Franc succès pour la 1ère édition du Business Forum ZLECAF

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que dieu L’assiste, la première édition du Business Forum ZLECAF, tenue le 05 novembre 2024 a été présidé par le Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur, M. Omar Hejira en collaboration avec la Confédération Marocaine des Exportateurs (ASMEX). L’événement qui a connu la participation de plus de 12 pays africains, a réuni des hauts représentants, dont M. le Ministre du commerce du Tchad et M. le Secrétaire général de la ZLECAf, des ambassadeurs de nombreux pays africains frères, des organisations gouvernementales ainsi que des représentants du secteur privé. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution d’ouverture de M. Omar Hejira, Secrétaire d’État au Commerce extérieur, qui a souligné que « le Maroc a érigé la coopération africaine en priorité de sa politique étrangère. Sa Majesté, que Dieu L’assiste, a exprimé cette vision avec force lors du 28e Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba. Et ce forum aujourd’hui vient comme une mise en œuvre de cette vision Royale à travers un renforcement du cadre de coopération des pays africains membres. Le Maroc, en tant qu’acteur économique de premier plan en Afrique, est en mesure de jouer un rôle majeur dans cette expansion commune ». Il a ajouté que « L’intégration régionale est un levier fondamental pour stimuler la croissance économique et l’emploi en Afrique. Elle ouvre des perspectives encourageantes en renforçant la coopération politique, en augmentant les échanges intra-africains et en attirant des capitaux étrangers. Cette stratégie place les citoyens africains au centre de nos préoccupations, en visant un développement inclusif et durable, conformément aux Hautes Directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, orientées vers le renforcement de l’État social ». De son côté, M.Hassan Sentissi El Idrissi, Président de l’ASMEX, a présenté la ZLECAF comme une opportunité unique pour l’Afrique : « la ZLECAF n’est pas seulement une zone de libre-échange, elle incarne une nouvelle ère pour l’Afrique. En créant une économie intégrée et compétitive, elle ouvre la voie à des emplois qualifiés, surtout pour les jeunes, et encourage une croissance durable. Mais cette responsabilité nous incombe : si la ZLECAF offre le cadre, c’est à nous de bâtir la dynamique nécessaire, en défendant nos intérêts communs et en assurant des échanges win-win. Logistique et durabilité deviennent ainsi des piliers clés pour faire de nos entreprises de véritables conquérantes des marchés mondiaux ». M. Mene Wamkele Mene, Secrétaire Général de la ZLECAF, a pour sa part salué le rôle stratégique du Maroc dans le développement d’une coopération Sud-Sud renforcée. Il a déclaré que « ce forum marque une étape cruciale dans le renforcement des liens historiques et socio-économiques entre le Maroc et les autres pays africains, à travers une coopération M. Mene Wamkele Mene, Secrétaire Général de la ZLECAF, a pour sa part salué le rôle stratégique du Maroc dans le développement d’une coopération Sud-Sud renforcée. Il a déclaré que « ce forum marque une étape cruciale dans le renforcement des liens historiques et socio-économiques entre le Maroc et les autres pays africains, à travers une coopération Sud-Sud accrue et des partenariats au sein du cadre de la ZLECAF. En réunissant des Ministres du Commerce, des figures publiques clés, des représentants de la promotion du commerce, des experts, des leaders du secteur privé, des universitaires et des membres de la société civile de tout le continent, ce forum contribuera à positionner le Maroc comme un hub stratégique en Afrique ». En clôture de cette première Edition, M. le Secrétaire d’Etat, a annoncé l’organisation de la seconde édition du forum à Marrakech, faisant de ce forum un rendez-vous annuel professionnel. A l’occasion également M. Le Secrétaire d’Etat a émis plusieurs recommandations clés : la création d’une Task force Ministère-Zlecaf qui veillera à l’accélération du processus d’opérationnalisation de la Zlecaf, le développement d’un Guide du Parcours Export-Import en Afrique en partenariat avec l’Office des Changes, l’Administration de la Douane, Portnet et les banques marocaines ainsi que la création d’une structure dédiée à l’Afrique pour encore plus d’ouverture, d’encouragement des flux commerciaux vers de nouveaux marchés dans une logique gagnant-gagnant. Les échanges ont ainsi couvert divers sujets, incluant les stratégies de pénétration des marchés africains, les dispositifs de financement, les politiques favorisant le commerce intra-africain, ainsi que les pratiques optimales pour maximiser les avantages de la ZLECAF. Enfin, à l’issue de cette première édition, un message d’allégeance à Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu L’assiste a été lu à l’assistance en guise de remerciement pour l’octroi du Haut Patronage Royal. AMA
Casablanca accueille la première édition du Business Forum ZLECAf Morocco

Le Ministère de l’Industrie et du Commerce et la Confédération marocaine des exportateurs « ASMEX » co-organisent un forum d’affaires d’information et de sensibilisation sur les opportunités offertes par la Zone de Libre-Echange continentale africaine (ZLECAF). Placée sous le thème « Commerce Intra-Africain : Perspectives et opportunités », cette première édition se tiendra le 05 novembre 2024 à l’Hôtel Hyatt Regency de Casablanca. Cette première édition du Forum d’affaires ZLECAf-Morocco vise à renforcer les liens historiques et socio-économiques du Royaume du Maroc avec les autres partenaires africains, à travers une coopération Sud-Sud consolidée et un partenariat gagnant-gagnant bénéfique dans le cadre de cette zone. Ce Forum d’affaires, qui verra la participation de plusieurs Ministres africains du commerce, des personnalités imminentes, du secteur public, des représentants d’organismes chargés de la promotion commerciale, des experts, du secteur privé, du monde académique et de la société civile, contribuera au renforcement de la position du Royaume Maroc en tant que hub stratégique pour l’Afrique. L’objectif de cet événement est de sensibiliser les parties prenantes aux effets attendus de la mise en œuvre de la ZLECAf et présenter aux participants les opportunités offertes par cet Accord ainsi que les orientations stratégiques envisagées par le Gouvernement dans sa mise en œuvre. Le Forum constitue également l’occasion idoine pour recueillir les propositions des participants au sujet de la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAf et les leviers pour une meilleure exploitation de cette Zone. Il est à noter que les débats de ce Forum porteront sur des thèmes tels que les stratégies de pénétration des marchés africains, les mécanismes de financements disponibles, les politiques publiques favorables au commerce intra-africain, ainsi que les meilleures pratiques pour tirer parti des avantages offerts par la ZLECAf. Ce Forum qui coïncide avec la célébration du 30ème anniversaire de l’Accord de Marrakech instituant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), mettra en lumière l’essor de l’intégration des économies africaines dans le système commercial mondial.
Ethiopie : la Banque africaine de développement approuve un mécanisme de garantie des opérations de financement du commerce de 40 millions de dollars en faveur de la Dashen Bank

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un mécanisme de garantie de 40 millions de dollars en faveur de la Dashen Bank, au soutien des activités de financement du commerce en Éthiopie. Il permettra de répondre aux besoins de financement des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises locales tournées vers l’importation et l’exportation. Il vient également appuyer le commerce intra-africain, contribuant ainsi directement à la réussite de la mise en œuvre du programme de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le Groupe de la Banque offrira une garantie pouvant aller jusqu’à 100 % aux banques confirmatrices pour couvrir le risque de non-paiement de lettres de crédit avalisées par ces banques, et d’instruments de financement du commerce similaires émis par la Dashen Bank. À la suite de cette approbation, la directrice générale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est, Mme Nnenna Nwabufo, a déclaré : « Soutenir le commerce en Afrique est une priorité de la Banque africaine de développement. Le financement du commerce est un moteur important de la croissance économique et il est essentiel aux échanges transfrontaliers, en particulier dans les économies émergentes. Nous sommes ravis de travailler avec la Dashen Bank, partenaire solide qui dispose de connaissances étendues et d’un large réseau en Éthiopie, car une ambition commune nous anime, celle de soutenir le commerce dans toute la région. » Réagissant à la nouvelle de cette approbation, M. Asfaw Alemu, PDG de la Dashen Bank, s’est ainsi exprimé : « Nous avons satisfait aux exigences rigoureuses liées au devoir de diligence de la Banque africaine de développement, et nous sommes ravis que son Conseil d’administration ait approuvé ce fonds de garantie du financement du commerce d’un montant de 40 millions de dollars. Ce fonds, dont nous avions tant besoin, sera déterminant pour l’expansion des services commerciaux de notre banque dans le pays et la région. » Il a ajouté : « Les bonnes pratiques apprises grâce à notre engagement et le fait d’avoir passé avec succès l’exercice de vérification préalable conduit par le premier bailleur de fonds du développement à l’échelle du continent, sont des atouts inestimables dans la poursuite de la stratégie de la Dashen Bank qui aspire à devenir une banque de premier ordre en Afrique. Nous sommes impatients de renforcer notre partenariat et de tirer parti plus encore des ressources et des capacités étendues de la Banque africaine de développement et de ses partenaires, dans le but de soutenir davantage les petites et moyennes entreprises éthiopiennes florissantes dans les secteurs économiques productifs, notamment l’agriculture et l’industrie manufacturière. »
Maroc: Attijariwafa bank et le Secrétariat de la ZLECAf signent un protocole d’accord

Le groupe Attijariwafa bank et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ont signé, en marge de l’Édition 2024 du Forum international Afrique Développement, un protocole d’accord visant à accélérer les impacts de la ZLECAf afin de faciliter le commerce et l’investissement sur le Continent. Paraphé par M. Mohamed El Kettani, Président Directeur Général du groupe Attijariwafa bank et par S.E.M. Wamkele Mene, le Secrétaire Général du Secrétariat de la ZLECAf,ce protocole d’accord porte sur la coopération des deux parties en vue de mobiliser des ressources, d’identifier et d’accompagner la mise en œuvre de projets dans les secteurs prioritaires comme l’infrastructure, l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie, l’automobile, l’industrie pharmaceutique, les transports et la logistique. Les deux parties se sont également engagées à soutenir les sociétés commerciales africaines (African Trading Companies) qui facilitent et stimulent le commerce intra-africain, à promouvoir la participation des femmes et des jeunes entrepreneurs à la ZLECAf pour favoriser davantage la création d’emplois et de projets, et à s’appuyer sur le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank, comme plateforme d’échange Sud-Sud en faveur de la communauté des entrepreneurs africains. Ainsi, le groupe Attijariwafa bank et la ZLECAf se sont entendus, à travers cet accord, sur les principes fondamentaux de cette coopération. Il s’agit notamment de : S’exprimant lors de la cérémonie de signature, S.E.M. Wamkele Mene, Secrétaire Général du Secrétariat de la ZLECAf, s’est félicité de la conclusion de cet important protocole d’accord qui témoigne de la volonté des deux parties de porter leur coopération à un niveau supérieur et de renforcer davantage le rôle du secteur bancaire africain dans l’accompagnement des opérateurs économiques africains dans la prospection des opportunités d’affaires sur l’ensemble du continent et d’élargir ainsi leur ambitions de façon à contribuer efficacement à la prospérité économique en Afrique. Étant convaincu de l’importance de cette initiative, Monsieur le Secrétaire général a rappelé « la nécessité de renforcer également les canaux de communication sur les opportunités d’affaires sur le continent et la priorisation des projets d’infrastructures fédérateurs à même de contribuer à l’accélération des mouvements de personnes et capitaux ». Monsieur le Secrétaire Général a souligné également « la nécessité d’impliquer l’ensemble des forces vives des nations africaines et d’encourager les opérateurs économiques à s’approprier les objectifs de la ZLECAf dont l’objectif principal reste la mise en place d’un espace économique épanoui profitable à tous les peuples africains. » Lors de son intervention, M. Mohamed El Kettani, Président Directeur Général du groupe Attijariwafa bank a déclaré: « En découvrant les capacités actuelles de la ZLECAF, nous devenons conscients de l’apport considérable de cette initiative pour le développement économique de l’Afrique. Cette zone de libre-échange a le potentiel de transformer profondément les échanges commerciaux intra-africains, en éliminant les barrières tarifaires et non tarifaires, et en stimulant les investissements directs étrangers. » Et d’ajouter : « en tant qu’institution financière panafricaine, Attijariwafa Bank est fermement engagée à accompagner cette dynamique de croissance et d’intégration économique. Cette convention représente non seulement une avancée significative pour nos deux organisations, mais également une opportunité unique de tirer parti des synergies créées par cette coopération renforcée. Nous sommes impatients de collaborer à travers des activités comme le Forum International Afrique Développement (FIAD), et de profiter plus amplement des opportunités économiques qu’offre notre continent en plein essor. Ensemble, nous œuvrerons à la construction d’une Afrique plus intégrée, plus compétitive et plus prospère. » Ce protocole d’accord illustre l’engagement continu du groupe Attijariwafa bank et du Secrétariat de la ZLECAf pour une intégration économique africaine plus profonde favorisant le développement durable, la croissance économique et l’augmentation du commerce intra-africain.
Séminaire régional du FMI à Brazzaville sur la modernisation des procédures douanières dans le contexte de la ZLECAF à Brazzaville

Le ministre congolais de l’économie et des finances, M. Jean-Baptiste Ondaye, a ouvert, le mardi 12 décembre 2023 à Brazzaville, le séminaire régional du Fonds monétaire international (FMI), placé sous le thème : « La modernisation des procédures douanières pour atteindre les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) ». Pour le ministre congolais de l’économie et des finances, « ce séminaire vise l’atteinte des objectifs de l’agenda 2060 de l’Union africaine (UA). Il représente une contribution significative aux ambitions d’intensification du commerce intra-africain, dont le leitmotiv demeure la ZLECAF, qui est ce grand marché unique des marchandises et des services d’environ 1,2 milliard de personnes, pour un Produit intérieur brut (PIB) estimé à 2500 milliards de dollars ». Il a affirmé que « La République du Congo, à l’instar d’autres pays africains, a mis en place la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAF. Cette stratégie s’articule autour de six axes, à savoir : la poursuite des réformes macroéconomiques ; la mise en place d’un dispositif règlementaire et institutionnel ; la diversification de l’économie ; le développement des infrastructures ; l’adaptation des politiques publiques ; enfin, le suivi et évaluation stratégique ». Le ministre Jean-Baptiste Ondaye a souligné « le fait que, pour marquer son attachement à la ZLECAF, le Congo a signé l’Accord bilatéral, en vue de la mise en œuvre accélérée du Protocole sur le commerce des marchandises, bien que ne figurant pas parmi les Etats pilotes identifiés par le Secrétariat de la ZLECAF ». Aujourd’hui, a souligné l’orateur, « la mission fiscale occupe encore l’essentiel des activités douanières. Mais, avec la mise en œuvre programmée des tarifs préférentiels et l’ambition des États africains de diversifier leurs économies, la Douane devrait, de plus en plus, remplir les nouvelles missions, en sus de ses missions classiques ». Quelques sous thèmes à aborder pendant le séminaire Pendant trois jours, les séminaristes aborderont, entre autres thèmes : ‘’la modernisation de la gestion et du contrôle de l’origine préférentielle : le rôle essentiel de la Douane, les aspects procéduraux, organisationnels et technologiques, à l’exploitation comme à l’importation’’ ; ‘’ l’élimination des barrières non tarifaires relevant de la Douane, dans les échanges intra-africains: procédures douanières digitalisées, harmonisées et reposant sur l’échange de données’’ ; ‘’les questions spécifiques, notamment les procédures facilitant l’accès des Petites et moyennes entreprises (PME) aux avantages de l’Accord, et l’opportunité de formaliser le commerce frontalier informel’’. A noter que le séminaire de Brazzaville a été organisé par le Département des finances publiques du FMI, en collaboration avec AFRITAC- Centre et avec le soutien financier du Gouvernement japonais. Il fait partie d’une série de six ateliers régionaux organisés par le FMI, sous le même thème, au cours de l’année 2023.
Zone de libre échange continentale africaine. Lancement du fonds d’ajustement de la zlecaf

AFRIQUE. Ce fonds, d’un montant de 10 milliards de dollars, est une réponse aux Etats africains qui s’inquiètent de la perte de revenus liée au démantèlement des barrières tarifaires induit par la Zlecaf au profit des biens produits en Afrique. Le Fonds de base sera abondé par les contributions des Etats parties à l’Accord de la Zlecaf, par des subventions et par un fonds d’assistance technique pour «faire face aux pertes de recettes tarifaires pouvant résulter de l’élimination des tarifs douaniers» indique Afreximbank. La banque africaine d’import/export a d’ailleurs décidé de financer le Fonds d’ajustement à hauteur d’un milliard USD. Les deux parties, le secrétariat général de la Zlecaf et Afreximbank ont décidé de créer une co-entreprise qui gérera le Fonds général et le Fonds de crédit. La mise en place de la Zlecaf implique en effet l’élimination totale et linéaire, sur 10 ans pour les pays africains PMA (voir liste ci-dessous) et sur 5 ans pour les non-PMA, des tarifs douaniers sur 90% des lignes tarifaires concernées, constituées des produits jugés non sensibles. 7% des autres produits commerciaux, jugés sensibles, feront l’objet d’une libéralisation plus longue de 10 ans pour les non-PMA, et de 13 ans pour les PMA. Les 3% restants des lignes tarifaires sont exclus de la libéralisation, mais leur liste sera examinée tous les cinq ans, et au besoin modifiée. Voici la Liste des Pays les Moins Avancés (PMA) africains qui vont bénéficier des appuis de ce fonds Angola, Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Comores, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, République centrafricaine, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Sierra-Léone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier
Niger. Discours du Président Mohamed Bazoum sur l’Industrialisation et la Diversification Economique en Afrique et sur la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf)

· Excellence Monsieur PAUL KAGAME, Président du RWANDA, Président de notre Conférence ; · Excellences Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement ; · Mesdames les Premières Dames ; · Messieurs les anciens chefs d’Etat ; · Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations ; · Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine ; · Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale du Niger ; · Monsieur le Premier Ministre du Niger ; · Mesdames et Messieurs chers participants ; · Distingués invités, à vos différents titres. J’ai l’honneur et le plaisir de vous accueillir à Niamey sur le bord du Niger à l’occasion de ce double Sommet de l’Union Africaine sur l’Industrialisation et la Diversification Economique de l’Afrique d’une part et l’évaluation du processus de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) d’autre part. Ce sommet manifeste l’engagement du leadership de l’UA au plus haut niveau pour accélérer l’industrialisation en vue d’atteindre les Objectifs de Développement Durables 2030 et de l’Agenda 2063 par la mise en œuvre de stratégies concertées avec tous les acteurs, publics et privés. Qui dit industrialisation, dit commerce, leurs dynamiques étant couplées. C’est ainsi que l’Industrialisation de l’Afrique passe par la mise en œuvre de l’Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui, elle, repose sur l’industrialisation. Ce qui est bon pour l’une est bon pour l’autre et réciproquement, ce qui est mauvais pour l’une est mauvais pour l’autre. La promotion des deux doit tenir compte de cette dépendance positive afin d’obtenir un développement économique sûr. Permettez-moi à ce stade de mon propos de rendre hommage au Président Issoufou MAHAMADOU, champion de la ZLECAf pour son engagement qui a largement contribué à faire de celle-ci une réalité. Nous attendons vivement la présentation de son rapport qui ne manquera certainement pas d’alimenter nos échanges. Excellences, Mesdames, Messieurs, Pour atteindre nos nobles et ambitieux objectifs d’une Afrique prospère, dynamique, inclusive et durable, il nous faut bien les définir et faire preuve de pédagogie afin de mobiliser les africains autour d’un projet clair et partagé. Sachant d’où nous partons, notre situation actuelle, il convient de préciser de quelle industrialisation il s’agit. En effet, il n’y a pas si longtemps, la juxtaposition des mots industrialisation et Afrique pouvait paraître incongrue. Aujourd’hui, l’interrogation qu’elle suscite est surtout celle des voies et moyens. Cela en soi, est la preuve que nous prenons la bonne voie. Un proverbe nigérien dit qu’on ne peut pas arrêter un fleuve. Ce fleuve, c’est la somme des énergies conjuguées de nombreux africains, qui sont déterminés à améliorer leur situation, celles des jeunes en formation, des entrepreneurs dans toute leur diversité, des décideurs qui ont à cœur le bien être de leur concitoyens, et qui forment la masse critique dont le continent avait toujours eu besoin. Cette masse critique est déjà là, elle est en train de se révéler ; on en perçoit le frémissement au travers de nombreuses initiatives que nous voyons un peu partout. Excellences, Mesdames, Messieurs, L’optimisme n’empêche toutefois pas le réalisme. Pour nous donner toutes les chances de réussir, nous devons nous dire la vérité. S’agissant de l’état actuel de l’industrialisation en Afrique, le constat est frappant : hormis quelques exceptions, l’économie africaine reste peu industrialisée, et l’Afrique exporte de la matière première incorporant peu de valeur ajoutée tandis qu’elle importe des produits manufacturés à forte valeur ajoutée. Ce constat au niveau continental reste valable au niveau de chacun de nos Etats. Deux chiffres témoignent avec éloquence de cet état de fait : la part de l’Afrique dans le commerce mondial est de 4% ; le commerce entre pays africains représente 17% de leur commerce global. Le faible niveau d’industrialisation de l’Afrique explique cet état de fait déprimant. Nul n’est donc besoin de statistiques macroéconomiques pour affirmer qu’en tant qu’africains, nous savons où nous en sommes : notre continent est riche en matières premières variées, et riche d’une jeune population majoritairement rurale projetée à 2 milliards de personnes à l’horizon 2063 dont la moitié aura moins de 27 ans. Ce constat serait trop simpliste si le monde, qui est en train de connaître une révolution digitale, n’était pas à la croisée de nombreuses crises, géopolitique, climatique, énergétique, industrielle, financière et économique. Voilà donc le véritable défi pour nous : appréhender la situation mondiale actuelle, sans filtres idéologiques, sans dogmes, pour agir en conséquence. Comment donc atteindre nos objectifs aux horizons temporels que nous nous sommes fixés sachant que nous naviguons dans un monde soumis aux mutations, aux incertitudes, aux crises comme la guerre en Ukraine et aux aléas imprévisibles comme le COVID19 ? Nous savons que toute stratégie d’industrialisation qui ne tient pas compte des conditions initiales actuelles, des incertitudes et des aléas ou qui est basée sur l’hypothèse trop restrictive de leur stabilité, est fragile ; elle est vouée à l’échec à moyen terme. Il ne s’agit pas pour nous de réinventer la roue. Les seules stratégies adaptées aux environnements changeants sont les stratégies robustes, c’est-à-dire celles qui sont résilientes aux changements, y compris aux chocs, et les chocs, vous conviendrez avec moi, qu’il y en a, et qu’il va y en avoir. Nous devons donc piloter le processus d’industrialisation, en adoptant une stratégie robuste et sans regret, car en fait, l’industrialisation est un processus dynamique, pas un état statique. Sans regret, c’est-à-dire qu’à chaque étape, nous devons assumer les choix faits auparavant, qui devaient donc être soupesés. En ce qui concerne les étapes, nous devons prendre en considération le fait que nous devons enthousiasmer une jeune population dont l’âge médian actuel et de moins de 20 ans. Nous devons être particulièrement prudents dans les options de notre industrialisation et veiller à utiliser nos ressources de façon efficiente. Il ne faut pas faire un feu de paille, mais allumer un feu d’industrialisation qui va brûler longtemps. Au-delà des grandes lignes définies par les objectifs, il nous faut définir des priorités pertinentes, qui vont servir de socle solide à l’industrialisation. Oui, il faut renforcer notre base industrielle pour bâtir solidement. L’industrialisation et le commerce ont besoin d’une
Le Projet Commun d’Appui à la Mise en Œuvre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine fait le point sur ses avancées

Le projet d’appui à la mise en œuvre de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf), un projet conjoint établi et financé par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le Cadre Intégré Renforcé (CIR), la Banque Islamique de Développement (BID), la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) et le Fonds de Développement du Commerce (TDFD), a annoncé aujourd’hui un certain nombre de développements importants du projet et l’exécution d’activités clés pour soutenir l’opérationnalisation de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) au Burkina Faso, en Guinée, au Niger, au Sénégal et au Togo. En janvier et février 2022, des consultations ont eu lieu entre la CEA, la CIR, l’ITFC, la TDFD et les pays bénéficiaires pour préparer les termes de référence des activités clés du projet conjoint et leur calendrier de mise en œuvre. Dans sa première phase, qui s’étend jusqu’en Juin 2023, le projet prévoit la mise en œuvre de trente activités dont d’importants ateliers dans les pays, la réalisation d’études spécifiques et la conception d’instruments de communication. Ces activités sont organisées en trois grandes catégories pour soutenir l’opérationnalisation de la ZLECAf : renforcement des capacités et sensibilisation sur la ZLECAf, développement d’outils d’information sur la ZLECAf et développement d’instruments de politique pour soutenir la mise en œuvre de la ZLECAf. Pour les populations africaines, il est important de réaliser la promesse de la ZLECAf d’une intégration économique plus grande et plus profonde afin d’attirer les investissements, de développer le commerce, de créer de meilleurs emplois, d’éliminer la pauvreté et d’accroître la prospérité partagée. La mise en œuvre réussie de l’accord de libre-échange est essentielle pour la réalisation de cet engagement et les pays bénéficiaires du projet conjoint, à savoir le Burkina Faso, la Guinée, le Niger, le Sénégal et le Togo, doivent disposer des capacités, des outils d’information et des instruments politiques nécessaires pour mettre en œuvre efficacement la ZLECAf. C’est la raison pour laquelle le projet conjoint entre le CIR, la BID, l’ITFC, la TDFD et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique a été développé pour soutenir l’opérationnalisation de la ZLECAf. Les activités de soutien du projet ont été proposées par les pays bénéficiaires conformément aux plans d’action inclus dans leurs stratégies nationales de ZLECAf. Depuis mars 2022, les activités exécutées dans les pays bénéficiaires sont les suivantes : Au cours de la prochaine étape de cette première phase du projet, les questions suivantes seront abordés dans les interventions du projet afin de développer des outils d’information et des instruments politiques : Somme toutes, une quinzaine d’activités approuvées dans le cadre du projet sont prévues d’ici à juin 2023 dans les cinq pays bénéficiaires.