Coopération Maroc–Burundi : une délégation burundaise en immersion à la Trésorerie Générale du Royaume

Coopération Maroc–Burundi : une délégation burundaise en immersion à la Trésorerie Générale du Royaume

Du 30 mars au 02 avril 2026, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a reçu la visite d’une délégation de haut niveau de la République du Burundi, conduite par le Directeur général responsable du programme Gestion budgétaire au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique. Il était accompagné de quatre directeurs centraux entre autres. Inscrite dans le cadre du renforcement de la coopération institutionnelle en matière de gestion des finances publiques, notamment avec les pays africains, cette visite s’est déroulée au siège de la Trésorerie Générale du Royaume. Elle « avait pour objectif de partager l’expérience marocaine et d’appuyer les autorités burundaises dans leur projet de mise en œuvre du Compte Unique du Trésor », indique la TGR dans un communiqué . « Le programme de la visite était articulé autour de rencontres avec les responsables et experts de la Trésorerie Générale du Royaume », poursuit la même source précisant que les échanges ont ainsi exploré les différentes facettes du Compte Unique du Trésor : son positionnement, sa structure, ses règles de fonctionnement et son évolution historique. Le communiqué indique en outre que les échanges ont également porté sur le dispositif de suivi des flux de trésorerie de l’État, la réforme de la comptabilité de l’État, l’organisation comptable et la tenue de la comptabilité de l’État, ainsi que le système d’information du Plan Comptable de l’État. « Cette visite traduit la volonté de l’institution de promouvoir le partage d’expertise et la diffusion des meilleures pratiques comme moyen de modernisation de la gestion des finances publiques et de renforcement des capacités institutionnelles ». Martin Kam

Le Groupe de la Banque mondiale élargit l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour améliorer la santé des communautés au Burundi

Le Groupe de la Banque mondiale élargit l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour améliorer la santé des communautés au Burundi

Une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Bujumbura ajoutera bientôt 60 000 m³ d’eau propre par jour à l’approvisionnement de la ville, améliorant ainsi l’accès fiable pour les familles et les entreprises. Le projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA)  approuvé, étendra l’accès à l’eau potable à 615 000 personnes dans tout le pays, dont environ 490 000 habitants de Bujumbura qui bénéficieront d’un approvisionnement en eau sûr et fiable directement à leur domicile. Le projet fournira également des services d’assainissement de base à 55 000 personnes vivant en zones rurales, contribuant à réduire les maladies hydriques et à améliorer la santé des communautés.  « L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est fondamental pour le développement de tout pays. Reconnaissant ce besoin essentiel, le Projet d’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement (PAEPA) au Burundi est mis en œuvre selon une Approche Programmatique Multi-Phase (MPA), qui permet le partage des connaissances régionales », a déclaré Babacar Faye, Directeur Pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Burundi. Le Burundi continue de faire face à des défis importants en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, particulièrement dans les zones rurales mal desservies, tandis que le changement climatique exerce une pression accrue sur des infrastructures existantes et fragiles. Les réformes en cours du gouvernement visent à transformer le secteur, à ouvrir la voie à une participation accrue du secteur privé et à mobiliser des investissements substantiels à l’avenir. Pour soutenir ces objectifs, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le PAEPA, financé par un don de 80 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)*. Cette opération marque la première intervention de la Banque dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Burundi depuis plus de 15 ans, témoignant d’un engagement renouvelé à améliorer les services essentiels à l’échelle nationale. Faisant preuve d’une forte appropriation et d’un leadership affirmé, le Gouvernement du Burundi apporte un financement de contrepartie de 10 millions de dollars pour investir dans des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) résilients. Au-delà des infrastructures, le projet contribuera à améliorer la performance de la Régie de Production et de distribution d’Eau et d’électricité du Burundi (REGIDESO), à réduire les pertes d’eau et à appuyer les opérateurs privés qui fournissent des services dans les communautés rurales. Il renforcera également la sécurité hydrique à long terme grâce à un plan de gestion d’un aquifère transfrontalier. Cette nouvelle opération soutient les priorités de développement du Burundi et s’aligne sur la mission de la Banque mondiale visant à développer des infrastructures résilientes au climat tout en renforçant la gouvernance, le capital humain et la création d’emplois dans le secteur de l’eau, hygiène et assainissement. BM

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier ses attaques malgré la récente signature des accords de paix avec la RDC

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier ses attaques malgré la récente signature des accords de paix avec la RDC

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier les attaques contre les militaires burundais présents en République démocratique du Congo (RDC) pour une mission de paix, malgré la récente signature des accords de paix entre le Rwanda et la RDC, a déclaré lundi Edouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères. Il a fait ces remarques lors d’une réunion à l’intention des chefs des missions diplomatiques et consulaires ainsi que des représentants des organisations régionales et internationales accrédités au Burundi. « Le Burundi ne tolérera aucun acte qui remettrait en cause la sécurité du Burundi », a indiqué M. Bizimana au cours des échanges avec les diplomates et représentants des organisations internationales, invités à la réunion pour faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Malgré la signature des accords de paix, les attaques se sont intensifiées dans l’est de la RDC à proximité du Burundi, où deux bombes ont même dépassé vendredi les frontières burundaises et fait deux blessés, une femme et un enfant à Cibitoke (nord-ouest du Burundi), a signalé M. Bizimana. Le ministre a accusé le Rwanda d’être dernière cette attaque, la qualifiant de « provocation ». Toutefois, il a laissé entendre que le Burundi restait engagé à soutenir toute initiative visant la promotion de la paix dans la région. « Le Burundi est une partie de la solution et non une partie du problème », a-t-il affirmé. Ces récentes attaques dans l’est de la RDC près du Burundi ont provoqué des déplacements de personnes fuyant ces hostilités. Entre les 6 et 7 décembre, le Burundi a enregistré 2.325 réfugiés et 1.438 ménages de Burundais composés de 3.397 personnes qui vivaient en RDC, selon le ministre. Xinhua

Le Burundi élu membre de la Troïka de la CIRGL lors du 9ᵉ Sommet à Kinshasa

Le Burundi élu membre de la Troïka de la CIRGL lors du 9ᵉ Sommet à Kinshasa

Le 15 novembre 2025, le Chef de l’État, S.E. Évariste Ndayishimiye, a participé à Kinshasa au 9ᵉ Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la CIRGL et à l’issue des travaux, le Burundi a été élu Vice-président de l’organisation, intégrant ainsi la Troïka, étape décisive qui le prépare à assurer prochainement la présidence de la CIRGL. Le Sommet s’est ouvert par la passation de la présidence entre S.E. João Manuel Gonçalves Lourenço, président d’Angola et président sortant de l’organisation et le Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo président de la RDC) et président entrant suivie d’une session à huis clos où les grandes décisions ont été adoptées, dont l’élection du Burundi. Les Chefs d’État ont unanimement souligné l’urgence du retour de la paix en RDC, en République Centrafricaine, au Soudan et dans d’autres pays de la région, rappelant que la paix et le développement sont indissociables. Ils ont insisté sur la coopération régionale, la lutte contre les groupes armés, l’intégration économique et la solidarité entre États membres. Le Sommet a également nommé le Dr Mubita Luwabelwa de la Zambie au poste de Secrétaire exécutif de la CIRGL, en remplacement de S.E. Ambassadeur João Samuel de l’Angola. Les travaux se sont clôturés par la publication du communiqué final du Sommet.

Burundi : Le Président Ndayishimiye scelle la fin de la campagne de 100 jours pour valoriser le secteur minier

Burundi : Le Président Ndayishimiye scelle la fin de la campagne de 100 jours pour valoriser le secteur minier

Le Président de la République, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, a ce vendredi 14 novembre 2025 marqué la fin de la campagne de 100 jours consacrée à l’inventaire et à la valorisation des richesses du sous-sol burundais. Il a procédé, à cette occasion, au lancement d’un convoi de 15 camions transportant près de 400 tonnes de minerais vers le marché international. Parmi ces ressources figurent le béryllium, le titane, l’améthyste illustrant la diversité et le potentiel stratégique du secteur minier burundais. Lors d’un point de presse tenu au Palais de Kiriri, le Président Ndayishimiye a précisé que 29 sites miniers encadrés par le PAEEJ ont été identifiés et que 13 sont déjà opérationnels. Ces sites produisent 27 types de minerais et sont exploités principalement par des jeunes, bénéficiant d’un encadrement technique et professionnel. Le reste des sites, soit 267, relève du secteur privé, dont 119 sont consacrés à l’exploitation de l’or. Le Chef de l’Etat burundais a en outre souligné que, malgré ce dynamisme, l’exploitation minière reste majoritairement artisanale et que l’absence de données géologiques complètes constitue un défi important pour le développement du secteur. Il a donc encouragé les entrepreneurs à investir davantage, à moderniser les méthodes d’exploitation et à valoriser pleinement le potentiel du sous-sol burundais. Son Excellence Evariste Ndayishimiye, Chef de l’Etat burundais a également lancé un appel au patriotisme et à la transparence, mettant en garde contre toute perturbation de l’activité minière. Il a demandé au ministère en charge des mines de veiller à une exploitation responsable et rigoureuse, afin de garantir que ce secteur devienne un véritable moteur de développement économique pour le Burundi. Avec cette campagne de 100 jours, le Père de la Nation dresse un bilan très positif pour le secteur minier burundais : l’inventaire des sites, la mobilisation de la jeunesse et le lancement des premiers convois d’exportation illustrent une dynamique prometteuse et porteuse d’avenir.

Le Burundi clôture le processus électoral de 2025 avec des élections collinaires et de quartier

Le Burundi clôture le processus électoral de 2025 avec des élections collinaires et de quartier

Environ six millions de Burundais ont accompli leur devoir civique de voter leurs conseillers collinaires et de quartier, lors d’une élection qui clôture le processus électoral de 2025 au Burundi. Le Burundi compte 3.044 collines et quartiers, chacun ayant droit à cinq conseillers, ce qui porte le total à 15.220 candidats à élire, a indiqué Prosper Ntahorwamiye, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burundi. Le vote s’est déroulé de 06H00 à 15H00 (heure locale) au niveau national. « Les élections des conseils de colline et de quartier se sont déroulées dans les bureaux de vote à travers le pays, dans la sérénité et sans irrégularités majeures », a précisé M. Ntahorwamiye. Il a en outre indiqué qu’après le vote, le dépouillement allait se poursuivre et le chef de colline ou de quartier sera celui ou celle qui aura récolté plus de voix dans les urnes. Différentes hautes autorités du pays dont le président, Evariste Ndayishimiye, le vice-président, Prosper Bazombanza, le Premier ministre, Nestor Ntahontuye et autres, étaient dans leurs collines natales pour se rendre aux urnes. Après avoir voté sur la colline natale Musama dans la province de Gitega, Evariste Ndayishimiye a déclaré que ces administratifs élus doivent comprendre qu’ils seront au service des citoyens. « Nous avons besoin de bons dirigeants, au service de la population. Ils doivent comprendre qu’être un dirigeant, c’est comme être bénévole », a-t-il souligné. Ce scrutin est le dernier du processus électoral de 2025, après les élections législatives et communales du 5 juin 2025, suivies par les élections sénatoriales du 23 juillet 2025. L’élection présidentielle, quant à elle, est prévue en 2027. Xinhua

Le Burundi élimine le trachome en tant que problème de santé publique

Le Burundi élimine le trachome en tant que problème de santé publique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé que le Burundi avait éliminé le trachome en tant que problème de santé publique. C’est le huitième pays de la Région africaine de l’OMS à franchir cette étape importante. Le trachome est également la première maladie tropicale négligée (MTN) à être éliminée dans le pays. « L’élimination d’une maladie comme le trachome est un grand succès pour la santé publique, qui a nécessité des efforts et un dévouement au long cours », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Je félicite le Gouvernement et le peuple burundais pour leur travail acharné et leur engagement. C’est formidable de voir le Burundi rejoindre le groupe de plus en plus important de pays qui ont éliminé au moins une MTN », a-t-il ajouté. Le trachome, qui est dû à la bactérie Chlamydia trachomatis, se transmet d’une personne à l’autre, par contact avec des surfaces contaminées et par les mouches qui ont été en contact avec des sécrétions oculaires ou nasales. Les infections à répétition peuvent entraîner des cicatrices, un trichiasis (croissance des cils vers l’intérieur de l’œil) et, finalement, une cécité. À l’échelle mondiale, la maladie reste endémique dans de nombreuses communautés vulnérables où l’accès à l’eau potable et aux moyens d’assainissement est limité. « La validation officielle de l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique au Burundi marque une étape majeure dans notre engagement en faveur de l’équité en santé. Il s’agit d’une victoire collective rendue possible par près de 20 ans de mobilisation nationale et de solidarité internationale. Je tiens à saluer tous les partenaires, les acteurs communautaires et institutions du Burundi et au-delà qui ont permis cette avancée historique », a dit la Dre Lydwine Baradahana, Ministre burundaise de la santé publique et de la lutte contre le sida. Les progrès au Burundi Avant 2007, comme aucun cas notifié et comme il n’y avait pas d’études épidémiologiques, on ne connaissait pas l’étendue de l’endémicité du trachome au Burundi. Cette année-là, le pays a lancé une initiative de lutte contre les MTN, qui prévoyait la cartographie intégrée des géohelminthiases, de la schistosomiase, de la filariose lymphatique et du trachome. À l’issue de cette cartographie, le Ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a mené des investigations complémentaires. Les enquêtes de référence menées en 2009-2010 ont confirmé que le trachome était endémique dans certaines régions du pays. Cela a conduit à mener des interventions basées sur la stratégie CHANCE recommandée par l’OMS pour 2,5 millions de personnes qui en avaient besoin, dans 12 districts sanitaires. Le programme d’élimination du trachome au Burundi a été soutenu techniquement et financièrement par CBM Christoffel Blindenmission, l’END Fund, Geneva Global et l’OMS. L’Initiative internationale contre le trachome, qui dépend de la Task Force for Global Health, a donné de l’azithromycine (Zithromax, Pfizer, New York, États-Unis d’Amérique). L’OMS continue de soutenir les autorités sanitaires du pays en les aidant à assurer la surveillance des communautés où le trachome était auparavant endémique afin de prévenir toute résurgence de la maladie. « Cet exploit reflète la détermination du Gouvernement à protéger les populations les plus vulnérables. Sous le patronage du Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida, et grâce au dévouement des agents de santé communautaires, au soutien de partenaires clés et à l’appui technique de l’OMS, ce succès a été rendu possible », a déclaré le Dr Xavier Crespin, Représentant de l’OMS au Burundi. « Cette victoire nous inspire à poursuivre avec le même engagement l’élimination de toutes les autres maladies tropicales négligées », a-t-il ajouté. Prévalence de la maladie Le trachome reste un problème de santé publique dans 32 pays et environ 103 millions de personnes vivent dans des zones où des interventions contre la maladie sont nécessaires. Le trachome sévit principalement dans les régions les plus pauvres et les plus rurales d’Afrique, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud, d’Asie, du Pacifique occidental et du Moyen-Orient. La Région africaine est touchée de manière disproportionnée : en avril 2024, 93 millions de personnes vivaient dans des zones à risque, représentant 90 % de la charge mondiale du trachome. Ces dernières années, des progrès significatifs ont été accomplis, si bien que le nombre de personnes nécessitant un traitement antibiotique contre le trachome a diminué de 96 millions dans la Région africaine, passant de 189 millions en 2014 à 93 millions en avril 2024, soit une baisse de 51 %. À l’heure actuelle, 20 pays de la Région africaine de l’OMS nécessitent une intervention pour éliminer le trachome : l’Algérie, l’Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République-Unie de Tanzanie, le Soudan du Sud, le Tchad, la Zambie et le Zimbabwe. Les sept pays de la Région où l’OMS a déjà validé l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique sont le Bénin, la Gambie, le Ghana, le Malawi, le Mali, la Mauritanie et le Togo. Quatre autres pays de la Région africaine de l’OMS (le Botswana, la Guinée-Bissau, la Namibie et le Sénégal) affirment avoir atteint les objectifs de prévalence correspondant à l’élimination de la maladie. Progrès à l’échelle mondiale Avec l’annonce d’aujourd’hui, 57 pays ont désormais éliminé au moins une MTN. Parmi ces pays, 24 (dont le Burundi) ont réussi à éliminer le trachome en tant que problème de santé publique. Mis à part le Burundi, l’Arabie saoudite, le Bénin, le Cambodge, la Chine, la Gambie, le Ghana, l’Inde, l’Iraq, le Malawi, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Mexique, le Myanmar, le Népal, Oman, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République islamique d’Iran, le Togo, Vanuatu et le Viet Nam ont réussi à franchir cette étape. Note aux rédactions L’élimination du trachome en tant que problème de santé publique est définie comme suit : i) prévalence des cas de trichiasis trachomateux inconnus du système de santé inférieure à 0,2 % chez les personnes de plus de 15 ans (soit environ 1 cas pour 1000 habitants) ; et ii) prévalence de l’inflammation trachomateuse-folliculaire inférieure à 5 % chez les enfants âgés de 1 à 9 ans, maintenue

Burundi : Le Président Ndayishimiye dresse un bilan positif de sa présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA

Burundi : Le Président Ndayishimiye dresse un bilan positif de sa présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA

Le Chef de l’Etat burundais, Son Excellence Evariste NDAYISHIMIYE, a présenté un bilan positif de sa présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA lors de son allocution à la 7ème réunion mi-annuelle de coordination entre l’Union Africaine, les Communautés Économiques Régionales et les Mécanismes Régionaux tenue à Malabo le dimanche 13 juillet 2025. Le Président Ndayishimiye a fait savoir que le plan stratégique du COMESA lancé en 2021-2025 et qui est sur le point de s’achever, a été une boussole vers sa vision d’ “Être une communauté économique régionale pleinement intégrée, compétitive à l’échelle internationale et caractérisée par un haut niveau de vie pour toutes ses populations.” Cette vision témoigne les chiffres qui parlent: Avec une population de plus de 640 millions d’habitants, le COMESA a généré, en 2024, un produit intérieur brut (PIB) d’un billion de dollars, soit près d’un tiers du PIB de l’Afrique. En matière de commerce mondial, avec des exportations à hauteur de 219 milliards USD et des importations de 279 milliards USD pour la même période, le COMESA représente près d’un tiers des exportations totales et 39% des importations de l’Afrique, s’élevant respectivement à 682 milliards et 719 milliards USD en 2024. Avec ces chiffres, le Président Ndayishimiye a affirmé sans hésiter que le COMESA contribue à un tiers des activités économiques de tout le continent. “Grâce à l’utilisation croissante d’outils numériques, les progrès réalisés dans l’intégration des marchés sont autant considérables, avec des échanges intra-COMESA passant de 2 milliards de dollars au cours de l’année 2000 à 14 milliards de dollars actuellement, et qui sont en continuelle croissance.” A dit le Président Burundais avec espérance que grâce à l’utilisation croissante d’outils numériques, le commerce intrarégional sera davantage facilité. Le Président Ndayishimiye a toutefois soulevé les défis de taille qui subsistent dans ce cheminement vers la pleine intégration de la région. C’est d’abord, aborder, au niveau des chefs d’État, la question de la lenteur de l’intégration et de la mise en œuvre des engagements continentaux et régionaux convenus. Selon le Chef de l’Etat Burundais, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA, plusieurs des décisions ne sont pas mises en œuvre et les engagements restent en Jachère dans les tiroirs des bureaux. Selon le Président Ndayishimiye, Cette réunion de coordination semestrielle devrait aborder cette question en priorité. Le Président de la République n’a pas manqué de proposer des solutions pour un lendemain meilleur pour le COMESA telle que la résolution du paradoxe entre la forte volonté d’intégration et la forte dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds extérieurs. Ce faisant, mettre un accent particulier sur la mobilisation des ressources propres au continent. A-t-il ajouté, saluant le vif intérêt des institutions financières pour le soutien à l’Agenda africain. Rappelons qu’en prélude à la 7ᵉ Réunion de coordination entre l’Union africaine (UA), les Communautés économiques régionales (CER) et les Mécanismes régionaux, la 47ᵉ session ministérielle du Conseil exécutif de l’UA s’est ouverte jeudi 10 juillet 2025 à Malabo, en présence de nombreux ministres des Affaires étrangères du continent qui a vu l’élection d’un Commissaire de l’union Africaine à l’Éducation, Science, Technologie et Innovation, le Professeur Burundais Pascal Banyankimbona, une première dans l’histoire du Burundi depuis son Indépendance.