Congo Brazzaville. Toujours à nos talons, la mort a arraché Mr Nimi Madingou

Congo Brazzaville. Toujours à nos talons, la mort a arraché Mr Nimi Madingou

DISPARITION. L’ancien Ministre de la Ville du Président Pascal Lissouba, au lendemain des présidentielles congolaises d’août 1992, Mr Dominique Nimi Madingou s’en est allé, le 24 septembre 2021, à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, en région parisienne. La disparition du Ministre Dominique Nimi Madingou est une perte inestimable pour la nation congolaise. Elle crée, en notre sein, nous, ses Associés, un vide immense. Des Associés, dont est Nimi Madingou lui-même, qualifiés, comme tels, pour symboliser l’unité d’action des différents corps, toutes origines confondues, autour du Président Pascal Lissouba, en vue de la réussite de son mandat populaire. Passionné des questions pétrolières dont il avait la maîtrise, ce qui lui ouvre l’accès à la société nationale des hydrocarbures Hydro Congo, Mr Dominique Nimi Madingou croyait en la puissance du pétrole et du gaz qui dit il « sont indispensables à l’économie mondiale et constituent un secteur d’industries très porteur. » Malgré une volonté des pays modernes de recourir à des énergies plus vertes, Mr Dominique Nimi Madingou « affirmait que les hydrocarbures constituaient encore des ressources massivement demandées. » Dans ce domaine pétrolier, Mr Dominique Nimi Madingou cumulait des compétences. Tels le marketing, les méthodes de recherche, les enjeux contemporains du pétrole et du gaz. A Hydro Congo, de par ses fonctions, Mr Dominique Nimi Madingou avait le sens de l’adaptation qui lui permettait de se frotter avec des opérateurs du monde pétrolier mondial, la prudence qu’on lui reconnait aidant. Parvenu au gouvernement de la République, Mr Dominique Nimi Madingou, Ministre de la Ville, travaillait à des politiques publiques d’aménagement des territoires urbains, à la conservation environnementale, au logement social et au transport. Ouvert, de grande culture, rationnel et d’esprit mathématique, le Ministre Nimi Madingou allait, sans complexe, à la rencontre des Ministres dont les prérogatives avoisinaient les siennes, dans le cadre de la mise en oeuvre de son programme. Une qualité appréciée. Aimant manipuler l’ordinateur, Mr Dominique Nimi Madingou s’attachait à comprendre les phénomènes et résoudre des situations y afférentes. De même qu’il affectionnait persuader ses interlocuteurs pour les amener à sortir de leurs préjugés, en cas de besoin. Mis en mission par le Premier Ministre Jacques Joachim Yhombi Opango, le Ministre Dominique Nimi Madingou et moi, son collègue de la Justice que j’étais à l’époque, nous nous nous sommes rendus, en hélicoptère, sur le territoire du district de la ville secondaire de Mpouya, en bordure du fleuve Congo, aux fins de détruire les plantations du cannabis. Le cannabis, une fois bien sec, la plante s’effrite pour être consommée comme du tabac, avec les conséquences néfastes pour la santé des populations, telle l’altération des récepteurs des cellules du cerveau. Dans une pathétique séance de pédagogie, demeurée historique, le Ministre Dominique Nimi Madingou a présenté les effets dévastateurs du cannabis, en milieu scolaire et paysan. Exigeant des chefs des villages qu’il soit procédé à l’incendie des étendues couvertes de cette plante nocive et à leur reconversion en espaces de culture de manioc ou à d’autres plantes sans danger. Une véritable réussite saluée par le conseil des Ministres. D’autant plus qu’une délégation de vérification a confirmé l’exécution des consignes du Ministre Dominique Nimi Madingou. Homme politique, Mr Dominique Nimi Madingou l’a été également. Par fidélité pour le Président Pascal Lissouba, il participe à la création de l’UPADS. Deviendra membre de la direction de ce Parti jusqu’aux violences de juin 1997. Contribuera à la relance de l’UPADS au congrès extraordinaire de 2006. En sortira l’un des Vice-Présidents. Puis se retirera pour créer, avec d’autres compagnons du Président Pascal Lissouba, le Congrès Africain Pour le Progrès – CAP. Au moment où le Mr Dominique Nimi Madingou trouve la mort, il s’était placé dans une posture progressiste de rassemblement des forces éparpillées de l’UPADS, suite à des dissensions ou autres volontés de refus de se mêler à la forme actuelle de l’UPADS. Mr Dominique Nimi Madingou se disait soucieux de jouer la carte de l’unité de l’UPADS pour reconquérir le pouvoir d’Etat. Dans cette logique saluée par les partisans de l’UPADS, Mr Dominique Nimi Madingou fustigeait l’humeur des chapelles nourri par certains militants. Exigeait que soient tues les polémiques et radiées les ambitions personnelles. L’UPADS devant, de son avis, démontrer sa pertinence au moment où l’opposition congolaise laisse entrevoir quelques signes de faiblesse. Pour Mr Dominique Nimi Madingou, l’UPADS qui a perdu le ciment qui liait ses militants, doit travailler à ne pas se déconnecter de la base pour redevenir cette UPADS nationale de la ligne de son congrès fondateur de 1995. Le Parti devant reconquérir les jeunes, le monde des travailleurs, les sans emploi, les élèves et étudiants, les femmes, pour redevenir la machine à gagner des élections des années 1992. En ces moments d’intense douleur née du décès du Mr Dominique Nimi Madingou, que sa famille, particulièrement ses enfants, ses amis et connaissances reçoivent, ici, mes salutations les plus attristées. A l’équipe de commandement du CAP, Parti du Ministre Dominique Nimi Madingou, et à ses militants, j’exprime ma solidarité agissante. Puisse le Ministre Dominique Nimi Madingou reposer en paix, là-bas, à l’Orient Eternel. Lui, Dominique Nimi Madingou, mon Associé avec lequel j’ai partagé tant de choses, tant d’instants d’échange. Lui, avec lequel je me suis parfois tiraillé pour ensuite, rapidement, revenir aux bons sentiments, au nom de l’essentiel que nous avions, tous les deux, en commun, depuis plusieurs années. Vie longue, vie brève. Qu’importe. Si loin que s’étire la corde Elle doit passer par l’anneau. Adieu Dominique. Me manqueront ta moustache, ton sourire narquois, tes éclats de rire et ton sens de la réplique déstabilisante. Ton Frère Ouabari Mariotti Paris 25 septembre 2021

Politique : L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), 30 ans après

Politique : L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), 30 ans après

POLITQUE. Le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), Pascal Tsaty-Mabiala, a invité le 2 septembre 2021 à Brazzaville, à l’occasion du 30e anniversaire de leur formation politique, les anciens membres du parti à revenir à la première formation politique de l’opposition congolaise.   Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie marquant les trente ans de leur parti, le secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale a dit en substance que le retour sans exception et sans condition de tous nos anciens camarades du parti est l’une des préoccupations actuelles de la direction de leur parti. Il a indiqué par ailleurs que de la cohésion des membres du parti relève du succès ou de l’échec de l’organisation, invitant tous les militants à tous les niveaux de privilégier le parti et de comprendre les enjeux politiques qui imposent une autre attitude s’ils veulent redonner de l’espoir aux Congolais.  Il a rappelé qu’ils ont le devoir de s’impliquer dans la vie du parti et de prendre d’assaut les structures intermédiaires et de base, insistant que le bon militant n’est pas celui qui critique à distance, mais celui qui prend activement part dans l’animation des fédérations, sections, sous-sections et les cellules. Pour lui, la direction du parti fait des efforts pour ramener l’Upads vers la base à travers une campagne de restructuration qui a débuté depuis quelques années, nonobstant la conjoncture financière, demandant à tous de se tourner résolument vers l’avenir en croyant en la jeunesse qui constitue la relève de demain. Florent Sogni Zaou

POLIQUE: Assemblée générale de la JUPADS à Brazzaville

POLIQUE: Assemblée générale de la JUPADS à Brazzaville

COMMUNIQUÉ. Le camarade Sidoine Giscard Madoulou, Président de la JUPADS, informe le Secrétariat national de l’UPADS qu’il présidera une Assemblée générale des jeunes du Parti à Brazzaville le mardi 15 juin 2021 à 14 heures précises au siège de l’UPADS, dans la salle des conférences « Professeur Pascal Lissouba ». L’élection et la présentation des nouveaux bureaux des Comités fédéraux de la JUPADS Brazzaville seront les principales articulations de cette activité. L’Assemblée générale se tiendra sous le thème : « ENSEMBLE UNIS, CÉLÉBRONS LES 30 ANS DE LUTTE POLITIQUE DE NOTRE PARTI ; DEBOUT, L’UPADS LE SERA TOUJOURS ! ». Sont invités à l’activité prévue : – les membres de la Commission ad hoc chargée de l’organisation du Parti ; – la Présidente de l’U.F.PA.; – le Président de la Coordination de Brazzaville ; – le Chargé de la Communication du Parti ; – tout autre dirigeant du Parti qui désire y participer. Fait à Brazzaville, le 9 juin 2021. Le Porte-parole de la JUPADS, Guelor G. Ivoumbala.

Congo. Election présidentielle de mars 2021, vote ou abstention record ?

Congo. Election présidentielle de mars 2021, vote ou abstention record ?

TRIBUNE. Dans un entretien accordé au journal Jeune Afrique du 05 février 2021, le chef de l’opposition congolaise Pascal TSATY MABIALA dont le parti politique l’UPADS (l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale) a, au cours d’un conseil national tenu le 30 janvier 2021, annoncé sa non-participation à l’élection présidentielle de mars 2021, estime que « l’enjeu du scrutin du 21 mars 2021 n’est pas l’alternance démocratique mais le taux de participation ». Cette phrase en dit long sur ce que j’ai toujours pensé à savoir « l’opposition congolaise n’a ni les moyens ni les capacités de remporter cette élection qui va se tenir dans quelques semaines ». En 2016, lors de la présidentielle, le peuple congolais était mobilisé. Tous les camps étaient déterminés à vouloir obtenir une victoire dans les urnes. L’engouement était fort constaté comme en témoignent les meetings : du général Jean Marie Michel MOKOKO à Pointe Noire, celui du Président Denis SASSOU NGUESSO à Brazzaville, de Parfait KOLELAS à Brazzaville et bien d’autres. Aucun congolais ne voulait rester sur les bas-côtés du processus électoral et chacun croyait en la victoire de son camp. Aujourd’hui, cinq(5) ans après, les enjeux et le contexte ne sont plus les mêmes. Le général Jean Marie Michel MOKOKO et André OKOMBI SALISSA ne sont pas candidats, Paulin MAKAYA, Claudine MUNARI et Pascal TSATY MABIALA ont jeté l’éponge. Les deux plateformes de l’opposition (FROCAD et l’IDC) appellent au boycott. Au niveau de la diaspora, de plus de plus des voix se lèvent pour en appeler au boycott de cette élection, comme en témoigne la déclaration faite à Paris le 21 février 2021 par les Assises Nationales. Il est donc fort probable que l’abstention puisse battre les records dans l’ancien fief électoral du professeur Pascal LISSOUBA et dans le département du Pool. En effet, lors de la présidentielle de mars 2016, l’union sacrée des principaux leaders du Pool (NTUMI, KINFOUSSIA et autres) fut faite derrière un originaire du Pool, Aujourd’hui aucun de ces leaders ne lui a renouvelé son soutien. Ajoutez, à cela, le traumatisme que le département du Pool a connu après les événements d’avril 2016, l’engouement est très bas et le taux d’abstention sera très élevé. Ainsi, au vu de l’enjeu peu enthousiaste de la prochaine élection présidentielle ponctuée par un manque de suspens sur l’issue du vote, et tenant compte des faits énumérés ci-dessus, il est plus que probable que le taux d’abstention soit très élevé dans les fiefs réputés proche de l’opposition.. En réalité Pascal TSATY MABIALA qui est un homme politique expérimenté et souvent lucide dans ses analyses fait un constat juste au regard de la configuration de la matrice politique et socio-ethnique de notre pays. Fait à Paris le 23 février 2021 HENRI BLAISE NZONZA Président de la Nouvelle Dynamique pour le Congo

Monsieur Tsaty Mabiala Pascal, Perfide Albion, dynamite l’opposition congolaise officielle

Monsieur Tsaty Mabiala Pascal, Perfide Albion, dynamite l’opposition congolaise officielle

TRIBUNE. Le caméléon de Loudima vient encore de changer de couleur. Mais c’est sa nature et plus rien ne doit nous étonner. Au Congo-Brazzaville tout est possible et rien n’est impossible. Le sieur Tsaty Mabiala Pascal avec son UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale) ont décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle de mars 2021. Dont acte ! Mais dans le même temps, ils décident de ne pas soutenir un quelconque candidat. Aucune consigne de vote ne sera donnée aux militants. C’est incompréhensible de faire cavalier seul à la veille de cette élection présidentielle pour un chef nommée d’une opposition contenant une myriade de micro partis, sans projet de société pour s’attirer les faveurs des Congolaises et des Congolais.  Tsaty Mabiala aurait-il pris plaisir aux fastes de la république pour se contenter de son rôle d’opposant docile ? Chef de l’opposition nommée par monsieur Sassou-Nguesso, c’est un retour d’ascenseur auquel on assiste.   Diantre qu’a-t-il fait pendant les 5 ans en tant que Chef nommé de l’opposition congolaise ? Ne devrait-il pas parler d’une seule voix au peuple congolais au nom de cette opposition faite de bric et de broc ? Mais comme à son habitude, il a préféré attirer la lumière sur sa personne en faisant cavalier seul, ne parlant pas au nom de toute l’opposition qu’il présidait. Nous ne sommes pas dupes car un caméléon ça change de couleur selon les circonstances. C’est une première dans le monde de voir une opposition qui ne veut pas gouverner mais qui se contente des sièges de députés nommés par le pouvoir.  Si par hasard monsieur Guy Brice Parfait Kolélas, son partenaire au sein de cette opposition nommée, venait à se présenter à l’élection présidentielle de mars 2021, Il eut été raisonnable qu’il fut soutenu par son Chef de l’opposition monsieur Tsaty Mabiala Pascal. À croire que dans cette opposition de circonstance monsieur Tsaty Mabiala était le cheval de Troie de monsieur Sassou-Nguesso et avait un agenda caché avec pour but de dynamiter de l’intérieur l’opposition à l’approche de l’élection présidentielle. Un coup de maître pour mettre échec et mat les velléités de cette opposition de faire acte de candidature à l’élection présidentielle. Salut l’artiste !  C’est perdue d’avance, car monsieur Sassou-Nguesso n’organise pas une élection pour la perdre, dans une dictature. Monsieur Tsaty Mabiala ayant gouté au lait et au miel veut rempiler avec monsieur Sassou-Nguesso son mentor, en tant que Chef de l’opposition de façade et député de Loudima son fief électoral. Il ne serait pas insensible de prendre la Primature.   Dans sa realpolitik, monsieur Sassou-Nguesso réserve la Primature à un ressortissant du Sud du pays. Ainsi Clément Mouamba l’endormi, le dynamiteur de la BCC (Banque Commerciale du Congo), ancien Ministre des Finances de Pascal Lissouba veut aussi reprendre du service.  Aux aguets l’on note Claudine Munari Mabondzo, ancienne directrice de cabinet de Pascal lissouba, ancienne Députée et Maire de Mouyondzi, ancienne Ministre du Commerce et des approvisionnements de Sassou-Nguesso, Présidente du MUST (Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail) qui lorgne aussi du côté de la primature. Elle a quitté la plateforme de la Fédération de l’opposition Congolaise (FOC) sans un bilan notable, un vide sidéral, en dehors des quelques communiqués de presse sans importance signés çà et là. Elle se verrait bien Première ministre dans un gouvernement d’union et de réconciliation nationale après l’élection présidentielle gagnée par monsieur Sassou-Nguesso faute de combattant. Tout ceci pour donner l’impression que le Congo-Brazzaville est une démocratie.   Ainsi voilà les trois candidats à la Primature qui font la danse du ventre à monsieur Sassou-Nguesso.  À l’attention de monsieur Sassou-Nguesso : « La différence entre l’homme politique et l’homme d’État est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération. » dixit James Freeman Clarke.   Dans sa noblesse impériale, monsieur Sassou-Nguesso réserve la Présidence de l’Assemblée nationale aux ressortissants du Pool acquis à sa cause, afin que ces derniers ne bronchent pas lorsqu’il commet ses exactions sur les populations du Pool, un département meurtri après tant d’années de massacres, de souffrance et d’humiliation.  Tsaty Mabiala est cynique en politique car seuls ses intérêts comptent. Le rôle d’une opposition est de s’opposer, de gouverner et non de jouer les supplétifs de monsieur Sassou-Nguesso. Il est aussi rompu aux manœuvres politiciennes, de duplicité, de traîtrise et donc d’infidélité vis-à-vis de ses alliances apparentes formées avec les autres partis.  Nous l’avons toujours écrit que Tsaty Mabiala n’était qu’un figurant en tant que Chef de l’opposition officielle. Il n’a jamais fait aboutir ou amender ne fusse qu’une loi à l’Assemblée nationale. Les sujets brûlants tels que les malversations financières du clan de l’Empereur n’ont jamais eu de sa part une forte indignation sinon qu’un haussement d’épaules. Il nous répondra que lorsque l’on mange et que la bouche est pleine, l’on ne parle pas car ce n’est pas poli.  L’UPADS étant devenu un micro parti d’implantation locale aura de la part de monsieur Sassou-Nguesso un certain nombre de Députés nommés pour que la fête continue avec des visites nocturnes au Palais de monsieur Sassou-Nguesso. Monsieur Tsaty Mabiala ne veut pas perdre le confort dans lequel l’a installé monsieur Sassou-Nguesso. L’UPADS est devenu le marchepied de monsieur Sassou-Nguesso pour son ascension vers le sommet de l’Everest, en plus porté dans son fauteuil impérial par les membres de l’UPADS associés à ceux du PCT (Parti Congolais du travail) qui peuvent dormir sereinement tant qu’en face il y a un vide absolu.  Sorti du bois, monsieur Mathias Dzon, ancien Ministre des Finances de monsieur Sassou-Nguesso au lendemain de la guerre civile de juin 1997 veut nous faire le coup de la vierge effarouchée. Savait-il qu’un pouvoir ne se prend pas par les armes avec au moins 400 000 morts ? Aujourd’hui hors du système depuis 2002, il joue à Zorro qui viendra libérer les congolaises et les Congolais. La démocratie est une culture et non une étiquette ou une boutonnière que l’on colle sur son blason. Condamner la guerre civile de juin 1997 aurait fait de lui un intellectuel qui éclaire le peuple

Congo Brazzaville. Adieu Jean, adieu Mr le Ministre Jean Mouyabi

Congo Brazzaville. Adieu Jean, adieu Mr le Ministre Jean Mouyabi

DISPARITION. Ministre de la Santé, sous le Président congolais, Pascal Lissouba, Mr Jean Mouyabi nous a quittés, le 2 février 2021, au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville. Ce Centre Hospitalier Universitaire où, de par ses fonctions ministérielles, Jean Mouyabi avait un ambitieux plan de redressement et de rénovation qu’il n’a pu exécuter, parallèlement à la mise en œuvre de l’ensemble du programme de développement sanitaire du pays, selon l’orientation du Président Pascal Lissouba, sur ce domaine stratégique de la vie nationale. Une orientation basée sur la modernisation des services de santé, leur l’extension aux zones non desservies, le respect des principes de transparence, la saine gestion des finances et des médicaments, l’honnêteté et le respect des règles d’éthique par les personnels de santé. Enseignant- chercheur, à l’Université Marien Ngouabi, Jean Mouyabi y jouissait d’une saine réputation. Aimé de ses étudiants, il les guidait et les conseillait. Avec la capacité de leur faire assimiler les connaissances pointues de ses cours. Réussissant, autant qu’il le pouvait, à multiplier les des travaux pratiques par l’apport des projections cinématographiques et autres vidéos. Ce qui n’est pas une opération aisée, au regard du déficit en matériel didactique qu’accusent les Départements de Lettres à l’université Marien Ngouabi. Jean Mouyabi faisait, également, l’admiration de ses collègues Professeurs. Cultivé, il était d’une grande humilité. Avait l’écoute active, disposé à ajuster le tir pour obtenir des résultats conformes aux besoins collectifs. Le sens du discernement, la persévérance, la rigueur ne le quittaient pas. Historien de formation, l’Histoire était, pour Jean Mouyabi, une redoutable discipline qui nécessitait de lui un jugement sans faille, une force de caractère pour tenir tête à ses propres préjugés. Ce à quoi s’ajoutait un esprit critique aiguisé pour analyser les faits et les replacer dans une perspective dynamique. Le Membre du Gouvernement qu’était Jean Mouyabi avait une bonne connaissance des dossiers. Excellent orateur, il savait faire passer son message, grâce à son habilité à communiquer. Sur les colonnes du Conseil des Ministres, ses confrères le sentaient déterminé, ambitieux, décisif sur les projets du Ministère de la Santé, y indiquant la méthodologie qu’il comptait utiliser et les moyens. Par cette pratique, Jean Mouyabi inspirait confiance et respect. Homme politique, le Ministre Jean Mouyabi l’a été, par ailleurs. Une des figures éminentes de l’UPADS, dès la création de ce Parti. Lors des passes difficiles qu’a traversées l’UPADS, au lendemain des violences qu’a connues le Congo, en 1997, Jean Mouyabi, aux côtés de Mr Gustave Abba Gandzion, a dirigé le Conseil National de Supervision du Parti (CNSP), structure provisoire de commandement de l’UPADS, avant le congrès extraordinaire de 2006. Jusqu’à la fin de sa vie, Jean Mouyabi est demeuré attaché à l’UPADS. Sa santé déclinant, il n’y était plus actif, gardant, cependant, intact son attachement à l’idéal politique du Président Pascal Lissouba. Pour rien au monde, Jean Mouyabi ne pouvait trahir ses certitudes. Et sa disparition est une perte immense pour l’UPADS. Le Ministre Jean Mouyabi s’en est allé, au terme d’une longue affection qui fut un véritable calvaire pour lui. Le temps de sa maladie, il a su l’affronter, avec courage. Que la famille du Ministre Jean Mouyabi trouve, ici, mes condoléances les plus attristées. Aux militants de l’UPADS, leur Direction Politique et à la Communauté Universitaire de Marien Ngouabi, j’exprime mon agissante solidarité. Devant le douloureux coup de sort qu’est la disparition de Jean Mouyabi et celle de Paraiso Mansour, une année juste, auparavant, je suis, tout à la fois, triste et décontenancé. Jean Mouyabi et Mansour Paraiso étaient, pour moi, deux amis de longue date, avec lesquels j’ai partagé tant de choses. Que les deux reposent en paix. A Jean Mouyabi, le soin de rejoindre, là bas, à l’Orient Eternel, François Lumwamu, Dominique Ngoie Ngalla, Kouka Campo et Eugène Ngoma, ses collègues de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, qui viennent de le précéder. La mort d’un Homme m’amoindrit, faisant partie de l’humanité. C’est pourquoi, je ne demande jamais pour qui sonne le glas. Il sonne pour nous tous. Ouabari Mariotti -Membre de l’UPADS 2.02.2021

Congo. Il n’y aura pas de candidat UPADS à la Présidentielle !

Congo. Il n’y aura pas de candidat UPADS à la Présidentielle !

POLITIQUE. Le Conseil National de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), a tranché ce vendredi en fin de journée, le débat sur sa participation à l’élection présidentielle du 21 mars 2021. Il n’y aura pas de candidat UPADS à cette élection. Vraisemblablement, le parti de feu Pascal Lissouba, ancien président du Congo (1992-1997) a mis en cause les conditions d’organisation du scrutin. L’UPADS aurait souhaité un recensement général de la population et la mise en place d’une commission électorale indépendante, avec pleins pouvoirs. Des doléances qui ne seraient pas accessibles à quelques heures de la clôture de la session du Conseil national qui se tient à Diata, à Brazzaville. En conséquence, le parti à Trois palmiers ne soutiendra ni un candidat de l’opposition ni celui de la majorité, selon le porte-parole de l’UPADS. La participation de l’UPADS à l’élection présidentielle de 2016 a été une vraie pantalonnade, moins de 5% des suffrages obtenus, selon les résultats officiels. L’UPADS suit ainsi la ligne du MUST, le parti de Claudine Munari qui avait décidé début janvier de na pas participer à cette élection. Par Arsène SEVERIN- Journaliste (Fb)

Et la Françafrique mis fin au règne de Pascal Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville!

Et la Françafrique mis fin au règne de Pascal Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville!

RETRO. Le 15 octobre 2020, cela fait Vingt trois (23) ans que le feu Président Pascal Lissouba fût chassé du pouvoir par la Françafrique via leur homme de main Denis Sassou Nguesso, après 5 mois de guerre civile qui fît près de 10.000 morts. Dans sa plainte qu’il a déposée le 20 novembre 1997 au Tribunal de Grande Instance de Paris, le Président Lissouba cite la presse française et les propres déclarations du président M. Denis Sassou N’Guesso. Voici quelques extraits de cette plainte : « Aux termes d’un pacte de corruption dont les modalités exactes restent à définir, mais qu’un faisceau d’indices précis et concordants rend particulièrement apparent, Elf Aquitaine a aidé le Général Sassou N’Guesso à exécuter son coup d’Etat au Congo. » « Plusieurs personnes ont rendu visite au Général Sassou N’Guesso avant, pendant et après le coup d’Etat, et ont assisté au simulacre de la prestation de serment du Général Sassou N’Guesso le samedi 25 octobre 1997, au lieu de condamner les conditions de la prise de pouvoir. » « Dans la même période, ces mêmes personnes n’ont pas eu le même comportement à l’égard du gouvernement. » « De même, il est pour le moins significatif qu’Elf Aquitaine n’ait pas fait rapatrier son personnel, à l’instar de l’autre grande compagnie présente à Pointe-Noire (Agip), ce qui prouve qu’Elf Aquitaine non seulement savait n’avoir rien à craindre des milices du Général Sassou N’Guesso ou de l’armée angolaise, mais encore, mais surtout disposait des éléments d’information permettant de prévoir les circonstances de l’invasion angolaise (c’est-à-dire le fait que l’armée angolaise irait jusqu’à Brazzaville pour y porter le Général Sassou N’Guesso). » Lissouba affirma dès ce moment avoir été lâché par Elf, probablement pour avoir ouvert les portes du marché pétrolier Congolais aux Américains. Rappelons que le feu Président Lissouba avait reçu 1 million de Franc Français (100.000.000 de F CFA) en liquide pour financer sa campagne d’Elf via André Tarallo. La compagnie Elf est la tête de pont de la diplomatie et de l’espionnage français, tout en rapportant énormément d’argent à la France. L’énorme pactole des hydrocarbures était aussi utilisé à des fins de corruption, ainsi qu’au financement de campagnes politiques en France. Dans son livre « Noir silence », François Xavier Verchave affirme que politiquement Lissouba ne s’imposait pas vraiment et d’erreurs en maladresses, Elf comprend rapidement qu’il faut mieux adopter une position attentiste: tout en nouant des liens avec le nouveau gardien du pétrole Congolais, la société française sait que l’ancien dictateur pourrait revenir au pouvoir à la prochaine échéance présidentielle en 1997. Quelques mois avant cette échéance, Denis Sassou Nguesso est reçu en ami par l’ex Président français Jacques Chirac. Tout laisse à penser que malgré les promesses de neutralité, tous les réseaux de la Françafrique se sont activés pour remettre l’ancien dictateur au pouvoir jusqu’à aller l’aide militaire du voisin Angolais. Comble de duplicité, Elf aide financièrement les deux camps. Dès juin 1997, le « Canard enchaîné » évoquait des transports d’armes en direction du Congo : « le sort du Congo se joue au fonds du puits de pétrole » titrait-il le 11 juin 1997. Il expliquait que l’Elysée s’ingérait dans la guerre au Congo (articles du 10 septembre et 17 septembre 1997). Ces informations n’ont pas été démenties. Au contraire, elles furent reprises par M. Jacques Isnard dans « Le Monde » du 17 octobre 1997, dans un article intitulé « Des « Cobras » très bien ravitaillés en armes ». « Selon les services de renseignements français, les « Cobras » de M. N’Guesso ont pu disposer d’armements lourds et individuels en provenance de plusieurs Etats africains proches de la France, comme le Gabon. Les mêmes sources françaises laissent entendre que ces milices ont pu, grâce à des circuits de financement occultes fréquents dans les milieux pétroliers, acheter des matériels en Europe ». En effet, les Transall de l’armée française n’ont cessé de livrer des armes à la faction au pouvoir, – à savoir le président Sassou N’Guesso -. Selon la Lettre du Continent du 1er juillet, la France a financé avec l’argent du Fonds d’aide et de coopération (FAC) l’intervention d’au moins 80 officiers et sous-officiers français. De leur côté, les opposants au régime dénoncent l’intervention de légionnaires français dans le « maintien de l’ordre ». Ne paierons-nous pas un jour chèrement le pétrole préservé à ce prix ? » Le Président Lissouba a reconnu qu’il avait pu acheter des armes lourdes grâce aux recettes pétrolières ; il en est de même de son adversaire, le Président Sassou N’Guesso. Pour s’équiper, les milices du président Lissouba disposaient des moyens de l’Etat ; les autres milices s’efforçaient de voler du matériel dans les casernes ou d’en acquérir dans les pays voisins. Le fait que le président Lissouba avait boudé le sommet des chefs d’état à Libreville (Gabon) sous l’égide du Président Omar Bongo préférant se rendre à Kinshasa (RDC), Kigali (Rwanda) et Kampala (Ouganda) pour aller chercher les mercenaires scella définitivement son sort. Tout récemment son ex directrice de cabinet Madame Claudine Munari l’a affirmé lors de son interview sur RFI dans ces thermes : »C’était sous l’instruction de qui, à votre avis, que l’Angola et le Gabon ont soutenu Sassou-Nguesso ? C’est sous l’instruction de la France et de Elf. À l’époque, c’était encore Elf. » « On a fait un procès à Pascal Lissouba en disant qu’il menaçait les intérêts de la France. » C’est ainsi que ce rouleau compresseur qui est la Françafrique mis fin au règne de Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville avec leur poulain Denis Sassou Nguesso. Evrard NANGHO Président national du Modec.