Pour Poutine, la «blitzkrieg économique» a échoué et s’est retournée contre les Occidentaux

La stratégie des Occidentaux dont les sanctions avaient pour but de rapidement mettre à genoux l’économie russe a échoué, selon Vladimir Poutine. Et pour le chef d’Etat, cette stratégie s’est même retournée contre ses instigateurs. Lors d’une réunion consacrée aux questions économiques ce 18 avril, le président russe Vladimir Poutine est revenu sur l’impact des sanctions sans précédent imposées à la Russie par les Occidentaux depuis le lancement de l’opération militaire en Ukraine. De plus, les sanctions n’ont pas été sans effet pour leurs initiateurs eux-mêmes «Il est évident que le principal facteur négatif pour l’économie ces derniers temps est la pression exercée par les sanctions, une nouvelle pression exercée par les sanctions des pays occidentaux. L’intention était de saper rapidement la situation financière et économique de notre pays, de provoquer la panique sur les marchés, l’effondrement du système bancaire et des pénuries de marchandises à grande échelle dans les magasins», a ainsi souligné le chef d’Etat. Or, selon lui, l’objectif visé par les Occidentaux n’a pas été atteint : «Nous pouvons d’ores et déjà affirmer avec certitude que cette politique à l’égard de la Russie a échoué, que la stratégie économique de blitzkrieg a échoué», a-t-il ainsi affirmé. Pire encore pour les Occidentaux, leur stratégie s’est retournée contre eux-mêmes, selon Vladimir Poutine : «De plus, les sanctions n’ont pas été sans effet pour leurs initiateurs eux-mêmes. Je parle ici de la hausse de l’inflation et du chômage, de la détérioration de la dynamique économique aux Etats-Unis et dans les pays européens, de la baisse du niveau de vie des Européens, de la dévaluation de leur épargne»(…) Lire la suite sur RT France
Comprendre la stratégie militaire de la Russie à l’aune de ses objectifs politiques

OPINION. Un mois après le début de son intervention en Ukraine, la Russie a annoncé qu’elle allait désormais concentrer ses forces sur le Donbass. Aussitôt l’annonce faite, les médias occidentaux et leurs experts se sont lancés dans leur exercice favori : prendre leurs fantasmes pour de la réalité, en établissant une corrélation entre la décision russe et la prétendue résistance héroïque des Ukrainiens. Sans sous-estimer la détermination de l’armée ukrainienne, il convient tout de même de relativiser les faits. Le stratège militaire prusse Carl Von Clausewitz (1780-1831), dans un essai de stratégie militaire qui a inspiré plusieurs grands dirigeants du monde occidental et oriental, a expliqué que la guerre est une continuation de la politique par d’autres moyens. « Nous voyons donc que la guerre n’est pas seulement un acte politique, mais un véritable instrument politique, une continuation des relations politiques, un accomplissement de celles-ci par d’autres moyens », écrit Clausewitz qui ajoute : « Ce qui demeure propre à la guerre relève purement de la nature singulière de ses moyens. » Bien que la stratégie militaire de la Russie en Ukraine reste floue et quoi qu’en disent les médias et experts occidentaux, une chose semble assez claire : on ne saurait dissocier la stratégie militaire russe des objectifs politiques poursuivis par Moscou en Ukraine. Et ces objectifs sont liés aux exigences posées par la Russie en décembre dernier dans un document soumis aux États-Unis. La suite, on la connaît. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que la Russie n’est pas en guerre contre l’Ukraine, mais bien contre les États-Unis qui instrumentalisent ce pays et ses valets européens à des fins géopolitiques. En outre, l’Ukraine n’est qu’un détail de ce « grand jeu » dans lequel les deux grandes puissances (USA-Russie) jouent leur partition. Sur le terrain, l’armée russe affronte une armée ukrainienne épaulée par les forces spéciales américaines et européennes. Bien que les Russes gagnent du terrain non sans difficulté, la tâche se révèle très problématique pour eux car certains segments de l’armée ukrainienne (notamment les unités composées d’extrémistes néonazis) se servent de la population civile comme boucliers. Reste que pour la Russie, l’objectif est et reste politique. Dans mon post du 1er février 2022, j’avais avancé deux scénarios au cas où les exigences de Moscou n’étaient respectées pas par Washington. Dans le premier, j’avais émis l’hypothèse d’une déstabilisation totale de l’Ukraine via les sécessionnistes du Donbass. Quand on analyse la stratégie militaire de la Russie, l’on se rend bien compte que c’est cette voie qui semble avoir été privilégiée, avec une tentation d’aller plus loin encore, quitte à faire sauter le régime de Kiev. Aujourd’hui, l’Ukraine n’est plus que l’ombre d’elle-même. Se infrastructures militaires ont été réduites en miettes. Quoi qu’en disent les Occidentaux, qui se perdent en divagations et explications tendancieuses sur la prétendue « guerre éclair » de l’armée russe qui se serait heurtée à la résistance des Ukrainiens, le fait est que l’Ukraine est déjà dans le coma économiquement, politiquement et militairement. Voilà pourquoi le président Volodymyr Zelenskyy veut à tout prix à discuter avec Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre. Voilà pourquoi l’armée russe a décidé de concentrer ses efforts sur le Donbass où se trouve le gros de l’armée ukrainienne. Il s’agit de la seconde phase de l’intervention qui pourrait aboutir à la désintégration de l’Ukraine. Du moins dans sa partie est. Un objectif politique qui semble s’être imposé à Vladimir Poutine face à la félonie et à l’arrogance des pays occidentaux, qui ne savent plus trop à quel saint se vouer, se contentant ainsi de multiplier les sanctions pour dissimuler l’impuissance de leur puissance… Par Patrick Mbeko
Nous sommes en train de vivre la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde! dixit Emmanuel Macron !!!

TRIBUNE. C’est depuis un certain temps que votre serviteur revient constamment sur un concept tendant à paraître assez utopique pour le commun des mortels : celui de l’avènement d’un Nouveau Grand Zaire qui sera à la fois la nation-phare du double processus de la matérialisation de l’indépendance économique de l’Afrique et de l’avènement de la Renaissance africaine et cette future superpuissance mondiale qu’évoque Esaïe dans sa prophétie sur l’Éthiopie en parlant de la nation puissante dont le territoire est traversé par des fleuves sur les montagnes desquelles flottera la bannière d’une autorité étatique où se reconnaitront les habitants de toute la terre. Plus récemment encore, notre modeste personne est plus d’une fois revenue sur le fait que Vladimir Poutine n’est qu’un simple instrument que le Bon Dieu utilise pour mettre fin à l’actuel règne d’une mafia impérialiste néocolonialiste que régissent les multinationales qui fonde par définition sa prospérité sur la provocation des guerres civiles à travers le monde pour des fins de pillages des ressources naturelles des pays du Sud. C’est exactement de cet imminent déclin historique de l’Occident qui doit préluder à l’avènement de la Renaissance africaine sous la houlette d’un Nouveau Grand Zaire que parle inconsciemment ici sans ambages un des maîtres du monde, en l’occurrence le Chef de la France. Petit à petit, une réalité spirituelle et historique assimilable à une utopie est en train de prendre forme. Bonne réflexion. A suivre!!! Par Faustin Bosenge
Ukraine: la Chine ne lâchera pas la Russie au profit de l’Occident

TRIBUNE. La position de la Chine dans le conflit ukrainien fait l’objet de nombreuses supputations en Occident. Soutient-elle sans réserve la Russie ou non ? Est-elle dans une posture délicate ou pas, elle qui traite également avec l’Ukraine et les Occidentaux ? Va-t-elle aider la Russie à surmonter les sanctions occidentales ou pas ? Autant d’interrogations qui ne cessent de turlupiner l’esprit des responsables occidentaux, suscitant des analyses et pronostics en tout genre. Il y a quelques jours, les États-Unis ont jugé « profondément préoccupante » la position « d’alignement de la Chine avec la Russie » face à la guerre en Ukraine. Aujourd’hui même (18 mars, dnr), Joe Biden s’est entretenu avec le président Xi Jinping, le pressant de prendre ses distances de Vladimir Poutine. Dans les médias, plusieurs experts ont expliqué que la Chine, en bon partisan de la non-ingérence et du respect de la souveraineté des États, ne voit pas d’un bon œil l’intervention de la Russie en Ukraine. D’autres, à l’instar de Pascal Boniface de l’IRIS, ont fait remarquer que Pékin allait sûrement tirer profit des sanctions au détriment de Moscou. Mais qu’en est-il réellement ? Quoi qu’on dise de la posture chinoise, deux mots résument assez bien la position de l’Empire du Milieu face au conflit en Ukraine : soutien indéfectible… à la Russie bien entendu. L’argument selon lequel Pékin serait inconfortable dans cette affaire en raison de son attachement aux principes de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains mérite d’être relativisé. Pour cela, il faut comprendre ce que signifie « non-ingérence » aux yeux des Chinois. Oui, la Chine a fait du respect de la souveraineté des États et du principe de non-ingérence des éléments essentiels de sa politique étrangère. Son attachement à ces principes, qui est en partie idéologique, tire sa substance de son histoire. Ses expériences passées en matière d’impérialisme occidental et japonais font qu’elle n’est pas à l’aise avec les interventions menées par l’Occident au nom des droits de l’Homme et de la démocratie. Le politologue chinois Chen Zheng explique que « l’une des principales caractéristiques de la politique étrangère de Pékin est la sensibilité persistante de ses dirigeants aux troubles intérieurs causés par des “forces étrangères hostiles”», en l’occurrence les Occidentaux. La suspicion des dirigeants chinois à l’égard des complots et velléités de déstabilisation ourdis par l’Occident s’est davantage renforcée après les événements de la Place (en 1989), qui avaient conduit les pays occidentaux à exercer de fortes pressions et à imposer des sanctions contre la Chine. Depuis, le Parti communiste chinois est devenu très sensible à la notion de souveraineté et voit d’un très mauvais œil toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures d’un État souverain. Or ce qui se passe en Ukraine est bien différent, aux yeux des dirigeants chinois. En effet, vu de Pékin, la Fédération de Russie ne s’ingère ni ne déstabilise l’Ukraine, mais se défend plutôt contre l’OTAN qui utilise ce pays pour déstabiliser la fédération russe. C’est cette nuance que ne semblent pas comprendre la plupart des responsables et experts occidentaux. Pas plus tard que ce matin, le porte-parole de la diplomatie chinoise Zhao Lijian a déclaré que pour la Chine, les États-Unis et l’OTAN sont « responsables de la crise » qui déchire l’Ukraine. C’est dire… Il ne faut donc pas s’attendre à ce que la Chine s’aligne sur les positions occidentales dans le dossier ukrainien. Mieux, l’Empire du Milieu, à l’instar de la Russie, se prépare depuis des années à croiser le fer avec les États-Unis, le grand patron de l’Alliance atlantique qui ne tient pas à ce que son hégémonie soit contestée. Dans cette optique, Pékin ne peut se permettre de se mettre à dos un allié de taille comme Moscou. Il ne peut non plus se permettre de se ranger du côté de ceux qui tiennent à tout prix à bloquer son ascension, quitte à le déstabiliser un jour en servant du proxy taïwanais après avoir échoué à le fragiliser de l’intérieur en servant d’un groupe de militants à Hong Kong. Si la Russie a renforcé l’OTAN comme l’affirment certains experts occidentaux (une assertion qui mérite aussi d’être relativisée), la posture agressive des États-Unis et de ses valets européens ne fait que renforcer l’axe Chine-Russie. C’est un Nouveau Monde qui est en train de se mettre en place devant nous… Par Patrick Mbeko
Les élucubrations des médias et experts occidentaux sur la stratégie militaire russe en Ukraine

TRIBUNE. Depuis le début de l’intervention russe en Ukraine, on entend tout et son contraire. Les médias occidentaux et leurs experts maison expliquent que l’armée russe connaît des problèmes. Tout en admettant ne pas connaître la stratégie poursuivie par Vladimir Poutine, ils osent quand même affirmer que celui-ci a misé sur une « guerre-éclair » qui a échoué. Mais qu’en est-il en réalité ? Sans prétendre connaître tous les détails de la stratégie militaire de la Russie, un constat se dégage à la lumière des faits observés jusqu’à présent : Moscou tient absolument à limiter les dégâts humains lors de son offensive militaire. Plusieurs raisons expliquent cela, à commencer par le fait que pour beaucoup de Russes, y compris l’élite au pouvoir, les Ukrainiens sont considérés comme des frères. Vladimir Poutine lui-même l’a dit plus d’une fois. Dans ce contexte, ordre a été donné à l’armée russe de manœuvrer avec prudence pour ne pas causer d’énormes dégâts humains et matériels. Ceci permet, entre autres, de comprendre pourquoi l’armée russe se montre assez mesurée depuis le début des opérations militaires en Ukraine. L’affirmation selon laquelle la progression des militaires russes est bien moins rapide qu’envisagée, que Moscou est « frustré » par la résistance de Kiev, relève du verbiage et de la propagande de guerre à laquelle se livrent les Occidentaux depuis le début de la crise. Bien entendu, le régime de Kiev résiste et l’armée russe a perdu des hommes. Cela fait partie de la guerre, mais il ne faut pas se raconter des histoires : les Russes ont la réputation d’être de redoutables artilleurs et s’ils décident d’appliquer à l’Ukraine la même médecine qu’ils ont appliquée aux indépendantistes tchétchènes lors de la seconde guerre de Tchétchénie, c’est tout le pays qui va disparaître des radars de notre humanité commune. Tous les experts sérieux le savent, et comme l’a déclaré le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken, lors de son passage en Lituanie: « L’armée russe est capable de broyer les forces armées ukrainiennes ». Les experts et stratèges occidentaux, qui arpentent les plateaux de télévision pour affirmer que la Russie est en train de s’enliser en Ukraine, racontent leur vie, à défaut d’étaler leurs fantasmes et/ou leurs lacunes en matière d’analyse stratégique. Ce qui est particulièrement cynique dans cette affaire, c’est le fait que les Occidentaux envoient les Ukrainiens à la mort en leur faisant croire qu’ils peuvent résister au rouleau compresseur russe. C’est une incitation au suicide, un jeu pervers auquel se livre malheureusement le président Volodymyr Zelensky, devenu le « chouchou », pour ne pas dire le guignol d’une cause dont les enjeux dépassent de très loin les frontières de l’Ukraine. Un responsable européen aurait déclaré que l’OTAN va se battre jusqu’au dernier ukrainien. Volodymyr Zelensky, qui semble confondre son ancien métier de comédien à la fonction de chef d’État, réalise-t-il seulement que les intérêts de l’Ukraine ne sont pas ceux de l’Alliance atlantique ? Les humoristes doivent certainement avoir des raisons que la raison d’État ignore… Par Patrick Mbeko
Russie/Ukraine. Les prémices d’un conflit global ?

TRIBUNE. Face à la détermination de Vladimir Poutine et aux nombreuses zones d’ombre stratégiques de la guerre en Ukraine, il devient de plus en plus certain que l’humanité est en train d’assister à ce qui ressemble à un début de guerre malheureusement appelée à se généraliser. On ne voit plus comment l’OTAN et l’Europe éviteront cette guerre. Les sanctions jusqu’ici imposées par les occidentaux n’ont pas vocation à s’éterniser. Elles seraient dévastatrices tant pour l’Occident que pour la Russie voire la Chine et le reste du monde. En principe, tous les protagonistes ont travaillé sur des hypothèses « courtermistes », espérant réciproquement une désescalade de l’autre camp. Pour la Russie, il fallait rapidement mettre l’Ukraine à genoux puis se mettre à la table de négociations avec l’Ukraine vaincue et les occidentaux pour obtenir la levée des sanctions économiques. Pour les occidentaux, il fallait isoler politiquement et affaiblir économiquement la Russie pour contraindre Vladimir Poutine à négocier avec l’Ukraine. Or, l’Ukraine résiste face à la puissance de feux russe et la Russie elle-même fait le dos rond et la sourde oreille face aux sanctions économiques occidentales. Les uns et les autres se verront à moyen terme obligés de négocier la paix par les armes plutôt que de voir le monde s’effondrer. Pauvre monde ! Par Nathan Tsotsa Wa Semo
Vladimir Poutine attaque l’Ukraine et terrorise les puissances occidentales

TRIBUNE. Les prétendues puissances économiques et militaires mondiales, habituées à se rendre partout où bon leur semble pour y mener des guerres au prétexte de ramener la paix, installer la démocratie, combattre les terroristes ou encore sécuriser le monde, se font curieusement tous petits face à ce qui se passe en Ukraine. Pourtant très actifs dans de nombreux pays, certainement militairement moins forts (Mali, Libye, Côte d’Ivoire, Syrie, Irak, Afghanistan), la France, le Royaume Uni, les Etats Unis et leurs obligés n’osent mettre pied sur le sol ukrainien de peur que le grand ours dévoile ce qu’ils vaillent réellement. Il faut dire que l’agresseur de l’Ukraine n’est pas n’importe qui. Il s’agit de la Russie, dirigée par un vrai « Homme », Vladimir Poutine, qui s’est d’ailleurs adressé à elles (ces puissances) en des termes clairs et très menaçants, après avoir « décidé de mener une opération militaire spéciale » en terre ukrainienne. Pour ceux qui seraient tentés de s’ingérer dans les événements en cours en Ukraine, le président russe a prévenu : « quiconque essaiera d’interférer contre nous et plus encore de créer des menaces contre nous, pour notre peuple, doit savoir que la réponse de la Russie sera immédiate mènera à des conséquences auxquelles vous n’avez jamais fait face dans votre histoire ». Il prévient que « nous sommes prêts à n’importe quelle évolution de la situation » et surtout, poursuit-il, « toutes les décisions nécessaires à cet égards ont été prises ». Avant de conclure, comme on s’adresse à des enfants: « j’espère être entendu ». Après une telle menace, il vaut mieux se limiter à des sanctions économiques et financières pour éviter toute foudre du grand « méchant ». Adrien Thyg