Sortie du 4ème album du chanteur congolais Saint Patrick Azan’O

Si vous adorez vous déhancher sur les belles compositions de la rumba bien rythmée de l’artiste congolais de Brazzaville Saint Patrick Azan’O, vous risquez bel et bien de frôler l’excès de bonheur. Alors que son dernier album date du mois d’octobre 2011, fans et mélomanes attendaient avec impatience le moindre indice quant à un quatrième album. Indice qui n’a pas tardé à tomber. A quelques semaines de Noël, Saint Patrick Azan’O fait un joli cadeau à ses fans avec la sortie de son 4ème album studio. Un album qui porte le nom « Cadeau » et une chanson phare « Elengi » qui a permis au chanteur de se faire connaître d’un nouveau public, principalement « rumbéros » et européen. Cela fait une vingtaine d’années que l’artiste est présent sur la scène musicale internationale, à travers ses albums et ses chansons, mais il lui aura fallu tout ce temps pour se faire une place de choix en Afrique et en Europe. Un succès tardif mais incontestable. Jeune talent de la chanson, cumulativement avec ses activités professionnelles, la carrière musicale de Saint Patrick Azan’O commence vers la fin des années 80 au sein du groupe amateur « Evènement choc ». Mais c’est en 1997 que le chanteur se fait véritablement connaître, lorsqu’il créé l’orchestre Watikanya. Il connaît un succès fou. C’est dans cette foulée que certains ensembles finissent par s’imposer, tels Patrouille des Sars, Impression des As, Front CFA, Top Musica, etc. La dissolution de l’orchestre Watikanya, oblige Azan’O à se lancer dans la carrière solo. A son palmarès : – Les opus : « Coup de marteau », « Mot de passe », « 3ème page » et « Cadeau ». – 1999, Saint Patrick Azan’O fait partie de l’orchestre national « Les Messagers de la paix », dirigé par Nino Malapet et à l’occasion du Méga concert pour la paix du 12 juin 1999. Meilleure performance solo de la rumba, Azan’0 est un artiste qui mise sur la qualité plus que sur la quantité. Une attente qui s’est avérée payante pour les fans, qui attendaient impatiemment la sortie du nouvel opus. Un véritable hommage à sa carrière.
Le Group’ rouge précurseur de la world music dans le mouvement des orchestres amateurs au Congo

Retour vers les années 1970 Si l’expression anglo-saxonne world music ou (musique du monde) désigne les musiques résultant d’un métissage culturel des patrimoines variés, empruntant des éléments musicaux à diverses cultures du monde, souvent occidentaux contemporains, tels le jazz, le rock, la pop, etc… Au Congo-Brazzaville et en 1971, c’est au Group’rouge que nous devons la version rythmique d’une musique qui fait référence à un métissage entre divers genres ou styles. En effet, la période 1970-1979 marque l’épopée des orchestres amateurs au Congo-Brazzaville. Longtemps tributaires de l’influence des grands orchestres professionnels, plusieurs jeunes talents, pour la plupart issus du mouvement des groupes vocaux (1964-1972) vont explorer un système pour inspirer des nouvelles formes musicales ; apparition des paroliers sur des thèmes sciemment instaurés pour plaire à la jeunesse. Ces orchestres vont marquer le début de cette époque de renaissance et de foisonnement de genres musicaux dominés d’abord par « Les As » qui en 1970, ont marqué le début d’une nouvelle vague, qui a connu une notoriété de tout premier plan, avant de laisser le leadership au Group’rouge en 1971. Crée en 1971 Le Group’ rouge peut être considéré comme le groupe précurseur d’une mouvance intello, qui a perpétué un certain esprit du rock-folk bien taillé. Il a su inventer un concept avant-gardiste et futuriste, osmose d’une mécanique intellectuelle artistique africaine accessible à l’universel par le chant et l’instrumental. Le Group’rouge a ainsi été le premier a opté en 1971 pour la Word Music. Doté d’une importante section rythmique, il a créé ainsi un genre constitué de productions originales sur des sonorités modernes. Composé de Jean-Claude N’Kakou (guitare solo); Marc Saboga (guitare rythmique); Désiré Mandilou(drums); Freddy Kebano (clavier); Roland Delaud (Bass); Simon-Blaise Tchicaya (tumbas) et Audifax Bemba personnage majeur du groupe (chant) ont été les artisans du renouveau musical qui a défini un style personnel, « mode-rock-folk ». Ainsi, le mouvement initié par Audifax Bemba fait école ; un foisonnement culturel s’empare de la capitale congolaise. A l’instar du Lycée Savorgnan de Brazza, chaque établissement secondaire crée son groupe musical et sa troupe théâtrale: « Les Techniciens », « Les Jav’girls », « Les Chaminadiens », etc… La culture était (presque) dans la rue ! Audifax Bemba remporte cette année-là le prix « Révélation » de l’année de la jeunesse. En 1973, le Group’rouge gagne la médaille de la « Performance artistique » pour l’originalité de sa musique au 10ème Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants à Berlin (RDA) En 1974, le Group’rouge participe à la fête de l’Humanité à la Courneuve en France, en délégation officielle. C’est l’année de la sortie de l’unique disque 45 tours du groupe avec le titre « Alliance des opprimés », repris plus tard dans « l’anthologie de la musique congolaise ». Une chanson-culte des années 70 dans laquelle l’auteur bat le rappel de la lutte des peuples du Tiers Monde en ces années là et revient sur le combat de l’apartheid. Il a occupé une place prépondérante dans le rythme et le chant. Le Groupe’rouge a aussi eu le mérite d’avoir accompagné les premiers pas du chanteur Ballou Canta, qui a joué par la suite dans « Télé Music », avant de poursuivre sa carrière en France. 1974 – La fin du Group’rouge La fin du plus grand groupe de l’ère des orchestres amateurs, n’a pas été des plus roses … Les causes sont essentiellement liées au déplacement de quelques musiciens vers d’autres horizons. Notamment : le départ d’Audifax Bemba, chanteur unique, auteur-compositeur de toutes les chansons et leader du groupe pour l’Europe, suite à l’octroi d’une bourse d’études universitaires. Il est suivi au mois d’octobre 1974, par le batteur Simon Blaise Tchicaya qui a obtenu également une bourse d’études pour l’Europe. La fin logique du Group’rouge était prévisible car inéluctable à son statut, à savoir un groupe d’étudiants qui devait à un moment ou un autre connaître la séparation. Clément Ossinondé
Mort de KUKA Mathieu, ancien chanteur de l’African Jazz de Joseph Kabaselle

Le chanteur congolais Kuka Mathieu, gloire des années 1950/1960 est mort samedi 28 Octobre 2017 à Kinshasa. Principalement connu pour ses loyaux services auprès de Joseph Kabaselle et Jeannot Bobenga, le chanteur âgé de 86 ans (17.09.1931) souffrait depuis seulement quelques semaines. Chanteur à la voix de soprano, il a commencé sa carrière en 1952 au sein des éditions Ngoma de l’éditeur grec Nico Jeronimidis. Pour la suite de son parcours, on peut retenir essentiellement : – 1952-1953, évolution aux côtés de l’organiste Raphaël Kabangu puis du guitariste Guy Léon Fylla. – 1962 – il intègre l’orchestre Vox Africa de Jeannot Bobenga (première formule) avant de composer en 1963 avec Joseph Kabaselle – à la suite du départ massif de ses musiciens – pour former l’African Jazz (nouvelle formule) : Kabaselle, Bobenga, Kuka Mathieu, Rolly Nsita, Alexis Miekuta, Kambite « Damoiseau », Nedule « Papa Noël », Pierre Kiyika « Flamy », Casimir Mutsipule « Casino » etc… Parmi les grands succès de cette période, on peut citer les compositions : « Mbombo wa Ntumba », « Nzambe Mungu », « Semeki semeki »… et plus tard, la célèbre « B.B 69 » qui est la plus grande réussite de Kuka Mathieu. – 1970 – Année au cours de laquelle Joseph Kabaselle s’installe en France pour former avec Manu Dibango, Gonzalo, Essous et autres, « L’African team », oblige Kuka Mathieu à évoluer de 1970 à 1971 au sein de l’orchestre « Volcan ni beto ba ». – 1990 – Après une longue éclipse, Kuka Mathieu l’artisan de la reconnaissance de l’identité musicale de l’Ecole African Jazz, crée l’orchestre « African Ambiance ». Une formation qui regroupait en majorité les anciens musiciens du clan African Jazz. Enfin, « l’écriture de Kuka Mathieu est limpide, simple et subtile à la fois ». On lui doit de très belles chansons. Il s’est produit sur plusieurs scènes en RDCongo, et sur des scènes extérieures de grand renom. Regardez « B B 69 » sur YouTube:
Le patriarche Edo Ganga a soufflé ses 85 ans d’âge le 27 octobre 2017 et 64 ans de carrière musicale

Edouard Ganga « Edo », un géant de la rumba venu du Negro Jazz de Brazzaville. Né le 27 octobre 1933 à Léopoldville, le grand « Edo» est bien ce chanteur ténor d’une originalité exceptionnelle, qui est parvenu à créer un univers extraordinairement lyrique, où comme dans les grandes œuvres superbement structurées se sont mêlés avec beaucoup d’harmonies des arrangements constamment inspirés. Dans sa recherche un peu folle d’une musique universelle et d’un art qui parle à tous. Edo avait intégré à son chant les musiques populaires qui lui semblaient le mieux opérer au premier degré : celles qui font danser. Ses chefs d’œuvres enregistrées aux éditions Loningisa entre 1956-1958 sont aujourd’hui des véritables classiques. Sur son parcours musical, on peut noter : 1954 – Il rencontre les guitaristes Joseph Kaba, Nino Malapet (qui n’embauche pas encore le saxo), le chanteur Bienvenu Beniamino, (journaliste) ensemble ils vont effectuer le déplacement aux éditions Ngoma à Léopoldville (Kinshasa) pour l’enregistrement de deux disques sous l’appellation d’Atomic Jazz, dont les chansons «Vivita » d’Edo Ganga, « Wapi Gigi » et « Atomic Jazz » de Nino Malapet et « Vergina mabe » de Joseph Kaba obtiennent un succès mérité. Cette petite formation a constitué en son temps, l’embryon de l’orchestre Negro Jazz de Brazzaville qui voit le jour dans la même année. C’est-à-dire en 1954 au dancing-bar «Chez Faignond». 1956 – Après la dissolution du Negro Jazz, Edo intègre l’OK Jazz en Décembre 1956; il succède à Lando « Rossignol » Dès sa présence dans l’OK Jazz le 27 Décembre 1956, Edo Ganga s’est attiré une réputation de chanteur de charme, par son élégante tenue sur scène et surtout par son timbre vocal, qui se révèle d’une grande ferveur pour le successeur de Philippe Lando « Rossignol » qui depuis la création de l’OK Jazz, le 6 Juin 1956 a chanté en duo avec Vicky Longomba. Notons que la nouvelle formation de l’OK JAZZ qui a fait sa sortie dans la nuit de la Saint Sylvestre (31/12/1956) était composée comme suit : LUAMBO Franco (guitare solo) – Antoine ARMANDO « Brazzos » (guitare rythmique) LOUBELO « De la lune » (guitare basse) – Nicolas BOSUMA « Dessoin » (percussion) – Nino MALAPET (saxo) – Edo GANGA, Vicky LONGOMBA et Célestin KOUKA (chant) L’Avènement de l’Orchestre Bantous – Retour dans l’OK Jazz. Avril 1959, quatre ans après une carrière bien méritée au sein de l’OK Jazz, Edo GANGA retourne au bercail et avec lui les anciens musiciens du Rock-A-Mambo et de l’OK Jazz originaires du Congo-Brazzaville, pour former le 15 Août 1959, au bar-dancing « Chez Faignond », l’Orchestre Bantous. Chantant en duo avec Célestin Kouka, tous les deux anciens de l’OK Jazz, Il faut attendre le 11 Août 1962, pour voir Edo Ganga et Daniel Loubelo « De la Lune » repartir dans l’OK Jazz. Une réintégration qui ne durera que deux ans, car en 1964, suite à l’expulsion des ressortissants du Congo Brazzaville, par Moïse Tchombe, premier ministre du Congo-Kinshasa, Edo et Loubélo « De la Lune » sont de nouveau à Brazzaville. Loubélo « De la Lune » crée l’orchestre Tembo, tandis qu’Edo rejoint Les Bantous de la capitale Orchestres Les Nzoys, le Peuple (du Trio Cepakos), et Bantous Monument Nonobstant l’instabilité manifeste, observée entre 1972 et 1999 en évoluant successivement dans les orchestres « Les Nzoys », « Le Peuple » et Bantous Monument, Edo a réintégré Les Bantous de la capitale en 2006, à la suite de la grande réconciliation obtenue par Maitre Martin Mbemba, laquelle a permis à l’orchestre de redoré son blason. A 85 ans d’âge et 64 ans de carrière musicale, Edo Ganga est demeuré toujours une valeur sûre de la musique congolaise. Très dynamique, sa contribution à l’épanouissement de plusieurs organisations socio-culturelles, comme l’UNEAC (Union Nationale des Ecrivains et des artistes Congolais), l’U.M.C. (Union des Musiciens Congolais) et le CESYCA (Syndicat des artistes congolais) a longtemps été d’une efficacité extraordinaire. Enfin, Edo est chef d’un quartier dans l’Arrondissement 07 Nfilou à Brazzaville. Edo Ganga et le guitariste kinois Dicky Baroza (78 ans) sont actuellement les deux survivants de l’orchestre Bantous du 15 Août 1959. Pensée sincère à l’artiste. Que Dieu le remplisse d’amour et de bénédictions, pour aujourd’hui et pour toujours.
Guy Noël Kouarata publie le Manuel de la phonologie des langues bantoues du Congo

Ce manuel fait partie des outils didactiques destinés à l’enseignement de la linguistique bantoue. Il est le deuxième de la série. A travers ce document, l’auteur compte amener les étudiants des sciences du langage à se familiariser avec les phénomènes phonologiques, à réviser les notions apprises en deuxième année, et à s’exercer au maximum sur les données existantes dans les langues bantoues parlées en République du Congo. Il s’agit d’un outil pédagogique et didactique constitué de plusieurs leçons appuyées par des exercices pratiques qui amèneront certainement les apprenants à cerner les spécificités de la phonologie générative de ces langues et à découvrir les particularités de chacune de leurs langues maternelles tout en s’exprimant et en participant activement aux cours . A travers les exercices de recueil et d’enregistrement de données, les étudiants contribuent à la mise en place d’une importante base de données surtout grammaticales sur les langues congolaises. Ainsi, les enseignants ont la possibilité de contrôler continuellement les apprenants par le biais d’exercices pratiques et de discussions. Ici, on associe la théorie et la pratique pour donner aux étudiants le jargon nécessaire et l’aptitude de réaliser une bonne étude phonologique . Cet outil est adapté à l’enseignement de la phonologie de la troisième année de Licence et au Master 1. L’étudiant doit au préalable avoir suivi le cours de phonétique et phonologie de base articulatoire . Qui est Guy Noël Kouarata ? Chercheur au CNRS, Laboratoire de Phonétique et de phonologie (LPP), Université Paris III, Guy Noël Kouarata est enseignant de linguistique à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville. Ses 19 ans d’expérience dans la recherche avec la Société Internationale de Linguistique (SIL) et le laboratoire Dynamique de langage (DDL) lui ont permis de travailler sur diverses langues bantoues du Congo Brazzaville, dont le téké (B70), le lingala (C30), le mbochi (C20) et le beembé (H10). Ses travaux portent sur la dialectologie, la lexicographie; la phonologie, l’orthographe, la grammaire, la documentation et la reconstruction des langues bantoues. Actuellement, il travaille pour le projet Kongo King à l’Université de Gang (Belgique). Ses nombreuses missions de terrain lui offrent une panoplie de données sur les langues congolaises. Il remercie tous les collègues qui ont contribué à l’amélioration du cahier d’initiation à la phonologie de base (Kouarata 2015) et compte sur la participation des autres pour parfaire les prochaines éditions. Pour cela, vos contributions peuvent lui parvenir par adresse électronique : guy_kouarata@yahoo.com
Nantes : « Casa Palabres » dévoile sa programmation 2017

La programmation complète du Festival Casa Palabres 2017, qui se déroulera du 6 au 12 novembre dans plusieurs lieux à Nantes, a été dévoilée au cours de ce mois d’octobre 2017. En effet, du 6 au 12 novembre 2017, Casa Palabres vous accueille autour du thème « L’entrepreneuriat en Afrique et dans le monde francophone, prospectives et perspectives ? ». La 6ème édition du Festival Casa Palabres 2017, mettra un accent appuyé sur les enjeux de l’entrepreneuriat, de l’écosystème économique en Afrique, dans une large mesure dans l’espace Francophone. En effet, à travers ce problème se joue plus largement la question du développement du continent. S’il est vrai que l’Afrique regorge dans son secteur primaire des ressources naturelles importantes et qui pour la plupart structurent les économies de ses pays, autant son secteur secondaire et tertiaire constituent encore un maillon faible de son écosystème de développement. D’où notre intérêt de faire le point principalement sur ces deux derniers secteurs de son économie avec des questions mobilisatrices comme : – Pourquoi ces secteurs constituent-ils encore le parent pauvre des économies de la plupart des pays africains ? – Quels sont les défis à relever ? – Quelle potentialité de croissance recouvrent ces secteurs ? – Quelles opportunités offrent-ils ou peuvent-ils offrir à celles et ceux qui souhaitent se lancer ? – Quels types d’entreprises et quelle modalité d’entrepreneuriat en Afrique ? – Quelles coopérations et quels partenariats avec l’Afrique mieux les pays africains ? Ce festival entre autres, proposera un forum entre chefs d’entreprises nantais et/ou ligériens (Région Pays de la Loire) et ceux venant du continent africain et du monde francophone. L’idée étant, favoriser les rencontres, les échanges et accroître leur possibilité d’identifier des projets communs sur lesquels ils peuvent co-construire les bases des partenariats nouveaux et l’envie d’entreprendre ensemble ici et/ou là-bas voire ailleurs. Objectifs du festival – Favoriser la mise en réseau et le partage d’expériences entre chefs d’entreprise nantais et/ou ligériens et leurs collègues travaillant en Afrique. – Contribuer à l’émergence d’une coopération fondée sur la compréhension et l’intercompréhension mutuelle et la connaissance des écosystèmes économiques différents, d’ici et de là-bas. – Apporter les clés pour une meilleure immersion dans l’environnement entrepreneurial africain (codes, cultures, les lois, conventions…) – Susciter l’intérêt d’investir en Afrique, car il désormais admis, qu’elle est en train de devenir l’un des moteurs de la croissance mondiale. Le tout sous la coordination de « Casa Africa et de son Président Alfred R. Gambou (Diplômé en Philosophie, Maître de conférences en Sciences de l’éducation, Formateur à l’Ecole Supérieur du Professorat et de l’Education de Nantes). Casa Africa Nantes a pour but de faire connaitre, diffuser, partager les cultures africaines d’hier et d’aujourd’hui en organisant des concerts, projections, tables rondes, stages et ateliers autour de l’Afrique et de ses enjeux. L’association vise à apporter des clés de compréhension qui élargissent les horizons, favorisent des rapports nouveaux avec les acteurs et les habitants de la région et toutes formes d’innovation dans les domaines culturel, éducatif, économique et social sur le territoire ligérien et l’Afrique. Elle favorise les rencontres, ateliers, et débats sur un continent d’avenir dans la volonté de participer à la construction d’un projet qui lie les forces vives des territoires, les talents d’aujourd’hui, d’ici et de là-bas, et les générations de demain. Casa Africa Nantes construit et fait vivre un espace permanent, ouvert, visant à mobiliser et fédérer autour des enjeux d’un continent en marche, pour un avenir commun. Un regard constamment renouvelé, une vision sans cesse bousculée du monde francophone et de l’Afrique.
Dakar abritera en novembre 2017 une conférence internationale consacrée à la musique africaine

La Fondation Music In Africa présente cette année la conférence annuelle ACCES (Music In Africa Conférence For Collaboration, Exchange And Show cases), une conférence internationale dédiée au secteur de la musique africaine. Dakar 2017 ACCES se tiendra chaque année dans une ville africaine différente. Cette année, elle aura lieu à Dakar, au Sénégal, les 17 et 18 novembre 2017 au Dôme, Place du souvenir Africain. L’événement fera converger les acteurs de l’industrie musicale du monde entier vers la capitale sénégalaise afin d’échanger des idées, découvrir de nouveaux talents et accélérer la formation du secteur de la musique sur le continent. Participation ACCES 2017 permettra aux participants locaux et internationaux de prendre part à des workshops, des tables rondes, des présentations, des séances de Networking, des expositions et des visites de lieux clés de l’industrie de la musique à Dakar. Le programme comprend également des show cases d’artistes locaux les plus prometteurs du moment, aux côtés d’artistes internationaux. Un concert aura lieu le 18 novembre pour clôturer la conférence. Déclaration d’ Eddie Hatitye, Directeur de Music In Africa. « Nous sommes heureux de lancer ACCES à un moment où nous sentons un réel enthousiasme des professionnels africains pour collaborer et échanger » «Il y a actuellement une forte demande à travers tout le continent pour investir dans la musique africaine, mais les plates-formes panafricaines qui nous rassemblent pour promouvoir ces échanges sont limitées. Au cours des dernières années cependant, d’autres initiatives qui vont dans ce sens ont vu le jour et il est important de poursuivre cet élan, avec une forte volonté d’améliorer le secteur et non de se concurrencer. » « Nous sommes convaincus qu’ACCES deviendra un rassemblement annuel important pour les professionnels africains de la musique et sommes impatients d’inaugurer cette première édition à Dakar en novembre. » L’orateur principal de la Conférence Cette année, le célèbre musicien sénégalais Baaba Maal prononcera le discours d’ouverture de la conférence. Baaba Maal s’adressera à un public composé de musiciens, de programmateurs de festivals, de représentants d’ONG, de maisons de disque ainsi que d’autres représentants du secteur. La liste complète des délégués venus de 15 pays sera annoncée sur musicinafrica.net courant octobre. L’objectif de Musica In Africa Depuis sa création en 2013, la Fondation Music In Africa a pour objectif de soutenir le secteur de la musique africaine grâce à son site web d’information et d’échange (musicinafrica.net) et en organisant diverses activités telles que des ateliers de réparation et de fabrication d’instruments et des concerts en Afrique et en Europe. Cette année, la fondation a également lancé le projet Music In Africa Connects (MIAConnects) en soutien aux musiciens issus des pays affectés par des conflits. L’idée de lancer une conférence panafricaine sur la musique est née en 2016, lorsque la Fondation Music In Africa a inclu une conférence dans le programme de son Assemblée générale annuelle à Addis-Abeba, en Éthiopie. Des délégués internationaux y ont pris part et l’allocution principale a été prononcée par le légendaire musicien d’Éthio-jazz, Mulatu Astatke. Pour plus d’informations, contactez la Fondation Music In Africa – Claire Métais ; claire@musicinafrica.net T: +27 (0)10 140 1317 ou visitez le site officiel ACCES 2017. Avec Music in africa
Mort du chanteur congolais Pépé De Guimaraes, alias Bipoli na fulu

Bipoli na Fulu, ancien chanteur emblématique et cofondateur des orchestres Viva la Musica (1977) et Victoria Eleyson (1982), est mort, le dimanche 01 octobre 2017 à Paris (France), des suites d’une longue maladie. Né dans la mouvance de la rumba rock alternatif de Papa Wemba et Viva la Musica, Bipoli na Fulu est devenu l’un des chanteur les plus populaires des années 1977 à 1985, en mélangeant savamment rumba, rock, folk, et diverses mélodies. « Zengo Luzizila » (Viva la Musica), « Amisi Clara » (chantée avec Dindo Yogo et King Kester Emeneya/Viva la Musica), « Kapangala » (Viva la Musica), « Bosey 1er « (Victoria Eleison) sont ses plus grands succès. En France depuis 1985, grâce à Papa Wemba qui a assuré son déplacement, Bipoli a depuis, opté pour une carrière solo qui a duré jusqu’à sa disparition. Nombreux hommages sur les réseaux sociaux Dès l’annonce de sa mort, les réactions se sont multipliées partout en République démocratique du Congo, en Afrique et en France, les réseaux sociaux saluant la mémoire d’une grande vedette de la chanson congolaise. « Je suis né chanteur. C’est un don de Dieu. La chanson coule dans mes veines. Je ne peux m’en passer. Si vous posez la question à n’importe quel chanteur, il vous donnera la même réponse », a déclaré Bipoli, lorsqu’il a repris à chanter, il n’y a pas si longtemps, en dépit de son état de santé. La planète rumba-rock est, en toute logique, particulièrement affligée par la mort du chanteur. Adieu l’artiste