
PARLONS-EN. “Dans le cadre de ce nouveau quinquennat, nous allons poursuivre le travail de la salubrité médiatique. Nous allons mettre en place des mécanismes efficaces pour lutter contre la diffusion des fake news et contrer la manipulation de l’ennemi.
Nous allons aussi prendre contact avec les sociétés responsables de #Facebook, #TikTok etc pour prévenir contre la diffusion sur leurs plateformes des contenus portant atteinte aux bonnes mœurs.
Parents, journalistes, Gouvernement, nous avons tous la responsabilité de travailler ensemble pour protéger nos enfants et de préparer l’avenir de notre pays”, a écrit noir sur blanc Patrick Muyaya sur la plateforme X.
Ce communiqué du ministère congolais de l’information qui est libellé quelques jours après les révélations des réseaux sociaux sur la rencontre secrète M23 avec la délégation de Kinshasa à Kampala en Ouganda et celles de Stanis Bujakera sur les conditions exécrables de vie des prisonniers à Makala peut paraître comme une fuite en avant du gouvernement de Kinshasa menacé d’être mis à nu et qui vise à museler les réseaux sociaux qui fournissent l’information alternative et rendent les masses populaires plus critiques vis-à-vis du discours officiel.
Ce n’est sûrement pas l’éducation de la jeunesse congolaise qui est ici le véritable souci des tenants du pouvoir mais le contrôle stanilien de l’information via l’ultime effort du pouvoir de bâillonner toutes les sources d’information crédible capables de remettre en question les narratifs officiels du gouvernement et de mettre à nu les vérités peu reluisantes de la gestion de ce pays pris en otage par l’ennemi et avec hélas! la complicité flagrante de ses dirigeants.
Si une telle décision liberticide de “salubrité médiatique”, – synonyme d’entrave majeure à la liberté d’expression-, venait à être mise à exécution, l’UDPS aura alors franchi un pas en plus dans la consolidation du régime dictatorial.
Par Germain Nzinga



