Coupe du monde 2022 : Vladimir Poutine félicite la France et l’Argentine

Coupe du monde 2022 : Vladimir Poutine félicite la France et l’Argentine

Le président russe a apprécié le spectacle offert par la France et l’Argentine dimanche en finale de la Coupe du monde 2022. Et il l’a fait savoir ce lundi au cours d’une conférence de presse à Minsk en Biélorussie. Le chef du Kremlin a remercié les deux sélections pour leur « jeu brillant ».  Le président russe Vladimir Poutine a remercié lundi soir la France et l’Argentine, qui ont disputé la veille la finale de la Coupe du monde de football 2022, pour un « jeu brillant », tout en saluant la victoire « méritée » des hommes de Lionel Scaloni.  « Il faut remercier les deux équipes pour ce jeu brillant. Ils ont créé une véritable fête pour les supporteurs (…), en se battant avec dignité jusqu’à la dernière seconde », a déclaré le chef du Kremlin, lors d’une conférence de presse à Minsk, en précisant avoir suivi en ligne la deuxième moitié du match remporté par la sélection argentine… Lire la suite sur Europe1

Sénégal: Le Président Macky SALL en route pour la Russie

Sénégal: Le Président Macky SALL en route pour la Russie

Sur invitation du Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, le Président Macky SALL a quitté Dakar ce jeudi 2 juin pour se rendre en Russie, annonce un communiqué de la présidence de la république du Sénégal. En sa qualité de Président en exercice de l’Union Africaine (UA), le chef de l’Etat sénégalais s’entretiendra, vendredi 3 juin, à Sotchi, avec le Président russe. « Cette visite qui fait suite à la réunion du Bureau élargi de l’Union Africaine le 10 mai 2022, s’inscrit dans le cadre des efforts que mène la Présidence en exercice de l’Union pour contribuer à l’accalmie dans la guerre en Ukraine, et à la libération des stocks de céréales et de fertilisants dont le blocage affecte particulièrement les pays africains », selon le communiqué que vient de rendre public la présidence. La même source indique qu’après sa visite à Sotchi, le Président Sall se rendra à Accra pour prendre part, le 4 juin, au Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la situation au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Adrien Thyg

Comment les États-Unis et les médias occidentaux ont écrit le récit de la guerre en Ukraine

Comment les États-Unis et les médias occidentaux ont écrit le récit de la guerre en Ukraine

TRIBUNE. Le 24 février 2022, les forces russes pénètrent en Ukraine. Dans les jours qui suivent, elles désarticulent sérieusement l’armée ukrainienne et avancent jusqu’aux portes de la capitale, Kiev. Selon des sources des services de renseignement français cités par Europe 1, l’armée ukrainienne est si désorganisée qu’elle ne peut résister face à la poussée d’une armée russe conduite, selon les experts français, par des « chefs militaires russes extrêmement méthodiques ». Le sans-faute russe est si déconcertant que les renseignements français sont persuadés que Kiev tombera dans la première semaine de la guerre. Mais seulement voilà : la Russie entretient le flou sur ses réelles ambitions en Ukraine, en dehors des propos tenus par le président Vladimir Poutine sur le désarmement et la dénazification du pays. Les troupes russes sont stationnées à 60 km de Kiev et personne ne comprend ce qu’elles veulent vraiment. Profitant de ce flottement, le Pentagone lance la rumeur qui deviendra l’élément essentiel de la rhétorique occidentale : les Russes subissent des pertes énormes et sont désorganisés non pas par l’armée, mais bien par la « résistance ukrainienne ». Cette assertion, qui est en total déphasage avec le constat fait par les services de renseignement français qu’on entendra plus d’ailleurs (le chef de la Direction du renseignement militaire va même être démis de ses fonctions par Emmanuel Macron), va devenir l’élément de langage central de la propagande médiatique occidentale sur la guerre en Ukraine. Tous les médias et leurs « experts-maison » reprendront en chœur la doxa selon laquelle la stratégie de la Russie en Ukraine a échoué. On insistera désormais sur les prétendues défaillances de l’armée russe, que l’on cherchera constamment à ridiculiser sur les plateaux de télé. On insistera également sur le nombre de soldats russes tués sur le champ de bataille — même si personne ne les a vraiment vus—, tout en occultant la réalité des pertes subies par l’Ukraine. Pour la petite histoire : entre 50 et 100 soldats ukrainiens perdent la vie sur la ligne de front dans l’est de l’Ukraine, a affirmé Volodymyr Zelensky en début de semaine. Fermons la parenthèse et continuons avec la stratégie de propagande des médias occidentaux. On répétera que l’armée russe avance difficilement, tout en se gardant d’expliquer que cela est dû, entre autres, au fait que les Ukrainiens et les Russes sont avant tout des peuples frères, que ce conflit est mal vécu par une grande partie de ces populations. On ne manquera pas non plus d’insister sur le fait que « l’armée russe cible délibérément les civils », histoire de la diaboliser et de la déshumaniser. On répercutera les points de vue des autorités ukrainiennes comme s’il s’agissait d’informations fiables ne méritant aucune remise en question. Bref, on fera la propagande pour le compte non pas de l’Ukraine, mais du régime de Kiev instrumentalisé de et par l’étranger… Parallèlement à cette redoutable propagande ou guerre de l’information (c’est selon), les médias occidentaux vont travailler l’image de Volodymyr Oleksandrovytch Zelensky. De comique, on le fera passer pour un grand chef de guerre. On n’hésitera pas à le comparer à Churchill, voire à Charles de Gaulle. Mieux, l’ancien comique devenu président fera même la Une des magazines people et apparaîtra même dans certains évènements mondains. C’est dire… En vérité, la couverture médiatique pro-Ukraine de la guerre a été et continue d’être l’autre visage de la guerre que les États-Unis et leurs valets européens livrent à la Russie par Ukraine interposée. Cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de « résistance ukrainienne » et de morts russes. Non. Ça ne veut pas non plus dire que tout ce que dit l’Occident est faux. En fait, on prend des arrangements avec les faits, on distille de petites vérités qu’on enrobe d’une masse de mensonges pour des raisons géopolitiques et stratégiques. Dans ce contexte, on occulte les causes profondes (géopolitiques) de l’intervention russe en Ukraine; on ne fait pas de distinction entre les principes de guerre et les principes opérationnels de l’armée russe en Ukraine; on ergote sur l’intimité de la pensée militaire et doctrinale de la Fédération de Russie pour conforter les préjugés, la mauvaise foi et pourquoi pas l’ignorance de certains prétendus « experts » . Tenez. Tout en déclarant ne pas connaître les véritables intentions de Poutine en Ukraine, les médias occidentaux et leurs « experts-maison » n’ont pas hésité à affirmer que la Russie a échoué à prendre Kiev grâce à la résistance du peuple ukrainien. Or il n’y a jamais eu de combats à Kiev et les Russes se sont retirés de leur propre chef. Idem à Kharkiv et dans d’autres villes de l’Ukraine où les opérations militaires ont été ponctuelles. On peut avoir une compréhension différente des niveaux stratégique, tactique et opératif d’une armée étrangère (en l’occurrence celle de la Fédération de Russie). Mais de là à débiter des énormités, il y a de quoi s’interroger sur le sérieux de tous ces gens (experts et militaires) qui défilent sur les plateaux de télé pour parler du conflit ukrainien. Heureusement qu’on ne voit pas beaucoup ça au Canada… De désinformation à la propagande en passant par la « guerre de l’information », les médias et le complexe militaro-intellectuel de l’Occident n’ont pas lésiné sur les moyens et les mensonges. Joseph Goebbels en serait franchement jaloux. À ce jour, Marioupol est l’illustration la plus saisissante de la stratégie de propagande occidentale sur la crise ukrainienne. En analysant les données provenant de différentes sources ouvertes (ukrainiennes, occidentales et russes), on constate que la ville était quasiment sous contrôle des forces russes et alliées dès le début du mois d’avril. Pourtant, les médias occidentaux et leurs experts ont fait comme si de rien n’était, relayant la propagande des autorités ukrainiennes qui parlaient de « pertes infligées à l’occupant ». Même lorsque les combattants ukrainiens en débandade se sont retranchés dans l’usine d’Azovstal, appelant l’Occident et la communauté internationale à l’aide, avec l’énergie du désespoir, les mêmes médias ont continué de parler de «résistance» voire

Marioupol : Azovstal a été «complètement libéré», selon la Défense russe

GUERRE EN UKRAINE. Le complexe industriel d’Azovstal, dernier bastion des militaires ukrainiens et du bataillon néonazi Azov à Marioupol, a été entièrement repris par l’armée russe, selon le porte-parole de cette dernière. Le ministère russe de la Défense a annoncé ce 20 mai que le site industriel d’Azovstal, dans la ville de Marioupol, avait été «complètement libéré», après la reddition au cours des derniers jours des combattants ukrainiens qui y étaient retranchés. «Aujourd’hui, 20 mai, le dernier groupe de 531 militants s’est rendu», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, lors d’un briefing. Au total, depuis le 16 mai, «2 439 nazis d’Azov et militaires des forces armées ukrainiennes, bloqués sur le territoire de l’usine, ont déposé les armes et se sont rendus», selon la même source. Igor Konachenkov a également affirmé que le «commandant» d’Azov avait été «emmené hors du territoire de l’usine dans une voiture blindée spéciale, en raison de la haine des habitants de Marioupol et du désir des citadins de le punir pour de nombreuses atrocités».  Selon le porte-parole, le président russe Vladimir Poutine a été informé par son ministre de la Défense Sergueï Choïgou de «la fin de l’opération et de la libération complète du combinat [Azovstal] et de la ville de Marioupol»… Lire la suite sur RT France

Ukraine. Les accointances néonazies du Juif V. Zelensky: parlons-en

Ukraine. Les accointances néonazies du Juif V. Zelensky: parlons-en

OPINION. Quand Vladimir Poutine a annoncé vouloir « dénazifier » l’Ukraine, plusieurs médias occidentaux et leurs « experts maisons » ont tourné en dérision ses propos en arguant que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est juif. Autrement dit, l’Ukraine ne peut pas être dirigée par des néonazis puisque son président est d’ascendance juive. Un tel argument est-il recevable ? Peut-on être juif et fricoter, pour ne pas dire entretenir des relations pour le moins particulières, avec des néonazis ? En vérité, rien n’est impossible, et l’histoire fourmille d’exemples de collaborations contre-nature entre gens ou groupes de personnes que tout semblait pourtant opposer. La Seconde Guerre mondiale, par exemple, est riche d’enseignements à ce propos. En effet, des historiens juifs ont mis en exergue la complicité de certains Juifs avec le régime nazi contre d’autres Juifs. Le phénomène était certes marginal, mais il a existé. Les Judenräte, par exemple, ont joué un rôle non négligeable aux côtés du Troisième Reich. Grâce aux documents d’archives déclassifiés par les États-Unis et la Grande-Bretagne et grâce aux travaux de certains historiens, on sait également que sans l’appui des industriels états-uniens, Adolf Hitler n’aurait jamais tenté son aventure européenne. Le journaliste d’enquête américain Edwin Black, fils de survivants polonais de l’holocauste, a décrit dans un livre comment IBM, via sa filiale allemande IBM Dehomag, a participé à l’entreprise de la mort nazie. Aux États-Unis même, les victoires de l’Allemagne Nazie en Europe de l’Ouest étaient célébrées et plusieurs grands industriels américains figuraient parmi les convives. C’est notamment le cas de James Mooney, un des hauts dirigeants de General Motors, et Edsel Ford, le fils d’Henri Ford, pour ne citer que ces deux-là. L’Europe n’était pas en reste puisque les élites sociales et politiques attendirent de Hitler de grandes prestations anti-soviétiques. Rappelons par ailleurs, à ce dernier propos, les paroles attribuées au sénateur Harry Truman, qui deviendra quelque temps après le président des États-Unis : « Si nous voyons l’Allemagne gagner, nous devrions aider la Russie, et si la Russie est en train de gagner, nous devrions aider l’Allemagne pour que le plus grand nombre possible périsse des deux côtés. » Truman aurait tenu ses propos en 1941. La suite, on la connaît. À la fin de la guerre, les Américains, dans le cadre de l’« opération Paperclip », recrutèrent et exfiltrèrent des milliers de scientifiques allemands issus du complexe militaro-industriel du Troisième Reich pour s’en servir tant dans leur propre complexe militaro-industriel que contre l’URSS. Ce bref survol de l’Histoire est essentiel pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine. Le fait que Volodymyr Zelensky soit Juif et se retrouve à travailler avec des néonazis n’a rien d’illogique. Cela peut paraître surprenant, voire invraisemblable, pour des gens qui ont une vision manichéenne de l’Histoire et des enjeux géopolitiques auxquels les acteurs impliqués en Ukraine sont confrontés. Or ces enjeux n’ont cure du manichéisme ambiant dans lequel baignent un grand nombre de médias, d’« experts » et de politiques occidentaux. Comme le fait observer Allan Ripp dans un article publié sur le site Internet de la chaine américaine NBC News,« aussi important qu’il soit de défendre le drapeau jaune et bleu contre l’agression brutale du Kremlin, ce serait un oubli dangereux de nier l’histoire antisémite de l’Ukraine et sa collaboration avec les nazis d’Hitler, ainsi que l’adhésion récente de certains milieux à des factions néonazies. » En fait, tout est avant tout question de positionnement et d’intérêts. Voici comment la situation se présente. Les Américains n’aiment pas les Russes et c’est réciproque. Les néonazis ukrainiens n’aiment pas les Ukrainiens russophones et la Russie. Comme dans les années 1940, les Américains décident de se servir de ces groupes néonazis ukrainiens pour « faire la fête » aux Ukrainiens russophones et à leur parrain russe. Le Juif Volodymyr Zelensky, qui arrive au pouvoir en grande partie grâce au vote des russophones de l’Est, tente de mettre fin à la guerre qui perdure au Donbass et de normaliser les relations avec la Fédération de Russie. Mais les Américains, qui tiennent à faire de l’Ukraine un élément essentiel de leur dispositif contre la Russie, le dissuadent de prendre cette direction. « Zelensky le Juif » acquiesce. Mieux, il se retrouve à travailler, à son corps défendant ou non (lui seul sait) avec les néonazis formés et armés par les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada. En clair, chacun se positionne en fonction de ses intérêts, quitte à sceller des partenariats ponctuels en fonction des enjeux du moment. On l’a vu dans les années 1940 entre les Américains et les Nazis. On l’a constaté en Afghanistan où les Yankees se sont alliés à monsieur Ben Laden et à ses copains moudjahidines — que l’administration Reagan n’avait pas hésité à qualifier de « combattants de la liberté » — pour « faire la fête » aux Russes, avant de se retourner contre les barbus. On l’a également vu en Syrie, où les Israéliens n’ont pas hésité à « fricoter » avec des groupes djihadistes antisémites cherchant à renverser le gouvernement de Bachar al-Assad… avec le soutien de certains pays occidentaux qui combattent les mêmes mouvements intégristes sur d’autres théâtres de conflit et d’atrocités. Compliqué, tout cela, pour des journalistes et des « experts », qui, de manière générale, ont une vision manichéenne de l’Histoire, de la géopolitique et du fonctionnement du monde. Enfermés dans des logiques binaires, ils sont incapables de composer avec la nuance et la complexité. Or, il ne suffit pas de dire Juif, Zelensky, Hitler et nazi pour rendre compte de la complexité du réel. Et ce n’est pas parce qu’on brandit à tout va le nom du Führer qu’on doit impérativement cesser de réfléchir sur l’Histoire et sur les évènements auxquels l’on associe ce nom. La vérité qui fâche pour finir : Adolf Hitler était le mal absolu fait chair sans être le méchant. Il ne l’était pas vraiment en tant qu’allié objectif des États-Unis et de certaines élites européennes soucieuses d’en finir avec l’Union soviétique

Crise en Ukraine : l’effet boomerang des sanctions occidentales

Crise en Ukraine : l’effet boomerang des sanctions occidentales

TRIBUNE. Trois jours après le début de l’intervention militaire russe en Ukraine, alors que l’Occident imposait des sanctions économiques extrêmement dures contre la Fédération de Russie, l’hebdomadaire britannique « The Economist » posait la question suivante : à quel moment les sanctions causeront-elles plus de problèmes aux pays occidentaux qu’à Vladimir Poutine ? Deux mois après le début de ce que les Russes appellent «opération spéciale», on a une idée du pétrin dans lequel l’Occident s’est lui-même mis. L’effet boomerang des sanctions contre la Russie se fait de plus en plus sentir. Quelques exemples au-delà de l’inflation qui frappe la plupart des pays : en Espagne, l’envolée des prix de l’électricité, qui préoccupe de nombreuses entreprises du pays, a conduit le Métro de Madrid à réduire le nombre des rames. En Allemagne, les politiques préparent déjà les esprits aux économies d’énergie. « Quinze degrés chez soi avec un pull-over, on supporte. Personne ne va mourir…» a déclaré un député du CDU. Au Canada, la taxe punitive de 35% imposée sur les engrais russes touche davantage les agriculteurs québécois qui devront en absorber les frais. La semaine dernière, l’Union européenne, en toute discrétion, a décidé d’augmenter temporairement l’achat de gaz russe via des pays prêts à payer en roubles afin de compenser les pertes subies par la Pologne et la Bulgarie auxquelles la Russie a coupé le gaz. Faire le malin pour amuser les opinions publiques n’est pas une mauvaise chose en soi, mais la dure réalité de l’épreuve de force géopolitique ramène bien souvent à la raison… L’autre conséquence des sanctions occidentales, c’est la remise en question de l’ordre politico-économique et financier international de l’après 1945 dominé par les États-Unis et leurs valets européens. Au début du mois d’avril, la puissante banque d’affaires américaine Goldman Sachs a mis en garde contre le risque qui guette le dollar, qui, de l’avis même de l’institution financière américaine, pourrait perdre sa position dominante et devenir une monnaie de second plan comme la livre sterling. Pas plus tard que la semaine dernière, le Financial Times, analysant le retrait de Visa et Mastercard de la Russie — retrait qui a permis à Moscou de réorganiser efficacement son système de paiement en collaboration avec le système de paiement chinois Union Pay —, a tiré la sonnette d’alarme en faisant observer que les sanctions occidentales contre la Russie risquaient de réorganiser profondément le système de paiement international. En d’autres termes, le Financial Times faisait remarquer que le système occidental était sur le point de perdre son hégémonie. Tout laisse donc penser que les Occidentaux n’ont pas tiré les leçons de 2014. À l’époque, les sanctions imposées à la Fédération de Russie avaient sérieusement secoué le pays avant de se retourner contre leurs auteurs de manière inattendue. L’histoire semble se répéter, mais cette fois-ci, les conséquences risquent d’être beaucoup plus graves pour l’Occident. La plupart des observateurs et d’experts occidentaux estiment que les effets des sanctions contre la Russie se feront sentir à moyen et à long terme. Pour ma part, j’estime que c’est plutôt le contraire qui va se produire. Comme en 2014, ça va faire très mal à court terme, mais les choses vont se replacer à moyen et long terme. Les sanctions occidentales vont juste accélérer le basculement de la Russie vers l’Asie et l’émergence rapide du «Nouveau monde» qui est en train de se mettre en place tout doucement. Dans un prochain billet, j’expliquerai pourquoi la Russie et la Chine ont toutes les chances d’être les grands vainqueurs de cette épreuve de force géopolitique… Par Patrick Mbeko

Situation en Ukraine : Zelensky «voulait la guerre», selon Lula

Situation en Ukraine : Zelensky «voulait la guerre», selon Lula

Pour l’ancien président brésilien de gauche, Volodymyr Zelensky est «autant responsable» de la situation en Ukraine que Vladimir Poutine car il n’a pas suffisamment négocié. L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé que le chef d’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky était «autant responsable» du conflit dans son pays que son homologue russe Vladimir Poutine, dans un entretien au magazine américain Time publié le 4 mai. «Je vois le président ukrainien être applaudi debout par tous les Parlements [du monde]. Mais ce type est aussi responsable que Poutine. Une guerre n’a jamais un seul coupable», a déclaré le candidat à la présidentielle d’octobre au Brésil, selon des propos rapportés par l’AFP. «Il voulait la guerre. S’il n’en voulait pas, il aurait négocié un peu plus», a-t-il ajouté. Washington trop peu engagé en faveur de la paix ? Lula a également jugé le comportement de Volodymyr Zelensky «étrange» : «On dirait qu’il fait partie d’un spectacle. Il est à la télé matin, midi et soir, au Parlement anglais, français, allemand, comme s’il était en campagne. Il devrait être plus préoccupé par la table des négociations.» En savoir plus sur RT France