La mort de Johnny Hallyday « l’idole des jeunes » à l’âge de 74 ans

La mort de Johnny Hallyday « l’idole des jeunes » à l’âge de 74 ans

Jean-Philippe Smet dans le civil, le célébrissime chanteur Johnny Hallyday a rendu son âme à l’Eternel le mercredi 06 décembre 2017 à 03 heures du matin à Marnes-la-coquette. Il luttait contre un cancer depuis plusieurs mois. La star nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité», a annoncé son épouse. «Jusqu’au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Le cœur battant si fort dans un corps de rocker qui aura vécu toute une vie sans concession pour son public, pour ceux qui l’adulent et ceux qui l’aiment», poursuit-elle à propos de son mari. Il n’y avait plus trop d’espoir, ces derniers jours, après son hospitalisation pour détresse respiratoire il y a un mois. Après six jours passés dans la clinique Bizet du XVIe Arrondissement de Paris, Johnny Hallyday avait décidé de rentrer à son domicile de Marnes-la-Coquette et depuis Laeticia son épouse n’avait plus communiqué via les réseaux sociaux. Un mauvais signe, alors que c’est elle qui s’est régulièrement employée à donner des nouvelles rassurantes de Johnny, depuis qu’il avait annoncé début mars être traité contre la maladie. Un cancer dont il savait déjà qu’il était métastasé. Chanteur, compositeur et acteur français, Johnny Halliday est né à Paris le 15 juin 1943. Durant ses plus de cinquante-cinq ans de carrière, il est l’un des plus célèbres chanteurs francophones et l’une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français. Il est, en 1960, le premier à populariser le rock’n’roll en France. Après le rock, il lance le twist et le mashed potato. Les différents courant musicaux auxquels il s’est adonné, rock’n’roll, pop, rhythm and blues, soul, puisent tous leurs origines dans le blues, et bien qu’interprète de nombreuses chansons dites de variété, de ballades, et parfois de country, le rock reste sa principale référence. Son apport à la scène française est important. D’abord décrié puis reconnu, il impose sa marque et transforme le tour de chant traditionnel en un véritable spectacle. En dehors des pays francophones, s’il ne parvint pas durablement à s’imposer malgré plusieurs tournées à succès, notamment en Amérique du Sud, sa réputation d’homme de scène franchit en revanche les frontières. Sa longévité au premier plan (57 ans de carrière), comme ses prestations vocales et scéniques, lui attirent la reconnaissance de ses pairs. Depuis ses débuts, il a effectué 183 tournées, 27 rentrées parisiennes et a attiré plus de 28 millions de spectateurs. Il a enregistré plus de 1000 titres, composé une centaine de chansons et vendu 110 millions de disques. Sa carrière est récompensée par 40 disques d’or, 22 de platine, 5 de diamant et 10 Victoires de la musique, pour une discographie officielle qui compte 50 albums studio et 29 albums live. Ses succès sont innombrables, «Le Pénitencier», «Noir c’est noir», «Retiens la nuit», «Que je t’aime», «Gabrielle», «La musique que j’aime», «Ma gueule», «Quelque chose de Tennessee», «Allumer le feu», «Marie»… Depuis 2014, il est un des membres du trio Les Vieilles Canailles. Johnny Halliday est mort, le peuple est triste. Avec lui, c’est une part d’histoire française qui se fragmente.

La styliste congolaise Assina Obela à l’honneur sur le magazine et dans les kiosques Kabibi

La styliste congolaise Assina Obela à l’honneur sur le magazine et dans les kiosques Kabibi

Le magazine KABIBI publié en France et en Afrique, spécialisé dans la promotion de la femme africaine (mode, beauté, société…), présente sur quatre pages le travail de mode vestimentaire réalisé par la styliste et mannequin congolaise Assina Obela, avec l’aide de son assistante « chic choc Laetitia O ». Les tenues tendances créées pour l’occasion sont disponibles en kiosque Kabibi à Paris. Le but etant toujours de mettre en valeur la culture africaine. Dans son exposition actuelle se présentent deux visions de la mode où se mêlent Art, imprimés, couleurs, matières et personnages féériques, imaginées par elle-même, et qui rend hommage aux Queens africaines et à la créativité artisanale. Qui est Assina Obela ? Dans son interview à New KG, Assina Obéla, se présente comme styliste mannequin et originaire de la république du Congo. Elle habite en France. Elle a commencé à poser comme modèle il y a 6 ans de cela lorsqu’elle a vu une photo qu’elle a trouvé superbe sur un blog. Cela mettait tellement en valeur la femme africaine et elle l’a donné envie d’en faire sa passion principale puis en semi professionnelle. Après un premier essai de photo classique, elle a décidé de faire une séance photo avec une thématique qui sort de l’ordinaire et qui donne envie aux photographes de la choisir comme modèle. Pour le stylisme elle s’est vêtue entièrement de foulards colorés avec du wax. Ces images ont voyagé sur différents blogs et affiches du Royaume uni à la Guyane en passant par l’Allemagne. Son plan ayant fonctionné elle a pu participé en tant que modèle à deux expositions. Pour l’une on devait représenter le dernier tableau de Jesus Christ où chaque femme représentait un disciple portant un voile (de mariée, de bonne sœur, burqua) et dans l’autre j’apparaissais en prêtresse Vodoo. Concernant les défilés, elle a participé à un Show Coiffure pour Mizani (la branche afro de l’Oréal) et True colors (la marque de maquillage). Elle a également pris part au défilé annuel de l’atelier Chardon Savard, au Musée du Quai Branly pour le couturier Myke Sylla. Assina Obela fait également ses débuts au cinéma, mais essentiellement de la figuration dans une Pub pour Afflelou, le Film Hunger Game et prochainement une comédie romantique Américaine. Nota : pour les visiteurs à l’exposition Kabibi deux points à retenir Kabibi Paris Arr1-Metro Chatelet Brh et Kabibi Paris Arr3 Métro République.

David M’voutoukoulou: Rencontre avec l’Afrique, titre de son manuel multiculturel pratique

David M’voutoukoulou: Rencontre avec l’Afrique, titre de son manuel multiculturel pratique

Les ateliers proposés dans cet ouvrage sont simples : une technique rythmique soutenue par des photographies et un texte explicatif. Le support musical transcrit également en partition laisse autant libre court à l’imagination de l’intervenant qu’aux participants. Cet ouvrage est tout public et donne un aperçu de l’énergie positive générée par le mouvement, l’expression et la voix. Ce manuel pratique est surtout destiné aux enseignants, musicothérapeutes, animateurs, socioculturels, éducateurs, musicologues, professeurs de musique et chorégraphes. En effet, par le billet du rythme, du chant, de la musique, par l’expression corporelle et la danse. David M’voutoukoulou propose de partir à la découverte non seulement de l’Afrique mais de nous-mêmes. Source d’énergie, le rythme s’exprime au travers du mouvement et de la voix. Ces moyens de communication nous mettent en contact direct avec nos ressources personnelles. Non, seulement le chant favorise l’union d’un groupe, mais il soutient également l’activité corporelle et l’apprentissage du rythme. Par le jeu, la danse facilite les relations avec le corps et son rapport aux autres. En groupe, l’alchimie chant-danse-musique-communication, non verbale, facilite la communication entre les individus et accroit la connaissance et la confiance en soi. Bien entendu, la joie de chanter, communiquer et s’épanouir au sein d’un groupe reste un objectif important ; se faire plaisir ! La culture africaine est le berceau de bon nombre de musiques contemporaines et la danse afro est-elle aussi étroitement liée à la réalité et aux évènements de la vie. Elle est issue de l’âme et donne accès aux intuitions et aux émotions. David M’voutoukoulou « Calvet », auteur de cette brochure de 70 pages, dans lequel sont joints 2 CD audio et plusieurs partitions de musique, est musicien, guitariste, chanteur-compositeur et danseur-chorégraphe. D’origine congolaise, David M’voutoukoulou se considère avant tout comme panafricain. Dès son jeune âge, il a été baigné de Kinshasa à Brazzaville dans le monde de la musique et la danse. Avec son premier groupe « Les Elus » de Brazzaville 2ème prix de la semaine culturelle à Brazzaville (1968), médaille de bronze au Festival Panafricain d’Alger 1969. Tournée africaine (1970-1975), plusieurs spectacles sur le continent africain et au Mexique. Arrivé à Paris (1975) il a créé son premier groupe afro-soul « Bayembi-Africa » et il a enregistré avec d’autres groupes tels qu’Elikia, Raina-Rai etc…. David M’voutoukoulou a tourné en Afrique, en Europe et aux Antilles. De 1976 à nos jours, il a enregistré 7 disques avec son groupe de musique moderne « Bayembi-Africa ». Il a ensuite fondé ses propres ballets « Lokole et Libota » avec lesquels il a participé à divers galas et rencontres pluriculturelles dans le monde. A la fin des années 77, David M’voutoukoulou s’est intéressé de plus près à l’enseignement et aux valeurs pédagogiques de la culture africaine. Depuis lors il organise et anime des cours et des stages de danse en France, Canada, Norvège, Allemagne, Espagne, Suisse et USA à l’attention des centres culturels, écoles de danse professionnels, écoles primaires et secondaires. Il est maintenant établi en Suisse dans le domaine des animations scolaires. Pour Laura Vilardo une expérimentée, la sensibilité non seulement musicale mais humaine cultivée en Afrique et dans le reste du monde, le sens de l’écoute et de l’observation sont des atouts qui confèrent à David M’voutoukoulou un style pédagogique très personnel axé sur la valorisation de l’individu au sein de la collectivité.

Une Vedette et une chanson : Kiamuangana Mateta « Verckys » dans « Nakomitunaka »

Une Vedette et une chanson : Kiamuangana Mateta « Verckys » dans « Nakomitunaka »

Quand Kiamuangana s’interroge sur les origines de la race noire et la nécessité pour elle de partager la religion fondée sur le Christ. Composée en 1972 par Kiamuangana Mateta, la chanson « Nakomitunaka » (Je me demande) arrive en pleine politique de recours à l’authenticité lancée le 27 octobre 1971 par le président Mobutu, et qui perturbe les relations avec l’église catholique qui n’est pas contente de la série des mesures pour se détacher de tout ce qui peut rappeler l’Occident et la religion, notamment la suppression des prénoms chrétiens. D’ailleurs le thème développé dans la chanson « Nakomitunaka » n’a pas du tout plut au Clergé. Elle décortique un certains nombre des faits bibliques qui sont défavorables à la race noire. Par exemple la question de savoir pourquoi Adam et Eve, Jésus Christ, tous les Saints, les statuts dans les églises sont blancs ?.. Qui est donc l’ancêtre de la race noire ? Notons que la chanson a coûté à Kiamuangana une sévère mise en garde de l’Eglise catholique. Mais, au moment où on assiste au marché aux esclaves en Libye, l’indignation qui monte en flèche fait penser à « Nakomitunaka ». Qui est Kiamuangana Mateta Verckys ? En quelques lignes, l’auteur de la chanson thématique de grande portée politique « Nakomitunaka », Kiamuangana Mateta « Verckys » est né à Kisantu (RDC) le 19 mai 1944. Artiste musicien et saxophoniste, il est également patron des éditons musicales « Veve » qui regroupe plusieurs activités dans le domaine de l’édition musicale et de la promotion des jeunes artistes. Etudes et musique : Etudes primaires à l’Athénée de Ngiri-Ngiri, puis à l’Athénée de Kalina, jusqu’aux humanités modernes. Dès son jeune âge, il s’intéresse à la musique. Il apprend le maniement de la clarinette à la fanfare kimbanguiste, mais c’est Isaac Musekiwa qui l’initie au saxophone. Carrière musicale 1962 en 1969, successivement saxophoniste dans les orchestres Los Cantina, Jamel Jazz , Congo-Rock de Paul Ebengo alias Dewayon, le groupe musical de Gérard Kazembe, avant d’intégrer en 1963, l’orchestre l’O.K Jazz. Février 69, Verckys est exclu de l’Ok Jazz à la suite des enregistrements dissimulés. Il monte l’orchestre « VéVé», le 5 avril 1969 à Kinshasa, avec des musiciens comme, Sinatra Bonga Tshekabu dit Saak Saakul, Loko Massengo « Djeskin, Bovick Ye Bondo, Mario Matadidi (chant), Danila (guitare solo), Jim (guitare basse), José Bébé, Kelly Makiadi, Maproco (saxo)… L’orchestre Vévé fait sa sortie officielle au bar Vis-à-vis en juin 1969. 1972, défection au sein de l’orchestre « Vévé ». Sinatra, Djeskain et Mario quittent le groupe pour former l’orchestre Sosoliso, du trio MA-DJE-SI (Mario-Djeskain-Sinatra) Aussitôt après cette défection, l’orchestre Vévé se restructure, et s’équipe d’un équipement complet d’instruments de musique. mais Kiamuangana se lance particulièrement dans la production discographique à partir de son studio d’enregistrement (avenue Eyala, commune de Kasavubu) et plus tard il ouvre son magasin « Zadis » sur la place Victoire à Kinshasa. Autorité de premier plan dans l’organisation des artistes-musiciens (Umuza-Umuco) 1988, Décès de Vicky Longomba, président de l’Umuza (Union des musiciens zaïrois). Verckys Kiamuangana Mateta le remplace. Il organise le bureau et met en place une structure pour suivre les démarches avec la Soneca et la situation sociale des musiciens. Mai 1995, Kiamuangana est réélu à l’unanimité par tous les membres, comme président national de l’Umuza. En 1998, il dirige avec Tabu Ley, Zatho Kinzonzi et Philippe Kanza, les travaux de l’Umuco, (Union des musiciens congolais). Depuis il est demeuré à la tête de l’union, cumulativement avec ses responsabilités au sein de la Soneca (Société nationale des éditeurs, compositeurs et auteurs) liquidée en 2000 et surtout président du conseil d’administration de la Socoda (Société congolaise des Droits d’Auteurs et des Droits Voisins) depuis le 4 août 2015 (ordonnance présidentielle n°11/022 du 18 mars 2011).

L’Orchestre Cercul Jazz dont Franklin Boukaka et Ntouta Mamadou étaient les héros

L’Orchestre Cercul Jazz dont Franklin Boukaka et Ntouta Mamadou étaient les héros

L’Orchestre Cercul Jazz qui a cessé d’exister depuis 1975, a bien été un des grands groupes historiques de la rumba, des musiques envoûtantes aux climats étranges réalisés suivant une inspiration très éclectique : Salsa, Biguine, Folk, Jazz… Au commencement était le Cercle culturel de Bacongo. 1954 – A la faveur de la création à Brazzaville de plusieurs activités culturelles, notamment au sein du célèbre Cercle Culturel de Bacongo, (dirigé par Dominique Nzalakanda, ancien maire et ministre sous l’Abbé Fulbert Youlou) la formation musicale « Armonie Brazza » qu’animait l’arrangeur Adolphe Kibouilou depuis les années 40, intègre ce Cercle créé en 1952 et en devient l’animateur principal, au point où en 1954 il se fait désormais appeler « Orchestre Cercul Jazz ». On compte dans le groupe les musiciens : François Bamanadio (chef d’orchestre – guitare solo), Joseph Ndebeka (guitare rythmique), Honoré Loubayi (saxo), Auguste Mahoungou (clarinette) Alphonse Malanda, Sangou « De la danse », Jean Bakanga… qui créèrent un véritable enthousiasme parmi les milieux musicaux de Brazzaville. Plus tard en 1959, Miguel Samba, Didi Siscala, Joseph Ndebeka, Dominique Ntoudissa et Michel Miadeka, Ntouta Mamadou, Freddy Nkounkou complètent l’effectif de l’orchestre. En 1960, le Cercul Jazz traverse le Pool pour séjourner à Kinshasa. Pendant plusieurs mois, l’orchestre fait les beaux jours dans les dancings « Ciné Bar », « Paris soir », et surtout le bar du « Vieux Moudzale ». 1962 – L’intégration de Franklin Boukaka En 1962, la première équipe sera relayée par une autre dont les musiciens Franklin Boukaka, Ntounta Mamadou (chant), Pecos (guitare solo) Paul Nzoungou (guitare rythmique), Alphonse Taloulou, Diam, Papa Moziki (basse) Henry Bibi de Massouka (batterie), Siméon Malonga « Ricky » furent les grands architectes de la brillante carrière de cet ensemble dont l’oeuvre aux climats passionnants a représenté une étape importante de la musique congolaise. La présence de Franklin Boukaka, issu des orchestres, Negro Band et Jazz Africain va être d’une grande opportunité pour sa grande expérience dans le domaine de l’interprétariat et de l’arrangement. Entre 1963 – 1964, Cercul Jazz va alors entreprendre une tournée africaine qui le conduit au Gabon, au Tchad, au Cameroun et au Nigéria. Sur le chemin de retour, l’orchestre qui est au sommet de sa gloire, séjourne deux mois à Dolisie via Pointe-Noire avant de rentrer triomphalement à Brazzaville. Il élit domicile, « Le Club Lomeka » (ex-bar Bouzoumou) dans la rue des Martyrs à Poto-poto, et de s’appeler désormais Cercul Jazz « Lomeka ». La performance la plus remarquable de Cercul Jazz à cette époque, est d’avoir réussit chez les éditeurs Pathé Marconi et Stenco, des enregistrements dont il a utilisé les couleurs et les rythmes les plus populaires. Des titres comme ; « Joli joli Brazza », « Brazza tu capital », « Loufouatolo », « Nituani ya mbi » et tant d’autres dont la conception est restée fidèle au style de l’orchestre de Bacongo. Un style qui se pratiquait surtout à la guitare-solo et caractérisé par le fait que le soliste plaquait des accords très succincts pour soutenir la mélodie. C’est-à-dire, moins de « Sebene »(rythmique prolongée). Franklin Boukaka et Albert Ntouta Mamadou vont s’imposer comme les meilleurs chanteurs du groupe et les leaders incontestés. 1967 – Franklin Boukaka crée son propre groupe « Sanza », composé des « sansistes » Albert Mampouya, Pierre Badinga et du batteur Dominique Otomba. Grand interprète les textes de Franklin dominent l’ensemble de la production du groupe avec une poésie axée sur l’Afrique, le monde, son décor et ses obsessions. Sa musique rencontre l’écriture et de là est né un climat engagé et dansant. Au sommet de son art, Franklin Boukaka décède le 22 Février 1972. Seul maître à bord, Albert Ntouta Mamadou conduit avec brio les destinés de l’orchestre Cercul Jazz jusqu’en Novembre 1972, date à laquelle il décède à Kinshasa pendant le séjour qu’effectuait le groupe dans la capitale congolaise. (neuf mois après la mort de Franklin Boukaka en Février 1972) Il sera inhumé à Brazzaville avec tous les honneurs et en présence des grands musiciens kinois, dont Gérard Madiata qui présente l’oraison funèbre avant de faire un vibrant tour de chant à la mémoire du défunt. Avec la mort de Ntounta Mamadou, le Cercul Jazz cesse pratiquement d’exercer. En 1975, le chanteur Matingou et le batteur Biniakounou « Tochino » tentent d’exhumer l’orchestre, mais sans succès. Enfin, notons que le Cercul Jazz a réuni tout au long de son histoire des musiciens d’horizons très divers et tenté une synthèse de leurs différents idiomes. On peut citer entre autres musiciens, des noms comme: Pierrot Loukouamoussou, Arthur Samba Nona (saxo) Francis Bitsoumanou (guitare basse) Domsis (tumbas), Matingou (chanteur), Didier Mouanga Rondos, Mabwa… Le résultat était étonnant. Une belle page de l’histoire de la musique congolaise.

L’Arrondissement n°7 Mfilou Ngamaba jumelé à la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL)

L’Arrondissement n°7 Mfilou Ngamaba jumelé à la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL)

A l’initiative de L’institut de formation aux métiers de la ville ( Ifmv) basé en France et dirigé par M. Brice Arsène Mankou, Élu Municipal de la ville de Lens et président de cet institut français, l’administrateur Maire du 7° arrondissement de Brazzaville, Monsieur Jean Marie Nzinga Ondemba, a été accueilli par le Président de la CALL et Maire de la ville de Lens Monsieur Sylvain Robert à l’hôtel de ville de Lens. C’était en présence de nombreux élus de la ville de Lens, des congolais et africains de la diaspora et des forces vives de cette ville ouverte et connue dans le monde grâce au football. Dans son allocution devant le parterre des invités de marque, le Maire de MFILOU Ngamaba a vanté l’ouverture de la ville de Brazzaville qui entre 1940-1942 a accueilli le Général DE GAULLE qui décréta Brazzaville, capitale de la France libre pendant l’occupation nazie. Cette évocation a été ovationnée par les invités dont Sylvain Robert, Maire de la ville et président de la CALL qui estime que son institution est désormais prête à être jumelée à l’arrondissement 7 MFILOU Ngamaba dans le cadre de la coopération décentralisée et d’un partenariat gagnant- gagnant. Grâce à notre partenaire l’ifmv qui accompagne la décentralisation et le développement local au Congo, le Maire de Mfilou, Jean-Marie Nzinga Ondemba a tenu à remercier M. Brice Arsène Mankou sans qui il ne serait pas à Lens aujourd’hui. Tout comme il a manifesté sa reconnaissance à Monsieur le Maire de la ville de Lens, car sa présence dans sa ville est un tout symbole. Unis par des liens historiques et légendaires et fraternels, le Maire de Mfilou est venu solliciter la communauté d’agglomération de Lens- Liévin pour un partenariat dans les domaines de l’assainissement, la voirie, la gestion communale et la formation continue. De son côté, Sylvain Robert qui a rappelé que la CALL n’est jumelée à aucune ville va s’engager dans ce jumelage gagnant pour accompagner en partenariat avec son partenaire l’IFMV dans le développement local, l’assainissement, la voirie et surtout la formation des élus locaux congolais et les cadres et agents des collectivités locales C’est dans ce cadre, qu’une convention a été signée entre le Président de L’IFMV, Bruce Arsène Mankou et l’administrateur Maire de l’arrondissement 7 MFILOU Ngamaba , Monsieur Jean Marie Nzinga Ondemba. Il faut souligner que dans le cadre de l’accompagnement que L’IFMV propose à l’arrondissement 7 Mfilou Ngamaba, un expert Lensois va être mis à disposition à la mairie de Mfilou pendant un an pour travailler sur l’ensemble des projets et les besoins de formation du personnel de cette collectivité locale. Un séjour fructueux du Maire de MFILOU en France pour le bien de ses administrés et de la population de MFILOU Ngamaba. Clément Ossinondé

La gestion des droits d’auteur au Congo, pendant la période coloniale

La gestion des droits d’auteur au Congo, pendant la période coloniale

Si Léopoldville, alors capitale du Congo-Belge, a été la première ville en Afrique centrale à créer la première industrie musicale, cependant toute la période allant de 1947 à 1953, la protection des droits d’auteur étaient inexistants, voire méconnus. Aussi les éditeurs grecs ne voulaient pas en entendre parler. Mais pour combien de temps ? SABAM ( Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs) La forte présence des producteurs musicaux nationaux et étrangers à Léopoldville (Kinshasa) au cours des années 50, lesquels ont contribué efficacement au rayonnement de la musique congolaise au de-là des frontières du Congo, ne pouvaient plus rester indifférents de la SABAM, qui il faut le reconnaître a pris beaucoup du temps pour s’y installer. 1953 – La SABAM s’installe à Léopoldville (Kinshasa) Au cours de l’année 1953, la SABAM s’installe à Kinshasa. Elle a juridiction sur le Congo, Le Rwanda et Urundi. Son bureau est composé de : – Directeur d’Agence : Jean Courtin – Secrétaire sténodactylo : Joseph Kabaselle – Des collaborateurs La mission du Bureau consiste à la perception (auprès des consommateurs et producteurs de musique pour l’utilisation publique), la répartition, l’administration et la gestion de tous les droits d’auteur de ses membres au Congo et au Rwanda Urundi, particulièrement les compositeurs et éditeurs affiliés. Outre les fonctions administratives, il est confié à Joseph Kabaselle la mission de sensibiliser les musiciens congolais pour les persuader à adhérer à la SABAM. Il va associer Augustin Moniania « Roitelet » pour l’épauler au bon fonctionnement de cette lourde tâche. Toutefois, les éditeurs grecs ne veulent pas jouer le jeu, ils incitent les musiciens à ne pas adhérer à la Société de droits d’auteur. A l’exception de l’éditeur belge Bill Alexandre qui autorise à ses sociétaires aux éditions CEFA : Roger Izeidi, Armando Antoine Brazzos, Vicky Longomba, Augustin Moniania « Roitelet », Paul Kossi « Bemi » et bien d’autres qui sont à considérer comme étant parmi les précurseurs à se motiver pour affilier à la SABAM et à déclarer l’ensemble de leurs œuvres. Augustin Moniania « Roitelet » à la tête du mouvement d’adhésion à la SABAM. Augustin Moniania « Roitelet », collaborateur de Joseph Kabaselle, prend le travail d’adhésion à bras le corps. Il incite les musiciens congolais à adhérer massivement. Antoine Moundanda est parmi les premiers à répondre à l’appel. Il ouvre ainsi les vannes pour plusieurs musiciens des éditions Ngoma. A la fin de la première campagne de perception de droits d’auteur auprès des utilisateurs de la musique au Congo, (bars, restaurants, cinémas, hôtels, radio, éditeurs, etc…) la répartition des sommes perçues par les adhérents de la SABAM se passe de commentaires pour l’importance des sommes perçues, et bien supérieures aux rémunérations forfaitaires perçues habituellement au titre de royalties auprès de leurs éditeurs. Ils sont comblés, au point de manifester ouvertement leur joie dans les principales avenues de Kinshasa au bord d’une caravane des taxis et des bus loués pour la circonstance. La grogne – Il fallait s’y attendre – est montée d’un cran chez les musiciens a qui l’adhésion à la SABAM a été déconseillée par leurs éditeurs. Ceux-là mêmes qui de leur côté sont surpris de voir leurs sociétaires accumulés autant d’argent (royalties et droits d’auteur). La présence de la SABAM à Kinshasa est devenue un véritable motif d’inquiétude pour les éditeurs qui ont fini par se soumettre au processus de protection par la loi sur le droit d’auteur. En 1955, la SABAM comptait déjà des centaines de musiciens compositeurs, mais aussi tous les éditeurs grecs et belges (Opika, Ngoma, Loningisa, CEFA , etc…) Clément Ossinondé

L’artiste malien M’bouillé Koité, lauréat du Prix Découvertes RFI 2017

L’artiste malien M’bouillé Koité, lauréat du Prix Découvertes RFI 2017

Le vote du jury présidé cette année par SINGUILA, artiste français d’origine congolaise , a retenu le 9 Novembre 2017 l’artiste malien M’bouillé Koité, lauréat du Prix Découverte RFI 2017. Il a devancé dans les votes, la rappeuse Ami Yerevolo, elle aussi d’origine malienne et le Mauricien, Hans Nayma. Agé de 27 ans, M’bouillé Koité est un brillant jeune talent, Issu d’une famille de griots et musiciens. En 2008, il entre à l’Institut National des Arts. Deux ans plus tard, il sort diplômé de la section musique. En 2014, il est remarqué dans le télé crochet » Island talent Africa ». En 2016, il obtient le Trophée Tamani d’or « révélation » et le trophée Africa-Show Meilleur Artiste du Mali. Depuis ce jeune griot n’a cessé de faire du bonheur à ses fans et à tous ceux qui militent pour le retour aux sources de la musique africaine. Notons qu’auparavant le comité d’écoute du Prix Découvertes RFI avait sélectionné 10 finalistes de l’édition 2017 ci-après: Ayôdélé (Benin), Willy Baby (Togo), M’bouillé Koité (Mali), Lab’l (Cameroun), Hans Nayna (Ile Maurice), OMG (Sénégal), Prince Mo (Togo), Sarro (Sénégal), SO-S Def (Guinée), Ami Yerewolo (Mali). Pour la petite histoire Le Prix Découvertes est l’occasion chaque année de mettre en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain. Au cours des années, ce Prix a récompensé des artistes aussi divers et talentueux que tels Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal), Amadou et Mariam (Mali) ou Maurice Kirya (Ouganda) Casimir Zoba « Zao », Ange Linaud (Congo), etc… Il jouit maintenant d’une vraie notoriété à travers le monde. Son Jury, composé de professionnels, est chaque année présidé par une personnalité. De Jacob Desvarieux à Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Passi, Kery James, Richard Bona, Asalfo et Fally Ipupa, les présidents du Prix Découvertes RFI apportent leur caution et leur expérience à son rayonnement. Le lauréat bénéficie de 10 000 euros, d’une tournée en Afrique et d’un concert à Paris. RFI et leurs partenaires sont des acteurs engagés auprès du lauréat et lui offrent un soutien professionnel, une promotion sur leurs antennes et leurs sites web. Le Prix Découvertes RFI est organisé en partenariat avec la SACEM, L’Institut Français, l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’UNESCO, Ubiznews et Deezer. Avec RFI