Quelque chose se prépare contre la RDC…

OPINION. “Seigneur, bénis le Congo. Donne-lui la paix. Les congolais ne sont pas en sécurité. Seigneur nous implorons ton intervention. Que les démons qui se sont emparés de l’Est de la République Démocratique du Congo soient chassés. Que sa population vive dans la paix. Elle en a besoin!” C’est en ce termes que le président burundais, Evariste Ndayishimiye, prie à genoux ce dimanche 2 janvier 2022, touchant étroitement le drapeau de son pays.

Pourtant ceci ne peut impressionner que les naïfs car le président joue son petit théâtre pour faire diversion. En effet, c’est depuis deux semaines que sont signalés des groupes armés provenant du même Burundi et qui franchissent la frontière de la RDC sans que le gouvernement de ce pays lève le petit doigt. L’armée Burundaise, se défendent les officiels burundais, poursuit les rebelles de Red Tabara dans la région de Rurambo, Chefferie Bafulero en territoire d’Uvira au Sud kivu. Et ce, sans s’en référer aux x autorités de Kinshasa qui devraient leur permettre d’aller outre les frontières nationales. Tout le monde voit, la presse internationale en parle mais le Major Kasereka ( porte-parole du secteur OPS sokola2 du Sud Kivu à Uvira) dit ne pas être au courant.

Tout congolais avisé doit faire l’effort de mettre en corrélation cette invasion militaire burundaise avec celle simultanée du Rwanda et de l’Ouganda. Chacun y va de ses subterfuges ( poursuite de rebelles assaisonnée d’une prière d’intercession pour l’un et mutualisation des forces armées pour les deux autres) mais l’objectif restant le même pour les trois, à savoir prendre pied sur le territoire congolais. Les congolais moins amnésiques se souviendront que ce fut l’exact scénario vécu en 1996 lorsque ces trois pays s’étaient coalisés pour envahir la RDC sous le label de l’AFDL. Et cette alliance semble avoir la peau dure.

Ce qui reste à comprendre a trait aux nouveaux objectifs politiques poursuivis par cette campagne militaire de grande envergure au seuil de cette nouvelle année. En écoutant Yoweri Museveni déclarer le même week-end sa volonté de poursuivre les ADF jusqu’à Kisangani et même bien au-delà, l’on n’a pas besoin de sortir de Saint Cyr pour comprendre que nous nous acheminions vers un conflit armé de grande envergure.

Pour revenir à la prière du président burundais, on sait désormais les noms HUMAINS de trois DÉMONS qui tiennent mordicus à s’emparer du Congo. L’on sait également que ce n’est pas un Congo en PAIX qui intéresse ses trois voisins de l’Est. Non! C’est plutôt de l’humus de son chaos qu’ils ont besoin pour se nourrir et trouver une solution à leurs problèmes internes. Que ce soit bien clair : le poisson aura toujours tort de croire que c’est le pêcheur qui viendra le sauver. Le Congo sera véritablement libéré par ses propres fils et par personne d’autre. Qu’on se le dise!

Par Germain Nzinga

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