L’ARD de Mathias DZON : « le Congo est en faillite totale en raison de la mauvaise gouvernance du pouvoir actuel

L’ARD de Mathias DZON : « le Congo est en faillite totale en raison de la mauvaise gouvernance du pouvoir actuel

HAUT ET FORT. Le Congo « a été plongé dans une crise économique, financière, sociale, politique, démocratique, sécuritaire et électorale sans précédent. La qualité de vie des populations est allée de mal en pis », déplore l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD). « Au lieu de l’émergence promise, le Congo est plutôt descendu aux enfers », constate cette formation, présidée par l’ancien ministre des Fiances et opposant Mathias DZON,  dans la déclaration ci-dessous faite lors d’une conférence tenue jeudi 6 février dernier. « Un grand acteur politique du 19 ème siècle, Abraham Lincoln, président des USA de 1861 à 1865 déclarait à propos de la manipulation politique : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ». L’Etat/PCT qui a toujours fondé son action sur le recours à la force brutale, la corruption, le mensonge éhonté, la manipulation de l’opinion, la ruse politique et l’enfumage, martèle chaque jour sans la moindre honte, que le Congo va bien et qu’il poursuit sa marche vers le développement, alors que le pays est en faillite totale et en cessation des paiements courants, du fait de sa mal-gouvernance par le pouvoir actuel. Dans son fonctionnement, un pays est comparable à un corps humain. En effet, dans un corps humain, quand le sang ne circule plus dans les veines, quand il n’y a plus de respiration et d’activités cérébrales, la vie s’arrête. C’est la mort. De la même manière, au niveau d’un pays, quand il y a une faillite financière comme cela est le cas du Congo-Brazzaville aujourd’hui, le pays devient un mort-vivant. Faisant fi de cette vérité d’évidence, et pour tenter de masquer son bilan désastreux et le chaos total dans lequel il a plongé le pays, le pouvoir congolais vient de lancer par anticipation, la campagne pour l’élection présidentielle de 2026, ce, quatorze mois avant la date échue. Il espère par cette manœuvre dilatoire, éviter de faire au peuple congolais, le bilan de l’exécution de ses promesses mensongères en faveur du développement du Congo, notamment : – l’accès de notre pays au statut de pays émergent en 2025 ; – la déclinaison de slogans enchanteurs, tels : « Santé pour tous ; -Autosuffisance alimentaire ; – Plan de résilience sur la crise alimentaire 2022-2023 ; – la stabilisation des prix des produits alimentaires et agricoles essentiels ; – l’eau potable pour tous ; – la construction d’un boulevard énergétique ; – 2024 : année de la jeunesse ; – la création de dix mille emplois en 2024 ; – la diversification de l’économie ; – la promotion des politiques industrielles, agricoles et d’aménagement du territoire, etc.». Rien de tout cela n’a été traduit en actes concrets. Au contraire, le pays a été plongé dans une crise économique, financière, sociale, politique, démocratique, sécuritaire et électorale sans précédent. La qualité de vie des populations est allée de mal en pis. Au lieu de l’émergence promise, le Congo est plutôt descendu aux enfers. Le peuple galère. Malgré ce contexte morose, prenant les Congolais pour des imbéciles malléables et corvéables à merci, l’Etat/PCT tente de faire oublier les vrais problèmes du moment, à savoir, le calvaire que vivent les populations avec les délestages quotidiens d’électricité, la grave pénurie de carburant dans un pays pourtant troisième producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, la faillite financière du pays, la cessation des paiements courants et leurs conséquences dramatiques pour les couches populaires. Comme on le sait, l’expérience historique a montré qu’une population se développe à partir du moment où elle parvient à s’affranchir de la misère, puis, à s’extraire de la pauvreté. Manquant de courage politique pour regarder la réalité en face, l’Etat/PCT se réfugie dans des fuites en avant, en faisant de l’élection présidentielle de mars 2026, la principale préoccupation des Congolais aujourd’hui. Il s’agit purement et simplement de l’enfumage, c’est-à-dire, d’une dissimulation ou d’un camouflage de la réalité quotidienne sur le terrain, d’une volonté délibérée de brouiller les cartes, d’une duperie, en somme, d’une pure diversion, pour tromper les consciences insuffisamment averties. C’est un jeu de dupes ou un attrape-nigaud. Comment comprendre qu’au moment où, d’une part, le pays est en faillite totale, et ’autre part, le peuple congolais croupit dans une extrême pauvreté, que les dirigeants de l’Etat, dont le premier devoir est de protéger les Congolais contre la paupérisation et l’exclusion sociale et d’ouvrir au pays totalement ruiné, la voie du redressement, en mettant en œuvre, des mesures d’urgence, visant à rétablir la liquidité de l’Etat, la liquidité générale de l’économie, l’équilibre des comptes internes et externes, les paiements courants, comment comprendre disons-nous, que ces dirigeants tournent résolument le dos aux défis majeurs auxquels le pays est confronté, et font croire que l’élection présidentielle de 2026 est devenue désormais, la première priorité des Congolais, le tout, au cri de : « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ». Instruit par les pratiques politiques et sociales du pouvoir actuel, le peuple congolais n’est plus dupe. L’élection présidentielle de 2026 ne constitue pas sa priorité : ses attentes sont ailleurs et ont pour noms : – le redressement financier du pays ; – le rétablissement des paiements courants ; – la régularité du paiement des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités, des bourses des étudiants, de la vraie dette sociale intérieure ; – l’amélioration de l’accès des populations à l’eau potable, à l’électricité, au carburant, à des soins de santé de qualité, à une éducation et une formation professionnelle de bon niveau, à des emplois et à des salaires décents, à des logements sociaux confortables et à prix modérés, à un environnement sain, à une paix sociale véritable, à l’unité et à la concorde nationales, au vrai vivre-ensemble. Pour prendre en compte ces vraies attentes du peuple congolais, il est impératif de promouvoir en amont, une gouvernance démocratique, rationnelle, transparente, sociale et participative. Or, l’Etat/PCT gouverne contre le peuple congolais et affiche une indifférence inhumaine et coupable aux

Congo-Brazzaville : que se passe-t-il dans les secteurs de l’énergie et des assurances ?

Congo-Brazzaville : que se passe-t-il dans les secteurs de l’énergie et des assurances ?

LIBRES PROPOS. Le déclin de la gouvernance Sassou s’explique par son échec abyssal dans plusieurs secteurs : l’eau, l’électricité, les transports, la santé, la fourniture de carburants et des assurances, détruites par des privatisations abusives et divers choix politiques. Les grondements actuels des travailleurs du secteur de l’énergie, les pénuries récurrentes de carburant, d’eau, de l’électricité et la cherté des produits résignent le peuple. Les travailleurs et la population ne veulent plus entendre parler de Bruno Jean Richard Itoua, d’Émile Ouosso et de leur chef Sassou Nguesso. Et pour cause, la privatisation de la SNE et la SNDE qui a donné naissance à E2C et LCDE ne produit pas les effets escomptés depuis des années. La privatisation des sociétés d’État garante de la redistribution du revenu national au profit de Gilbert Ondongo, Jean Jacques Bouya et Cie qui s’accaparent des biens sans expertise n’augure pas un avenir radieux pour les populations. Dans le secteur de l’énergie par exemple, les statuts pointent les conseillers des départements Économie, Finances, Energie et Grands Travaux de se partager le manteau couvrant la nudité de la nation congolaise. Mais le pire, est de concéder le barrage de la Liouesso au véreux Paul Obambi qui a échoué partout. Comment peut-on « cadeauter » quelqu’un qui a laissé une ardoise de 1.7 milliards d’impayés d’électricité à la Tour Nabemba dont il était gestionnaire désigné par l’État avec la société SCIG via son cadet Jean Obambi ? Peut-on croire en Paul Obambi qui traîne des arriérés de salaire des travailleurs de plus d’un an et qui a smashé l’argent des locataires à la tour Mayombe? On est dans un bal de fous où il n’y a plus aucune limite au bon sens commun. C’est d’ailleurs ce qui explique le projet actuel de scission de E2C en trois entités. Le projet de scission de E2C et ses conséquences Comme si la pseudo privatisation de la SNE ne suffisait pas, Emile Ouosso porte un projet de scission de la E2C en trois : une partie qui s’occupera de la production, une autre du transport et la dernière de la distribution. Pourtant, les prestations croisées entre ces trois entités ne sont pas évaluées. Moins encore considérées. L’expérience de la division a été tentée au Cameroun avec la concession de la distribution d’énergie à l’AES SONEL. Mais elle a été vite arrêtée par Paul Biya après des résultats désastreux. Ces résultats se répéteront au Congo. Le modèle économique Il sied de rappeler que le modèle économique du secteur de l’électricité repose en économie industrielle sur le calcul du seuil du coût moyen fixe qui permet de placer l’entreprise au seuil de rentabilité. Dans le cas de la SNE (E2C), plusieurs évaluations sérieuses la situent entre 25 et 30 F CFA le Watt-heure. Le décret 2020-133 du 18 mai 2020 qui fixe les tranches de consommation d’énergie applicables aux différentes catégories d’usagers du service public de l’électricité a créé une tranche sociale de consommation pour les ménages à 150 kWh/mois. Cela veut dire 150 Kwh x 0,25 FCFA/KWh = 37.500 FCFA. Conséquences, la société de distribution privée qui sera créée si rien n’est fait, entrainera la suppression des tarifications forfaitaires situées entre 0 et 37.500 FCFA. Les ménages paieront au minimum 37.500 FCFA/mois alors que le salaire minimum est établi à 70.000 FCFA au Congo. De qui se moque-t-on ? La scission de E2C aboutira à la même situation que l’ONPT dont les morts sociaux ne se comptent plus. D’ailleurs économiquement, c’est une imbécilité car l’explication repose sur la sous-additivité de l’enveloppe des coûts moyens de production, de transport et de distribution. Or dans les 25 FCFA, c’est la production qui absorbe le plus de charge fixes et ces dernières ne seront pas répercutées sur la tarification privative de la société à capitaux privées qui va se mettre en place pour pomper le surplus tranquillement et le rapatrier hors du Congo, aggravant ainsi nos paiements déjà largement déficitaires auprès de la BEAC. Il faut arrêter les pseudos privatisations surtout celles qui relèvent des domaines de la souveraineté inaliénable de l’État congolais. L’État doit rester le seul acteur stratégique dans l’Eau, l’Électricité et les grands axes structurant de transport et même le pétrole où c’est la création d’un contenu local qui a engendré la baisse des revenus nets de l’État. Là aussi, c’est un scandale auquel il va falloir mettre un terme car, 25% de la production est partagée par les sociétés des mêmes dignitaires du pouvoir. Cela représente un manque à gagner de près d’un milliard de dollars chaque année soit 600 milliards de FCFA, quelle méchanceté et égoïsme ? Nous reviendrons avec de fort détails dans cette mafia orchestrée par des faux pasteurs et des faux francs-maçons. Il est regrettable après un certain général Pierre Oba, Jean Jacques Bouya que Bruno Jean Richard Itoua soit-disant pasteur, après tous les dégâts crées à l’UMNG et ailleurs, soutienne son cousin Paul Obambi dans ENERGAZ, alors qu’il n’a ni surface financière, ni compétence technique nécessaire. Qui ne sait pas que ce dernier agit comme une vitrine légale du consortium sino-congolais China Grezhouba Group Company(CGGC) ? C’est de cette manière que Bruno veut succéder à Sassou où annoncer l’Evangile ? Certainement les « moutons » de ya Bruno nous diront de ne pas juger. Si on parle du dernier jugement, c’est qu’il y a les premiers qui existent. Ces jugements sont rendus grâce aux capacités crâniennes de 1250cc, 1200g et de plus de 14 milliards de neurones dotés à l’Homme. Ces capacités le différencient de tous les êtres qui agissent par instinct. Au regard des Saintes Écritures, les chrétiens peuvent discerner le vrai et le faux. D’ailleurs, la Bible ne parle-t-elle pas des chrétiens de Bérée qui confrontaient les enseignements de leurs prédicateurs (Actes 17 : 11)? La Bible ne recommande-t-elle pas de dénoncer le mal (Esaïe 58:1) ? Que dire de la tenue des Hommes de Dieu conseillé à Timothée 3 :1-13 ? Les chrétiens ne doivent pas se taire parce qu’on leur donne du fromage à l’image

La FIFA suspend la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT) pour ingérence politique

La FIFA suspend la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT) pour ingérence politique

Le verdict est tombé : la FIFA a annoncé ce jeudi la suspension immédiate de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT) et, par ricochet, de toutes les sélections nationales congolaises. Une décision lourde de conséquences, motivée par l’ingérence politique dans la gestion de la fédération. “La FECOFOOT est suspendue avec effet immédiat en raison de l’ingérence de tierces parties dans ses affaires, une situation grave qui va à l’encontre des obligations statutaires de la FIFA”, a précisé l’instance mondiale du football dans un communiqué officiel. Cette sanction a été prise en collaboration avec la Confédération Africaine de Football (CAF), après deux missions conjointes FIFA/CAF à Brazzaville. Origine du conflit : tensions entre la FECOFOOT et les autorités politiques Cette décision fait suite à la révocation en septembre 2024 du président de la FECOFOOT, Jean-Guy Blaise Mayolas, et de son comité exécutif par l’assemblée générale de la fédération, contre l’avis de la FIFA. Ce coup de force, soutenu par le ministre des Sports, Hugues Ngouelondélé, a conduit à une série d’événements chaotiques : Les serrures du siège de la FECOFOOT ont été changées. Les accès aux comptes bancaires de la fédération ont été retirés à Mayolas. Une commission ad hoc, soutenue par le pouvoir politique et baptisée “Collectif des Membres de l’Assemblée Générale”, a pris le contrôle de la fédération. Malgré une tentative de médiation en novembre 2024 par Gelson Fernandes, directeur régional de la FIFA pour l’Afrique, aucune solution n’a été trouvée. Les conditions de la FIFA pour lever la suspension Face à cette situation, la FIFA a durci le ton en énonçant quatre conditions strictes pour lever la suspension : Restituer le contrôle total du siège de la FECOFOOT, du centre technique d’Ignié et des autres installations à l’administration légitime. Annuler toute tentative de modification des signataires autorisés des comptes bancaires et redonner le contrôle aux signataires reconnus par la FIFA et la CAF. Déclarer invalide toute décision permettant à la commission ad hoc d’exercer un pouvoir sur la FECOFOOT. Permettre à la FECOFOOT de gérer ses affaires sans influence extérieure. Conséquences sportives : vers un forfait aux éliminatoires du Mondial 2026 En l’état, la suspension prive le Congo de toute compétition internationale, y compris les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. La sélection congolaise devra déclarer forfait pour les deux prochaines journées prévues du 20 au 25 mars contre la Tanzanie et la Zambie. Déjà mal embarqués avec trois défaites en autant de matchs dans le groupe E, les Diables Rouges voient leurs espoirs d’une qualification s’envoler. Cette suspension fait écho à un premier forfait l’an dernier contre le Niger. Le Congo coupé du monde du football Le Congo perd également son statut de membre de la FIFA jusqu’à nouvel ordre. En conséquence : Les clubs et équipes nationales sont exclus de toutes les compétitions internationales La FECOFOOT est privée des programmes de développement, de formation et des soutiens financiers de la FIFA et de la CAF. Les autres fédérations membres n’ont plus le droit d’entretenir des relations sportives avec la FECOFOOT tant que la suspension est en vigueur. Cette crise trouve ses racines dans une lutte de pouvoir qui remonte à septembre 2024, lorsqu’une assemblée générale extraordinaire a destitué Jean-Guy Blaise Mayolas pour le remplacer par une commission ad hoc. Une démarche jugée illégale par la FIFA, mais validée par le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville. Malgré les avertissements répétés de la FIFA et une décision du Tribunal Arbitral du Sport suspendant les actions de la commission ad hoc, ces décisions n’ont jamais été appliquées. La FIFA exige désormais le rétablissement du comité élu et le respect intégral de ses statuts. Un avenir incertain pour le football congolais Avec cette suspension, le football congolais entre dans une zone de turbulences. Si les conditions de la FIFA ne sont pas rapidement respectées, le Congo pourrait rester en marge des compétitions internationales pendant une longue période, au grand dam des joueurs et des supporters. Pour rappel, le Congo évolue dans le groupe E des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, aux côtés du Maroc, de la Tanzanie, de la Zambie et du Niger. Ya Willy.

Congo-Brazzaville : Qui de l’enfant prodige ou du Père sera le maitre attendu ?

Congo-Brazzaville : Qui de l’enfant prodige ou du Père sera le maitre attendu ?

DECRYPTAGE. L’arrivée de Christian Yoka au Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public entraine des bouleversements lourds de conséquences dans la structure de dévolution du pouvoir au sein du Clan d’Oyo. Décryptage chaud avec une ouverture à 45°. Passer maitre des secrets dans la vie fait que ce sont les devoirs qui s’imposent à vous, le jour comme la nuit. Dans le tumulte de la cité, dans la solitude du désert, le devoir est avec vous toujours impératif comme la Destinée ! Christian Yoka, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, arrive ainsi à la croisée des chemins. Les rivalités entre les deux principaux clans rivaux de Bokouelé-Tchikapika d’une part (Jean Jacques Bouya) et Ondébé-Kona Kona d’autre part (Jean Dominique Okemba) le font osciller entre fidélité à ses sources et devoirs à accomplir pour s’accomplir. C’est une déchirure qui traverse l’affectif parental mais exige de s’élever au-delà des contingences profanes. Cette marche doit passer par-dessus l’abîme pour entrevoir une possible lumière. C’est ainsi. Si des mauvais compagnons, qui vont toujours par trois, et sont avancés et vous ont frappé indistinctement à l’épaule ou à la tête pour vous faire sombrer dans un coma profond, Le Tout-Puissant vous relèvera toujours pour vous laisser contempler l’indicible lumière de l’Être. Ainsi donc, quand on est du bon bois sec et dur, on s’en relève toujours au centre des choses pour garantir l’équilibre des forces, seul gage de la pérennité des choses en ce monde. Le Clan porté par Jean Jacques Bouya va devoir se résoudre à laisser Christian filer vers sa destinée du côté paternel par Jean Dominique Okemba, qui par son rôle lumineux, revient sans coup férir, au centre du jeu politique, économique et même social. Il ne peut en être qu’ainsi pour ceux qui savent paitre. Son fidèle Assistant à l’Energie parrainera cette démarche. Mais c’est au Ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka de se souvenir que la bâtisse précédente s’est effondrée sur elle-même et qu’il lui faut rebâtir tout au second plan pour s’acheminer vers la loi d’amour et envisager réunir tout et tous avec le troisième plan. Malheur à celui qui s’écartera de cette voie. Parti de très loin d’un certain orient français, le Chevalier Christian sombre en occident avec la pagaille laissée dans ce département. C’est un chemin Christique dans lequel il doit s’engager et dont la loi suprême sera celle de l’amour de son pays. Rose et rouge, elle sera la clé pour l’avantage de tous ceux qui espèrent que la bonne volonté finie toujours par triompher. L’ouverture de ces 33ème REHFRAM à Oyo est symbolique à plus d’un titre et marque, pour ceux qui veulent lire les signes, la fin d’un cycle dont nous avions déjà parlé dans nos précédentes livraisons. C’est le temps du Jubilé ! À trente-trois, « Tout est accompli » selon l’écriture de Jean 19 :30. Seul le cœur de feu qui se saigne pour tous les petits peut apporter la réponse : Aimons-nous les uns les autres et rebâtissons car nul ne sait quand viendra ce jour ou cette heure, pas mêmes les anges dans les cieux, ni même le Fils; le Père Seul le sait (Mathieu 24 :36). Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Republique du Congo. Le Ministre Gaston Baboka, un grand humaniste, s’en est allé

Republique du Congo. Le Ministre Gaston Baboka, un grand humaniste, s’en est allé

DISPARITION. Décédé, le 31 janvier 2025, à Paris, à l’âge de 84 ans, l’ancien Secrétaire d’Etat congolais à la Santé, sous le Président Pascal Lissouba, sera porté en terre, le 14 février 2025, à 15h30, au Cimetière La Villette, dans le 19ème Arrondissement de Paris. En respect des dernières volontés de l’illustre disparu, l’inhumation sera précédée, à 13h30, le même jour, par une cérémonie religieuse, en l’Eglise Protestante Unie de Belleville, à Paris, dans le 19ème. Le Représentant de l’Association des Anciens Ministres de la République du Congo prononcera, à l’occasion, l’éloge funèbre de circonstance, pour rendre hommage à la vie qui s’est éteinte du Ministre Gaston Baboka. Grand humaniste a été le Ministre Gaston Baboka, l’ai je souligné, en titre de cet hommage. Un vrai chrétien, personne libre qui a vécu sa vie, selon la parole de Dieu et sa volonté. Par ailleurs, toujours en quête du chemin qui mène vers le Seigneur, le Ministre Gaston Baboka affirmait sa foi en l’être humain qu’il plaçait au centre de tout. Un homme doué de sentiments nobles, d’indulgence, de magnanimité et de générosité. Ce à quoi s’ajoute de l’humilité, se comportant en citoyen simple et modeste. Avec des gestes attentionnés, prêt à faire le bien, sans rien attendre en retour. Toute sa vie, dont les périodes où sa carrière professionnelle a été marquée par le métier de médecin, l’élan humaniste du Ministre Gaston Baboka s’est fait sentir. Il soignait la qualité de sa relation avec ses patients pour l’obtention d’un résultat thérapeutique optimal. Une qualité qui se fondait sur l’écoute, l’empathie, la clarté et la sincérité du langage pour établir la confiance entre lui et les patients. De cet élan humaniste du Ministre Gaston Baboka, j’en ai, moi-même, eu la preuve et fait l’expérience. En écrivant ces lignes, mes larmes n’arrêtent pas de couler, étant tellement affecté par le décès du Ministre Gaston Baboka. En effet, dès le déclenchement des violences du 5 juin 1997, à Brazzaville, le Garde des Sceaux Ministre de la Justice que j’étais, en ces temps, dans l’espoir de dénicher un lieu approprié pour me mettre à l’abri des représailles, je me refugie d’abord, auprès de mon ami de longue date, M. Gervais Bouiti Viaudo. Celui ci résidait, dans les parages de la Représentation du PNUD au Congo. Une dizaine de jours après, je me suis retrouvé au domicile du Ministre Gaston Baboka, à Massissia, au sud de Brazzaville, sur la route de Kinkala. Nous étions le 15 juin 1997, 21 heures, la nuit tombée, la peur planant sur la ville de Brazzaville et ses quartiers périphériques, lorsque, accompagné de mon fils Christian Ouabari Mariotti, à l’époque, en classe de seconde, je frappe au portail de la résidence du Ministre Gaston Baboka. Dès l’annonce de ma présence, je suis accueilli. Et, sans me poser la moindre question, Mr et Mme Baboka acceptent de m’offrir l’hospitalité. J’y trouve une villa où déjà le Ministre Gaston Baboka hébergeait une douzaine de déplacés. Des parents, amis et connaissances. Tous, particulièrement vulnérables, forcés ou contraints à quitter leurs domiciles habituels pour se protéger d’éventuels dangers ou autres effets collatéraux des hostilités qui opposaient les camps en conflit. Face à des conditions d’hébergement que je m’imaginais extrêmement précaires, avec tous les risques de promiscuité qu’ils comportaient, mes espoirs de me voir camoufler chez le Ministre Gaston Baboka se sont évanouis. Mais c’était sans compter avec la magnanimité du Ministre. L’heure qui a suivi, une chambre bien rangée, avec literie complète, véritable temple de la quiétude et du repos, m’est affectée. Mme Odile Baboka ayant pris le soin d’y avoir, au préalable, bien fait le ménage et tout rangé pour me préserver de la poussière et peut être de bactéries, d’autant que la fenêtre de la chambre avait été laissée ouverte la journée. S’en est suivi, à la table du couple Baboka, un repas lourd, à ma grande surprise, à la place d’un diner léger, en pareille circonstance de détresse où la tendance était à la pouillerie. Puis, à la salle de séjour, meublée de sièges plutôt confortables, et de matériel audio-video, un échange avec Mr et Mme Baboka, sur la tension qui couvait à Brazzaville et sur des points de l’actualité internationale, comme si rien de particulier ne se déroulait dans le pays. Conséquences de ces bienfaits à mon endroit, je passe une première nuit paisible. Mieux reposé, moi qui manquais de sommeil, depuis le 5 juin 1997, alors que d’habitude, je dors profondément comme un bébé allaité. Les jours qui ont suivi, jusqu’au moment où, le couple Baboka et moi quittons le quartier Massissia pour prendre la route de l’exil, nous avons vécu, en frères d’une même famille, avec l’ensemble des déplacés que le couple avait logés. J’y ai trouvé un cercle de sociabilité, de solidarité et de réconfort, au sein duquel, nous savions que nous pouvions compter les uns sur les autres. . Du Ministre Gaston Baboka, j’ai beaucoup appris. C’était un Monsieur cultivé. De la connaissance, sur plusieurs domaines, il en recelait. Comme s’il avait auparavant vécu, en temps de guerre, il me conseillait sur les manières de me tenir, dès lors que les violences s’abattraient sur le pays. Pour le Ministre Gaston Baboka, des réactions émotionnelles intenses sont normales. Cependant, le stress et l’angoisse sont néfastes pour la santé. Aussi me recommandait-il d’éviter de me sentir triste, irritable, et m’empêcher d’intérioriser les mauvais évènements. Par contre, continuer à bien m’alimenter, m’hydrater, protéger le sommeil en raison de son effet réparateur sur l’organisme. Parvenus en exil, en France, au delà du 15 octobre 1997, lorsque s’efface, par la force des armes, au Congo, le pouvoir du Président Pascal Lissouba, le couple Baboka et moi avions gardé de bons rapports. Autant que possible, j’allais lui rendre visite, à la Porte des Lilas, où est situé l’appartement familial des Baboka. Nous y partagions des repas et des heures de fraternelles discussions. Lorsque mon fils Didi O trouve la mort, le 17 septembre 2001, à l’Hôpital de Pontoise, le couple Baboka

Afrique noire : les services de sécurité de plusieurs pays interpellés en ces temps apocalyptiques

Afrique noire : les services de sécurité de plusieurs pays interpellés en ces temps apocalyptiques

TRIBUNE. Le conflit rwando-congolais prend la tournure tragique que nous avions annoncée ! Les tambours de guerre grondent de toutes parts. Plusieurs pays, parmi lesquels le Congo-Brazzaville, arrivent au seuil du choc et de l’effroi du fait de leurs propres turpitudes. Le 29/01/2025, dans un discours d’orgueil et de défis, le président rwandais, Paul Kagame, a tancé son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa : « si jamais la RSA s’aligne derrière Félix Tshisekedi pour combattre l’armée rwandaise et le M23… ». Sur X, il a déclaré que la SAMIDRC n’est pas une force de maintien de la paix. Elle a été autorisée par la SADEC en tant que force belligérante engagée dans des opérations de combats pour aider le Gouvernement de la RDC… Paul Kagamé justifie son intervention en RDC pour défendre ses frontières contre des éléments extrémistes Hutu. Mais de nombreux observateurs pensent que l’objectif de Kagamé, appuyé par certains Occidentaux, d’une part, est le contrôle des métaux précieux (Coltan, Cobalt, Cuivre, Or, Diamant et uranium) de l’est de la RDC (journal Elpais). D’autre part, c’est la reconquête des terres de Kivu qui appartiendraient à l’Empire Hima (Tutsiland) selon certains mythes. La réponse du berger à la bergère Le 3 février, le président Cyril Ramaphosa, qui n’accepte pas la mort de ses 14 ressortissants, a réagi : « l’Afrique du Sud ne relâchera pas son soutien au peuple de la RDC ». La communauté internationale a exprimé sa préoccupation face à cette escalade. De leurs côtés, les États-Unis ont manifesté leur inquiétude, tandis que l’Allemagne a annulé des discussions sur l’aide et le Royaume Uni envisage de revoir son assistance au Rwanda. Par ailleurs, des appels à un cessez-le-feu immédiat ont été lancés par plusieurs nations africaines (Reuters). Vendredi 31 janvier, les seize pays membres de la SADC réclamaient un « sommet conjoint en Tanzanie pour ce week-end » avec les huit pays de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). Sur le terrain, le M23 soutenu par le Rwanda, conforte ses positions à Goma et les environs. De son côté, Félix Tshisekedi, très remonté contre les charlatans qui lui ont vendu du vent, des officiers généraux qui ne suivent pas le cours de l’histoire, les affairistes qui lui ont ramené des pseudo-mercenaires et du matériel jamais vu, s’obstine à ne pas négocier avec le M23 et l’alliance du fleuve Congo. Après la réunion de Dares Salam de vendredi passé, le M23 et l’AFC ont imposé le cessez-le-feu à l’Est en attendant la réunion de Tanzanie. Ce n’était qu’une ruse. La preuve, ces deux groupes avec les soldats rwandais, ce 5 février 2025, ont mené d’intenses combats contre les troupes de Kinshasa jusqu’à s’emparer de la cité minière de Nyabibwé, à environ 100 km de l’aéroport provincial. La place des services de sécurité Le rôle des services de renseignements est de centraliser et d’analyser des renseignements précis et prédictifs dans les domaines institutionnel, économique, social, sécuritaire, qui sont par la suite transmis au gouvernement pour prendre des décisions. Mais nos enquêtes révèlent qu’en RDC, Félix Tshisekedi, comme bon nombre des Chefs d’États africains, focalise sa gouvernance sur le clan avec des individus sans expérience ou des personnes nommées à des postes de responsabilité par clientélisme. En conséquence, l’armée, les services de sécurité, l’intendance, bref, tout a été géré à vau-l’eau. La faillite est totale et l’effondrement se déroule sous nos yeux. C’est ce qui risque d’arriver à la République du Congo. Que dire du Congo-Brazzaville dans ce marigot ? Selon certaines indiscrétions, dans ce pays, les services de sécurité et de l’armée manquent de suffisamment de professionnalisme et de matériel pour passer une journée de combat à haute intensité. Comme en RDC, l’argent qui sort des caisses de l’État pour équiper les services spéciaux et la force publique va droit dans les poches des tiers. En effet, 80% des militaires et gendarmes sont privés de leurs primes. À la DGSP et la GR, le constat est très amer. Idem aux frontières, les hommes en treillis sont voués à la mendicité à défaut de faciliter l’entrée aux clandestins. Dans les services de renseignements, les fiches se limitent à « boutiquer » des histoires contre des citoyens ou à régler des comptes aux opposants. Sinon, comment ces services n’ont-ils pas signalé au gouvernement la magouille dans le recrutement des enseignants à l’université qui n’honore pas le Congo ? Même si on procède au rétropédalage en affichant aujourd’hui une note antidatée du 17 janvier recrutant dix docteurs, l’idéal serait de reprendre ce recrutement ou de virer les détenteurs de masters 1 ou 2. Agir autrement est synonyme d’avoir des universitaires faussaires et injustes. Ce n’est pas au docteur Collinet Makosso qui est enseignant – chercheur qu’en apprendrait que l’éducation (la bonne formation) est la base du développement d’une nation et la force des services de renseignements. ACM conviendra donc que les injustices et les frustrations sont généralement au centre des soulèvements populaires dans le monde. C’est en encourageant la tricherie et en plaçant des gens à des postes qu’ils ne méritent pas, qu’aujourd’hui, le Congo manque d’eau, d’électricité et de carburant et compte des morts en cascade dans les hôpitaux, ou encore que des accords léonins ont été signés avec les Rwandais. A propos desdits accords, il sied de dire que des incompétents dépourvus d’esprit critique et d’analyse ne voient pas la présence des milliers d’Interhamwés (Hutu Power) réfugiés au Congo-Brazzaville. Lesdits réfugiés venus à la suite du repli tactique avec la France lors de l’échec des opérations Turquoise au Rwanda puis Mobutu au Zaïre entre 1994 et 1997 poseront problèmes. La probabilité est grande que Kagamé, sous le prétexte de poursuivre ces Hutus, envisage d’embraser Brazzaville et Kinshasa. La tension est palpable dans les deux capitales qui cantonnent des commandos américains et français qui attendent le « ok » pour entrer en action. Ce, après que l’ambassade américaine ait demandé à nouveau à ses ressortissants de quitter Kinshasa, le 3 février 2025 ! La seconde convocation en extrême urgence d’un conseil

Patrick Rosemberg : la corruption érigée en mode de gouvernance au Congo

Patrick Rosemberg : la corruption érigée en mode de gouvernance au Congo

HAUT ET FORT. Sous la direction de Monsieur Anatole Collinet Makosso, « les détournements de fonds publics atteignent des proportions inégalées, privant le peuple congolais de son droit à une vie décente, tandis que des marchés publics sont bradés à des entreprises étrangères sans réelle contrepartie pour le développement du pays », déplore Patrick Rosemberg, citoyen engagé pour l’avenir du Congo, dans une lettre adressée au Premier ministre de la République du Congo: Lettre ouverte à Monsieur Anatole Collinet Makosso, Premier ministre de la République du Congo Objet : Dénonciation de la corruption, du népotisme et de la mauvaise gouvernance Monsieur Collinet Mackosso, C’est avec une grande indignation et un profond sentiment de révolte que moi, citoyen congolais de la diaspora, je vous adresse cette lettre ouverte pour dénoncer la gestion chaotique et scandaleuse de notre pays sous votre gouvernement. Depuis votre nomination à la Primature, le Congo-Brazzaville ne cesse de s’enfoncer dans un abîme sans fond, marqué par la corruption érigée en mode de gouvernance, le népotisme, le tribalisme et l’accaparement des ressources publiques par une minorité au détriment du bien commun. Sous votre direction, les détournements de fonds publics atteignent des proportions inégalées, privant le peuple congolais de son droit à une vie décente, tandis que des marchés publics sont bradés à des entreprises étrangères sans réelle contrepartie pour le développement du pays. Le pillage systématique des ressources naturelles – or, diamants, essences forestières – par une oligarchie prédatrice met en péril l’avenir du pays. Les terres arables sont vendues à des intérêts étrangers, notamment rwandais, sans la moindre considération pour la souveraineté nationale ni pour le bien-être des populations locales. Pire encore, des contrats irresponsables avec le Rwanda suscitent des inquiétudes légitimes quant à la souveraineté économique et politique du Congo. Vous avez fait des promesses mirobolantes, notamment celle de l’émergence du Congo en 2025, puis celle de faire de 2024 une « année de la jeunesse » avec la création de 100 000 emplois. À ce jour, ces engagements demeurent des illusions, des slogans sans lendemain, alors que la jeunesse congolaise croupit dans le chômage et le désespoir. Pendant ce temps, l’argent des générations futures est détourné sans scrupule par une élite qui s’enrichit sur le dos du peuple. Votre gouvernement est gangrené par le tribalisme, avec une surreprésentation de ministres issus d’un même groupe ethnique, l’ethnie mbochi souvent incompétents, nommés uniquement sur des bases clientélistes. Cette politique ethno-tribale constitue une insulte à la méritocratie et compromet gravement l’unité nationale. Sur la scène internationale, le Congo est devenu un paria. L’image du pays est ternie par des scandales de corruption à répétition et par la présence de personnalités jugées infréquentables, notamment Christel Sassou Nguesso, dont la réputation sulfureuse fait fuir les investisseurs et porte un coup fatal à l’attractivité du pays. Pendant ce temps, la dette publique explose sans que les Congolais n’en perçoivent le moindre bénéfice, les infrastructures restent délabrées, et l’accès aux services de base (eau, électricité, santé, éducation) demeure un luxe inaccessible pour la majorité. Le système judiciaire est corrompu et inopérant, incapable de faire respecter l’état de droit. Les forces de défense et de sécurité sont sous-équipées et mal formées, laissant place à l’insécurité et à l’impunité. Les enseignants sont sous-payés, les écoles et les universités en ruine, les hôpitaux dans un état déplorable, les routes impraticables, et le pays, pourtant producteur de pétrole, est régulièrement confronté à des pénuries de carburant. Monsieur Collinet Mackosso, la gouvernance que vous incarnez a échoué sur tous les plans. Face à cette situation désastreuse, la diaspora congolaise ainsi que de nombreux citoyens vous demandent purement et simplement de tirer les conséquences de votre incompétence et de présenter votre démission. Le Congo mérite mieux que d’être dirigé par un gouvernement qui a trahi la confiance du peuple et hypothéqué son avenir. L’histoire jugera les actes de ceux qui ont participé à la destruction de notre pays. Mais avant cela, le peuple congolais, lassé des promesses non tenues et des scandales à répétition, finira par exiger des comptes. Recevez, Monsieur Collinet Mackosso l’expression de mon profond attachement à la justice, à la démocratie et au redressement du Congo. Patrick Rosemberg Citoyen engagé pour l’avenir du Congo

Congo-Brazzaville : 61 milliards dégagés pour plonger cinq générations de Congolais dans des abysses à l’UMNG

Congo-Brazzaville : 61 milliards dégagés pour plonger cinq générations de Congolais dans des abysses à l’UMNG

PARLONS-EN. Arrêté à 61 milliards 352 771 348 FCFA, soit une augmentation de 0,63 % par rapport à l’année précédente au cours de laquelle il s’élevait à 60 990 706 574 FCFA, le budget de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) pour l’exercice 2025 culmine comme jamais, mais pour un recrutement massif d’enseignants sans grade de docteur . Le 30 octobre 2024, le Comité de direction de l’UMNG, présidé par Louis Bakabadio, conseiller à l’éducation et l’enseignement supérieur du président de la République, adoptait le budget 2025 de l’UMNG, légèrement en hausse pour entre autres : moderniser les infrastructures, soutenir les activités de recherche et des projets spécifiques tels que, l’ouverture de la filière de formation en anesthésie -réanimation à la faculté des sciences de la santé, recruté un personnel qualifié capable de former des cadres de qualité. Chassez le naturel, il revient au galop. Le président -professeur, Gontran Ondzoto, à une semaine de quitter ses fonctions, s’est empressé de signer et clôturer le recrutement. Ce recrutement jette une pierre à la figure de la ministre de l’Enseignement supérieur Delphine Emmanuel Adouki avec qui ce dernier entretenait des relations plus que délétères : exécrables ! D’aucuns pensent qu’il « règle ses problèmes », mais sans élégance procédurale. Ce faisant, il perpétue ainsi la jurisprudence inouïe inaugurée par le Pr Jean Rosaire Ibara en 2018. Malheureusement, cette manœuvre qui consiste à tenter de résoudre le chômage des fils et filles à papa en leur accordant la charge des enseignements condamne le Congo et le plus grand nombre de ses étudiants à vivre hors du circuit éducatif international. En effet, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) établit des critères pour l’accréditation des offres de formation professionnelle au sein des universités des pays membres. Ces critères visent à garantir la qualité et la pertinence des programmes proposés. Les critères d’accréditation des formations professionnelles 1) des programmes définissant clairement les prérequis et les qualifications nécessaires pour l’entrée des étudiants (niveau bac) ; 2) des programmes bien structurés, avec une organisation claire des disciplines par niveau et une semestrialisation conforme au système Licence-Master-Doctorat (LMD) ; 3) des enseignants devant posséder des qualifications appropriées, généralement au moins le grade de Maître Assistant (Doctorat ou PhD) dans la hiérarchie des grades du CAMES. Pour les filières professionnelles, des professionnels ayant un niveau de Master 2 avec une expérience professionnelle d’au moins dix ans peuvent également être recrutés. Il s’agit ici d’une exception très restrictive à la règle et non la norme reconnue. Malheureusement, le dernier recrutement repose quasi exclusif sur des Master 1 et 2, au détriment des dossiers déposés par plusieurs titulaires de Doctorat/PhD qui ont disparus, alors même qu’ils sont déjà vacataires. Il faut dire que 72% du corps enseignant est vacataire, payé à dents de scie depuis plus de 15 ans et attend le recrutement. Les critères de qualification des enseignants dans l’enseignement supérieur privé ont été définis pour garantir une qualité académique conforme aux standards nationaux et internationaux par les décrets n° 96-221 du 13 mai 1996 et n°2004-327 du 6 juillet 2004 qui disposent que les personnels enseignants des établissements privés doivent justifier d’une formation d’enseignant ou de pédagogue. Cela est confirmé dans le récent décret n° 2022-1300 du 21 septembre 2022, à travers les articles 19, 20, 21 et 22, où il est écrit : « Seuls les enseignants qui possèdent les diplômes ou les qualifications au moins équivalentes à ceux de leurs homologues des établissements publics de l’enseignement supérieur peuvent participer à la formation des étudiants ». La norme des établissements publics est celle du CAMES : Doctorat ou PhD. C’est donc grave pour le Congo dont les étudiants sont déclassés en France, au Burkina Faso, au Burundi… Si Anatole Collinet Makosso il est encore évangéliste, s’il a donné des conférences chez des vrais francs-maçons ou la rigueur est de mise, s’il est ce docteur qui nous conseille de bien écrire et s’il est réellement un vrai premier ministre qui se soucis encore de l’avenir des Congolais et de la « rigueur de l’Etat », il doit prendre simplement des notes pour annuler ce recrutement comme il abrogeait autrefois des notes du ministre Jean Baptiste Ondaye. Dans le même ordre d’idées, il est étonnant que Delphine Emmanuelle Adouki qui a du sang centrafricain dans ses veines refuse de suivre l’exemple du professeur – président Archange Touadera qui tient à une formation de qualité. Comme écrit dans notre livre, paru en 2023,  » Espace francophone, les systèmes éducatifs au creux de la vague : cas du Congo « , “ Une vision commune voudrait que l’éducation contribue à créer des meilleures sociétés. Mais comment l’école et l’université pourraient – elles avoir la capacité de transformer la société si le navire chavire, faute de bon gouvernail ? « . Prélude d’y revenir, il sied de dire, si les dirigeants incompétents, médiocres et méchants ne reculent pas, le peuple doit prendre ses responsabilités. Car l’Alma mater c’est la base… Ghys Fortune BEMBA DOMBE