Une table ronde fructueuse : Vers un avenir prometteur pour le Burundi

Une table ronde fructueuse : Vers un avenir prometteur pour le Burundi

Sous les auspices du Président de la République, Son Excellence Evariste Ndayishimiye, le Burundi a organisé, du 5 au 6 décembre 2024, une Table Ronde économique déterminante pour son développement. L’objectif était de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation de la vision du Burundi pays émergent en 2040 et développé en 2060. Des ressortissants de plus de 30 pays, soit plus d’une centaine d’investisseurs internationaux, se sont joints aux nationaux à Bujumbura. Ces assises ont abouti à des résultats positifs, marqués par l’engagement renouvelé des partenaires traditionnels au développement et la ferme volonté des investisseurs privés de soutenir le Burundi dans sa trajectoire de croissance. Dans son discours de clôture, le Président Ndayishimiye a exprimé sa gratitude envers tous les participants, soulignant que cette rencontre constituait une étape clé pour bâtir la confiance mutuelle, gage de tout succès. Il a également précisé que les premiers jalons étaient désormais posés et qu’il était temps de passer à la vitesse supérieure. Cette Table Ronde marque ainsi un tournant majeur dans la dynamique de transformation du pays. Elle ouvre la voie à des collaborations et à un avenir prospère pour le Burundi.

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 18 mai 2022

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 18 mai 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 18 mai 2022, à Bujumbura, sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, Général Major Evariste NDAYISHIMIYE. Après la présentation de l’ordre du jour, Son Excellence le Président de la république a invité le Premier Ministre à présenter la synthèse des observations issues de la réunion préparatoire du Conseil des Ministres qu’il a lui-même présidée le vendredi 13 mai et le lundi 16 mai 2022, et qui était consacrée à l’analyse des mêmes dossiers inscrits à l’ordre du jour. Après restitution par le Premier Ministre au Président de la République, les dossiers analysés sont les suivants : 1-Projet de loi portant révision de la loi no 1/35 du 4 décembre 2008 relative aux finances publiques, présenté par le Ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique. Le Gouvernement du Burundi s’est engagé à moderniser la gestion des finances publiques pour mieux assurer la transformation de l’économie burundaise telle qu’inscrit dans le Plan National de Développement. Dans ce cadre, l’introduction du budget-programme comme mode de gestion budgétaire s’avère une nécessité. Il permettra d’assurer l’efficacité et l’efficience dans la gestion des crédits alloués à chaque ministère et institution de l’Etat, et par conséquent de mesurer la performance dans la gestion de ces derniers. En plus, la révision de la Constitution intervenue en 2018 appelle des ajustements au niveau légal et réglementaire. Ce double souci de conformité à la Constitution et de modernisation de la gestion des finances publiques amène le Gouvernement à mettre à jour un certain nombre de textes légaux et réglementaires qui encadrent la gestion des finances publiques. C’est dans ce contexte qu’intervient la révision de la loi organique n°1/35 du 04 décembre 2008 relative aux finances publiques pour l’adapter aux réformes et projets portés par le Gouvernement, afin d’assurer la performance des administrations publiques dans la collecte des recettes et la gestion efficace et efficiente des dépenses publiques. Il sied de souligner que cette loi va également s’appliquer aux établissements publics à caractère administratif et aux sociétés publiques. A titre indicatif, les nouveautés suivantes sont apportées par ce projet de loi à savoir -L’attribution par une loi aux communes la possibilité de collecter des recettes; -La création d’un compte virtuel et d’un compte unique du Trésor pour le suivi des fonds des organismes publics; -La précision des différentes sortes de budgets et leur fonctionnement dans le cadre du budget programme ; -L’inclusion d’une obligation de rendre compte sur les réalisations et sur les résultats objectivement vérifiables associés aux moyens mis à disposition pour financer les actions concourant à la politique publique ; Après échange et débat, le projet a été adopté avec entre autres observations et recommandations suivantes: -Insérer un chapitre de définition de certains concepts pour faciliter leur compréhension ; -Insérer une disposition sur la digitalisation de la collecte et la gestion des finances publiques; -Elaborer des modules de formation destinées aux utilisateurs clés des ministères et autres institutions pour faciliter l’appropriation et l’opérationnalisation de cette loi ; -Etre précis lors des planifications des budgets- programmes afin de réduire la lenteur fréquemment observée lors de l’exécution des budgets; -Préciser le début et la clôture d’un exercice budgétaire. 2-Projet de décret portant missions, organisation et fonctionnement de l’Autorité de Régulation des Programmes et des Systèmes de Protection Sociale, « ARPS », présenté par la Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre. Avant la promulgation de la loi n°1/12 du 12 mai 2020 portant Code de la Protection Sociale au Burundi, les missions de coordination, de promotion et de régulation des activités dans le secteur de la protection sociale, étaient confiées à une seule institution, la Commission Nationale de Protection Sociale, régie par le décret n°100/ 237 du 22 aout 2012. Cette Commission dispose d’un SecrétariatExécutif Permanent qui l’appuie techniquement dans l’accomplissement de ses missions. L’une des innovations de la loi précitée a été la création d’une autorité de régulation à part entière, distincte de tout autre organe. La nécessité de mettre en place un régulateur du secteur de la protection sociale est d’autant plus évidente que l’on observe souvent un contentieux opposant les bénéficiaires aux organismes de sécurité sociale, surtout au niveau des pensions. Par ailleurs, la possibilité offerte aux privés de créer des mutuelles sociales implique qu’il y ait une autorité qui les agrée et les encadre, en vue de mettre de l’ordre et de protéger les membres de ces mutuelles. C’est dans ce contexte que se situe l’élaboration du présent projet de décret qui vient mettre en application le Code de la protection sociale. A l’issue des échanges, le projet a été adopté avec les recommandations suivantes : -Définir certains termes utilisés dans le texte pour faciliter sa compréhension; -Revoir le décret organisant le ministère pour insérer cette structure dans l’organigramme du ministère ; -Placer cette structure sous le tutelle du ministère et non de la Primature; -Fixer les salaires et autres avantages du Directeur Général et des directeurs par une ordonnance conjointe du Ministre de tutelle et celui en charge des Finances ; -Préciser le nombre de conseillers et leur cahier de charge. 3-Projet de décret portant révision du décret n°100/237 du 22 aout 2012 portant création, organisation, composition, missions et fonctionnement de la Commission Nationale de Protection Sociale, présenté par la Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre Depuis l’adoption de la Politique Nationale de Protection Sociale en avril 2011, le secteur de la protection sociale au Burundi connaît une évolution remarquable. Pour mettre en œuvre la Politique Nationale de Protection Sociale, le Gouvernement a mis en place la Commission Nationale de Protection Sociale avec pour objet la promotion et la régulation des programmes de la Politique Nationale de Protection Sociale. Tenant compte de la complexité du secteur de la protection sociale, la CNPS réuniten son sein 4 organes :(i) Le Comité National, organe de pilotage politique des programmes de

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 16 février 2022

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 16 février 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 16 février 2022 à Bujumbura, sous la présidence de son Excellence le Vice-Président de la République, Monsieur Prosper BAZOMBANZA, sur délégation de pouvoirs de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Général Major Evariste NDAYISHIMIYE. Après la présentation de l’ordre du jour, Son Excellence le Vice- Président de la République a invité le Premier Ministre à présenter la synthèse des observations issues de la réunion préparatoire du Conseil des Ministres qu’il a lui-même présidée le jeudi 10 février 2022, et qui était consacrée à l’analyse des mêmes dossiers inscrits à l’ordre du jour. Après restitution par le Premier Ministre au Vice-Président de la République, les dossiers analysés sont les suivants : 1. Programme national de reconversion professionnelle des mandataires publics/politiques et des hauts cadres de l’Etat (2021-2025)Ce dossier a été présenté par le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi. Ce programme de reconversion vise la capitalisation des compétences des mandataires publics/ politiques et des hauts fonctionnaires de l’Etat pour contribuer au développement du pays et à la réduction du chômage des jeunes par la création de petites et moyennes entreprises. Il vise à les inciter à partir plus tôt à la retraite afin d’exercer de nouveaux métiers de leur choix. En effet, les statistiques montrent que 75% des mandataires politiques et autres fonctionnaires de l’Etat encore en âge d’activité à la fin de leur mandat préfèrent demander la réintégration à la fonction publique au lieu de trouver d’autres alternatives d’insertion par la création de leurs propres projets. C’est pour cette raison que le ministère en charge de la fonction publique propose des programmes d’insertion par la reconversion socioprofessionnelle pour toute personne qui veut entreprendre dans de nouveaux projets. Les modalités et les mécanismes de financement de ce programme en vue de la constitution d’un Fonds d’Appui à la Reconversion pour appuyer les programmes et projets de reconversion et de création d’emplois seront définis.Il convient de souligner que le Conseil des Ministres avait analysé ce dossier en date du 3 février 2021 et avait formulé des recommandations dans le sens de son enrichissement. Après échange et débat, le Conseil des Ministres a constaté que les observations soulevées au moment de la première lecture ont été prises en compte et a adopté ce programme avec les recommandations suivantes : – Sensibiliser les bénéficiaires sur l’intérêt de ce Programme ; – Faire suivre ce Programme d’un cadre légal pour l’appuyer ; – Changer les dispositions contenues dans certains textes en vigueur qui constitueraient des obstacles à la mise en œuvre de ce Programme notamment, le statut général des fonctionnaires qui rend automatique la réintégration dans la fonction publique du fonctionnaire qui termine un mandat, et qui donne le droit à un mandataire d’être intégré dans la fonction publique même s’il n’avait jamais été fonctionnaire de l’Etat ; – Afin d’accompagner ce Programme, à l’avenir, les dispositions en rapport avec les conditions d’âge à des fonctions électives sont à réviser pour revoir à la hausse l’âge requis, afin que quelqu’un accède à ces fonctions à un âge proche de l’âge de retraite pour éviter ce genre de demandes de réintégration; 2. Projet de loi portant modification de certaines dispositions du Code de protection sociale et revalorisation des pensions pour le secteur public, présenté par la Ministre de la solidarité nationale, des affaires sociales, des droits de la personne humaine et du genre Dans son discours du 18 juin 2020 lors de son investiture, Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi a manifesté une volonté politique d’améliorer les conditions de vie des retraités en matière de sécuritésociale, dont l’objectif ultime est d’octroyer une pension de retraite équivalente au moins au dernier salaire net mensuel du pensionné. La Constitution de la République du Burundi en son article 27 dispose : « L’Etat veille, dans la mesure du possible, à ce que tous les citoyens disposent des moyens de mener une existence conforme à la dignité humaine ». C’est pour satisfaire à cette exigence constitutionnelle que le Gouvernement de la République du Burundi a promulgué la loi n°1/12 du 12 mai 2020 portant Code de la protection sociale au Burundi dont l’ambition est d’offrir une protection sociale à toute la population. L’un des aspects du système de protection sociale est le régime des pensions assurant le service des prestations de vieillesse, d’invalidité et le service des prestations aux survivants dont peuvent bénéficier les affiliés ou leurs ayants droit remplissant les conditions requises par la loi. Cependant, au fil des années, il s’est avéré que le montant des pensions versé aux bénéficiaires ne pouvait plus leur garantir une vie décente au regard du coût de la vie. L’approche de l’échéance de la mise à la retraite était une perspective autant sombre qu’angoissante, surtout pour la plupart des employés du secteur public. Conscient de ses obligations constitutionnelles de garantir, dans la mesure de ses possibilités, des moyens propres à assurer une existence digne à ceux qui lui ont consacré une partie de leur vie active, le Gouvernement a manifesté une volonté politique de relever, dans un premier temps, le montant de la pension de vieillesse pour les fonctionnaires, les magistrats, les mandataires politiques et publics, les cadres, les agents de l’ordre judiciaire et les agents du secteur public ainsi que les membres des forces de défense et de sécurité, et d’appliquer le même processus pour le secteur paraétatique et privé, dans un second temps. Des analyses ont été menées visant à démontrer la faisabilité de cette politique de revaloriser le montant de la pension de vieillesse pour les secteurs dont les salaires émargent sur le budget général de l’Etat. Elles ont montré que les organismes de protection sociale pouvaient mettre en œuvre la politique du Gouvernement sans difficultés particulières pour les affiliés du secteur public. Mais comme les dispositions du Code de la protection sociale au Burundi relatives au calcul du montant de la pension de vieillesse ne sont plus en conformité

Burundi : La danse du président…

Burundi : La danse du président…

INSOLITE. En visite au sanctuaire de Gishora à Kitega plus précisément au sanctuaire de « l’Ingoma », tambour sacré du Burundi inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, le président Evariste Ndayishimiye a émerveillé la toile en exécutant la danse sacrée du Chef. Danse qui dans les traditions africaines se veut riche de significations. En pleine opération de marketing de l’image de son pays pour promouvoir le tourisme, le Président burundais vêtu de l « Umugwebero » (la tenue des tambourinaires burundais) a donné lui-même le ton en battant le tam tam royal et en exécutant si harmonieusement les pas de danse majestueuse. Et ce, dans l’optique de valoriser la culture burundaise auprès de l’opinion internationale et de promouvoir l’industrie touristique du pays capable de devenir source importante de d’entrée de devises étrangères. Notons tout de même que le même sanctuaire burundais de Gishora, qui abrite les tambours Ruciteme et Murimirwa vieux de 119 ans, a servi de Palais royal et lieu de refuge pour le Roi Mwezi Gisabo lorsque s’organisait la résistance à l’invasion allemande. C’est là que s’est organisée l’académie militaire des intore. Soit dit en passant, l’intore est ce danseur-guerrier, principalement du Rwanda et du Burundi, qui avant l’ère coloniale, faisait partie d’une corporation des jeunes combattants d’élite éduqués à la cour du mwami ou auprès de chefs, pour qui les danses guerrières faisaient partie de sa formation militaire. Malgré l’évolution du contexte, l’Intore reste un symbole puissant, convoqué par les stratégies commerciales, touristiques mais surtout idéologiques. La danse du président burundais était donc plus qu’une simple distraction culturelle. Elle peut signifier un peu plus… Les grands sauts en l’air qu’il a exécutés démontrent, si besoin il y a, la force surabondante qui se dégage de la personne du Chef et l’assurance que cela renvoie au peuple dont il assure la sécurité des personnes et des biens. Pour ceux qui en savent un peu plus de l’histoire et de la culture de la contrée, les Intore une fois casernés recevaient une formation intensive et très complète telle l’art militaire, la danse guerrière, l’autodéfense, la maîtrise de soi, la lutte, le lancement de javelot, la course à pied et encore le « gusimbuka »qui se veut une forme de saut en hauteur très spectaculaire comme l’a si bien démontré le président durant la cérémonie traditionnelle. Au regard de l’actualité de ce qui se passe dans la ville d’Uvira où est signalée l’infiltration de nombreux militaires burundais, il importe de déchiffrer derrière cette danse « présidentielle » fort médiatisée, un signal fort contre les ennemis du Burundi ou contre les victimes potentielles sur qui il veut projeter sa prétendue puissance. Par Germain Nzinga

Quelque chose se prépare contre la RDC…

Quelque chose se prépare contre la RDC…

OPINION. “Seigneur, bénis le Congo. Donne-lui la paix. Les congolais ne sont pas en sécurité. Seigneur nous implorons ton intervention. Que les démons qui se sont emparés de l’Est de la République Démocratique du Congo soient chassés. Que sa population vive dans la paix. Elle en a besoin!” C’est en ce termes que le président burundais, Evariste Ndayishimiye, prie à genoux ce dimanche 2 janvier 2022, touchant étroitement le drapeau de son pays. Pourtant ceci ne peut impressionner que les naïfs car le président joue son petit théâtre pour faire diversion. En effet, c’est depuis deux semaines que sont signalés des groupes armés provenant du même Burundi et qui franchissent la frontière de la RDC sans que le gouvernement de ce pays lève le petit doigt. L’armée Burundaise, se défendent les officiels burundais, poursuit les rebelles de Red Tabara dans la région de Rurambo, Chefferie Bafulero en territoire d’Uvira au Sud kivu. Et ce, sans s’en référer aux x autorités de Kinshasa qui devraient leur permettre d’aller outre les frontières nationales. Tout le monde voit, la presse internationale en parle mais le Major Kasereka ( porte-parole du secteur OPS sokola2 du Sud Kivu à Uvira) dit ne pas être au courant. Tout congolais avisé doit faire l’effort de mettre en corrélation cette invasion militaire burundaise avec celle simultanée du Rwanda et de l’Ouganda. Chacun y va de ses subterfuges ( poursuite de rebelles assaisonnée d’une prière d’intercession pour l’un et mutualisation des forces armées pour les deux autres) mais l’objectif restant le même pour les trois, à savoir prendre pied sur le territoire congolais. Les congolais moins amnésiques se souviendront que ce fut l’exact scénario vécu en 1996 lorsque ces trois pays s’étaient coalisés pour envahir la RDC sous le label de l’AFDL. Et cette alliance semble avoir la peau dure. Ce qui reste à comprendre a trait aux nouveaux objectifs politiques poursuivis par cette campagne militaire de grande envergure au seuil de cette nouvelle année. En écoutant Yoweri Museveni déclarer le même week-end sa volonté de poursuivre les ADF jusqu’à Kisangani et même bien au-delà, l’on n’a pas besoin de sortir de Saint Cyr pour comprendre que nous nous acheminions vers un conflit armé de grande envergure. Pour revenir à la prière du président burundais, on sait désormais les noms HUMAINS de trois DÉMONS qui tiennent mordicus à s’emparer du Congo. L’on sait également que ce n’est pas un Congo en PAIX qui intéresse ses trois voisins de l’Est. Non! C’est plutôt de l’humus de son chaos qu’ils ont besoin pour se nourrir et trouver une solution à leurs problèmes internes. Que ce soit bien clair : le poisson aura toujours tort de croire que c’est le pêcheur qui viendra le sauver. Le Congo sera véritablement libéré par ses propres fils et par personne d’autre. Qu’on se le dise! Par Germain Nzinga

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 05 mai 2021

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 05 mai 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 05 mai 2021, à Gitega, sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, Général Major Evariste NDAYISHIMIYE. Après la présentation de l’ordre du jour, Son Excellence le Président de la République a invité le Premier Ministre à présenter la synthèse des observations issues de la réunion préparatoire du Conseil des Ministres qu’il a lui-même présidée le vendredi 30 avril 2021, et qui était consacrée à l’analyse des mêmes dossiers inscrits à l’ordre du jour. Après restitution du Premier Ministre au Président de la République, les dossiers analysés sont les suivants : 1. Projet de stratégie sectorielle pour la mise en œuvre du Plan National de Développement, présentée par la Ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias. Le Burundi s’est doté d’un Plan National de Développement depuis Juillet 2018. Il s’agit d’un document de référence pour tous les acteurs de développement du Burundi et tous les ministères sont appelés à élaborer des stratégies sectorielles en vue de son opérationnalisation. La présente stratégie sectorielle est un instrument d’orientation stratégique en matière de planification des activités à réaliser annuellement dans les domaines de la communication, des médias, des postes et des technologies de l’information. L’objectif global de cette stratégie sectorielle est de faire du secteur des technologies de l’Information, de la communication, des médias et des postes un catalyseur d’une croissance forte, soutenue et inclusive à l’horizon 2027. La stratégie sectorielle comprend les objectifs stratégiques suivants : Promouvoir les technologies de l’information et de la communication, Contribuer à moderniser l’administration publique à tous les niveaux via les technologies de l’information et de la communication, Appuyer la performance du système éducatif conformément aux besoins nationaux et aux normes internationales via les technologies de l’information et de la communication, Améliorer la disponibilité et la diversification des services média et communication à travers tout le pays, Rendre compétitif le domaine postal, Gérer rationnellement les ressources, le patrimoine immobilier et le patrimoine roulant, Promouvoir un système de gestion d’adressage et codification postale. Le coût global de cette Stratégie est de Trois Cent Cinquante Six Milliards Neuf Cent Soixante Deux Millions (356 962 000 000) de Francs Burundais. Après échange et débat, le Conseil des Ministres a adopté la Stratégie avec entre autre recommandation d’élaborer le chronogramme de sa mise œuvre. Il a été également recommandé de bien préciser la part du financement à l’interne et celle attendue des autres partenaires. Il faudra penser à d’autres stratégies de mobilisation des fonds au cas où la part des partenaires ne serait pas libérée comme souhaité. 2. Projet de guide national de planification, présenté par le Ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique. Depuis l’ère coloniale, le Burundi a toujours élaboré des politiques et des plans de développement pour redresser sa situation socioéconomique. Mais les résultats sont restés mitigés, à cause d’une lacune dans l’orientation du développement socioéconomique car la gestion était marquée par le court et le moyen terme. C’est pourquoi le Burundi a opté pour une formulation d’une vision à long terme à l’horizon 2025. Cette vision a constitué l’outil qui a inspiré l’élaboration du Plan National de Développement. Quoique le Burundi ait produit ces différents documents de planification, il ne dispose pas de guide harmonisé servant de modèle dans le processus de planification tant au niveau national, sectoriel et local, ce qui pose un problème au niveau de l’alignement de toutes les parties prenantes aux priorités nationales. C’est dans ce cadre que ce Guide a été élaboré. Il s’agit d’un document de référence qui montre le processus, les étapes, les principes directeurs de la planification, ainsi que les outils de suivi-évaluation, afin de faire une planification harmonisée. Il va assurer la cohérence et l’interdépendance des outils de planification à tous les niveaux, orienter les acteurs à définir les cadres stratégiques et politiques de développement durable, éviter l’improvisation des actions de mise en œuvre des stratégies et politiques publiques, rompre avec la diversité des processus de planification à tous les niveaux. A l’issue de l’analyse de ce document, le Conseil des Ministres a reconnu l’importance de ce document car c’est une base même pour les générations futures. Comme le document nécessite des contributions des uns et des autres pour être bien enrichi, il a été demandé aux membres du Gouvernement de se donner un peu de temps pour une lecture plus approfondie, afin que dans un délai d’une semaine, ils aient transmis au Ministre en charge de la Planification leurs observations pour en tenir compte dans le document final qui sera validé. Ce fut l’occasion de rappeler aux membres du Gouvernement de toujours vérifier que dans les Plans Communaux de Développement Communautaire les activités de leurs ministères ont été prises en compte. 3. Projet d’ordonnance ministérielle portant règles applicables en matière de gestion des fonds de pension complémentaire au Burundi, présenté par le Ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique. Ce projet d’ordonnance s’applique aux régimes complémentaires de pension, afin de permettre aux affiliés et aux ayant-droit de bénéficier de prestations destinées à compléter les prestations des régimes légaux de sécurité sociale en cas de retraite, de décès ou d’invalidité. Il vient mettre en place un cadre légal auquel les assureurs seront soumis, le constat étant que ceux-ci appliquent des régimes différents en la matière. Au cours du débat, le Conseil des Ministres a constaté qu’il y a un projet de loi sur les pensions qui est en préparation et qu’il faudrait donc que ce projet d’ordonnance attende sa mise en place. Cette ordonnance viendrait comme un texte d’application de cette loi. Le Conseil des Ministres a recommandé aussi de veiller à ce que dans ce projet de loi, les intérêts de l’assureur et de l’assuré sont équilibrés. 4. Projet d’appui au système de santé KIRA, présenté par le Ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique. Un deuxième financement additionnel au projet KIRA d’un montant de 50 millions de dollars américains pour

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 07 avril 2021

Burundi: Conseil des Ministres du mercredi 07 avril 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 07 avril 2021, à Bujumbura, sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, Général Major Evariste NDAYISHIMIYE. Avant de présenter l’ordre du jour, Son Excellence le Président de la République a félicité le nouveau Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique pour la confiance qui a été placée en lui et lui a souhaité la bienvenue au Conseil des Ministres. Il lui a en outre souhaité bon succès dans la mission de mettre en œuvre la politique du pays en matière d’éducation qui lui a été confiée, car c’est son ministère qui est chargé de former les experts dont tous les services du pays ont besoin. Il lui a indiqué que le Gouvernement doit travailler en étroite collaboration dans son ensemble, être uni et solidaire pour être complémentaire dans tous les secteurs et qu’il ne faudrait pas hésiter à solliciter l’avis ou l’appui des collègues en cas de nécessité. Après la présentation de l’ordre du jour, Son Excellence le Président de la République a invité le Premier Ministre à présenter la synthèse des observations issues de la réunion préparatoire du Conseil des Ministres qu’il a lui-même présidée le lundi 01 mars 2021, et qui était consacrée à l’analyse des mêmes dossiers inscrits à l’ordre du jour. Après restitution du Premier Ministre au Président de la République, les dossiers analysés sont les suivants : 1. Feuille de route et Mémorandum d’entente pour la construction d’un centre commercial sur le site de l’ex- marché central de Bujumbura, présentés par les Services de la Primature. En date du 09 décembre 2020, le Conseil des Ministres a analysé une Note sur une requête de l’Association des Banques et Etablissements Financiers du Burundi (ABEF) au Gouvernement du Burundi pour construire un grand centre commercial sur le site de l’ex marché central du Bujumbura. Le Conseil des Ministres avait donné son accord de principe pour la poursuite du projet, et avait entre autre recommandé aux représentants de l’Etat et à ceux de l’Association des Banques et Etablissements Financiers de se mettre ensemble pour élaborer une feuille de route ainsi qu’un chronogramme des activités, et le cas échéant, se donner un échéancier clair et précis du début et de la fin de l’exécution des travaux, pour que le centre soit effectivement opérationnel dans des délais raisonnables, car les Burundais attendent depuis longtemps avec impatience la réhabilitation de ce marché. Cette feuille de route présentée pour la mise en œuvre du projet comprend toutes les activités à réaliser depuis la mise en place de la commission technique mixte jusqu’à l’inauguration officielle du grand centre commercial qui aura été construit sur ce site. Il est prévu que les travaux de construction vont durer cinq ans. L’inauguration officielle de ce Centre est projetée au 03 avril 2026. Quant au Mémorandum d’entente, il fixe le montage financier du projet via la création d’une société mixte d’investissement, indique les obligations de chacune des parties et détermine le mode de gestion du projet commun. Après échange et débat, les deux documents ont été adoptés moyennant certains éléments à tenir en compte dans leur finalisation notamment:  La disponibilisation du titre de propriété du site de l’ex marché central de Bujumbura au nom de l’Etat ainsi que la détermination de la superficie du terrain ainsi que sa valeur commerciale ;  Veiller à ce qu’au moment de la signature de la Convention chaque banque s’engage à son titre ;  Retravailler le Mémorandum d’entente pour ne garder que l’essentiel, d’autant plus que les détails vont se trouver dans la Convention qui sera signée par après ;  Dans la convention à signer, préciser que le terrain est une partie du capital mais qu’il reste la propriété de l’Etat. 2. Projet de document de politique enseignante, présenté par le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique. Depuis 2015, la communauté internationale s’est dotée d’un nouvel agenda international pour l’éducation, dont la philosophie est « d’assurer une éducation inclusive et équitable de qualité, et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ». Or, les enseignants constituent la clé du succès de cet agenda. Depuis 2006, le Burundi s’était déjà engagé dans des réformes importantes dans le système éducatif, dont la mise en œuvre passe prioritairement par la mise en place d’une politique enseignante conséquente. Plusieurs initiatives visant l’amélioration de la qualité de l’enseignement au Burundi ont été entreprises, entre autres l’instauration de la gratuité de l’enseignement au niveau fondamental, les réformes de l’enseignement au niveau fondamental, post- fondamental et supérieur, etc… Toutes ces réformes resteraient de faible portée si elles n’étaient pas sous –tendues par une politique enseignante efficace. C’est dans ce cadre que cette politique a été élaborée. Elle s’articule autour de trois axes, à savoir :  Renforcer les formations initiale et continue des enseignants afin d’améliorer leurs compétences et les résultats d’apprentissage ;  Rationaliser la gestion du personnel enseignant pour améliorer la productivité, l’éthique, la rétention et la motivation ;  Standardiser les qualifications et les pratiques des enseignants à tous les niveaux du système éducatif. Après échange et débat, le Conseil a apprécié cette politique mais a constaté qu’il y avait nécessité de l’accompagner par un plan d’actions de sa mise en œuvre, ainsi que le budget nécessaire en précisant ce qui est actuellement alloué au volet « Education ». Le dossier sera ramené en Conseil des Ministres dans un délai de deux semaines. 3. Projet de décret portant fixation des conditions d’accès à l’enseignement supérieur au Burundi, présenté par le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique. L’accès à l’enseignement supérieur est jusqu’aujourd’hui règlementé par le décret n°100/275 du 18 octobre 2012. Ce décret n’avait pas précisé le sort des lauréats des centres d’enseignement des métiers et des centres de formation professionnelle qui se distingueraient, avec une capacité de continuer à l’enseignement supérieur. Ce projet vient ouvrir l’accès de ces lauréats à l’enseignement supérieur. Il vient