Réélection de Denis Sassou-Nguesso : Vladimir Poutine salue un nouvel élan de la coopération russo-congolaise

Le Président de la fédération de Russie, Vladimir Vladimirovitch Poutine, a adressé ses sincères félicitations au président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, à la suite de sa réélection, rapporte Sputnik. « Je suis convaincu que votre nouveau mandat renforcera les liens d’amitié entre nos deux pays et donnera un nouvel élan à notre coopération bilatérale mutuellement avantageuse », a écrit le chef de l’Etat russe à son homologue congolais, cité par l’agence russe. La même source indique que le Président Vladimir Poutine a été l’un des premiers dirigeants mondiaux à adresser un télégramme de félicitations au président congolais. Patricia Engali
Russie/USA. Et si Trump et Poutine avaient conclu un accord en Alaska ?

TRIBUNE. Les trois heures d’échange entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur une base militaire en Alaska n’ont abouti à aucun « deal » ou avancée concrète. C’est en tout cas ce qu’a affirmé le président américain au sortir de la réunion avec son homologue russe. « Il n’y a pas d’accord », a-t-il déclaré. Volodymyr Zelensky et ses soutiens européens, qui craignaient que Russes et Américains décident du sort de l’Ukraine sans eux, ont poussé un ouf de soulagement. « C’est une très bonne nouvelle qu’il n’y ait pas eu d’accord, pour l’Ukraine et pour les Européens », estime Alberto Alemanno, professeur de droit européen à HEC Paris. De mon point de vue, il y a eu accord de principe entre Trump et Poutine sur la question ukrainienne. C’est dans l’ambiguïté du langage diplomatique utilisé par les deux présidents (surtout Donald Trump) que niche le diable. Eh oui ! En diplomatie, il ne suffit pas d’écouter ce qui est dit pour comprendre. Il est crucial d’examiner ce qui n’est pas dit dans les propos afin d’identifier les sous-entendus et les implicites. L’utilisation des termes volontairement vagues, polysémiques ou ouverts à interprétation multiple est essentielle quand on veut transmettre des messages délicats ou critiques. Deux aspects sont à considérer dans l’examen de la position russe : 1) la détermination de la Russie à conserver les territoires partiellement ou totalement conquis ; 2) les raisons profondes du conflit. Selon le Kremlin, il n’y aura pas d’accord avec les États-Unis sur la fin du conflit si les parties ne s’accordent pas sur ces questions fondamentales. Or à en croire Vladimir Poutine, Donald Trump désire « contribuer à la résolution du conflit ukrainien » et affiche « son désir d’en comprendre l’essence et d’en saisir les origines ». Autrement dit, Trump comprend mieux la position de la Russie, sans nécessairement la partager. Mais le meilleur est à venir. Dans son allocution, Poutine a également dit espérer que «L’ENTENTE» trouvée, selon lui, avec Trump puisse ouvrir « la voie à la paix en Ukraine », sans en préciser la teneur. « Nous espérons que Kiev et les capitales européennes prendront tout cela avec un esprit constructif et ne créeront pas d’obstacles ni ne tenteront de saper les progrès escomptés par des provocations ou des intrigues en coulisse », a poursuivi le président russe. Mais de quelle «entente» parle-t-il ? En tout cas, on comprend mieux les propos de Poutine en écoutant Donald Trump. Ce dernier a déclaré lors de la même conférence de presse : « Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès », avant d’ajouter vaguement : « Il n’y a pas d’accord jusqu’à ce qu’il y ait un accord ». Cette phrase, à elle seule, dit tout et rien. L’ambiguïté du langage diplomatique n’est pas un simple défaut de communication, mais bien une stratégie délibérée qui permet de préserver des marges de manœuvre, d’éviter des ruptures brutales et de maintenir le dialogue entre acteurs dont les intérêts sont parfois irréconciliables. Mais le président américain ne s’arrête pas là. Il ajoute qu’ils (Poutine et lui) se sont « mis d’accord sur de nombreux points » sans livrer plus de détails. « Il n’en reste que très peu, certains ne sont pas très importants, mais l’un d’entre eux est probablement le plus important », a-t-il ajouté, tout aussi énigmatique. Pour couronner le tout, il a mis la pression sur Volodymyr Zelensky en déclarant sur Fox News qu’un accord pour mettre fin à la guerre « dépendait vraiment du président » ukrainien. Autrement dit, ce n’est plus Poutine le problème, mais Zelensky qui est invité à la Maison-Blanche ce lundi. Voilà pourquoi les principaux dirigeants de l’Union européenne sont en panique et ont décidé d’accompagner « bébé » Zelensky à Washington. Une «panique» qui en dit long sur la réalité de ce qui se passe en coulisse. Pour Donald Trump, qui est accusé injustement de tout concéder à la Russie, à défaut d’être un «agent russe», annoncer l’existence d’une entente ou même d’un accord de principe, au sortir de la réunion avec Poutine, aurait été imprudent, voire improductif. Il fallait donc montrer que les États-Unis n’ont rien cédé et entendent mêler l’Ukraine aux discussions. Ce lundi, on en saura davantage. Petite réflexion pour conclure : quand on est petit, voire insignifiant, on ne se mêle pas des linges sales des deux grandes puissances en jouant le sous-traitant de l’une au détriment de l’autre. Par Patrick Mbeko
Russie/Ukraine. Prenons garde

TRIBUNE. L’Ukraine, Nation avec un Président de la République, M. Volodymyr. Zelensky, est en guerre contre une autre Nation, la Fédération de Russie, avec un Président, M. Vladimir Poutine. La guerre dure trois ans. Elle fait, au fil du temps, des destructions et des victimes, de part et d’autre, dans les deux camps en conflit. Le monde entier, grâce aux médias, sans cesse croissants, est témoin des opérations de guerre. Elles donnent froid au dos, par leurs effrayantes violences. Que les USA, par le biais du Président Donald Trump, travaillent à ramener la paix entre les belligérants, il faut saluer l’effort américain dans cette démarche. Mais qu’au final, les négociations en vue de conclure la paix, se déroulent entre le Président Donald Trump et le Président Vladimir Poutine, excluant de fait, la participation aux pourparlers et à la signature, le Président Volodymyr Zelensky, la démarche est faussée. Une démarche qui pourrait être lourde de conséquences pour la paix de la sous région, la Nation ukrainienne et, par extension, pour la sécurité mondiale. De tels accords de paix ouvriront la porte à des jurisprudences qui seraient incontrôlables, en raison de leur caractère injuste et restrictif. Donc partial. Or toute partialité, dans ce genre de situation, est frustrante, créant conséquemment l’effet de résistance. Imaginons, demain, un cessez le feu suivi d’un accord de paix à l’Est de la République Démocratique du Congo, quelle qu’en soit la forme, sans l’implication et le paraphe du Président Antoine Tshissekedi. Demain, un conflit frontalier entre la République du Congo et le Cameroun, se concluant par un accord entre les deux pays, sans la participation et la signature, soit du Président Denis Sassou Nguesso ou du Président Paul Biya, selon le cas. Ni les Congolais, encore moins les Camerounais ne se tairont comme des carpes. Et l’on est pas certain que les Ukrainiens se mueront dans le silence, si jamais les Présidents Donald Trump et Vladimir Poutine procèdent comme ils se hâteraient de s’y activer. Prenons garde. Depuis l’ère des décolonisations, celles-ci n’existent formellement que sur les papiers, tout en étant encore dans l’esprit des puissances enclines aux velléités de reconquête des territoires pour des motifs d’expansionnisme et de domination. Un expansionnisme, toujours là, depuis la nuit des temps. Prenons garde. Paris 17 février 2025 Ouabari Mariotti
Mon Dieu, le cas Ukraine pourrait faire école

TRIBUNE. Par devers les gesticulations et autres longues tirades théoriques de la Communauté Internationale, l’Ukraine, dans sa configuration d’Etat Ukrainien, s’efface, peu à peu, de la carte du monde, face à l’irrésistible avancée des troupes russes contre l’armée ukrainienne, dans le grave conflit qui oppose les deux camps. Est manifeste la détermination du Président Vladimir Poutine de réaliser son projet sur l’Ukraine et d’y atteindre tous les objectifs fixés quoiqu’il en coûte. Et l’on sait le prix lourd qu’en ont déjà payé les populations des zones de combat. Dans cette guerre qui dure près de trois ans, entre la Russie et l’Ukraine, tout porte à croire, au regard des positions acquises par la Russie, que l’on tendrait vers des négociations, sous l’égide de la Communauté Internationale, entre les deux parties. Une Communauté Internationale qui, nul n’en doute, au nom de la paix, fera le jeu des acquis et prétentions russes pour garantir la sécurité de la Russie face à l’Occident. Et à coup sûr, l’Ukraine actuelle ne serait plus, au final, l’Ukraine de demain, la Russie campant sur l’émiettement de l’espace ukrainien pour mieux faire disparaitre l’Ukraine, en tant qu’Etat-Nation. Un règlement qui pourrait, royalement, ouvrir la porte à une ère de revendications territoriales de certains pays sur d’autres. Les Etats et Royaumes, à travers le monde, visant l’expansion territoriale ou économique au delà de leurs frontières ne manquent pas. En Afrique, des cas de cette attitude sont connus. Oh! Ciel, épargnes nous d’inutiles autres guerres. De leurs bureaux, aux airs conditionnés, les repas complets fournis, les Chefs d’Etats et autres Chefs d’Etat Major des Armées commandent et dictent des ordres incitant à la guerre. Et sont sur les fronts pour combattre, servir leurs patries et remplir leurs obligations de services militaires, les soldats. Ceux-ci n’en peuvent plus, selon les sorts cruels que leur réservent les champs de batailles, d’en être les victimes, de laisser des veuves, des orphelins et des familles dans d’atroces souffrances. Tout ceci mis bout à bout, l’Organisation des Nations Unies(ONU) est à remodeler pour lui insuffler un contenu plus rationnel, plus humanitaire et plus juste. Instituée, le 24 octobre 1945, par la ratification de la Charte des Nations Unies, signée le 26 juin 1945, par les représentants de 51 Etats, l’ONU regroupe 193 Etats, depuis le 14 juillet 2011. Par ces temps d’instabilité mondiale, la persistance des conflits inter-Etats et l’inefficacité de l’ONU dans le règlement desdits conflits, celle ci coûte inutilement chère aux Nations qui la composent. Aujourd’hui, contre toute épreuve, s’impose la requalification de l’ONU. Et elle urge. La République du Congo pourrait s’offrir l’audace d’être le lanceur d’alerte de cette requalification en créant au Ministère des Affaires Etrangères une Commission Ad Hoc qui en initierait la mouture initiale du projet. S’en suivrait un lobbyng de soutien par les Représentations Diplomatiques Congolaises à l’étranger auprès des Pays où elles servent les intérêts congolais. Dans un contexte où l’ONU est décriée en raison de son impuissance avérée, il y a de fortes chances que le projet congolais fasse des émules s’il est bien construit. L’audace réussit à ceux qui savent profiter des occasions. Et, comme l’affirmait Napoléon Bonaparte, « en politique, l’audace est le plus beau calcul du génie. » Ouabari Mariotti Ancien Secrétaire Général Par Intérim Du Ministère des Affaires Etrangères Paris 30 novembre 2024
Congo-Russie : Vladimir Poutine salue la contribution personnelle de Denis Sassou-N’Guesso dans le renforcement de coopération entre les deux pays

En séjour de travail en Russie, le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso s’est vu décerner l’Ordre d’honneur par son homologue russe, Vladimir Poutine, lors d’une réunion restreinte, en reconnaissance de sa contribution au développement et au renforcement des liens entre le Congo et la Russie. En marge de cette décoration, les deux chefs d’Etat ont poursuivi les discussions sous forme de petit-déjeuner d’affaires, avec la participation des membres des deux délégations. A cette occasion, Denis Sassou-N’Guesso a rappelé, à travers son mot de circonstance, le caractère amical des relations de plus de 05 décennies entre le Congo et la Russie. « La Russie et le Congo entretiennent, en effet, des relations amicales et solidaires depuis 60 ans. Cette année, nous célébrerons le 60ème anniversaire de l’établissement de l’amitié, de la solidarité et d’une coopération fiable entre nos pays », a déclaré le chef de l’Etat congolais. Il a donné le mobile de sa visite officielle en terre russe : « … nous sommes arrivés, ici, pour célébrer le 60ème anniversaire de l’établissement des relations entre nos pays, pour explorer et discuter des possibilités d’élever ces relations à un nouveau niveau et pour jeter les bases des 60 prochaines années de coopération solide », a-t-il expliqué. Le président Denis Sassou-N’Guesso a exprimé la reconnaissance de son pays et de l’Afrique à la Russie pour son soutien aux pays africains dans le leur lutte de libération. Mais, ce combat se poursuit, a encore déclaré le président de la République du Congo. « On peut aussi dire que ce combat se poursuit sous diverses formes. Cela continue parce que les peuples africains luttent toujours pour un développement efficace ». Le président Poutine salue les efforts de Denis Sassou-N’Guesso Prenant la parole à la même occasion, le président Vladimir Poutine a salué les efforts de son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso dans le développement et le renforcement de la coopération entre la Russie et le Congo. «… je voudrais vous rappeler que vous avez visité notre pays à l’époque soviétique », a déclaré le chef de l’Etat russe. Pour lui, le président congolais a développé avec lui « des relations très chaleureuses et amicales aux niveaux interétatique et personnel ». Poursuivant son évocation, le président russe a fait savoir que Denis Sassou-N’Guesso « a apporté une contribution personnelle et significative au développement des relations russo-congolaises » et a « participé à deux sommets russo-africains ». Le président Poutine a ajouté que son homologue congolais a « beaucoup fait pour développer davantage la coopération entre les deux pays « dans presque tous les domaines », avant de préciser que « nos liens commerciaux et économiques se sont récemment renforcés de manière visible ». Wilfrid Lawilla D.
Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec le Président malien de la Transition
Vladimir Poutine s’est entretenu ce 27 mars par téléphone avec le Président malien de la Transition, rapporte le Kremlin dans un communiqué. Assimi Goïta a résolument condamné l’attentat au Crocus City Hall. Outre ses profondes condoléances, M. Goïta a exprimé sa particulière gratitude pour les livraisons gratuites de céréales, d’engrais et de combustibles russes au Mali, précise l’instance. Les deux chefs d’État ont également examiné les mesures visant à renforcer les liens bilatéraux dans différents domaines dont l’énergie, l’extraction minière et l’agriculture. Ils se sont entendus pour coopérer davantage dans la lutte contre le terrorisme. L’entretien a également porté sur la situation dans la région du Sahel, ajoute le communiqué. Retrouvez cette information sur Sputniknews
Russie. Les trois pièges stratégiques de Vladimir Poutine

TRIBUNE. Pendant que l’actualité du week-end dernier bruissait autour de la chute programmée de Vladimir Poutine et de son régime grâce à la rébellion du groupe paramilitaire Wagner, les choses ne sont pas passées comme annoncées par la presse internationale et deux jours après, une analyse plus serrée nous fait comprendre que la prise de la ville de Rostov et la fameuse marche de Wagner vers Moscou constituent plutôt une stratégie militaire de Poutine consistant à tendre des guet-apens à ses adversaires. 1. Premier piège: Révéler les deux poids deux mesures du camp otanien L’on se souviendra qu’à la veille de la signature des accords de Minsk, le régiment Azov avait été déclaré par le gouvernement américain comme un groupe terroriste et il était retenu que l’aide américaine donnée à l’Ukraine ne devrait pas s’étendre à ce groupe. Tout cela c’est désormais du passé. La brigade Azov a été réhabilitée et retirée de la liste des organisations terroristes. Ce changement inédit de règles transgresse les lois de justice internationale et sera entériné par un autre événement. L’on revivra en effet le même scénario avec le groupe Wagner. Lundi 13 décembre 2021, tous les 27 ministres des affaires étrangères de l’UE, réunis à Bruxelles, levaient un train de sanction contre Wagner, cette société privée, qui a recours principalement à d’anciens militaires russes, et accusée des violations des droits humains et des opérations clandestines menées au bénéfice du Kremlin. Dans le Journal officiel de l’Union européenne on pouvait lire la condamnation du Groupe Wagner accuse d’avoir « recruté, formé et envoyé des agents militaires privés dans des zones de conflit du monde entier afin d’alimenter la violence, de piller les ressources naturelles et d’intimider les civils en violation du droit international, notamment du droit international des droits humains » Lorsque ce même groupe paramilitaire a annoncé être passé à l’offensive pour prendre le contrôle du cœur du pouvoir militaire de Moscou, les mêmes signataires de ces sanctions ont subitement fait volte-face. Prigojine était brusquement devenu un sauveur des peuples slaves. Des dépêches fusaient de partout, qui pour louer la bravoure et l’héroïsme de Prougijine, qui pour réfléchir déjà sur l’ère post-Poutine. C’est dans ce contexte que nous avons observé la requalification du groupe passé du mouvement terroriste avec la tête de son chef mise à prix à un mouvement révolutionnaire capable de sauver le peuple russe. Certains médias parlaient déjà de la possibilité de lever les sanctions contre Wagner et contre son chef Prigojine. En l’espace de quelques heures, l’ennemi public juré de l’Occident est passé au statut d’un sauveur et d’un héros. Poutine qui est à la manœuvre de ce montage militaire jubile d’avoir mis à nu les contradictions internes de la justice internationale dont les sentences sur les susnommés coupables sont strictement liées aux intérêts privés d’un bloc. Le chef du Kremlin a tendu un piège pour maître en relief ces deux poids deux mesures qui rongent la crédibilité même de la justice internationale. Désormais l’opinion internationale (du moins dans sa partie avertie) regardera deux fois avant de suivre la CPI dans son obsession à poursuivre Poutine devant les juridictions internationales. 2. Deuxième piège : Leurrer l’ennemi par la méthode « maskirovka » Toujours à propos de cette rébellion qui a parcouru de centaines de kilomètres sans résistance et sans coup férir, on aura remarqué que juste un jour après l’ouverture de l’enquête criminelle par Moscou contre Evgueni Prigojine pour « appel à l’insurrection armée », ladite enquête a été subitement abandonnée et l’annonce en a été faite par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Même le ministère de la défense paraît considérer l’épisode comme clos. Sur ses réseaux sociaux, samedi soir, le ministère publiait une photo proclamant « cohésion et unité ». Et une autre curiosité non de moindre, le pays où Prigojine part en exil avec tout son état-major n’est rien d’autre qu’un État vassal de la Russie où cette dernière a transféré quelques-unes de ses têtes nucléaires il y a deux mois. Indubitablement la prétendue révolution de Wagner s’inscrit clairement dans la stratégie militaire russe appelée « La maskirovka (traduit du russe : маскировка) pour vouloir dire littéralement : camouflage en français. La maskirovka se veut une puissante arme utilisée dans l’art de la désinformation militaire. Elle implique un comportement de dissimulation en matière militaire. Elle comprend l’art du camouflage à l’échelon individuel jusqu’au niveau stratégique tel que l’Armée rouge s’en était illustrée durant la seconde guerre mondiale dans les grandes batailles de Rjev-Vyazma, de Stalingrad, de Koursk et de l’opération Bagration. L’Encyclopédie militaire soviétique de 1944 en donne de détails plus précis sur « les procédés russes pour tromper l’ennemi comprennent la dissimulation, l’utilisation de leurres ou de faux équipements, les fausses manoeuvres militaires, le déni et la désinformation. » La première apparition publique ce lundi matin, depuis les incidents, du ministre russe de La Défense, Serguei Choigou, en visite d’inspection des troupes en Ukraine vise à projeter un sentiment d’ordre dans l’armée russe et comme pour dire :”circulez, tout est revenu à l’ordre ». Pour me faire bref, ce qui est arrivé le week-end dernier est l’illustration claire de la stratégie russe maskirovka, visant à manipuler les « faits », à brouiller la perception de la situation militaire et politique en place pour influencer les médias et l’opinion du monde entier, afin d’atteindre ou de faciliter l’atteinte des objectifs tactiques, stratégiques, nationaux et internationaux. Et à ce propos, l’attention de tout analyste sérieux doit être tournée moins vers ce qui s’est passé que vers lesdits objectifs stratégiques et tactiques auxquels cette simple mascarade militaire est destinée. 3. Troisième piège : Sortir les loups du bosquet La maskirovka mise en application le week-end dernier n’est pas qu’une simple opération de camouflage. Elle se veut aussi celle de debuscage. Elle fait donc partie du nombre de stratagèmes de bataille offensive comme le pratique l’art de guerre chinois dans son 13e stratagème (battre l’herbe pour réveiller le serpent) et son 15 e stratagème (amener le tigre à
Russie. Vladimir Poutine visé par un mandat d’arrêt de la CPI
Vladimir Poutine va-t-il être condamné par la justice internationale ? Pas impossible, puisque le président russe fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale. La CPI, qui siège à La Haye (Pays-Bas), l’accuse de crime de guerre pour « déportation illégale » d’enfants ukrainiens lors de l’invasion russe. Selon le procureur Karim Khan, qui enquête sur le sujet depuis plus d’un an, « les enfants ne peuvent pas être traités comme un butin de guerre ». La délivrance d’un mandat d’arrêt à l’encontre d’un chef d’Etat en exercice est une étape sans précédent pour la CPI. Une instance créée en 2002 et dont ne sont membres ni la Russie, ni l’Ukraine, pas plus d’ailleurs que les Etats-Unis… Lire la suite sur Euronews