Congo/Nkayi : Des taxis-motos-tricycles revoient le prix de transport public à la hausse

Des motos-tricycles-taxis de marque indienne en circulation dans la ville de Nkayi dans le département de la Bouenza règlent positivement le problème de transport des paisibles citoyens mais en revoyant le prix de la course à la hausse du fait du prix du carburant.

Selon Gaëtan, un des conducteurs de ces taxis-motos-tricycles, le problème de carburant pose énormément de difficultés. La course qui coûtait 100 Fcfa est passée à 250 Fcfa pour l’ensemble des déplacements vers toutes les directions. Les stations-services sont pratiquement remplacées par des revendeurs aux coins de rues et d’avenues à des prix plus élevés. L’origine de ce carburant, ajoute un passager, serait les agents des stations. 

Dans un communiqué de presse de la Société Nationale des Pétroles du Congo (S.N.P.C), cette pénurie est occasionnée par la hausse du pétrole brut, suivie de la raréfaction et de la hausse des prix des produits finis sur le plan international, suite au conflit en Ukraine et aux sanctions imposées à la Russie ; aux contraintes logistiques liées à l’acheminement des produits finis ; à l’arrêt de production par la Coraf , qui a anticipé la mise en travaux des unités de production pour au moins deux semaines, depuis le 27 juillet 2022.

Ces prix de transport de ces motos luttaient contre ceux des taxis fixés à 500 Fcfa. Ils transportent quatre personnes assises dont une aux côtés du conducteur, vers toutes les directions. Gaëtan indique que la recette journalière est de plus ou moins 12 000 Fcfa par jour. Un usager fait savoir que ce genre de moyen de transport aide énormément les habitants de la ville qui réussissent à contourner les prix de la course du taxi habituel et à joindre les lieux non desservis par les taxis.

Ils sont présents à l’arrivée des autobus qui assurent le transport des voyageurs de Brazzaville à Pointe-Noire et autres parties de la ville à partir de leur capitale départementale. Pour Gaëtan, cette activité aide énormément les jeunes de tous les niveaux d’instruction qui font face à de sérieux problèmes de chômage. Il rassure cependant que leurs motos sont reconnues par les services d’assurance et de la mairie.

Ces motos servent dans la plupart des cas les lignes non gérées par les taxis traditionnels qui servent l’ensemble de la ville pendant qu’eux ne gèrent que quelques parties de la ville, tel que défini par un accord défini par les responsables de la ville. Les taxis traditionnels ont difficilement accepté ces motos qui réduisaient, selon eux, leurs champs d’activité et leurs recettes journalières. 

Une cliente à bord de ce taxi-moto a dit qu’ils aident énormément avec leurs prix et leur accès dans tous les quartiers.

La ville de Nkayi compterait 80 mille habitants et est la quatrième ville du Congo par sa démographie. Ces taxis-motos-tricycles règlent l’épineux problème de transport urbain de cette ville sucrière. Cette initiative, selon un des transporteurs, avait été saluée par les populations malgré la fronde des chauffeurs de taxis. Un protocole d’accord avait été signé par la mairie de Nkayi, le syndicat des transporteurs et celui des taxis-motos. Ces engins, selon le transporteur, coûteraient 1.500.000 Fcfa.

Florent Sogni Zaou

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