Josys Toungamani, chanteur parolier et auteur congolais, est mort mercredi 3 Janvier 2018

Josys Toungamani, chanteur parolier et auteur congolais, est mort mercredi 3 Janvier 2018

Agé de 76 ans, le chanteur qui a montré la voie à la génération « Groupe vocal » est mort à Brazzaville des suites d’une longue maladie. Grand parolier, Josys avait composé pour de nombreux musiciens à Brazzaville et à Kinshasa. Le 17 octobre 2012, Josys Toungamani a été présenté par Denis Malanda dans sa toute première émission en DVD « Les artistes inoubliables » et au cours de laquelle le présentateur avait tracé le portrait original du héros de la musique Jeune des années 60. Quand le mouvement musical « Groupe vocal » prend la route Personnalité considérable, Josys aura été le véritable précurseur de la musique dite « Jeune » à l’époque. Dans son parcours riche d’enseignements c’est un magnifique et copieux panorama démontrant la pérennité de l’impact des gospel songs sur la jeunesse congolaise des années 60. Son énorme influence s’étendra dans tout le pays et il deviendra le chef de file des guitaristes de gospel moderne et aura été en outre, un chanteur agréable et très personnel à la touchante voix à demi-volée Josys, un des personnages les plus étranges de la chanson congolaise contemporaine. Une inspiration délirante. Né le 22 septembre 1941 à Brazzaville au Congo, Joseph Toungamani Josys est l’un des derniers paroliers de la musique moderne du Congo. Enfant il participe à l’éclosion du Groupe musical de Paul Kamba à Poto-poto en frappant sur un tam-tam traditionnel (Patenge). Tour à tour, voit naître les talents congolais tels que Diaboua, Liberlin de Soryba Diop, Pella Lamontha etc. et bientôt les Essous, Nino, Pandi, Kouka, Ganga Edo… qui créeront plus tard le légendaire Orchestre Bantous. Sa chanson « Bana ya Congo mobimba » en 1964 est sacrée Hymne d’accueil populaire. Exécutée depuis par la fanfare de l’armée congolaise, elle est enseignée dans les établissements scolaires du primaire. On le considère comme le fondateur du style « Groupe vocal » Josys crée le premier chansonnier « Nzembo ya bana mboka » et lance le Groupe vocal « Les Anges », puis l’orchestre ballet Les Anges qui verra l’émergence des Clotaire Kimbolo, Casimir Zao, Philippe Sita, Pie Aubin, Gérard Kimbolo etc…Compositeur de la chanson à texte de la pure tradition du mouvement musicale « Groupe Vocal » dont il est l’un des principaux instigateurs et animateurs. Ce vaste mouvement musical qui trouve ses racines dans le negro-spiritual voit son apogée pendant les Semaines Culturelles de 1967 et 1968 avec la naissance des groupes comme Les Anges, Les Cheveux crépus, Les Echos noirs, Les Cols bleus… Josys préside aux destinés des Perles, actuellement Palata et réalise un album en 1988. Franklin Boukaka trouve en ce talentueux compositeur un compagnon de sa future carrière artistique. Quatre œuvres son mis en chantier dont deux de Josys pour un nouvel album. La tragique disparition de cet éminent chanteur vient briser le rêve. Le retour aux vieilles amours après un long silence. Dans le silence et l’oubli, Josys écrit ses chansons à texte. Après une longue éclipse, Josys se fait remarquer à la 3ème édition du Fespam 2001. Il ouvre solennellement ce haut moment culturel panafricain au palais du parlement à Brazzaville avec sa chanson « Congo elongi » et est sacré meilleur auteur compositeur avec la chanson « Kelly wapi yo » de son premier album. Il récidive en 2005 à Brazzaville à l’ouverture du Fespam au Stade Eboué et à la Fikin Kinshasa. Sa chanson « Fespam oyé » qu’il chante merveilleusement est sacrée une fois de plus « Hymne du Fespam ». Au cours de son dernier séjour à Paris (Octobre 2012 à Juillet 2013) et de sa rencontre avec Denis Malanda, Animateur de télévision, chroniqueur et critique de musique, maître de cérémonies est né un panaché des nouvelles créations de Josys merveilleusement enregistrées sur DVD dans l’émission d’anthologie « Les artistes inoubliables » Cette anthologie restitue Josys à sa vraie place – celle de l’un des créateurs les plus originaux et les plus prolifiques de la vague du mouvement des groupes vocaux. Ci-après sur You tube, l’indispensable volume  » Les artistes inoubliables »: Denis Malanda présente Joseph Toungamani « Josys ». Clément Ossinondé

Un des meilleurs duos musicaux 2017 : Romain Gardon (Sos Salsa) et Mbilia Bel « Dis-moi Maman »

Un des meilleurs duos musicaux 2017 : Romain Gardon (Sos Salsa) et Mbilia Bel  « Dis-moi Maman »

Si nous devions choisir  » le couple musical » congolais en 2017, nous retiendrons le duo étincelant Mbilia Bell et Romain Gardon du groupe brazzavillois SOS Salsa. Ces deux chanteurs de grand talent nous emportent et nous donnent envie d’aimer nos mères avec leur single star « Dis-moi Maman », leur musique lumineuse, leurs mélodies afro-cubaines, des paroles positives et leur image rétro poétique. Une musique qui se veut très enthousiaste. Avec le single « Dis-moi Maman », Mbilia Bell et Romain Gardon ont été les nouveaux visages du paysage musical congolais qui se sont les plus démarqués. En jetant un coup d’œil sur les mérites des deux, on peut dire que : Mbilia Bell, est probablement le visage le plus connu du public comme l’une des meilleures vedettes féminines africaines, et aussi celle qui a le plus grand succès populaire à travers le monde. Notamment après sa fulgurante carrière aux côtés de Tabu Ley. Romain Gardon : Après un foisonnant parcours musical sur les scènes africaines, la reconnaissance internationale dans le domaine de la Salsa sourit à cet ancien étudiant congolais à Cuba. (président de l’orchestre créé en 1995 et composé d’anciens étudiants congolais partis pour des études à Cuba, nommé S.O.S Salsa.) Pour aborder le titre de la chanson « Dis-moi Maman » (de l’album « Wo wo wo »). Ce sont des paroles de tendresse et d’amour d’un fils à sa maman. Ci-après quelques extraits : « Maman dis-moi comment as-tu fait pour parvenir à nous élever ? Mais dis-moi comment as-tu fait pour faire de nous des grands enfants… Comment as-tu fait pour nous éduquer si bien ! « … »Apprends fils que dans le passé, vivant en communautaire réuni autour d’un « Mbongui » tout était si bien, tout était si merveilleux « … Le nouveau single de SOS Salsa de Romain Gardon en feat avec Mbilia Bel.  » Dis-moi maman » est déjà disponible chez le producteur Cyriaque Bassoka, sur le site de streaming et téléchargement légaux dans le monde entier, sur You Tube. ……

Philippe Mockouamy : disparition d’un trésor national

Philippe Mockouamy : disparition d’un trésor national

Le plus grand chef de la Fanfare congolaise de tous les temps s’est éteint le jeudi 21 décembre 2017 à Kinshasa (République Démocratique du Congo), des suites d’une maladie. Si le monde de la musique est en deuil, les clarinettistes du Congo entier se sentent orphelins, car il a donné ses lettres de noblesse à cet instrument et particulièrement le grand mérite d’avoir formé à la fanfare près de deux générations. Ceux qui dirigent actuellement lui doivent leur carrière. Il a remis à l’honneur la mission principale de la fanfare, et a suscité plusieurs de nombreuses créations d’œuvres contemporaines, dont il a lui-même assuré la vulgarisation. Philippe Mockouamy était un personnage truculent, généreux, jovial, mais aussi un travailleur acharné. Dans toute sa vie, il a donné des centaines de prestations officielles. Notamment : rendre les hommages aux plus hautes personnalités de l’Etat, animer les principales prises d’armes et autres manifestations patriotiques qui rythmaient la vie de la nation, mais aussi plus largement, défendre et promouvoir la musique militaire congolaise. Colonel à la retraite des Forces Armées Congolaises (FAC), Philippe Mockouamy a servi la musique principale des FAC, dans les années 1970 à 1990. En marge de sa fonction principale, puis pendant sa retraite, il s’est illustré dans plusieurs activités culturelles. Notons pour l’essentiel : Sa participation au premier festival culturel panafricain d’Alger en Juillet 1969, en qualité de membre du jury – section musique contemporaine africaine. Les trois glorieuses, est pour le Congo l’hymne nationale à l’époque de la République Populaire du Congo du 1er janvier 1970 jusqu’en 1991. Ecrit par Henri Lopès et la musique composé par Philippe Mockouamy. Président de Femuco (Fédération des musiciens congolais) créée à partir de 1983. 2008, responsable de l’émission « MTN ZIK Stars » destinée à promouvoir les jeunes talents. Un des hauts dignitaires de la Cour du Roi Makoko à Mbé. – De confession religieuse salutiste, Philippe Mockouamy était dans le bureau divisionnaire de la Camaraderie des Hommes de la Division 1 de Brazzaville. – A la faveur de la célébration du 80ème anniversaire de l’Armée du Salut couplée à la visite du Général André Cox à Brazzaville, Philippe Mockouamy a figuré parmi les camarades salutistes ayant reçu un prix des mains du Chef Mondial de l’Armée du Salut. – Sa dernière sa dernière sortie remonte au Samedi 16 décembre 2017 au Poste de Moungali, à l’occasion du rallye territorial des ministères féminins. Il avait dirigé le chant présenté par les hommes des Divisions 1 et 2 de Brazzaville. Enfin notons que le frère ainé de Philippe Mockouamy qui portait le même nom et prénom a fait partie du groupe Victoria Brazza de Paul Kamba, dans les années 40 et 50. Adieu l’artiste ! Clément Ossinondé

Quand le chanteur Sangana invoque le souvenir des 12 mois de l’année : « Sanza zomi na mibale »

Quand le chanteur Sangana invoque le souvenir des 12 mois de l’année : « Sanza zomi na mibale »

Quel a été le plus grand tube de fin d’année de tous les temps sur les deux rives du fleuve Congo ? A coup sûr, on gardera en mémoire « Sanza zomi na mibale » du chanteur Sangana et l’African Fiesta Sukisa du Dr Nico Kasanda. A chaque fin d’année, la même rengaine. C’est le moment de la rétrospective des 12 mois de l’année écoulée. Penchons nous sur l’une des meilleures ventes et l’un des plus grands succès réalisés en fin d’année 1967. Effectivement, la palme revient au chanteur Sangana (Valentin Kutu) dont le tube « Sanza zomi na mibale » avait fait des merveilles dans tout le bassin du Congo. A noter aussi que « Sanza zomi na mibale » est l’une des chansons les plus écoutées à chaque fin d’année et depuis plusieurs décennies. Examinons quelques paroles de « Sanza somi na mibale » (les 12mois de l’année) et notons littéralement ce qui suit : « L’année est finie, la nouvelle année est bien là. J’ai attendu 12 mois d’angoisse, de peur de mourir. Ce soir je dois sortir avec ma fiancée, prendre une boisson fraiche et danser une sentimentale rumba avec l’African Fiesta Sukisa… » Pour cette nouvelle année, souhaitez vos meilleurs vœux à votre entourage, avec « Sanza zomi na mibale » de Valentin Kutu « Sangana» un des plus grands paroliers de la musique congolaise. Clément Ossinondé

« Etat Major » d’Extra Musica, bientôt dans le Top5 des tubes des musiques du monde

« Etat Major » d’Extra Musica, bientôt dans le Top5 des tubes des musiques du monde

20 ans après la sortie de la chanson « Etat Major », le producteur parisien Cyriaque Bassoka a réussi à remettre au goût du jour le clip de la chanson phare qui caracole déjà à plus de 700.000 vues en moins de six mois. Objectif 1 million de vues et de vente dès janvier 2018 sur You tube, ITunes, Deezer, Amazon … En effet, cet album de 1998 a été le summum de la gloire du groupe Extra-Musica, vu qu’il a permis au public de le découvrir. De plus, tout au long du clip la chorégraphie est excellente et la guitare de Roga Roga absolument au point, de même que la batterie et tous les autres instruments. C’est là la force d’Extra Musica. Quant au thème développé, il n’y a rien à dire : c’est du bon, puisque, on se laisse emporter sans le savoir. Rappelons que le groupe Extra-Musica a vu le jour en 1993 dans le quartier Ouenzé à Brazzaville. En 1996, un disque d’or récompense les ventes de leur premier album en France. La même année, Extra Musica obtient les titres du Meilleur groupe congolais et Révélation de l’année lors du Festival Ngomo Africa à Kinshasa. En dépit de plusieurs scissions intervenues au cours de son évolution, Extra Musica est considéré depuis plusieurs années comme un groupe de référence sur le continent africain. Grâce à sa musique mêlant soukous et rumba, il a réussi à se consacré Meilleur groupe aux Africar Music Awards en 1997 et Meilleur groupe africain au Kora Music Awards en 2000. Sans compter de nombreux autres prix obtenus au Congo-Brazzaville et la sortie de plus d’une dizaine d’albums. Clément Ossinondé

Une vedette et une chanson : Adou Elenga dans « Ata Ndele »

Une vedette et une chanson : Adou Elenga dans « Ata Ndele »

Visionnaire et chantre des temps nouveaux, on doit à Adou Elenga le mérite d’avoir été le premier musicien à chanter dès 1954, les premiers bouleversements qu’allaient connaître le Congo-Belge et l’ensemble de l’Afrique soumis à la domination coloniale. En effet au moment ou le pouvoir coloniale maniait le chaud et le froid, Adou Elenga sort une chanson qui est considérée comme un délit par l’autorité Belge : « Ata Ndele » mokili ekobaluka (le monde va changer, littéralement ; tourner sur son axe) au point de le faire jeter en prison. On peut dire qu’au plan politique, les années 50 sont marquées par la guerre silencieuse que se livre l’idéologie coloniale et une volonté de libération qui cherche l’ouverture sur un monde différent : l’Indépendance. C’est ainsi qu’Adou Elenga est considéré par plusieurs congolais, comme un des précurseurs de l’Indépendance du Congo alors Congo-Belge. Chanteur individuel s’accompagnant à la guitare et préférant l’improvisation autour d’un thème, Adou Elenga fera admirer ses débuts de maestro dans l’exécution des Polkas piquées, par exemple « Mina kwenda Kisangani », « Maria Tebo » tout autant à l’aise dans la rumba avec « Verebina », « Tout le monde samedi soir » par exemple. Adou Elenga finira au début de l’année 1954 de tronquer sa guitare sèche contre une guitare électrique. Fils de Mohamed (un grand guitariste de l’époque, originaire de Zanzibar) et de mère congolaise Amba (Kasongo/Maniema), Adou Elenga est né en 1926 à Watsha (Haut-Congo/Province orientale). C’est à l’âge de 21 ans en 1947, qu’il apprendra à jouer à la guitare auprès de son frère aîné Saïdi Mambuleo (guitariste-pianiste-violoniste). Sa vie toute entière Adou Elenga la passera guitare en bandoulière. Il compte à partir de 1953 parmi les meilleures vedettes des Editions Ngoma ayant enregistré des nombreuses chansons dont le travail sur les harmonies vocales sont demeurées impressionnantes. Adou Elenga est mort à Kinshasa, le 4 août 1981 à l’âge de 55 ans et a été enterré le mercredi 5 août au cimetière de Kintambo, en présence de plusieurs autorités et musiciens congolais des deux rives du fleuve Congo.

Une fin d’année en musique : Le grand retour du chanteur congolais Théo Blaise Kounkou

Une fin d’année en musique : Le  grand retour du chanteur congolais Théo Blaise Kounkou

PUBLI-INFO. Cet hiver, venez vous mettre au chaud au Salon FOUGAJAZZ 1, rue du champ Pillard 77400 St Thibault des Vignes et profitez du grand show spectaculaire de fin d’année le 31 décembre 2017 à partir de 21 h avec Théo Blaise Kounkou. La beauté des chansons, les rythmes congolais, africains et afro-caribéens seront au rendez-vous pour des captivants moments de danse. De quoi partager un agréable moment musical des plus variés. La mélodie du bonheur. En effet, après avoir ravi les brazzavillois et ponténégrins les années dernières, Théo Blaise Kounkou revient chanté pour les mélomanes de la région parisienne. Le chanteur mémorable a travaillé depuis plusieurs mois avec des musiciens rompus aux show et prêts à vous éblouir en cette fin d’année. A la découverte de Théo Blaise Kounkou Chanteur et guitariste né le 24 Avril 1950, Théo Blaise KOUNKOU fait partie de cette espèce discrète des chanteurs congolais qui passent leur vie et leur art à raconter leur Congo dans divers albums à grand succès. Dans des styles différents, il sait toucher un public qui dépasse largement le cadre de la rumba. Des standards traditionnels qui lui font chanter ses grands espaces de la rumba à l’Afro-soul en passant par la musique mandingue, le Mbalax au folklore en témoigne son chef d’œuvre « Mwana Djambala ». Théo Blaise Kounkou est avant tout un poète qui est parvenu à atteindre le succès qu’il mérite. Il est sans doute l’un des rares artistes-musiciens ayant transporté outre atlantique et ce, avec fierté la musique congolaise. Son entrée fut fracassante chez «Les Grands As»,- l’orchestre de ses débuts- en lançant son premier tube fétiche dénommé «Amen Ledy». Il dédit cette merveilleuse chanson à son amour de lycée. Un cœur de jeunesse. Longtemps sur les antennes du Radio Congo, l’artiste né devient la coqueluche du moment. Au milieu des années 80, il sort contre toute attente un bijou musical: «Mwana Djambala». Une chanson hors pair qui va chambouler le monde musical. Une originale mélodie qui va accélérer sa carrière. Avec cette chanson TBK devient le musicien de l’unité et de la paix. Nos frères de Djambala singulièrement les Batékés sont propulsés sur le devant de la scène nationale. C’est la reconnaissance de la puissance et de la splendeur de notre célèbre royaume TEKE qui est soudain portée haut par l’écho unissant de ce sublime chant d’amour. Mais cet étonnant musicien Congolais a une autre facette musicale. Un auteur qui écrit et chante en français. Cette nouvelle casquette va faire de lui l’un des premiers chanteurs Congolais à composer des chansons en langue de Molière. Des véritables poèmes d’amour qui font de lui le «Rimbaud» Congolais. Avec sa musique qui s’exporte, il va sillonner les quatre coins du continent avec le groupe « Africa All stars », composé de Sam Mangwana, Lokasa ya Bongo, Mandjeku… et va s’installer plus tard en terre française. Pendant plusieurs années, ce chanteur de charme a fait les beaux jours dans le groupe «Kekele» avec ses frères musiciens de chemin tels que: Nyboma, Bumba Massa, Ringo Star, Locko Massengo, etc. Dans ses morceaux choisis de grande qualité, citons: Belle Amicha, Nzila ya ndolo, Mouni, Lina essie, Bibelo, Pepe Jolie, Kidiba, Liteya choc, Zenaba, Mbana, Celia, Ça c’est la vie, Sabina, Davi na ngai, Nadia soleil, Chérie à moi, Freedom Spirit, etc. Mais l’auteur atteint le summum de la gloire avec «Eden»….une chanson écrite en langue française…c’est l’amorce d’un tournant musical remarquable, qui vient illustrer ce talent indéniable musical, mais aussi sa grande culture, ses connaissances bibliques appréciables. Le Grand réveillon. Pour revenir à cet évènement, notons que plusieurs invités prestigieux avec des surprises seront de la partie. Tout comme la présentation par Dj’s des plus belles rumbas-Makossa des années 80 à ce jour. Une voiture à gagner pour 10€ le ticket par tirage au sort.- Info et réservation au 06 80 52 31 66 / 07 53 00 95 46. Prix : 40€ / pers. 60€ / Le couple.

Vient de paraître : « Les jeunes et l’emploi au Congo- Brazzaville » de Brice Arsène Mankou

Vient de paraître : « Les jeunes et l’emploi au Congo- Brazzaville » de Brice Arsène Mankou

L’emploi des jeunes est une problématique tellement primordiale qu’elle s’inscrit de nos jours au cœur des politiques publiques. Au Congo, le gouvernement s’attelle à trouver des solutions, en dépit de la crise internationale que connaît ce pays. L’auteur, à partir d’une étude menée au Congo entre 2012 et 2014, fait un diagnostic en y joignant une analyse sur les freins à l’accession au plein emploi des jeunes au Congo. Cette analyse lui permet de faire des propositions concrètes au gouvernement pour sortir de ce chômage endémique. Cet ouvrage arrive à propos, lorsqu’on sait qu’à l’issue du 5ème Sommet Europe Afrique tenue du 29 au 30 novembre 2017 à Abidjan en Côte d’ivoire, l’épineuse question d’investissement dans la jeunesse était au cœur des discussions. En effet, les dirigeants africains et européens ont mis l’accent sur les possibilités d’investissement dans la jeunesse. Il s’agit là d’une priorité absolue pour l’Afrique comme pour l’UE, car, 60 % de la population africaine a moins de 25 ans. Pour proposer à nos dirigeants des pistes très concrètes d’action, cet ouvrage de Brice Arsène Mankou pose un diagnostic en proposant des solutions concrètes de sortie de cette spirale endémique du chômage des jeunes en masse au Congo- Brazzaville à l’aide d’exemples concrets. Pour situer Brice Arsène Mankou dans ce contexte précis de la jeunesse, notons qu’il est un cadre du ministère français de la Jeunesse et des Sports. Expert sur les questions de jeunesse, sport et animation sociale, il est aussi conseiller d’éducation populaire et de jeunesse. Docteur en Sociologie de l’Université de Lille.