Les dessous de la Francafrique : 3 millions de dollars du contribuable Burkinabè Cachés dans des Djembés offerts gracieusement à l’Élysée !

INDISCRETION. Un soir à Ouagadougou, Robert Bourgi se retrouve avec le président Blaise Compaoré pour une mission insolite : transporter 3 millions de dollars pour Chirac et Villepin. Compaoré, connaissant le goût pour l’art de Villepin, propose de dissimuler l’argent dans quatre djembés. À Paris, Bourgi se gare dans la cour d’honneur de l’Élysée, un privilège rare. En présence des gendarmes, Villepin et sa secrétaire Nadine Izard récupèrent les djembés, remplis de petites coupures. Chirac, amusé, lance : « Blaise déconne, c’est encore des petites coupures! » Une anecdote révélatrice des coulisses de la Francafrique. AES
Françafrique/Le Bénin est-il candidat au repositionnement des troupes françaises « chassées » du Niger ?

PARLONS-EN. Le pays de Kemi Seba, panafricainiste pour les uns et agitateur politique pour autres, pourrait abriter une base des militaires français chassés de Niamey. Pour les 1 500 soldats français en poste à Niamey, dont des pilotes d’avion Mirage 2000, une partie des troupes va rentrer en France. Selon certaines indiscrétions, un redéployement d’ une autre partie des soldats serait prévu au Bénin, qui dispose d’une frontière avec le Niger. Une autre répartition serait envisagée entre les différentes bases françaises présentes dans la région : en Côte d’Ivoire (900 personnes actuellement), au Sénégal (400), au Tchad (1 000) ou encore au Gabon (400). La France dispose aussi d’une base à Djibouti (1 500), tournée vers l’océan Indien. Le cas du Bénin, pays de Kemi Seba, sera suivi de près. Le porte flambeau du panafricainisme des temps modernes a récemment été interpellé à l’aéroport international de Cotonou, avant d’être relaxé au terme d’une garde à vue qui devait le conduire à la maison d’arrêt. N’eûssent été des interventions de plusieurs personnalités africaines, Kemi serait entrain de se ronger les ongles en prison. Est-ce, en prévision du redéployement des troupes françaises « chassées » du Niger, que les autorités béninoises ont voulu mettre Kemi Seba sous clef, afin d’y éviter un séjour désagréable aux soldats français? Par A.Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo
L’avenir de la Françafrique se joue au Sénégal…

OPINION. L’avenir de la France en Afrique se joue présentement plus qu’ailleurs qu’au Sénégal. Le dilemme de la métropole française face au prochain scrutin présidentiel sénégalais de 2024 où elle doit choisir entre le soutien de l’illégal troisième mandat de Macky Sall et l’option en faveur de l’orthodoxie démocratique incarnée par Ousmane Sonko sera très déterminant pour le maintien de la zone d’influence française sur ses anciennes colonies de l’Afrique de l’Ouest. Au regard des garanties assurées par le régime actuel de Dakar pour la sauvegarde des intérêts économiques de l’Hexagone, il n’est que très peu probable que la France abandonne son fidèle allié pour oser prêter main-forte à Sonko et ce, pour la simple raison qu’un maître prédateur ne peut jamais mais alors jamais se réjouir de la politique d’affranchissement de ses anciens esclaves, telle que l’incarne l’opposant Ousmane Sonko. Et cet affranchissement est curieusement nourri par le camp des dominants. Dans quel sens? Chaque privation de liberté envisagée par Macky Sall sur Ousmane Sonko ou encore chaque tentative d’écarter cet opposant du jeu politique sénégalais en instrumentalisant la justice du pays, se retournent contre l’actuel président qui, au final, fait gratuitement la publicité de son adversaire. Dans ce sens donc, toute tentative d’arrestation de ce bouillant opposant transforme ce dernier en martyr du combat de la conquête des libertés auprès de l’opinion d’une grande partie du peuple qui se range derrière lui. Et c’est justement là où le piège risque de se fermer sur les tenants de ce vieux système françafrique qui, en cherchant à appuyer leur ancien protégé, auront clairement défini de quel côté de l’histoire ils se positionnent. Quelle que soit la manière où ils vont manœuvrer, l’application du schéma Ouattara à propos d’un troisième mandat au Sénégal s’avérera inévitablement la preuve du projet de maintenir le statu quo d’une politique instituée il y a plus d’un demi-siècle par Jacques Foccart mais abhorrée par la majorité de l’opinion Sénégalaise. L’usage de ce schéma sera si pas synonyme de chaos social et de très probables soulèvements de la jeunesse sénégalaise en cas de passage en force de Macky Sall, du moins facteur déterminant qui pourra précipiter les événements au pays de la Terenga et dans toute la sous-région du Sahel. L’incertitude de l’ère post-Ouattara en Cote-d’Ivoire, le basculement du Gabon et du Togo dans le Commonwealth puis l’alliance stratégique de plus en plus en place entre ces trois voisins “indociles”, notamment le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, constituent déjà les fissures non négligeables dans le dispositif de la Françafrique placée désormais sous haute tension. Une quelconque perte de contrôle de la France sur le Sénégal sera alors de l’huile qui sera jetée sur les braises déjà incandescentes. L’incendie pourra grossir et s’élargir sur les ex-colonies françaises jusqu’au point de réduire drastiquement la marge de manœuvre de la France dans la sous-région. Avec cette fois-là le risque d’une réaction en chaîne, d’un effet domino, d’une espèce de raz-de-marée qui secouera les autres pays de la sous-région sous forme d’une nouvelle ère géopolitique qu’on pourra nommer “printemps sahélien”. Je me suis toujours méfié des tempêtes de sable fort régulières dans le désert, elles ont la caractéristique commune d’effacer l’ancien paysage géographique et/ou politique en l’espace d’un temps très réduit. Situation à suivre de très près… Par Germain Nzinga
Françafrique/Exclusif. Macron en « Business class premium »

Première escale: Yaoundé, où il aura un tête à tête avec Paul Biya. Le Medef, au cœur de ces arrangements économico diplomatiques, a mis en avant la diplomatie économique, sous l’appellation de la « francophonie économique ». Est-ce donc le patronat français qui aurait également suggéré les escales de Brazzaville, Kinshasa, Libreville, Cotonou et Abidjan, au cours de ce voyage marathon de Macron? En ce qui concerne la période de ce voyage, ce sera, croît savoir une source diplomatique, avant la fin de ce mois de juillet 22 voire août 22. Seul souci pour le locataire de l’Elysée: le culte du secret à la chinoise qui doit entourer ce voyage, essentiellement économique, pour ne pas réveiller les milieux de l’opposition et de la société civile en France et en Afrique. Une chose est possible, Paris pourrait éviter d’y évoquer des sujets qui fâchent: succession de Paul Biya, déjà présenté par ses hommes liges comme futur candidat à la présidentielle de 2025, affaire Kamto, gestion gouvernementale de la crise anglophone… Si les étapes de Brazzaville, Kinshasa et Libreville sont retenues, probablement que les discussions sur les dossiers économiques mettront entre parenthèses les problèmes congolo congolais (cas Moukoko et Okombi, héritier successoral au cas où le Chef venait à prendre sa retraite politique en 2026(j’en doute) ou gabono-gabonais( affaire Jean Ping, héritier successoral au moment où Ali hésite entre son repos médical et le passage de témoin à son fils…). Idem à Cotonou où les entreprises françaises ont perdu du terrain, sous le regard complaisant de Patrice Talon… Traditionnellement, les énormes potentialités économiques des pays africains francophones ont d’abord bénéficié aux hommes d’affaires français qui, sans compétition véritable, raflaient la mise. Depuis l’arrivée des plus offrantes et mieux disantes chinoises dans les pays du pré carré français, la donne a changé. Des pratiques aux quelles ne s’accomodent pas certains hommes d’affaires français. Surtout lorsqu’elles contribuent à leur faire perdre du terrain en ces temps où la France subit elle-même durablement les conséquences économiques de la crise en Ukraine. Ah oui, les temps sont durs pour tout le monde! Certainement que Achille Mbembe, l’intellectuel camerounais devenu l’égérie de Macron en matière de politique africaine,et, dans une moindre mesure, l’écrivain congolais Alain Mabanckou, seront obligés de se mettre en congé technique, le temps que le vieux dicton anglo-saxon « business is business » prime sur la politique, afin que l’acte de décès de la FrançAfrique, que voulait signer Jean- Marie Bockel, soit, pour l’instant, une possibilité peu envisageable. Par A.Ndongo
Franc cfa-eco: Pourquoi Nathalie Yamb ne participera pas aux « Etats généraux de l’eco », organisés par Kako Nubukpo à Lomé

TRIBUNE. Dans cette nouvelle tribune intitulée « Franc cfa-eco: Pourquoi je n’irai pas à Lomé… », la dame de Sotchi dévoile les raisons qui l’ont amené à décliné l’invitation de participer aux « Etats généraux de l’eco », organisés par Kako Nubukpo à Lomé à la fin du mois de mai 2021.
Tchad : manifestation contre le CMT et l’ingérence de la France
De jeunes manifestants, répondant à l’appel de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, ont sortis dans la nuit de lundi à mardi dans les rues de N’Djamena, la capitale tchadienne, pour exprimer leur opposition au Conseil militaire de transition (CMT) et à l’ingérence de la France, selon des médias locaux. Dans un concert de casseroles et de sifflets, ils ont appelé à la démission du CMT, censé gérer le pays pour une transition de 18 mois suite à la mort du président Idriss Déby le 20 avril dernier. Ils ont également proféré des slogans anti-français et brûlé des drapeaux tricolores. Lors des obsèques de M. Déby vendredi dernier, le président français Emmanuel Macron avait promis d’accompagner le CMT durant la transition. Dispersée par les forces de l’ordre, cette manifestation avait été initiée par le mouvement citoyen Wakit Tama (« L’heure est venue », en arabe tchadien), lancé par plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile. Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, Souleyman Abakar Adam, avait interdit lundi par arrêté « toutes les marches ou manifestations, quelles que soient leurs dénominations, n’ayant pas eu un accord préalable et susceptibles d’occasionner de troubles à l’ordre public ». Les ministres du dernier gouvernement du défunt président Déby ont été reconduits par le CMT en attendant la mise en place d’un gouvernement de transition.
Manifestations au Tchad: ce qu’il faut savoir
L’opposition tchadienne manifeste depuis 4H 30 du matin à N’Djamena, la capitale du pays aux sons de sifflets et de concert de casseroles. Les troubles continuent dans la ville où des coups de feu sont tirés et entendus dans plusieurs quartiers où les forces de l’ordre font des patrouilles. Un homme a été tué par balle à Moundou, dans le sud du Tchad, selon plusieurs médias locaux. Les manifestants brûlent des pneus et des drapeaux français. Ils brandissent des pancartes avec les slogans » Oui à un dialogue inclusif », « Non à la monarchisation du pouvoir », « Nous exigeons la dissolution du CMT, « Non au néocolonialisme français », « Macron missionnaire de la Françafrique ». Lire la suite sur BBC
Mort d’Idriss Deby: une multitude de réflexions

Le defunt Idriss Deby était entre autres, Un militaire d’exception Un dictateur radical et meurtrier Un allié de la cancérigène FRANÇAFRIQUE Mais un ultime rempart face aux terroristes au Sahel Il est Mort sur la ligne de front (si les infos rapportées par les militaires sont avérées) Il sera, aux Hommes et aux Femmes, dotés de raison et d’expérience, impossible de résumer Idriss Deby en une seule facette lorsque l’on connaissait la complexité de l’Homme. Allié de la criminelle Françafrique, mais Co-financier de la chaîne de Tv anti française Afrique Media, ami intime du NÉOCOLON Jean-Yves Le Drian, mais parfois très critique du Franc CFA, Idriss Deby représente cette génération de nos pères, au potentiel extraordinaire, qui auront à de trop nombreuses reprises, malgré leurs nombreux dons de Dieu, fait preuve de schizophrénie politique. Bien qu’opposé à de trop nombreuses reprises à ses choix, il m’est difficile de me réjouir de la mort d’un Homme qui faisait office d’ultime rempart militaire face aux terroristes au Sahel. En ce qui concerne le neocolonialisme français, il était un ennemi fondamental à mes yeux (même s’il lui arrivait de hausser le ton face à la France de temps à autres) .Mais face aux groupes terroristes, j’aurais souhaité avoir plus de dirigeants africains ayant sa stature militaire afin de faire face bien plus énergiquement aux velléités déstabilisatrices du Sahel. Une pensée pour toutes les familles tchadiennes, qui furent d’une manière où d’une autre, frappées par son régime sanguinaire. Et de l’autre, une pensée pour toutes celles et ceux, qui ayant un sens de l’analyse politique, lucide et froid, savent qu’à travers sa mort, le sahel risque d’être encore plus déstabilisé. L’Afrique du monde réel est complexe. Deby en fut un exemple matérialisé. Par Kemi Seba