Afrique francophone. Le Franc CFA plombe l’avenir de 14 Etats

TRIBUNE. Quel avenir pour le franc CFA? La question est au centre des préoccupations des économistes monétaristes africains, des panafricanistes. Qui veulent certainement solder le vieux compte colonial et néo colonial à la France, en se prévalant d’arguments politiques que techniques, mais aussi des centres des décisions à Paris, Washington, Bruxelles et Francfort.

Certains présidents africains des 14 États concernés par cette importante question se font silencieux; d’autres préfèrent agir par procuration en commandant le débat sur la place publique, où ignorants et sachants s’affrontent dans un brouhaha inaudible.

À notre humble avis, la zone franc apporte un élément de stabilité et d’attractivité à l’ensemble des 14 États.

Toutefois, elle ne résout pas la lancinante question de dérapages budgétaires et les pressions exercées par les gouvernements sur les banques commerciales à capitaux privés pour qu’elles leur prêtent de l’argent. Tout comme elle plombe la compétitivité des économies de 14 États africains.

Où devrait se situer le débat sur le franc cfa? le Trésor français pourrait permettre aux pays de la zone franc de faire des placements financiers auprès des marchés qui rémunèrent mieux que la Banque centrale européenne(BCE) leur disponible contenu dans le fameux compte d’opération domicilié auprès du Trésor (français ).

En clair, si la Chine, les USA…, rémunèrent mieux le loyer de l’argent que la BCE, un pays africain de la zone franc CFA disposerait, avec le concours de Paris, de la possibilité de placer l’essentiel de son compte en devises domicilié auprès du Trésor français à Beijing ou à New-York. ..

Last but no least, la Chine étant devenue le meilleur partenaire commercial des pays africains, n’est-il pas judicieux d’intégrer le Yuan chinois dans le cadre des paiements internationaux?

Alphonse Ndongo

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