparer la Coupe du Monde. » Hossam Hassan, sélectionneur de l’Egypte : « Depuis que nous sommes là, j’ai toujours dit que chaque match est comme une finale pour nous. C’est de cette façon que nous abordons tous nos matchs. Chaque match est différent et nous nous adaptons à chaque adversaire. Je suis très heureux de notre qualification. Les joueurs ont tout donné et je suis fier d’eux. Notre préparation a fait la différence. On savait qu’ils étaient champions en titre. On les a respecté et on a mis un plan de jeu en place. Ce qui a marché aujourd’hui. C’est vrai qu’on a aussi fait des erreurs dans le match qui nous ont coûté deux buts mais nous avons marqué trois. Cependant, nous allons corriger ces lacunes pour les prochains matchs » Avec CAF
CAN 2025: La Côte d’Ivoire dompte le Burkina Faso et se qualifie pour les quarts de finale

Les Eléphants de la Côte d’Ivoire n’ont laissé aucune place au doute à Marrakech. Ils ont battu les Etalons du Burkina Faso sur le score de 3 à 0 (A. Diallo 20e, Y. Diomandé 32e, B. Touré 82e). Les déclarations d’après-match Brama Traoré – Sélectionneur Burkina Faso : « Malheureusement, ça n’a pas fonctionné ce soir. Nous étions diminués, avec plusieurs absences importantes, et cela s’est ressenti sur le terrain. Quand on se prive de trois joueurs, on se rend forcément compte que quelque chose manque. Sur le plan tactique, nous n’avons pas été bons. Le système mis en place n’a pas fonctionné, et j’assume pleinement cette situation. Nous avons affronté des équipes du top niveau. Contre l’Égypte ou le Sénégal, nous avons rivalisé, mais ce soir, face à la Côte d’Ivoire, ça n’a pas marché. » Emerse Faé – Sélectionneur de la Côte d’Ivoire : « J’ai vraiment aimé notre réaction à la perte du ballon. Dès que nous le perdions, les joueurs réagissaient immédiatement. Ils étaient pressés, parfois mis en difficulté, mais ils faisaient l’effort de récupérer le ballon très, très rapidement. Il y a eu beaucoup d’interceptions, de duels gagnés, de ballons récupérés dans les pieds de l’adversaire. Cet aspect de notre jeu m’a beaucoup plu : cette capacité à perdre le ballon et à le récupérer vite. Ce qui me rend vraiment heureux, c’est qu’au-delà des individualités, c’est surtout la force du collectif qui a été très, très forte ce soir. » Avec CAF
Côte d’Ivoire. Message à la Nation du Président de la République Alassane Ouattara du 31 décembre 2025 (RTI)
REVUE DE PRESSE : l’Afrique dans la presse internationale (du 25 au 30 novembre 2025)

30 Novembre. Le Point Afrique : Lundi dernier, dans le quartier de Kawempe, Kampala a ressemblé à un champ de bataille urbain. Les forces de sécurité ont dispersé les partisans de Bobi Wine à coups de gaz poivre et de canon à eau. Mais un cap a été franchi : la police a lâché des chiens sur les manifestants. RFI : En RDC, Denis Mukwege affirme que les protocoles d’accords, notamment celui de Doha, « sont illégitimes, précaires et incapables de garantir une paix durable » (…) sur le terrain, les rebelles de l’AFC/M23 poursuivent leurs offensives. Le Point Afrique : En Guinée-Bissau, les coups d’État ont un air de déjà-vu. Celui du 27 novembre n’a duré qu’une heure : le temps pour des rafales de crépiter autour de la commission électorale et pour les militaires d’occuper les points stratégiques de Bissau. Mais ses conséquences s’annoncent durables. Rfi : Depuis plusieurs semaines, des vidéos similaires circulent. Des militants se filment en train de se désabonner de la page Facebook du chef de l’État, ou décrochent son portrait du mur pour le remplacer par celui du Premier ministre Ousmane Sonko. 29 Novembre. RT : L’ancien capitaine des Lions indomptables, Samuel Eto’o, a obtenu un nouveau mandat à la tête de la Fecafoot par acclamation lors de l’Assemblée générale élective tenue, ce 29 novembre. L’élection s’est déroulée en présence des émissaires de la FIFA et de la CAF, venus superviser le processus et garantir le respect des règles statutaires. France24 : Emmanuel Macron s’est entretenu pour la première fois, samedi 29 novembre, au téléphone, avec Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de l’île de l’océan Indien. Il lui a « proposé l’appui de la France », dans le processus de transition. 28 Novembre. Libération : La cour d’appel de Tunis a confirmé vendredi 28 novembre les condamnations de 37 opposants au régime, accusés de «complot contre la sécurité de l’Etat», à des peines allant jusqu’à quarante-cinq ans de prison. Un «simulacre de justice», dénoncé par l’entourage des prévenus. RT : L’adoption, le 27 novembre, par le Parlement européen d’une résolution critique à l’égard de la situation des libertés en Tunisie, et appelant à la libération de plusieurs détenus politiques, a provoqué une réaction immédiate et virulente du chef de l’État tunisien (…) Kaïs Saïed a rejeté avec force toute forme d’intervention extérieure. France 24 : Une cour d’appel en Tunisie a prononcé des peines allant jusqu’à 45 ans de prison dans le procès pour complot contre l’État d’une quarantaine de personnes, dont des figures de l’opposition, ont annoncé vendredi plusieurs médias, citant une source officielle. 27 Novembre. La Tribune : 17,9 milliards FCFA, soit environ 27,3 millions d’euros. C’est l’investissement que l’État du Burkina Faso a consenti pour redonner vie à la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO). Cette société publique qui sort de près de deux décennies de difficultés, vient challenger le groupe français Castel, leader historique du marché brassicole local. RT : Ce 27 novembre 2025 marque un tournant décisif pour la Guinée-Bissau avec l’investiture du général Horta N’Tam à la tête d’une transition d’un an. Ancien chef d’état-major de l’armée de terre, il prend les rênes du pays et du haut commandement militaire, à la suite de la prise de pouvoir par les forces armées la veille. 27 Novembre. Le Monde Afrique : L’avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani « est sortie » de prison après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, a indiqué, jeudi, l’un de ses avocats, Sami Ben Ghazi, à l’Agence France-Presse (AFP). France 24 : Une nouvelle arrestation dans les rangs de l’opposition en Côte d’Ivoire. Le porte-parole du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), principal parti d’opposition a été écroué jeudi 27 novembre pour 18 chefs d’inculpation dont « actes terroristes » et « complot contre l’autorité de l’État », a appris l’AFP auprès de ses avocats. 26 Novembre. La Tribune : C’est en marge de la visite du président français Emmanuel Macron, que l’État gabonais et l’Agence française de développement ont signé la convention du « Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais » (PMS). Une signature assortie d’un financement total de 203 millions d’euros. RT : Barrick Mining Corporation a annoncé, dans un communiqué publié le 24 novembre, avoir conclu un accord avec le gouvernement malien mettant fin au contentieux de deux ans autour des mines de Loulo et de Gounkoto, parmi les plus importants complexes aurifères d’Afrique de l’Ouest. Le Monde Afrique : Les enfants du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, prisonnier d’une junte militaire depuis son renversement par un coup d’Etat en 2023, ont demandé mercredi 26 novembre à la communauté internationale de se mobiliser pour la libération de leurs parents, dans une tribune publiée par le média Jeune Afrique. 25 Novembre. Sputnik : Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Buhimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que des négociations de paix sont toujours en cours entre les rebelles et les autorités congolaises. Martin Kam
Au Bénin, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’engagent à accélérer la transformation numérique dans la région

Grantir l’accès au haut débit, développer les capacités en intelligence artificielle, créer des emplois numériques et bâtir un marché intégré d’ici 2030 À l’issue d’un sommet régional qui s’est tenu les 17 et 18 novembre 2025 au Bénin, les ministres en charge du numérique des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont adopté la Déclaration de Cotonou, marquant le fort engagement de leurs pays pour accélérer la transformation numérique dans la région. Dans ce cadre, ils se sont fixés des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, notamment pour parvenir à un accès abordable et fiable au haut débit pour 90 % de la population, déployer des infrastructures numériques publiques interopérables comme l’identité numérique et les systèmes de paiement, doubler le commerce électronique intra-africain, et adopter des cadres harmonisés pour la cybersécurité, la gouvernance des données et de l’Intelligence Artificielle (IA) afin de créer un environnement de confiance. La Déclaration de Cotonou prévoit également la formation massive pour faire en sorte que 20 millions de personnes puissent disposer de compétences numériques de base, et que 2 millions de jeunes et de femmes bénéficient d’emplois ou d’entrepreneuriat numériques. Par ailleurs, les ministres se sont engagés à stimuler les écosystèmes d’innovation numérique en partenariat avec le secteur privé. Ils ont également décidé de promouvoir des solutions africaines pour l’IA à travers le développement des infrastructures régionales de calcul, de cloud et des données et la mise en œuvre de programmes d’applications de l’IA dans des secteurs prioritaires pour la transformation économique inclusive. Pour réaliser ces objectifs, la Déclaration appelle à une mobilisation des investissements publics et privés à travers pactes numériques nationaux, qui articuleront objectifs de réformes, besoins en financement et partenariats stratégiques avec le secteur privé autour des objectifs fixés dans la Déclaration pour accélérer la croissance inclusive et la création d’emplois. Des mesures concrètes ont été envisagées pour favoriser l’échange de bonnes pratiques et la coordination visant à créer des marchés numériques régionaux, et inciter le secteur privé à investir dans l’infrastructure numérique en s’appuyant sur des initiatives régionales telles que la Mission 300 (M300), une initiative panafricaine visant à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030 afin de soutenir la transformation numérique et économique du continent. Le numérique s’impose aujourd’hui comme l’un des leviers les plus puissants de transformation économique et sociale. Véritable moteur de croissance, il stimule la productivité, favorise la création d’emplois et renforce l’inclusion. Les engagements pris à Cotonou traduisent une volonté commune de transformer la promesse du numérique en progrès concrets, et de positionner l’Afrique de l’Ouest et du Centre comme un acteur majeur de l’économie numérique mondiale. Co-organisé par le gouvernement de la République du Bénin et le Groupe de la Banque mondiale, le sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l’Ouest et du Centre a réuni plus de 200 participants composés de personnalités de haut niveau, y compris des ministres, responsables des communautés économiques régionales, dirigeants du secteur privé, jeunes créateurs de solution numériques, organisations de la société civile et experts internationaux. Il répond aux objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2030, qui est de garantir un accès universel et abordable au haut débit, bâtir un marché numérique unique africain, et saisir pleinement les opportunités offertes par les technologies en croissance comme l’intelligence artificielle pour réaliser la transformation numérique du continent. Avec BM
Forum d’Affaires Côte d’Ivoire-Gabon : Porteo Group au cœur de la transformation du pays des Bantous

La coopération Sud-Sud n’est pas un vain mot. C’est ce que la Côte d’ivoire et le Gabon ont voulu matérialiser en initiant le FACIGA ; le « Forum d’affaires Côte d’ivoire-Gabon », dont la première édition s’est tenue les 18 et 19 novembre 2025 à Libreville. Et quand le partenariat public-privé est au cœur de la dynamique, cela prend une autre dimension. D’ailleurs, la présence de plusieurs opérateurs économique en est est la parfaite illustration. A commencer par PORTEO GROUP qui était de la partie, à travers son directeur général de PORTEO BTP Gabon, Yaya Konaté, et GérardKOUASSI, directeur général PORTEO BTP Côte d’Ivoire. En la matière, comme le soulignent les observateurs, le holding de Hassan Daklallah ne rate aucune occasion pour réaffirmer son positionnement comme acteur majeur africain des infrastructures, de l’énergie, de l’industrialisation et de la souveraineté numérique. Cette première édition était de taille puisque plus de 500 acteurs venus des secteurs privé et public se sont donné rendez-vous à dans un grand palace dans la capitale gabonaise. Ils sont venus de deux pays : de la Côte d’ivoire et du Gabon avec un objectif qui ne fait l’ombre d’aucun doute : redéfinir les axes d’une coopération économique ambitieuse entre leurs deux pays. Pour ce Forum d’Affaires Côte d’ivoire- Gabon 2925, l’accent a été mis sur des secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, les infrastructures, l’énergie et la digitalisation. Pour revenir sur la présence des acteurs privés, il faut dire que Porteo Group a mis les petits plats dans les grands. Présent dans 7 pays, et reconnu pour son expertise dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie, il est aussi connu pour son combat pour la souveraineté numérique du continent africain. Cet opérateur industriel africain a saisi l’occasion du FACIGA pour, entre autres, présenter son modèle intégré, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de ses projets. Sa participation à cette première édition du Forum fut remarquable par la qualité et la pertinence des interventions de ses représentants. La Transgabonaise, une route d’environ 306 km Ainsi, dans son intervention, lors de la session « success story, Yaya Konaté, DG de Porteo BTP Gabon, a présenté la stratégie du groupe qui permet d’assurer la maîtrise des délais, la qualité constante et l’ancrage local durable. Il s’agit, selon lui, d’un modèle « intégré unique, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur à savoir : ingénierie, construction, filières industrielles, logistique, énergie, mines et infrastructures digitales », a-t-il expliqué. Quand on sait que cet opérateur continental totalise plus de 3.000 km d’infrastructures routières livrées en Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi qu’un pipeline multi-sectoriel de plusieurs milliards d’euros, on comprend dès lors pourquoi il est devenu un acteur panafricain de référence. C’est à juste titre que, lors de son intervention Yaya Konaté a cité l’emblématique projet dénommé la « Transgabonaise », une route d’environ 306 km de Alembé à Mikouyi. Un projet stratégique du gouvernement gabonais qui vise à relier les provinces du Moyen-Ogooué (Nord-Ouest) et de l’Ogooué-Lolo (Centre-Est) et qui mobilise jusqu’à 1.400 personnes et induit des impacts structurants que sont le désenclavement des provinces, la baisse des coûts logistiques, l’accès amélioré aux services essentiels et le renforcement de la compétitivité économique du territoire. Réduire la dépendance aux exportations L’autre session du forum au cours de laquelle le DG Porteo BTP Côte d’ivoire a donné de la voix est la Table Ronde « Infrastructures, Énergie et Mines ». Selon Gérard Kouassi, « la souveraineté africaine doit reposer sur un triptyque essentiel : infrastructures robustes, formation des talents locaux, valorisation responsable des ressources minières. » Le DG de Porteo BTP a, par ailleurs, détaillé la force du modèle PORTEO à savoir : l’industrialisation locale des matériaux, la réduction de la dépendance aux importations, l’intégration des PME nationales, la traçabilité accrue et le respect strict des standards internationaux Qualité Sécurité Environnement (QSE). Enfin, rappelons que le FACIGA a donné l’occasion aux collaborateurs de Hassan Dakhlallah, PCA de Porteo Group d’afficher les ambitions du holding pour le Gabon et pour l’Afrique centrale. C’est peut-être un tremplin pour aller à la conquête de l’Afrique Centrale.
Le RHDP ou le discours de haine qui divise et ensanglante sans cesse la nation ivoirienne

PARLONS-EN. Plutôt que d’être un levier de co-construction nationale, la différence ethnique ou politique est trop souvent instrumentalisée comme outil de mobilisation. Le RHDP, parti du chef de l’État Alassane Ouattara, en a fait un ressort stratégique pour neutraliser ses opposants, recourant à des discours qui attisent le repli communautaire et régional. Le langage politique qui fragilise l’unité nationale. Les déclarations de premiers responsables du RHDP, telles que «Tidiane Thiam teh Andô yéh» ou « Tidjane Thiam n’est pas des nôtres», ou encore les propos tenus dans un discours de campagne électorale par le chef de l’État appelant ses partisans à «veiller» dans les quartiers à ce que certains «chiens» (ainsi désignés de façon méprisante les citoyens ivoiriens partisans de l’opposition) ne puissent y «passer», illustrent cette dérive dangereuse. Lorsque le langage politique franchit cette ligne, ce n’est plus seulement l’adversaire qu’on écarte, mais, c’est l’unité nationale qu’on fragilise. Des manquements qui virent à la haute trahison. Le narratif d’exclusion et de division qui fragilise l’unité nationale viole ouvertement l’esprit des articles l’article 4 sur l’égalité de tous les Ivoiriens en droit, l’article 30 qui stipule que la République est une et indivisible et assure l’égalité devant la loi, et l’article 54 qui fait du Président de la République le garant de l’unité nationale. L’article 8 interdit également la propagande incitant à la haine raciale, tribale ou religieuse. Et quand des responsables censés incarner l’État se mettent eux-mêmes à souffler sur les braises identitaires, ils ne se contentent pas de trahir leur mission, ils deviennent les artisans actifs de la fracture nationale. À ce stade, il ne s’agit plus d’un simple manquement, mais d’une compromission grave avec les principes mêmes qui fondent la République, un acte politique qui renie l’essentiel du serment de servir et de protéger la Nation. Donc une haute trahison. Des conditions d’une diversité enrichissante. Il faut rappeler au chef de l’État Alassane Ouattara que la diversité n’est une richesse que lorsque l’État respecte strictement le droit, garantit l’équité institutionnelle et protège la liberté politique de tous. Sans le respect des textes, notre seule boussole républicaine, la diversité devient une fragmentation, et non un atout. Il n’y a donc hélas, rien d’étonnant à ce que chaque présidentielle en Côte d’Ivoire dégénère en violences et en scènes funèbres. Le sanglant rituel électoral, conséquence de la violation de la parole d’État. Le triste et sanglant rituel électoral en Côte d’Ivoire apparaît comme la conséquence directe d’un pouvoir qui, malgré un serment solennel, s’est progressivement affranchi de l’exigence de neutralité, de justice et de protection des citoyens. Quand celui qui devrait garantir la paix devient par ses choix complices, par ses silences et ses renoncements l’architecte d’un climat explosif, le pays ne récolte que les fruits amers d’une gouvernance qui a tourné le dos à sa parole d’État. Et cela, l’histoire contemporaine de notre pays le retiendra pour le tribunal de son histoire. Par Akim Djalega/GPS
Côte d’Ivoire. Déclaration de Générations et Peuples solidaires (GPS) suite à la décision de boycott des législatives par le PPA-CI

POLITIQUE. Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a pris connaissance de la décision, annoncée le 06 novembre 2025 par le Comité central du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), de ne pas participer aux élections législatives prévues en décembre. GPS salue cette décision avec respect, car elle incarne une posture de cohérence politique, conforme à l’exigence de ne pas légitimer un quatrième mandat inconstitutionnel issu de la mascarade électorale du 25 octobre 2025. Dans un contexte d’exclusion, de répression et de confiscation du suffrage populaire, le refus du PPA-CI de participer à des élections déjà vidées de toute crédibilité constitue un acte de responsabilité et de fidélité aux principes démocratiques. 𝐆𝐏𝐒 𝐟𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐏𝐀-𝐂𝐈 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐫𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́, 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐨𝐦𝐢𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐢𝐟𝐞̀𝐫𝐞𝐬. Cette décision courageuse intervient alors que la Côte d’Ivoire traverse une phase de répression sans précédent. L’arrestation et l’emprisonnement de M. Damana Adia Médard dit Pickas, Vice-Président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, en est la démonstration la plus éclatante. Son arrestation s’inscrit dans une stratégie de terreur politique visant à intimider les responsables de l’opposition, à décourager la mobilisation citoyenne et à consolider un pouvoir dépourvu de légitimité populaire, à travers l’instrumentalisation flagrante et systématique de l’appareil judiciaire et sécuritaire, utilisé comme un outil de neutralisation de toute voix dissidente et d’étouffement de la contestation démocratique légitime. Plus largement, plus de 1300 citoyens ont été arrêtés pour avoir exercé leur droit légitime de contestation contre la dérive autoritaire du régime RHDP. Il s’agit très clairement d’une stratégie délibérée de terreur d’État : arrestations massives, procédures expéditives, intimidations des familles, pressions judiciaires, militarisation du territoire. Aucune société démocratique ne peut accepter de telles pratiques. Ces méthodes traduisent la peur d’un pouvoir qui ne tient plus que par la force. 𝐆𝐏𝐒 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐯𝐚𝐠𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐫𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐢𝐭𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬, 𝐲 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐌. 𝐃𝐚𝐦𝐚𝐧𝐚 𝐏𝐢𝐜𝐤𝐚𝐬. 𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐩𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐢𝐥 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐠𝐥𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. Le Cadre restreint de GPS réaffirme sa solidarité totale au PPA-CI, à ses militants, à ses dirigeants et à toutes les familles frappées par cette répression.Nous savons le prix de la cohérence pour l’avoir chèrement payé, et nous respectons ceux qui le paient sans trembler. Face à un régime qui s’assume désormais comme une dictature de fait, GPS appelle l’ensemble des forces démocratiques et républicaines à dépasser les clivages, taire les rivalités inutiles et se rassembler dans une ligne de résistance ferme, coordonnée et lucide. 𝐋’𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬 : 𝐢𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧, 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. Fait le 10 novembre 2025 Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS)