Un État en déclin : le cas flagrant du Cameroun

Un État en déclin : le cas flagrant du Cameroun

HAUT-ET-FORT. C’est quoi un État voyou ? C’est un État en lambeaux, dépassé, qui a échoué à se construire malgré les opportunités. Depuis les indépendances, de nombreux pays africains ont connu une ascension qu’on pourrait sans exagération qualifiée d’extraordinaire. Le Maroc, sans doute, en est l’exemple le plus parlant. Pour moi qui ai presque grandi dans ses rues, je suis un témoin direct de l’évolution tous azimuts d’un pays sérieux et ambitieux. J’ai vu – et non pas entendu et non pas lu, la généralisation de la protection sociale, telle qu’instruite par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Presque tous les marocains et tous ceux qui y vivent ont une assurance maladie obligatoire. Ils peuvent donc se soigner sans le risque d’être confisquer dans les hôpitaux pour défaut de paiement. J’ai vu l’élaboration et la mise en place de la nouvelle charte de l’investissement, un véritable levier pour accélérer l’économie marocaine, dont les effets sont déjà mesurables. Le choix du Maroc par les plus grandes firmes internationales est un indicateur. J’ai vu un pays devenir, grâce à sa stabilité politique et sociale, le hub africain des IDE. Une réforme profonde de la justice a permis d’assainir l’environnement des affaires en misant sur l’équité, l’indépendance et la transparence. Le Maroc, qui ne dispose pourtant pas des mêmes ressources minières que mon pays d’origine, a réussi avec brio, à diversifier son économie. Son tourisme est florissant (17 millions de visiteurs selon les dernières données) grâce à une politique ambitieuse : valorisation du patrimoine, infrastructures modernes, et un marketing puissant résumé dans ce slogan simple : Maroc, terre d’accueil. J’ai vu l’agriculture marocaine évoluer, s’adapter, se moderniser, et même résister aux longues sécheresses par une lutte efficace contre le stress hydrique : dessalement de l’eau de mer, autoroutes de l’eau avec interconnexion des barrages, réutilisation des eaux usées… J’ai vu un pays miser sur l’énergie renouvelable, jusqu’à couvrir bientôt plus de la moitié de ses besoins en électricité. Et pendant ce temps, que se passe-t-il au Cameroun ? Nous mettons plus de 10 ans à construire une autoroute censée relier les deux capitales, Douala et Yaoundé. Les délestages font toujours partie du quotidien, depuis des décennies. Notre agriculture reste manuelle, peu productive, peu valorisée. Nos hôpitaux s’effondrent. L’école est en crise. Et que dire de la justice ? Le monde entier a vu, en direct, un Conseil constitutionnel aux ordres valider une décision inique, dictée par des intérêts politiques. Plus de 10 millions de Camerounais vivent avec moins de 500 FCFA par jour ( Moins de 6 dirhams). Trois fléaux minent notre pays : l’injustice, l’incompétence, et la corruption. Et certains pensent qu’il faudrait se taire ? Nous ne nous tairons pas. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio

Cameroun. Quand le droit meurt, la nation s’éteint

Cameroun. Quand le droit meurt, la nation s’éteint

HAUT-ET-FORT. La désacralisation du droit est l’une des plus grandes tragédies du Cameroun. Elle n’a pas seulement ralenti le développement du pays ; elle a surtout ôté à tout un peuple sa capacité à s’indigner. Aujourd’hui, au Cameroun, on peut brûler vif un voleur en pleine rue devant une foule presque admirative, à deux pas d’un commissariat. On peut se réjouir de la condamnation d’un innocent, simplement parce qu’il serait un ennemi présumé du pouvoir ou d’un camp. On peut applaudir l’exclusion arbitraire d’un candidat à la présidentielle, sous prétexte qu’il n’est ni de notre région, ni de notre bord politique, ni de notre famille. Le plus inquiétant, c’est que la loi peut être piétinée devant nous sans que cela ne suscite de colère, tant que la victime, c’est l’autre. Mais ce que nous semblons oublier, c’est que cautionner l’injustice, c’est s’y condamner soi-même. Car si lundi est pour Pierre, mardi sera pour Jacques. Depuis la publication de la liste des candidats retenus pour la prochaine présidentielle, un malaise profond s’est installé. Le nom de Maurice Kamto, principal opposant au régime en place, en est absent. Motif avancé : la “multiplicité de candidatures”, un prétexte juridique inexistant dans le code électoral. Une invention de circonstance pour justifier une décision purement politique. Et pourtant : • Le parti MANIDEM, qui a investi Kamto, n’est pas le seul à avoir présenté plusieurs candidatures. • Le RDPC, parti au pouvoir, a lui aussi eu plusieurs investitures. • L’UPC en a eu jusqu’à quatre. • Le parti UNIVERS, deux. Ce traitement à géométrie variable révèle une volonté claire d’écarter un adversaire crédible, capable de battre le président sortant malgré des conditions électorales biaisées. Maurice Kamto, figure politique respectée, est systématiquement empêché de manifester, de se réunir, voire d’exister politiquement dans son propre pays. Emprisonné, assigné a résidence, ses plaintes restent sans suite. Ils ont d’ailleurs poussé le cynisme plus loin: l’expulser à deux reprises de villes camerounaises, escorté comme un étranger. Et pourtant, c’est le même Maurice Kamto qui, à la place de la république à Paris mobilise plus de 70 000 Camerounais de la diaspora. Ce harcèlement constant n’est pas une démonstration de force, mais un aveu de faiblesse, une fébrilité. Le régime montre qu’il ne peut survivre qu’en neutralisant l’alternance par la force, en substituant le droit par la ruse, et la justice par la peur. La conséquence de tout cela, c’est la fragilisation totale de notre pacte national. Un peuple épuisé, résigné, sans boussole morale. Un peuple atteint du syndrome de Stockholm, qui défend parfois ceux qui l’oppressent. Un peuple exilé dans la misère à l’étranger (il suffit de nous voir dans les rues de l’Algérie, du Maroc….) pourtant toujours prompt à justifier le système qui nous a jeté sur les routes. Nous sommes les enfants d’un pays-continent, doté d’immenses richesses. Mais nous sombrons dans la pauvreté, la débrouille et la désespérance. Pas seulement privé du bonheur matériel, mais également devenus orphelins d’un État de droit. Ce n’est pas un simple débat politique. C’est un enjeu vital pour notre avenir collectif. La neutralité dans pareil contexte, est le soutien implicite de la forfaiture. Le silence est complice. Refuser de s’indigner, c’est accepter la soumission. Et refuser la justice, c’est accélérer la chute de notre propre maison. Oui, le président Paul Biya nous aura fait beaucoup de mal. Mais ce qui est encore plus tragique, c’est que nous l’avons laissé faire. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio

Présidentielle 2025 au Cameroun : Et si la candidature du président Paul Biya devenait une chance pour l’alternance ?

Présidentielle 2025 au Cameroun : Et si la candidature du président Paul Biya devenait une chance pour l’alternance ?

TRIBUNE. À 92 ans, le président Paul Biya semble prêt à briguer un nouveau mandat, prolongeant ainsi un règne entamé en 1982. Une perspective qui suscite à la fois stupeur, lassitude… mais aussi un souffle d’espoir inattendu. Et si cette candidature improbable devenait, paradoxalement, une aubaine ? Une opportunité historique pour concrétiser l’alternance tant attendue par le peuple camerounais ? Une conscience politique en éveil Depuis la présidentielle de 2018, le paysage politique camerounais a profondément changé. Sous l’impulsion de figures de l’opposition comme Maurice Kamto, une conscience citoyenne s’est éveillée. Le peuple, longtemps résigné, s’est mis à questionner la gestion des affaires publiques, à débattre de l’avenir du pays, à comprendre que la politique n’est pas réservée à une élite, mais qu’elle est l’affaire de tous. L’inscription sur les listes électorales est devenue un acte militant. Les débats politiques envahissent les réseaux sociaux, les plateaux télé, les conversations de rue. Les influenceurs et créateurs de contenu politique connaissent une popularité croissante. Cette effervescence n’est pas anodine : elle traduit la volonté d’un peuple de reprendre son destin en main. Un système à bout de souffle Si Paul Biya est toujours au pouvoir après plus de 40 ans, c’est aussi parce qu’un certain désintéressement avait gagné la population. Une fatigue démocratique, alimentée par des résultats électoraux qui ne reflétaient pas toujours la volonté populaire. Mais cette époque semble révolue. Aujourd’hui, le constat est partagé par une majorité de Camerounais : l’alternance est devenue une nécessité. Elle n’est plus un rêve lointain, mais une exigence collective. Le problème n’est pas seulement l’âge avancé du président sortant, mais surtout son bilan accablant : délabrement des institutions, précarisation généralisée, absence de perspectives pour la jeunesse, effondrement du système de santé, explosion du chômage, etc. Le Cameroun est dans l’abîme. Ce n’est pas du défaitisme, c’est une réalité palpable. Une lumière au bout du tunnel C’est ici que réside le paradoxe : la candidature de Paul Biya pourrait bien être le point de rupture, le dernier sursaut d’un système à bout de souffle. Car cette fois, en face, il y a une alternative crédible, des voix prêtes à incarner une nouvelle vision du pays, à porter l’espoir d’une transformation réelle. L’opposition n’a jamais été aussi mobilisée, le peuple aussi conscient de son pouvoir. Un vote pour nos douleurs Le 12 octobre prochain, chaque citoyen aura une mission : voter. Mais voter en se souvenant. En pensant à nos frères, brûlés sous le soleil sur des motos, gardant leurs diplômes dans leurs poches comme des trophées sans valeur. En pensant à nos mères, qui doivent recourir à des tradipraticiens faute d’argent pour se soigner. À nos sœurs retenues à l’hôpital parce qu’elles n’ont pas les moyens de payer un accouchement. À cette femme enceinte, morte par manque de soins, ouverte au rasoir par sa propre sœur pour tenter de sauver ses jumeaux… Ce Cameroun-là ne peut pas durer. Il est temps de faire un choix. Celui de l’alternance. Celui de l’espoir. Un autre Cameroun est possible. Par Teddy Patou

CAMEROUN : 92 ans et candidat, le système est malade pas l’homme

CAMEROUN : 92 ans et candidat, le système est malade pas l’homme

LIBRES PROPOS. À contrecœur, nous sommes bien obligés de donner raison à l’ancien président américain Barack Obama lorsqu’il déclarait : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes. » Cette phrase, souvent citée, résonne aujourd’hui avec une cruelle actualité au Cameroun. À quelques mois d’une élection présidentielle cruciale, deux obstacles majeurs annoncent une énième mascarade électorale aux conséquences potentiellement explosives. Un président fatigué, mais toujours candidat Le premier obstacle, c’est la candidature d’un président sortant de 92 ans. Quasi invisible, inopérant depuis plusieurs années, affaibli par l’âge et coupé des réalités du pays, il brigue pourtant un huitième mandat. La situation frise l’absurde : un homme que plus personne ne voit ni n’entend, porté à bout de souffle par un système qui refuse de tourner la page. Des institutions au service d’un pouvoir Mais au-delà de la personne du président, le vrai drame camerounais réside dans la faiblesse ou la compromission de nos institutions. À commencer par Elecam, l’organe chargé d’organiser les élections. Refus catégorique de publier le fichier électoral national, malgré les demandes insistantes de l’opposition. Cette liste est pourtant indispensable pour garantir la transparence du scrutin : nombre d’électeurs, absence de doublons, vérification des inscrits… Rien de tout cela ne sera possible sans sa publication. Pire encore, Elecam est aussi juge et partie. Il reçoit, valide – ou rejette – les candidatures. Et c’est dans ce rôle qu’il a récemment tenté de détourner la loi, en instrumentalisant un débat sur le mandat impératif des élus. Une manœuvre visant clairement à écarter le principal candidat de l’opposition, porteur d’un véritable espoir de changement. Au Cameroun, le mandat impératif est pourtant nul : un élu ne doit pas son siège à son parti, mais au peuple. Et s’il change de formation politique, il conserve sa légitimité populaire. Cette disposition limpide a failli être tordue, au nom d’une seule logique : la conservation du pouvoir. Face à cette menace, l’opposant visé a dû se résoudre à se présenter sous une autre bannière que celle de son parti. Un geste stratégique, mais qui illustre à quel point le jeu est pipé d’avance. Un Conseil constitutionnel…incompétent ? Et que dire du Conseil constitutionnel, censé être le garant suprême de la légalité électorale ? Dans un aveu d’échec institutionnel sans précédent, il a osé se déclarer incompétent pour juger un contentieux préélectoral. L’opposition avait saisi cette instance pour exiger la publication du fichier électoral. Refus net. Une institution censée défendre la Constitution qui se déclare elle-même incompétente ? Du jamais vu. Vers une crise postélectorale ? Avec un président-candidat inamovible, un organe électoral partial, un Conseil constitutionnel effacé, et une opposition sous pression, tous les ingrédients d’une nouvelle crise postélectorale sont réunis. Car dans les conditions actuelles, il semble impossible qu’un autre candidat que le président sortant puisse être déclaré vainqueur. Conclusion : c’est l’État qu’il faut reconstruire La tragédie du Cameroun ne se résume pas à un homme. Elle est bien plus profonde : elle concerne la faillite des institutions, ces piliers censés encadrer la démocratie et protéger la souveraineté du peuple. Tant que nos institutions seront aux ordres d’un régime et non au service de la République, aucune élection ne pourra être crédible, aucun changement véritable ne pourra advenir. La solution n’est donc pas seulement politique : elle est institutionnelle. Et c’est là que réside notre véritable combat. Par Teddy Patou Journaliste et Animateur Radio

Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse de la semaine du 14 au 20 juillet 2025)

Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse de la semaine du 14 au 20 juillet 2025)

Samedi 19/07. France 24 : RD Congo : Kinshasa et le M23 signent un accord de cessez-le-feu au Qatar Le groupe armé M23 et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RD Congo) ont signé, samedi, un accord de cessez-le-feu permanent dans l’est du Congo. Des négociations formelles en vue d’un accord de paix global sont prévues à la suite de cette signature. Une « avancée significative » saluée par l’Union africaine. Vendredi 18/07. RFI: Côte d’Ivoire: le chanteur Molare incarcéré suite à son implication dans un accident de la route mortel En Côte d’Ivoire, le chanteur Molare est actuellement incarcéré au pôle pénitentiaire d’Abidjan. Un mandat de dépôt lui a été décerné jeudi 17 juillet, selon plusieurs médias ivoiriens. Début juillet, Molare avait perdu le contrôle de son véhicule et blessé mortellement une passante alors qu’il roulait dans les rues d’Abidjan. RT France : Alger dénonce une procédure d’arbitrage «unilatérale» de l’UE L’Algérie a fermement réagi à l’ouverture, par la Commission européenne, d’une procédure d’arbitrage dans le cadre de l’Accord d’association liant les deux parties. Dans un communiqué publié le 17 juillet, le ministère algérien des Affaires étrangères dénonce une initiative précipitée, contraire à l’esprit de dialogue censé prévaloir. RFI : Tchad: les avocats de l’opposant Succès Masra dénoncent «une machination politique» Selon les avocats de l’ancien Premier ministre, l’information judiciaire est close depuis mardi 15 juillet et le dossier a été transmis au parquet général pour un éventuel jugement. Le président du parti les Transformateurs est donc maintenu en détention préventive, depuis plus de deux mois. Dans une conférence de presse organisée le jeudi 17 juillet au QG du parti, son collectif d’avocats dénonce « une machination politique » et une procédure judiciaire entachées d’irrégularités. RFI : En 2025, la Chine a investi 39 milliards de dollars en Afrique, dont 21 au Nigeria Selon un rapport publié, jeudi 17 juillet, par l’université australienne de Griffith, le continent africain est en 2025 le premier bénéficiaire des « nouvelles routes de la soie » lancées il y a plus de dix ans. Cependant, l’Empire du Milieu a totalement revu ses priorités. RFI : RDC: Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, introuvable depuis près d’une semaine Depuis bientôt une semaine, Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, est introuvable. Après un discours prononcé au début du mois, l’ancien proche de Joseph Kabila, rallié depuis à Félix Tshisekedi, n’a pas répondu à une convocation du vice-Premier ministre de l’Intérieur. Jeudi 17/07 XINHUA : Fin de la présence militaire permanente française au Sénégal La France a remis jeudi aux autorités sénégalaises ses deux dernières installations militaires dans le pays, marquant ainsi la fin de sa présence militaire permanente au Sénégal. Le camp Geille, le plus grand site militaire français à Dakar, capitale sénégalaise, ainsi que l’escale aéronautique française à l’aéroport international de Dakar, ont été officiellement transférés à l’Etat sénégalais lors d’une cérémonie en présence du général Mbaye Cissé, chef d’état-major général des armées sénégalaises, et du général Pascal Ianni, commandant des forces françaises en Afrique, a-t-on constaté sur place.  DW : RDC : Thomas Lubanga conteste un rapport de l’ONU Thomas Lubanga, ancien chef de milice et ex-détenu de la CPI, conteste un rapport de l’ONU sur le soutien que lui apporterait l’Ouganda. Thomas Lubanga explique son exil par ce qu’il qualifie de « persécution » dont lui et ses compagnons seraient victimes. « Persécution consécutive aux dénonciations de l’affairisme et de l’incapacité des gouvernements provincial et central. Comme on le sait, la République d’Ouganda a une tradition avérée d’accueil des exilés et des réfugiés politiques vis-à-vis de tous les pays de la région », explique-t-il. RT France : Hôtel particulier saisi à Paris : La CIJ examine la plainte de la Guinée équatoriale Opposée à la France dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis », la Guinée équatoriale a saisi la Cour internationale de justice (CIJ) pour contester la saisie et la gestion de l’hôtel particulier parisien. Le différend, à la fois juridique et diplomatique, s’est cristallisé lors d’une audience qui s’est tenue le 15 juillet à La Haye. XINHUA : Congo : une Task force créée pour réhabiliter les infrastructures des Jeux africains de 2015 Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a ordonné la création immédiate d’une Task force chargée de la réhabilitation des infrastructures construites à l’occasion des 50 ans des Jeux africains organisés en 2015, selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu le 16 juillet. Placée sous l’autorité du Premier ministre, cette Task force sera pilotée par le ministre d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux.  DW : Le Burkina dissout la Céni qualifiée de budgétivore D’après les militaires, la décision viserait à refonder l’Etat. Pour des observateurs, c’est la suite logique de la liquidation des acquis démocratiques. Alors qu’il recevait le 23 février 2024, un rapport de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), des mains de son président, Elysée Ouédraogo, le président de la transition du burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, avait assuré pourtant vouloir accompagner la Céni pour la réussite des élections à venir. LEPOINT : La justice gabonaise à l’épreuve du clan Bongo Ali, Sylvia et Noureddin Bongo rompent le silence. Leurs révélations à Paris relancent les doutes sur l’indépendance de la justice gabonaise et la promesse d’un procès équitable. Le président renversé Ali Bongo, son épouse Sylvia et son fils Noureddin sont sortis du silence devant la justice française. Vidéo et audio à l’appui, ils réaffirment leurs accusations de « tortures et actes de barbarie », « enlèvement » et « séquestration en bande organisée ». XINHUA : Cameroun/présidentielle : le président Paul Biya dépose officiellement sa candidature La candidature du président camerounais Paul Biya à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre a été officiellement déposée ce jeudi au siège d’Élections Cameroon (Elecam) à Yaoundé, a annoncé l’organe en charge de l’organisation des scrutins. Le dossier a été remis par Jean Nkuété, secrétaire général du Comité central du Rassemblement Démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, accompagné de Samuel Mvondo Ayolo, ministre directeur du Cabinet civil de la présidence. Mercredi 16/07. SPUTNIK : Le Burkina Faso et le Tchad unissent leurs forces

TF1+, la plateforme de streaming gratuite du Groupe TF1, désormais disponible en Afrique francophone

TF1+, la plateforme de streaming gratuite du Groupe TF1, désormais disponible en Afrique francophone

Après avoir séduit des millions de streamers en France, Belgique, Suisse et Luxembourg, la plateforme de streaming gratuite TF1+ poursuit son ambitieux déploiement international, annonce le Groupe TF1 dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. Elle est désormais disponible dans 21 nouveaux pays d’Afrique francophone Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Île Maurice, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie. La plateforme de streaming sera aussi prochainement accessible au Maroc, ajoute le groupe affirmant que depuis son lancement début 2024 en France, TF1+ a su s’imposer avec succès comme une destination de référence pour le divertissement sur le marché de la vidéo digitale, avec des milliers d’heures de programmes emblématiques du groupe TF1, complétée par des centaines de films et séries en illimité.. 20 000 heures de contenus premium gratuits en illimité Avec l’objectif de proposer une nouvelle expérience du streaming premium à la française, TF1+ met à disposition des streamers d’Afrique francophone une offre de contenus riche et gratuite, destinée à tous les publics. La plateforme proposera près de 20 000 heures de programmes disponibles à tout moment, en illimité, incluant du divertissement, des séries, du cinéma, ainsi que bien d’autres contenus conçus pour toute la famille, et ce gratuitement. Un catalogue premium mêlant des émissions emblématiques de TF1 et des contenus exclusifs Les utilisateurs peuvent dès maintenant profiter d’un catalogue de programmes premium unique et intergénérationnel, avec des émissions phares du groupe TF1 comme Koh-Lanta, Star Academy, Quotidien ou encore Secret Story. La plateforme propose également le meilleur de la fiction française comme HPI et Brocéliande, des sagas quotidiennes emblématiques comme Plus Belle la Vie et Tout pour la Lumière, des offres de télénovelas avec L’Amour d’une mère ou encore Les Arômes du cœur, ainsi que des centaines de films et téléfilms.

Advans dévoile ses Rapports Financiers et d’Impact 2024, illustrant les avancées significatives réalisées au cours de l’année

Advans dévoile ses Rapports Financiers et d’Impact 2024, illustrant les avancées significatives réalisées au cours de l’année

Advans a annoncé mercredi 9 juillet la publication de ses rapports financiers et d’impact 2024. Les rapports illustrent la croissance importante des portefeuillesde dépôts et de crédits d’Advans, démontrant l’engagement continu du Groupe à fournir des services financiers aux MPME et aux agriculteurs, afin de favoriser le développement économique dans tous ses pays d’opérations. Les Rapports démontrent l’impact de 360 millions d’euros d’encours de créditsaux MPME, aux Agriculteurs et aux Femmes à travers l’Afrique. En 2024, Advans a enregistré une forte croissance, avec un encours de crédit en Afrique atteignant 360 millions d’euros. Ceci reflète une augmentation de 14 % en une année, soit près du double de la taille du portefeuille à la fin de l’année 2020. Le portefeuille de dépôts du groupe a également augmenté, atteignant près de 215 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 7 % par rapport à 2023. Opérant sur les principaux marchés émergents d’Afrique, le Groupe a consolidé sa position de leader du secteur, avec près de 700 000 clients au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo, au Ghana, au Nigéria et en Tunisie. En améliorant l’accès au financement et en apportant un soutien renforcé à ses clients, Advans continue de jouer un rôle important dans le progrès socio-économique des régions où il opère. En raison des impacts croissants du changement climatique en Afrique au cours des dernières années, et des conséquences pour les entrepreneurs et les agriculteurs, le Groupe a également lancé une stratégie climatique avec trois filiales pilotes : en Côte d’Ivoire, au Ghana et en Tunisie. La stratégie climatique d’Advans vise à identifier les clients les plus vulnérables aux risques climatiques, en fonction de leur secteur d’activité et de leur localisation, et à développer des solutions financières ou non financières pour les aider à renforcer leur résilience et leur capacité d’adaptation face à l’avenir. Commentant la publication des rapports, EelkoBronkhorst, Président du Conseil d’administration du Groupe Advans, a déclaré : « En 2005, lors de la création d’Advans, nous avons relevé le défi de devenir un acteur majeur de l’inclusion financière. Aujourd’hui, vingt ans plus tard, nous célébrons notre réussite à générer un impact réel en Afrique, où six filiales Advans permettent à près de 700 000 clients d’avoir un accès adapté aux services financiers. Chaque filiale joue un rôle essentiel dans la transformation de l’inclusion financière sur ses marchés. Nous sommes fiers qu’Advans soit reconnu comme une institution financière à impact et responsable, et enthousiastes à l’idée de poursuivre ce parcours remarquable dans les années à venir. » Steven Duchatelle, Directeur General d’Advans International, a déclaré :« En 2024, Advans a réalisé des progrès significatifs dans l’amélioration de son impact, en s’alignant sur les objectifs de développement durable. Les rapports d’impact et financier témoignent de notre engagement à accompagner les entrepreneurs et les agriculteurs africains dans leur parcours vers une croissance viable. Ces résultats sont le fruit de notre détermination à offrir des services financiers accessibles et adaptés, qui favorisent un développement inclusif et durable. Ces rapports offrent également à nos collaborateurs à travers le réseau, à nos clients et à l’ensemble de nos parties prenantes des informations précieuses sur nos réalisations collectives en 2024. »  2024 en Chiffres et en Impact Soutien aux MPME et au secteur privé. Advans a renforcé les capacités des individus et des entreprises en décaissant 423 millions d’euros de crédits. Atteindre les populations mal desservies. Advans opère à travers plus de 120 agences sur l’ensemble de ses marchés, ainsi que via des réseaux tiers (agents bancaires) et des canaux digitaux (applications clients et services USSD). En 2024, 54 % des transactions ont été réalisées via des canaux en dehors des agences. Fournir un service de qualité aux clients. 82 % des clients déclarent être tout à fait d’accord pour dire que les 1 217 chargés de clientèle d’Advans les traitent toujours avec respect. Contributions d’Advans aux Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU En 2024, le travail d’Advans a contribué à la réalisation de plusieurs objectifs, notamment : ODD 1 : Pas de pauvreté. 91 000 créditsont été décaissé sur l’ensemble des filiales. 80 % de ces crédits étaient des crédits micro-entreprises. ODD 5 : Égalité entre les sexes. Les femmes représentent 33 % des emprunteurs. 88 % d’entre elles bénéficient d’un crédit micro-entreprise. 50 % des managers et 55 % des directeurs d’agence au sein des filiales sont des femmes. ODD 8 : Travail décent et croissance économique. 36 % des clients déclarent avoir fortement augmenté leurs revenus depuis leur inscription chez Advans. Le Groupe emploie directement 3 338 personnes, dont l’âge moyen est de 34 ans. ODD 10 : Inégalités réduites. 61 % des clients accédaient pour la première fois à un crédit. ODD 13 : Action climatique. Trois filiales ont mis en place une stratégie climatique, et 34 % des collaborateurs de ces filiales ont participé à l’atelier la Fresque du Climat. Les rapports d’impact et financier 2024 mettent en lumière la contribution croissante d’Advans au développementéconomique et socialeenAfrique via l’inclusion financière. Les réalisations présentées dans ces deux rapports illustrent l’engagement du Groupe à répondre durablement et responsablement aux besoins des MPME, des agriculteurs et des femmes en Afrique, en proposant des solutions sur mesure. Accéder aux deux rapports : Rapport financier Rapport d’impact.