Burundi : la croissance du PIB réel devrait s’établir à environ 3,9 % en 2026

De fortes incertitudes pèsent cependant sur les perspectives économiques

Les perspectives économiques de la République du Burundi sont entourées de fortes incertitudes, selon le Fonds monétaire international (FMI) dont une équipe, dirigée par Alexandre Chailloux, s’est rendue au du 27 avril au 8 mai dans le cadre de la consultation de 2026 au titre de l’article IV.

D’après l’institution financière internationale, ces incertitudes sont liées aux perturbations mondiales et à d’éventuels retards dans la mise en œuvre de réformes complexes.

À court terme, les risques sont orientés à la baisse et sont à la fois internes et externes. Sur le plan interne, des insuffisances de recettes, des contraintes de capacité, des pressions d’économie politique ou des retards dans les réformes de gouvernance pourraient freiner les efforts de stabilisation.

Sur le plan externe, une prolongation ou une intensification des tensions géopolitiques mondiales pourrait inverser les gains récents des termes de l’échange et affaiblir la dynamique économique. Dans ce cas, des mesures d’atténuation ciblées, temporaires et neutres du point de vue budgétaire pourraient être envisagées pour protéger les plus vulnérables.

Qu’à cela ne tienne, les perspectives économiques du Burundi sont favorables, sous réserve du maintien de la dynamique actuelle de réformes et d’une normalisation des conditions extérieures, estime le FMI indiquant que la croissance du PIB réel devrait s’établir à environ 3,9 % en 2026 et se renforcer progressivement à moyen terme pour s’établir entre 4 et 4,5 %, soutenue par une meilleure stabilité macroéconomique, un relâchement des contraintes de change et des réformes visant à libérer le potentiel de croissance des secteurs exportateurs et productifs clés.

Selon les prévisions du FMI, l’inflation devrait légèrement augmenter au second semestre de l’année pour atteindre en moyenne 14,5 % en 2026 et converger vers une fourchette de 10 à 12 % à moyen terme, au-dessus de l’objectif de la banque centrale, sous l’hypothèse d’une discipline continue des politiques économiques.

Quant au déficit du compte courant, il devrait se réduire à 6 % du PIB en 2026, bénéficiant de la hausse des exportations d’or, et continuer de s’améliorer à moyen terme, sous l’hypothèse de termes de l’échange stables; tandis que les réserves de change devraient augmenter progressivement pour atteindre environ 500 millions de dollars, soit 2,8 mois d’importations à moyen terme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Are you human? Please solve:Captcha