
PARLONS-EN. Le pays de Kemi Seba, panafricainiste pour les uns et agitateur politique pour autres, pourrait abriter une base des militaires français chassés de Niamey.
Pour les 1 500 soldats français en poste à Niamey, dont des pilotes d’avion Mirage 2000, une partie des troupes va rentrer en France.
Selon certaines indiscrétions, un redéployement d’ une autre partie des soldats serait prévu au Bénin, qui dispose d’une frontière avec le Niger. Une autre répartition serait envisagée entre les différentes bases françaises présentes dans la région : en Côte d’Ivoire (900 personnes actuellement), au Sénégal (400), au Tchad (1 000) ou encore au Gabon (400).
La France dispose aussi d’une base à Djibouti (1 500), tournée vers l’océan Indien.
Le cas du Bénin, pays de Kemi Seba, sera suivi de près. Le porte flambeau du panafricainisme des temps modernes a récemment été interpellé à l’aéroport international de Cotonou, avant d’être relaxé au terme d’une garde à vue qui devait le conduire à la maison d’arrêt. N’eûssent été des interventions de plusieurs personnalités africaines, Kemi serait entrain de se ronger les ongles en prison.
Est-ce, en prévision du redéployement des troupes françaises « chassées » du Niger, que les autorités béninoises ont voulu mettre Kemi Seba sous clef, afin d’y éviter un séjour désagréable aux soldats français?
Par A.Ndongo
Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo