Congo/ Philippe Moukoko au ministre Thierry Moungalla : L’éloquence ne peut masquer la misère d’un pays

PARLONS-EN. « La plus grande monstruosité débitée par le ministère congolais a été le fait de soutenir que critiquer le dollar ou une monnaie constitue une infraction et justifie une expulsion « , souligne l’écrivain Philippe Moukoko dans la tribune ci-dessous. L’EXPULSION DU CONGO DU PANAFRICANISTE KEMI SEBA ou pourquoi des panafricanistes ont extrait la racine carrée du ministère de la communication du régime militaire de Brazzaville : Thierry Moungalla ! Ceux qui plaident devant les juridictions savent que pour convaincre des gens il faut marier l’éloquence avec le fond du discours : la vérité des faits. Croire qu’il suffit de faire de belles tournures, d’avoir une élocution impeccable en français comme un Parisien permet d’emporter la conviction des gens, c’est se tromper. Les panafricanistes, les plus brillants, sont des professeurs, des avocats, des hommes d’affaires, bref des gens cultivés qui ne sont pas nés de la dernière goutte de pluie de Sibiti ou de Mayéyé. La plus grande monstruosité débitée par le ministère congolais a été le fait de soutenir que critiquer le dollar ou une monnaie constitue une infraction et justifie une expulsion. Voilà comment des panafricanistes ont eu la peau de Thierry Moungalla en lui envoyant une salve de mousqueterie ! Quand on n’est pas en accord avec les faits, quand on les manipule, il faut éviter de communiquer. L’éloquence ne peut masquer la misère d’un pays. Les panafricanistes ne sont pas des buveurs de bière, des danseurs de mopacho ou des regardeurs de fesses des femmes sur tiktok. Eux c’est une autre classe d’Africains, pas du tout complexés, ouverts sur le monde. Ils savent qu’ils « n’ont inventé ni la poudre ni la boussole, (…) n’ont jamais su dompter la vapeur ni l’électricité » mais ils sont « véritablement les fils aînés du monde, poreux à tous les souffles du monde, aire fraternelle de tous les souffles du monde »… Ce sont des gens qui ont lu Aimé Césaire, Frantz Fanon…, qui lisent tous les jours, qui apprennent, qui s’informent, qui affutent leurs armes, qui sont dans un combat d’idées, que ça plaise ou non. Un petit conseil : Monsieur le ministre, évitez d’organiser une prochaine Quinzaine du gouvernement. Ça sert à quoi ? Boire sa bière à Brazzaville loin des poubelles qui puent, voyager en France pour venir constater de gros rats, c’est plus tranquille, non ? Je vous parle dans la langue téké-laali qui est aussi la vôtre : « Niania, niala yé ! Ako élo pé ! » ( « Grand frere, laissez tomber, il n’y a rien de bon dans votre quinzaine du gouvernement ») Lool ! Par Philippe Moukoko “Dictionnaire général du Congo Brazzaville” Avocat au barreau de Montpellier
KEMI SEBA LIBÉRÉ…

Kemi Seba et son compagnon d’infortune venaient d’être relâchés sans poursuite après leur garde à vue. Voici ses premières déclarations : “Libérés nous sommes. Ceux qui veulent nous éteindre devront encore attendre, on est désolés de gâcher leurs projets . Nous sommes une génération d’Hommes et de Femmes Noirs libres , qui n’avons que pour seule obsession , la décolonisation ultime du continent africain et de sa DIASPORA. Nous ne luttons pas contre un pays, mais contre un système d’oppression qui asphyxie l’Afrique et les Antilles . On a commencé ce combat politique (en 1999), ni Macron, ni Poutine , ni MADURO , NI KIM JONG UN , ni qui sais je , n’était encore président en fonction . On lutte pour les nôtres, et nul ne pourra nous empêcher de continuer notre travail. L’élite néocolonialiste française sait très bien que me garder à l’ombre trop longtemps serait très dangereux pour elle, vu notre audience en Afrique et aux Antilles. J’étais venu voir un membre de ma famille, âgé et très malade , et des opposants au régime Patrice Talon. Et j’assume à 1000 % mon acte. La peur n’a jamais coulé dans mes veines . Que nul ne nous confonde avec ces Noirs colonisés qui ont peur de leur ombres.” Germain Nzinga
Françafrique/Le Bénin est-il candidat au repositionnement des troupes françaises « chassées » du Niger ?

PARLONS-EN. Le pays de Kemi Seba, panafricainiste pour les uns et agitateur politique pour autres, pourrait abriter une base des militaires français chassés de Niamey. Pour les 1 500 soldats français en poste à Niamey, dont des pilotes d’avion Mirage 2000, une partie des troupes va rentrer en France. Selon certaines indiscrétions, un redéployement d’ une autre partie des soldats serait prévu au Bénin, qui dispose d’une frontière avec le Niger. Une autre répartition serait envisagée entre les différentes bases françaises présentes dans la région : en Côte d’Ivoire (900 personnes actuellement), au Sénégal (400), au Tchad (1 000) ou encore au Gabon (400). La France dispose aussi d’une base à Djibouti (1 500), tournée vers l’océan Indien. Le cas du Bénin, pays de Kemi Seba, sera suivi de près. Le porte flambeau du panafricainisme des temps modernes a récemment été interpellé à l’aéroport international de Cotonou, avant d’être relaxé au terme d’une garde à vue qui devait le conduire à la maison d’arrêt. N’eûssent été des interventions de plusieurs personnalités africaines, Kemi serait entrain de se ronger les ongles en prison. Est-ce, en prévision du redéployement des troupes françaises « chassées » du Niger, que les autorités béninoises ont voulu mettre Kemi Seba sous clef, afin d’y éviter un séjour désagréable aux soldats français? Par A.Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo
Kémi Séba: le globalisme néolibéral instrumentalise la souffrance des minorités en Occident

HAUT ET FORT. Les minorités qui souffrent en OCCIDENT finiront bien par comprendre que « le globalisme néolibéral instrumentalise leur souffrance sur le terrain sociétal pour obtenir des gains substantiels sur le terrain économique », espère Kémi Séba. Comme le rappelle le militant panafricaniste, « les grandes marques capitalistes, qui en soutenant prétendument la cause noire via BLM, ont augmenté spectaculairement leurs parts de marché, tout en continuant à exploiter leurs employés à la peau sombre en Asie du Sud-Est et ailleurs ». Pour l’écrivain, chroniqueur et activiste franco-béninois, « la dangerosité du globalisme néolibéral tient du fait que contrairement au capitalisme d’hier, celui d’aujourd’hui prétend défendre la cause des opprimés, pour se donner une bonne image en priorité et obtenir des parts de marchés croissantes dans ces communautés, tout en continuant d’exploiter de manière violente ses employés, esclaves des plantations modernes du nouveau millénaire. » Adrien Thyg
Livre: « L’Afrique libre ou la mort », de Kemi Seba, disponible à la bibliothèque de Sciences Po Lille

Le dernier ouvrage de Kemi Seba, « l’Afrique libre ou la mort », est disponible à la bibliothèque de Sciences Po Lille sur demande de nombreux étudiants, annonce le résistant africain au XXIe siècle sur son compte Twitter. Dans ce récit épique de 191 pages, paru aux éditions Fiat-Lux, le 03 janvier 2019, et écrit dans des conditions périlleuses, le président de l’ONG Urgences Panafricanistes et l’initiateur du Front Anti-CFA (Front Anti-Colonialiste français en Afrique) inscrit la lutte contemporaine pour la souveraineté africaine dans les pages de l’Histoire. Une histoire tumultueuse, où géopolitique et résistance locale s’entremêlent, pour ne plus être que les deux facettes d’une même pièce face à l’hydre néolibérale. « Si ça peut édifier une partie de la future élite française, afin qu’ils ne reproduisent pas les erreurs de leurs aïeux, alors tant mieux », écrit la figure de proue du panafricanisme. RESUME. L’histoire se souviendra que l’année 2017 fut celle d’un début de contestation sans précédent de la politique occidentale depuis la période des indépendances, dans les pays africains de la zone franc. Le motif de ces mobilisations ? La dénonciation de la Françafrique, terme générique servant à définir le néocolonialisme français qui prévaut en Afrique encore au XXIe siècle. Ce dernier se matérialisant par les bases militaires françaises présentes sur la Terre mère, l’utilisation du franc CFA, qui appauvrit le continent, enrichit les tenants du système néolibéral hexagonal et, surtout, la collaboration des réseaux occultes de l’Elysée, avec les pires sanguinaires autocrates du continent africain, ces derniers étant bien souvent » placés » à la tête de ces Etats par l’entremise du prétendu » pays des droits de l’homme « . A l’initiative de ces manifestations continentales, un homme qui clive : Kemi Seba. Pour une bonne partie de la jeunesse africaine et caribéenne, il est un héros, qui a remis de manière médiatique la question de la souveraineté des peuples afros au centre des débats en ce nouveau millénaire. Pour l’intelligentsia africaine (bien souvent idéologiquement formatée par l’Occident), c’est un populiste, un dangereux démagogue qui pousse la jeunesse à l’anarchie, à la haine de l’Occident et à la rébellion contre ses élites endogènes. Enfin, pour les autorités françaises, il est actuellement la plus grosse menace du courant qualifié de o souverainiste africain « . Pourquoi ce combat, et jusqu’où cette nouvelle génération africaine désabusée et hostile à l’Occident ira-t-elle ?
Mort d’Idriss Deby: une multitude de réflexions

Le defunt Idriss Deby était entre autres, Un militaire d’exception Un dictateur radical et meurtrier Un allié de la cancérigène FRANÇAFRIQUE Mais un ultime rempart face aux terroristes au Sahel Il est Mort sur la ligne de front (si les infos rapportées par les militaires sont avérées) Il sera, aux Hommes et aux Femmes, dotés de raison et d’expérience, impossible de résumer Idriss Deby en une seule facette lorsque l’on connaissait la complexité de l’Homme. Allié de la criminelle Françafrique, mais Co-financier de la chaîne de Tv anti française Afrique Media, ami intime du NÉOCOLON Jean-Yves Le Drian, mais parfois très critique du Franc CFA, Idriss Deby représente cette génération de nos pères, au potentiel extraordinaire, qui auront à de trop nombreuses reprises, malgré leurs nombreux dons de Dieu, fait preuve de schizophrénie politique. Bien qu’opposé à de trop nombreuses reprises à ses choix, il m’est difficile de me réjouir de la mort d’un Homme qui faisait office d’ultime rempart militaire face aux terroristes au Sahel. En ce qui concerne le neocolonialisme français, il était un ennemi fondamental à mes yeux (même s’il lui arrivait de hausser le ton face à la France de temps à autres) .Mais face aux groupes terroristes, j’aurais souhaité avoir plus de dirigeants africains ayant sa stature militaire afin de faire face bien plus énergiquement aux velléités déstabilisatrices du Sahel. Une pensée pour toutes les familles tchadiennes, qui furent d’une manière où d’une autre, frappées par son régime sanguinaire. Et de l’autre, une pensée pour toutes celles et ceux, qui ayant un sens de l’analyse politique, lucide et froid, savent qu’à travers sa mort, le sahel risque d’être encore plus déstabilisé. L’Afrique du monde réel est complexe. Deby en fut un exemple matérialisé. Par Kemi Seba
[KEMI SEBA] : Afrique, la maladie des mandats illimités ( Afro pertinent )
Kémi Séba sur l’Ethiopie : genèse et perspective de la crise (Voxafrica)