La fraude documentaire domine les rejets de vérification d’identité en Afrique Francophone, selon le rapport 2026 de Smile ID

« Des Selfies aux Signaux » : L’Identité entre dans l’ère de la sécurité — Rapport 2026 de Smile ID Smile ID, le leader africain de la vérification d’identité, publie son Rapport 2026 sur la Fraude à l’Identité Numérique — « Des Selfies aux Signaux : L’Identité Entre dans l’Ère de la Sécurité. » Le rapport révèle que l’intelligence artificielle a considérablement réduit le coût tout en augmentant l’échelle et la sophistication des fraudes par deepfake. Par ailleurs, à mesure que l’identité s’intègre au cœur d’applications essentielles, les fraudeurs s’attaquent de plus en plus au pipeline de capture d’identité en ligne lui-même — en manipulant les appareils, les systèmes d’exploitation et les sessions de vérification pour tenter de contourner les technologies de contrôle. Le rapport révèle qu’en Afrique francophone, la fraude est en grande partie liée aux documents. Près des deux tiers (64 %) des vérifications rejetées résultent de manipulations documentaires, avec en tête les anomalies de portrait (22 %) et les photocopies (20 %). L’usurpation d’identité représente 26 % des rejets, souvent signalée par des indicateurs « absence de correspondance faciale » où le selfie soumis ne correspond pas à l’identité déclarée. En revanche, les attaques portant sur l’intégrité biométrique ne représentent qu’un cas sur dix (10 %), impliquant des tentatives de contournement de la vérification faciale à l’aide de données biométriques falsifiées ou manipulées. Ces résultats s’appuient sur des données anonymisées issues de plus de 200 millions de vérifications d’identité réalisées en 2025 par Smile ID, couvrant 37 secteurs d’activité dans plus de 35 pays.La manière et le lieu de vérification d’une identité comptent désormais autant que l’image présentée. En 2025, Smile ID a détecté plus de 100 000 tentatives de fraude par injection par mois, liées à des émulateurs, des caméras virtuelles et des environnements manipulés — traduisant un glissement de l’usurpation visuelle vers une interférence systématique avec le processus de vérification d’identité. Les tentatives de fraude liées à l’authentification dépassent désormais la fraude à l’intégration de plus de 5 fois, confirmant que le risque identitaire s’est déplacé vers l’authentification. Les attaquants ne cherchent plus seulement à s’introduire dans les systèmes ; ils opèrent au sein de comptes vérifiés, en ciblant les flux de connexion, la récupération de comptes, les changements d’appareils et les transactions à haute valeur. Les automatisations alimentées par l’IA permettent aux attaquants de réutiliser des données biométriques vérifiées, de prendre le contrôle de comptes en cours d’utilisation, et de transférer des fonds entre plateformes à grande échelle. Cette évolution a transformé la fraude numérique — passant de cas isolés de manipulation documentaire à des attaques sophistiquées menées par des réseaux criminels exploitant les vulnérabilités structurelles des systèmes numériques axés sur le mobile. En tant qu’infrastructure partagée, Smile ID identifie des schémas de fraude systémiques qui dépassent les institutions individuelles. À mesure qu’il détecte des signaux de risque et de fraude, ses systèmes et analystes les intègrent à son réseau de défense dynamique, créant une protection collective qui bénéficie à l’ensemble de ses clients. En combinant des algorithmes traditionnels, des méthodes de capture contrôlée et des grands modèles de langage affinés en interne, les métadonnées préservant la vie privée de Smile ID ont permis d’identifier des centaines de milliers d’exemples d’abus coordonnés qui, pris isolément, auraient pu paraître légitimes. Les principales conclusions du Rapport 2026 sur la Fraude à l’Identité Numérique incluent également : Les tentatives de fraude à l’authentification sont désormais 5 fois plus fréquentes qu’à l’intégrationPrès de 90 % des fraudes bloquées par Smile ID en 2025 ont été déclenchées par des signaux du SDK mobile — contre 68 % en 2024Les tentatives répétées— réutilisant des données d’identité volées ou frauduleuses — ont plus que doublé d’une année sur l’autre, et ont presque triplé le total cumulé des années 2023 et 2024 réuniesLa fraude par deepfake est en hausse, avec des attaques biométriques générées par IA apparaissant sur plusieurs marchés et secteurs, rendues possibles par des outils devenus très abordablesLes attaques par injection — qui contournent entièrement la caméra en utilisant des médias synthétiques ou pré-enregistrés — ont été élevées au rang de menace centrale en 2026. Mark Straub, PDG de Smile ID, déclare : « La fraude n’est plus un problème de « KYC » — c’est un défi cybersécuritaire permanent. L’IA permet aux fraudeurs d’opérer à une échelle et avec une sophistication sans précédent. Une défense efficace exige désormais une intelligence de réseau : en exploitant ces indicateurs respectueux de la vie privée tout au long du cycle de vie client, nous permettons une adaptation en temps réel. L’identité est entrée dans l’ère de la sécurité, où une protection à l’échelle de l’écosystème est indispensable pour protéger chaque individu. » Le Rapport 2026 sur la Fraude à l’Identité Numérique complet est disponible en téléchargement gratuit AMA
TF1+, la plateforme de streaming gratuite du Groupe TF1, désormais disponible en Afrique francophone

Après avoir séduit des millions de streamers en France, Belgique, Suisse et Luxembourg, la plateforme de streaming gratuite TF1+ poursuit son ambitieux déploiement international, annonce le Groupe TF1 dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. Elle est désormais disponible dans 21 nouveaux pays d’Afrique francophone Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Île Maurice, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie. La plateforme de streaming sera aussi prochainement accessible au Maroc, ajoute le groupe affirmant que depuis son lancement début 2024 en France, TF1+ a su s’imposer avec succès comme une destination de référence pour le divertissement sur le marché de la vidéo digitale, avec des milliers d’heures de programmes emblématiques du groupe TF1, complétée par des centaines de films et séries en illimité.. 20 000 heures de contenus premium gratuits en illimité Avec l’objectif de proposer une nouvelle expérience du streaming premium à la française, TF1+ met à disposition des streamers d’Afrique francophone une offre de contenus riche et gratuite, destinée à tous les publics. La plateforme proposera près de 20 000 heures de programmes disponibles à tout moment, en illimité, incluant du divertissement, des séries, du cinéma, ainsi que bien d’autres contenus conçus pour toute la famille, et ce gratuitement. Un catalogue premium mêlant des émissions emblématiques de TF1 et des contenus exclusifs Les utilisateurs peuvent dès maintenant profiter d’un catalogue de programmes premium unique et intergénérationnel, avec des émissions phares du groupe TF1 comme Koh-Lanta, Star Academy, Quotidien ou encore Secret Story. La plateforme propose également le meilleur de la fiction française comme HPI et Brocéliande, des sagas quotidiennes emblématiques comme Plus Belle la Vie et Tout pour la Lumière, des offres de télénovelas avec L’Amour d’une mère ou encore Les Arômes du cœur, ainsi que des centaines de films et téléfilms.
Etude Africascope 2024: RFI et France 24 toujours en tête des audiences en Afrique francophone

RFI et France 24 confirment en 2024 leurs succès d’audience diffusé et numérique dans les pays d’Afrique francophone et leurs positions en tête des classements selon l’étude « Africascope 2024 », réalisée par Kantar au Cameroun, au Congo-Brazzaville, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en République démocratique du Congo (RDC), et au Sénégal*. France 24, 1ère chaîne d’information internationale France 24 conserve sa première position, toutes cibles confondues, parmi les chaînes d’information internationales, et reste la plus regardée chaque jour et chaque semaine. Elle reste par ailleurs identifiée et connue par plus de 90% de la population. La chaîne figure dans le Top 5 des chaînes les plus regardées tous les jours, chaînes toutes confondues, dans 3 des 7 capitales, et dans le Top 10 dans 6 des 7 capitales Elle est la 1 ère chaîne , chaînes toutes confondues en audience quotidienne, à Kinshasa et à Brazzaville La France enregistre 46,7% d’audience hebdomadaire en moyenne dans les 7 capitales, et plus de 53% à Kinshasa et Libreville 80,6% (+1,1 pts) des cadres et dirigeants la suivent chaque semaine, en forte augmentation à Brazzaville (+ 13,8 pts), mais aussi à Dakar (+6,1 pts) et à Douala (+5,5 pts). Son temps de visionnage quotidien moyen par téléspectateur augmenté encore à 57mn (+1mn) RFI dans le Top 6 des radios les plus écoutées chaque jour RFI reste la radio internationale la plus écoutée et se maintient dans le Top 6 des radios, toutes stations confondues, les plus écoutées dans les capitales francophones, chaque jour et chaque semaine. RFI est la 1 ère radio, toutes stations confondues, à Brazzaville et Libreville, et en deuxième position à Abidjan, Yaoundé et Kinshasa. La radio du monde enregistre un enregistrement de 1h10 de temps d’écoute moyen par jour par auditeur, en forte augmentation de +12mn en moyenne, et jusqu’à +21mn à Brazzaville et +20mn à Kinshasa. Près de 1 habitant sur 3 l’écoute chaque semaine, et plus d’1 sur 2 ( 52,5%, +4,6 pts) à Brazzaville Elle compte 70,2% (+4,9 pts) des cadres et dirigeants qui l’écoutent chaque semaine , en forte augmentation dans de nombreuse capitales, notamment à Libreville (76,6%, +6,2 pts), Abidjan (62,7%, +8,5 pts), ou encore Dakar (46,3%, +11,1 pts). Sur le numérique, des performances en forte augmentation portées par la consommation vidéo** Les internautes du continent ont particulièrement suivi l’actualité africaine, française et internationale à travers les environnements numériques et réseaux sociaux de RFI et France 24, notamment par le visionnage de vidéos. 2,5M et 1,5M fréquentations mensuelles sur les sites de RFI (+ 7%) et France 24 (+ 7%), portées notamment par la Côte d’Ivoire, avec plus de 900 000 (+10%) et plus de 570 000 visites (+4%). 154 millions (+15%) de vidéos vues sur YouTube pour France 24, avec une forte augmentation au Congo-Brazzaville (+26%) , au Sénégal (+22%) et en Côte d’Ivoire (+18%). 125 millions de vidéos vues sur Facebook dans les langues africaines de RFI, avec une très forte augmentation notamment en mandenkan (+462%) et en fulfulde (+164%) . De son côté, le compte TikTok de RFI en haoussa , ouvert en août 2024, a enregistré en peu de temps 3,1 millions de vidéos vues dans les pays d’Afrique francophone. La vidéo, un format toujours plébiscité au Sahel malgré les interdictions de RFI et France 24 au Burkina Faso, au Mali et au Niger . Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, où la diffusion de RFI et France 24 est suspendue et leurs sites internet parfois rendus inaccessibles***, les contenus vidéos postés sur les réseaux sociaux et plateformes de RFI et France 24, en français comme en langues africaines, permettent aux chaînes de continuer à toucher leurs publics : 3,5 millions (+33%) de vidéos au Burkina Faso et 2,3 millions (+72%) au Niger ont été vues en 2024, tandis que 51% du temps de visionnage des vidéos sur Facebook de RFI en mandenkan proviennent du Mali et du Burkina Faso. Sur le même plan, 11% des vidéos vues dans le monde sur les chaînes YouTube de France 24 provenance du Mali et du Burkina Faso (+11%) . Ces très bons résultats de RFI et France 24, complétés par ceux de TV5Monde sur la même période, montrent une nouvelle fois l’attachement à la complémentarité du bouquet de chaînes françaises et francophones, qui séduit un grand nombre de téléspectateurs, d’auditeurs et d’internautes dans la région. * Source : Kantar – Africascope janvier – décembre 2024, enquêtes réalisées sur les périodes avril-mai 2024 et en octobre 2024 auprès d’un échantillon représentatif de la population âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas) dans 7 villes d’Afrique francophone : Abidjan (Côte d’Ivoire), Brazzaville (Congo-Brazzaville), Dakar (Sénégal), Douala et Yaoundé (Cameroun), Kinshasa. (RDC), et Libreville (Gabon) . ** Source : Environnements propres : Piano Analytics / Réseaux sociaux : Facelift
Abidjan se positionne en hub des industries culturelles et créatives en Afrique francophone et prépare les grands rendez-vous de 2024
A l’occasion d’une rencontre qui s’est tenue à Abidjan le 15 décembre 2023, les acteurs des Industries Culturelles et Créatives (ICC) en Côte d’Ivoire se sont réunis pour aborder la dimension économique de leurs filières, en présence de la Ministre de la Culture et de la Francophonie, Madame Françoise Remarck, de l’Ambassadrice de Belgique, Madame Carole Van Eyll, et de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Monsieur Jean-Christophe Belliard. Cette soirée, qui a rassemblé 150 personnalités des arts, de la culture, du patrimoine, des médias et des institutions, a été initiée par les membres d’une délégation composée de 10 entreprises ivoiriennes invitées au Forum Création Africa à Paris en octobre 2023. Création Africa est une plateforme de rencontre des acteurs des ICC du continent africain. Sidick Bakayoko, fondateur de Paradise Game, a expliqué : « En participant à ce forum, la délégation ivoirienne a pu mettre en avant les atouts de la Côte d’Ivoire, nouer des partenariats et créer des opportunités. Désormais, nous affichons clairement notre volonté d’accueillir l’édition 2024 du Forum Création Africa en terre ivoirienne. De plus, nous voulons accélérer le processus de structuration de l’écosystème et transformer l’immense potentiel des industries culturelles et créatives en prospérité partagée en Côte d’Ivoire, à travers la sous-région et le continent”. “Faire du secteur culturel un moteur d’emplois” Selon l’UNESCO, les ICC représentent des filières à très forte croissance et à forte employabilité des jeunes au monde, indispensables en Afrique pour contribuer fortement à réduire les inégalités et à atteindre les objectifs de développement durable. Avec des revenus annuels estimés à plus de 2250 milliards USD, les ICC représentent plus d’un emploi sur 20 dans les pays de l’OCDE. En Côte d’Ivoire, le gouvernement s’est fixé dans le cadre de son ambitieuse « Vision 2030 » l’objectif de créer plus de 8 millions d’emplois à l’horizon 2030. Les ICC ont déjà doublé leur contribution à l’économie entre 2012 et 2018 en atteignant désormais au moins 4% du PIB, dans l’attente de chiffres plus précis. Au cœur de sa politique et particulièrement mobilisée sur les Industries culturelles et créatives, la Ministre de la Culture et de la Francophonie a insisté : “ La Côte d’Ivoire aspire à devenir le Hub des Industries Culturelles et Créatives en Afrique, cela se traduit notamment par la présence de la Culture comme l’un des piliers principaux du Plan National de Développement 2021-2025. Notre jeunesse est innovante, créative, dynamique et notre responsabilité est de lui créer des opportunités. ” Le Forum régional Europe-Afrique “Notre Futur” comme plateforme d’échanges et de renouvellement du partenariat Hôte de la soirée qui se tenait à la Résidence de France, l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire a rappelé son soutien en faveur des industries culturelles et créatives : “Nous aurons l’opportunité de mobiliser 11 milliards de FCA en 2024 avec le C2D sur ce dossier. Après Johannesburg, Yaoundé, Alger ou Maurice, un nouveau forum régional Europe-Afrique se tiendra à Abidjan du 20 au 22 avril 2024. Avec l’appui des ambassades de France, de l’Union européenne et des instituts français sur le continent africain, ce cycle de grands rendez-vous permet de débattre de grands enjeux de société. Structurer et accompagner les ICC Pendant la soirée, les acteurs culturels ont multiplié les illustrations ivoiriennes par le témoignage de superbes réalisations et réussites dans les différents secteurs allant de la musique, de la littérature, de la mode et du design aux séries d’animation en passant par les arts de la parole, le slam, le conte ou l’humour. Il a également été démontré comment le développement des ICC nécessite du « Capital Intelligent », c’est à dire la bonne combinaison de services, de structuration, de création de valeur et de financement adaptés à leurs besoins. Ainsi trois initiatives conçues avec le support de l’Ambassade France et l’AFD et mises en œuvre par la firme ESPartners ont pu être présentées : Enfin, la Ministre de la Culture et de la Francophonie a fait un plaidoyer détaillé pour le secteur des ICC. Madame Remarck a rappelé la diversité et la vitalité des entrepreneurs culturels en soulignant le besoin fondamental de structuration et de collaboration pour construire de véritables filières plus lisibles et plus visibles. Au cours de l’événement, un appel a été lancé aux entrepreneurs des industries culturelles et créatives, aux partenaires, aux bailleurs et aux entreprises qui exercent dans le secteur des ICC à s’inscrire sur https://apo-opa.co/3GOpMlF. Ce canal permettra d’être informé de l’actualité des ICC, des événements majeurs programmés en 2024, et de bénéficier des opportunités d’accompagnement et de financement disponibles.
Joseph Valleau: Epson est un partenaire historique du GITEX depuis de très nombreuses années

Directeur Epson Afrique Francophone, Joseph Valleau a participé à l’édition inaugurale du GITEX Africa qui s’est tenue du 31 mai au 2 juin à Marrakech. Interview. Libé/Pagesafrik : Le Maroc abrite la première édition du GITEX Africa. Comment l’avez-vous accueillie ? Joseph Valleau : Nous avons accueilli cette nouvelle avec une grande joie puisque nous sommes un partenaire historique du GITEX depuis de très nombreuses années. Nous le voyons d’un œil très positif puisque cela accompagne la politique du développement du Maroc mais également le développement de l’ensemble de la région de l’Afrique du Nord, de l’Afrique de l’Ouest. C’est vraiment un événement qui, je pense, va être clef dans les années à venir. Vous êtes désormais bien installés au Maroc. Qu’en est-il des autres pays de la région ? Nous sommes également présents en Algérie, en Tunisie et nous comptons nous développer en Afrique de l’Ouest. Nous sommes en train de considérer justement la possibilité d’avoir de la représentation en Côte d’Ivoire pour pouvoir travailler dans la région. Epson a mis sur le marché marocain plusieurs produits innovants. Quel en a été l’accueil ? Un accueil très positif. Je pense que les personnes ont compris le message qu’on souhaite véhiculer, c’est-à-dire : un produit qui est destiné aux clients tout d’abord puisque nous essayons de réduire les coûts, par exemple, au niveau de l’impression en termes de consommation d’encre et d’énergie. Nous avons vraiment vu un accueil chaleureux des clients concernant à nos produits. J’ai parlé d’imprimantes, mais il y a également des vidéoprojecteurs, des imprimantes à tickets ou d’autres imprimantes plus traditionnelles pour les plus grandes entreprises. Des projets en vue dans la région ?Nous ambitionnons d’accompagner les secteurs de l’éducation, de la santé, les PME, les startups dans les années à venir avec des produits durables, efficients et qui sont peu énergivores. Propos recueillis par Alain Bouithy BIOEXPRESS. Détenteur d’un Master en droit International des Affaires et d’un MBA de l’Université de la Sorbonne, Joseph Valleau possède une expérience de plus de 15 ans dans le secteur de l’IT et a occupé des positions de management en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. C’est en 2018 qu’il rejoint la multinationale pour prendre la direction des activités du groupe en Afrique Francophone et ouvrir le bureau d’Epson au Maroc.
ShEquity Partners annonce le lancement de la deuxième édition de son programme d’accélérateur pour l’Afrique Francophone

ShEquity Partners (“ShEquity”), a annoncé ce jour le lancement de l’appel à candidature pour la cinquième cohorte de son programme d’accélérateur qui fait également office de la deuxième édition dédiée à l’Afrique francophone pour les entreprises détenues et dirigées majoritairement par des femmes. L’accélérateur d’une durée de 17 semaines se focalise sur les entreprises innovantes, ayant un impact et un fort potentiel de croissance dans le but d’accélérer le développement de produits/services innovants et globalement compétitifs d’une part et de les préparer à recevoir de l’investissement d’une autre part. SHEBA se concentre sur les entreprises dans les secteurs suivants : agro-industrie (technologie agricole, production, transformation, vente en gros, vente au détail, tous les aspects de la chaîne de valeur de l’agro-industrie), les entreprises fournissant des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique, les biens de consommation courante, la santé, la mobilité/logistique et les entreprises technologiques (fintech, clean tech, ed tech, etc.). Les entreprises des candidates doivent être dûment enregistrées dans la zone CEDEAO, détenues et gérées par des femmes avec un minimum de 51% de parts appartenant à des femmes, et en activité depuis au moins 24 mois. Cet appel à candidature est destiné aux candidates des pays francophones. L’équipe SHEBA est consciente des défis dans la zone francophone et veut soutenir beaucoup plus d’entreprises dans ladite zone. Lancé en mars 2021 par ShEquity en collaboration avec son partenaire de mise en œuvre, MBC Africa, SHEBA a été conçu pour combler le déficit de financement existant entre les hommes et les femmes en réduisant les risques encourus par les entreprises africaines dirigées par des femmes, en les préparant à l’investissement et en les équipant avec toutes les compétences nécessaires pour stimuler la croissance et l’expansion de leurs entreprises. ShEquity et MBC Africa ont déjà exécuté trois cohortes du programme SHEBA (la 4eme édition est déjà en cours) et ont formé 90 entreprises, venant des pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Aline Hessou, fondatrice et PDG de Platinum Group Services basé au Bénin a déclaré : « Je suis fière d’avoir fait l’expérience d’une organisation internationale d’entreprenariat à SHEBA. De ce fait, je suis maintenant très expérimentée dans l’élaboration de documents tels que le plan d’affaires, les états financiers entre autres. Le programme m’a amené à restructurer mon entreprise et à améliorer sa gouvernance. » SHEBA se positionne comme la passerelle pour combler le fossé de financement entre les hommes et les femmes en Afrique. Le programme d’accélération est conçu pour répondre aux préoccupations des investisseurs relatives aux risques liés à l’investissement en se concentrant sur les points suivants : le Développement des affaires, les Finances, la Gouvernance, les Ressources humaines et le Leadership, le Marketing et la Communication. Cette approche centrée sur l’investisseur est complétée par des tests de marché pratiques ainsi que par un coaching de l’équipe des entreprises participantes, des sessions de mentorat pour les fondatrices et des opportunités de tirer parti des réseaux panafricains et mondiaux de ShEquity et de MBC Africa. En plus de l’accent mis sur le développement d’un programme exceptionnel, SHEBA offre la possibilité d’avoir accès à un écosystème qui englobe des investisseurs, des partenaires d’innovation et d’autres acteurs clés dans le développement des entreprises. SHEBA est soutenu par USAID/Trade Hub West Africa. Pour postuler pour la cinquième cohorte du programme, veuillez cliquer ici. La date limite est le 27 Mai 2023
Côte d’Ivoire/Investissement touristique et hôtelier en Afrique francophone: clôture de la troisième édition de la CITHA
Abidjan a accueilli ce 18 janvier la troisième édition de la Conférence sur l’investissement touristique et hôtelier en Afrique (CITHA) au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Placée sous le thème « l’Afrique mérite le beau », elle a permis à des acteurs internationaux du tourisme et de l’hôtellerie d’échanger sur les perspectives d’un secteur d’avenir sur le continent. La troisième édition de la CITHA, organisée par le cabinet de conseil de référence dans le secteur Voltere by Egis, a réuni plus de 250 experts et professionnels du tourisme. Ces derniers ont mis en exergue la manière dont l’hôtellerie africaine est vecteur de modernité et de création. La CITHA a également été l’occasion de montrer le rôle du tourisme en tant qu’accélérateur de croissance et de développement local. En effet, le secteur au cours des 20 dernières années est devenu vital pour de nombreuses économies africaines. Selon l’OIT, il représentait en 2019 environ 7 % du PIB et contribuait à hauteur de 169 milliards de dollars à l’économie du continent. Dans un marché émergent présentant toutefois des déficits en termes de réceptifs hôteliers, il est important pour les groupes nationaux et internationaux de proposer une hôtellerie répondant aux besoins du continent tant en termes de design que de tendances. Ainsi, organisateurs et panélistes ont pu mettre à profit leur expertise et expérience pour nourrir les interventions qui ont couvert l’ensemble de la chaîne de valeur du tourisme et de l’hôtellerie. Ont été abordées des questions relatives à la structuration et au financement des projets et des infrastructures ainsi qu’à la RSE et à la formation et employabilité des jeunes notamment. Cadre unique d’échange sur l’investissement hôtelier et touristique en Afrique francophone, la troisième édition de la CITHA a vu la participation d’investisseurs, d’opérateurs et d’experts tels que Kasada Capital Management, Gassim Project Management, Accor, Gide, Centaurus, Louvre Hôtels, Vatel, Proparco, AERIA. La CITHA a également été l’occasion pour le groupe ivoirien Porteo S.A et le groupe français Centaurus d’annoncer la création de Dalia Hospitality (DHO), un fonds d’investissement qui vise le développement de projets dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme en Afrique et en Europe. Le fonds projette d’ici cinq ans d’investir plus de 500 millions d’euros sur les deux continents. « L’objectif de la CITHA est de continuer d’accompagner la dynamisation du secteur hôtelier africain. En réunissant les acteurs clés de la filière hôtelière africaine, elle représente l’opportunité pour les experts du secteur (opérateurs internationaux et régionaux, experts et conseils du secteur hôtelier et touristique en Afrique, banques et fonds d’investissements, institutions financières et politiques…) de partager les bonnes pratiques et leurs visions. De plus, les sessions de networking organisées, faciliteront la mise en place des projets d’hôtels et de tourisme en Afrique francophone en fournissant un lieu de rencontre privilégié pour tous les experts du secteur », déclare Philippe Doizelet, Director Hotels & Real Estate Voltere by Egis.
TRIBUNE. France et Afrique francophone, c’est quoi le problème?

OPINION. « Il faut sortir de l’obsession française», lance Hervé Mahicka dans cette tribune persuadé que la France « est un partenaire comme un autre, qu’on peut écarter, associer à d’autres, ou manipuler nous aussi ». « Que la France s’en aille », Comment doit-elle partir ? En rompant toutes les relations diplomatiques, commerciales ou touristiques ? Que les panafricarusses nous expliquent. « On veut la vraie indépendance ». Elle se donne où, et que contient-elle ? Soyez précis. « On veut coopérer avec la Russie ». Pour quel objectif exactement? Pour gagner quel savoir faire ou savoir Etre? De quelle manière? Lorsque je gratte un peu, il me semble que ce que les gens veulent (ou auraient voulu), c’est que la France soit un genre de gendarme de l’Afrique qui valide les bons régimes, et punit les non démocratiques. Qu’elle fasse également du développement visible (construction de routes, hôpitaux, logements, écoles) et enfin que les ex-colonisés accèdent à son territoire en toute liberté (visas). Mais comme on la voit commercer avec des régimes non souhaités par plusieurs, elle n’est pas dans le rôle de gendarme démocratique. En plus elle n’investit pas, alors là, à quoi bon ! Quant à la vraie indépendance, c’est le concept même qui est flou : pour certains c’est le droit d’imposer des prix des matières premières… Bon ! Comment vouloir être indépendant tout en désirant une surveillance de son pays, ne serait ce que de sa vie démocratique, et attendre des actions de développement de l’ancien colonisateur? L’indépendant que je suis, conteste totalement à la France ce droit de regard, et réfute ces attentes d’investissements. L’indépendance doit rester totale: budgétaire, militaire, politique. L’indépendance, je le rappelle, c’est le fait pour un pays que ce soient ses ressortissants qui décident in fine. POINT. Ça ne veut pas dire démocratie, ni l’égalité de toutes les nations, ni qu’il n’existe plus de pression d’autres pays ou sociétés. Non. Tout le monde a la pression d’un plus fort que soi. C’est la vie. La politique internationale c’est de tisser de bonnes alliances, de présenter les meilleurs atouts pour attirer et de savoir jongler avec les opportunités pour tirer son épingle du jeu. Que Félix Houphouët Boigny ait su tirer avantage de sa relation avec la France, heureux pour lui. Que le Congo Brazzaville ait pu profiter de l’URSS notamment en matière d’enseignement supérieur, bravo ! Il n’y a pas à se plaindre pour dire que le plan de la France était que le Congo ne se développe pas d’où elle n’accordait pas de bourses suffisantes. Elle ne nous doit rien. Elle n’a pas à nous aimer, ou à nous privilégier pour demander des comptes d’amour. Personne ne nous aimera. Ni, les russes, ni les suisses, ni les chinois. Que les français aient préféré Damiba à Goïta, c’est pas notre père pour exiger de lui un amour égal de ses fils. Il a droit à sa politique, c’est son problème. A chacun de jouer de sa diplomatie pour avoir ses alliés sûrs. Le Tchad c’est pareil. C’est déplorable que la France ait aidé, c’est critiquable, et même condamnable dans son propre pays. Mais on ne va pas ignorer que ça tient surtout de nous africains, avec une CEEAC, une CEMAC (clubs de tyrans) et une Union Africaine qui n’ont rien fait. Par confort, parce qu’eux mêmes ressemblent au Tchad, avec des pouvoirs ravis, des successions dynastiques en place ou à prévoir, des modifications de constitution. En RCA le conflit de Touadera et la France est connu, ce n’est donc pas Paris qui l’envoie rester au pouvoir. Le problème de fond est là. Le soutien de Paris vient en appui à un terreau fertile. Puis en relations internationales les États sont sensés reconnaître d’autres États et non les régimes qui sont une affaire interne. Une fois que Ouattara, Déby ou Traoré se sont imposés, c’est avec eux que tous les étrangers vont coopérer. Imposons le nôtre, il coopéreront avec lui. Au degré qu’ils veulent d’ailleurs, ou au niveau que notre capacité de plaire va les emmener. Ils ne sont obligés à rien. Au lieu de pleurer, je veux aussi que la France m’aide à renverser Sassou. Je chercherais aussi chez les américains, les nigérians, les chinois… Je n’hésiterai pas une seconde. Mais je n’ai pas peur de la France. Je ne lui accorde pas la toute puissance que ceux qui la vénèrent en faignant de critiquer, lui accordent. Elle n’est pas à l’origine de tous les coups d’état, elle n’est pas garante du développement de l’Afrique, ni propriétaire ou manipulateur de tous ses faits politiques. Par quelle intelligence? quel moyen? Ca c’est que veulent les panafricarusses qui prennent finalement cette France pour un Dieu. « Nous avons une nouvelle jeunesse consciente » entend-on, mais quelle nouveauté ? Ce discours de la vraie indépendance a été créé par Mongo Beti en 1960 quand l’UPC qu’il soutenait a été éradiqué par les français pour mettre Aïdjo au pouvoir. Depuis il a refusé de reconnaitre l’indépendance du Cameroun et, partant, de tous les pays africains francophone. Et tout ce courant est bloqué là-dessus depuis 62 ans. Quant aux russes, on ne comprend pas quel rôle veut-on les faire jouer. Pour protéger le Sahel? c’est impossible. 5000 mercenaires de Wagner pour des millions de Km2 ?! Payer à prix d’or sur les finances publiques en plus. C’est pour aider au développement? ils n’ont pas d’argent. La Russie c’est le PIB de la Guinée équatoriale par tête d’habitant. Pib Global de l’Espagne l’an dernier, mais tout les études montrent qu’il va passer de 1400 milliards de dollars à 800 milliards cette année à cause des sanctions. Ils parasitent les pays les plus pauvres du monde, sans Etats ou très faibles, pour donner une présence à Moscou. Mais même entretenir une ambassade ils ont du mal. Je ne crois d’ailleurs pas à leur entrée au Congo où des tas de ministres sont plus riches de Prigojine, en milliards de dollars. Sassou peut s’offrir des Wagner en