PLAN B SÉNÉGALAIS : pourquoi le PDCI avait raison de dire non !

SANS SURPRISE. Depuis 2024, beaucoup citent le Sénégal comme modèle : Sonko écarté de la présidentielle, Diomaye élu à sa place. Belle histoire. Mais regardons la suite.

Diomaye devient président. Sonko, Premier ministre. Très vite, la presse parle de « deux crocodiles dans le même marigot ». Et le dénouement tombe : Diomaye démet ce vendredi 22 mai 2026, Sonko de ses fonctions. Celui qui avait tout porté pour faire élire son candidat finit congédié par lui.

Ce n’est pas un accident de parcours. C’est la logique du plan B : deux légitimités, deux agendas, deux hommes, un seul fauteuil.

Le Sénégal entre aujourd’hui dans une zone de turbulences. C’est la conséquence logique d’un pouvoir bâti sur deux légitimités concurrentes.

En 2025, quand certains ont demandé au PDCI d’imiter le Sénégal, Tidjane Thiam a dit non. Pas par faiblesse. Par lucidité.´

Participer sans avoir pu présenter son candidat dans les conditions souhaitées, c’est cautionner une situation que l’on conteste.

Désigner un candidat de substitution dans la précipitation, c’est fragiliser la cohérence du parti.

Créer deux têtes au sommet, c’est préparer la division à venir.

Le PDCI a choisi une seule légitimité, un seul leadership, un seul projet, celui de Tidjane Thiam.

L’expérience sénégalaise le confirme : on ne répond pas à une exclusion politique par une substitution improvisée. On maintient le cap jusqu’à ce que les conditions d’un vrai débat démocratique soient réunies.

Sur ce point, le choix du PDCI était difficile. Mais il était juste.

Par Hamed Koffi Zarour

Homme politique ivoirien

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