ONU : la candidature fantôme de Macky Sall, propulsée en catimini par Évariste Ndayishimiye, fracasse l’Union africaine

Dans les couloirs feutrés de la diplomatie internationale, où l’on murmure plus qu’on ne parle, une farce aux relents de tragédie se joue à ciel ouvert : celle d’un ancien monarque républicain, Macky Sall, bien décidé à s’offrir un ultime trône, celui de Secrétaire général de l’ONU, quitte à transformer l’Union africaine en théâtre d’ombres et de manœuvres de coulisses. Car enfin, quelle épopée grotesque que cette candidature surgie des limbes, parachutée sans concertation, comme un décret nocturne griffonné à la hâte ! Une ambition emballée dans les habits trop larges d’un consensus africain… qui n’existe que dans l’imaginaire de ses promoteurs. À défaut de soutien continental, voilà que le lobby s’active, fébrile, bricolant une légitimité de fortune, avec pour seul pilier visible l’ombre portée de Évariste Ndayishimiye, devenu pour l’occasion chef d’orchestre d’une symphonie dissonante. Mais la partition a vite viré à la cacophonie. Depuis Kigali, la voix tranchante du ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, a claqué comme un coup de fouet diplomatique, dénonçant une dérive inquiétante : un président de l’UA, en poste depuis à peine deux mois, qui se permet de court-circuiter les règles, d’ignorer ses pairs, et de travestir les procédures en instruments de passage en force. Une Union africaine transformée, le temps d’un caprice politique, en machine à valider des ambitions personnelles. Et que dire de cette “procédure de silence”, ce bijou d’ingénierie bureaucratique détourné en outil de pression ? Vingt-quatre heures pour avaliser une décision aussi lourde, ou se taire à jamais : voilà donc la nouvelle définition du consensus africain selon Gitega. Une diplomatie du chantage feutré, où le silence vaut consentement et où la précipitation tient lieu de légitimité. Mais cette fois, le silence s’est brisé. Une vingtaine d’États africains ont refusé de jouer les figurants dans cette pièce mal écrite. Ils ont rompu le mutisme imposé, opposé un veto cinglant à cette mascarade procédurale, et rappelé, fait rare, que même dans les arènes diplomatiques africaines, l’État de droit n’est pas une option décorative. Une gifle institutionnelle qui résonne encore dans les couloirs d’Addis-Abeba. Pendant ce temps, à Dakar, le soutien se fait aussi discret qu’un secret honteux. Le pays même de Macky Sall observe, distant, presque gêné. Pas d’embrasement patriotique, pas de levée de boucliers, juste un silence lourd de sens, celui d’une nation qui refuse d’endosser une ambition qu’elle n’a ni portée, ni validée. Et comme un clou supplémentaire dans le cercueil de cette candidature chancelante, Seydi Gassama est venu rappeler, avec la sobriété des convictions solides, que les postes internationaux ne sont pas des refuges pour héritages politiques en quête de recyclage. Que la paix, la démocratie et les droits humains ne sauraient être les accessoires d’une carrière prolongée. Au final, cette tentative ressemble moins à une candidature qu’à une fuite en avant. Une course solitaire, menée tambour battant par un lobby essoufflé, qui confond vitesse et précipitation, influence et isolement. Dans cette tragédie burlesque, une vérité s’impose : on ne devient pas Secrétaire général des Nations Unies à coups de lettres surprises et de silences forcés. Et surtout, on ne parle pas au nom de l’Afrique quand l’Afrique, elle, vous tourne ostensiblement le dos. Par Malick BA
Libreville : nouvelle dynamique de collaboration entre l’UA et la CEEAC

Paix, sécurité, climat et santé au cœur des échanges La Représentante résidente de l’Union africaine (UA) auprès des États membres de la CEEAC, Son Excellence Dr Hortense Nguema, a conduit une délégation de haut niveau lors d’une rencontre stratégique avec le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), le 27 janvier dernier, au siège de l’institution. Cette réunion a permis d’évaluer la coopération entre les deux organisations et d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration, indique la CEEAC dans un communiqué. La même source précise que Son Excellence Dr Hortense Nguema était accompagnée de ses collaborateurs, notamment le Dr Douadeu Deblondet Bleu, Coordonnateur de l’action climatique, de la sécurité climatique et de l’action humanitaire de l’Union africaine, ainsi que le Dr Brice Wilfried Bicaba, Directeur régional d’Africa CDC pour l’Afrique centrale. La délégation de l’Union africaine a été reçue par le Président de la Commission de la CEEAC Dr Ezéchiel Nibigira, au siège de la Commission. Les discussions ont principalement porté sur le bilan de la coopération entre l’Union africaine et la CEEAC. Les questions relatives à la paix et à la sécurité, aux changements climatiques ainsi qu’à la santé publique ont été largement abordées. Le Président de la Commission de la CEEAC Dr Ezéchiel Nibigira a exprimé la volonté de l’institution et de ses États membres de bénéficier davantage des appuis institutionnels, techniques et financiers de l’Union africaine afin de renforcer les actions régionales dans ces domaines prioritaires. Les deux parties ont également évoqué le Mémorandum d’entente (MoU) d’Africa CDC, actuellement en attente de signature, qui devrait être rendu effectif très prochainement. Cette avancée marque une étape importante dans le renforcement de la coopération en matière de santé en Afrique centrale. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère conviviale et constructive, témoignant de la solidité des relations entre les deux institutions. À l’issue des échanges, les deux parties se sont engagées à se rencontrer régulièrement afin de consolider leur partenariat, dans l’intérêt du bien-être et du développement des populations de la région. Avec CP
Direction générale de l’UNESCO. L’Union africaine réaffirme son soutien à Khaled El-Enany à travers l’Angola, sa présidence en exercice

En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, le président angolais João Lourenço a annoncé qu’il soutiendrait l’Angola – et, par son intermédiaire, celui de l’Union africaine – à la candidature du professeur Khaled El-Enany à la direction générale de l’UNESCO. Cette déclaration forte a été faite lors de sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, dans le cadre de sa visite d’État en Égypte du 28 au 30 avril 2025. Au cours de cet entretien de haut niveau, les deux chefs d’État ont réaffirmé la nécessité de consolider l’unité africaine autour de candidatures communes dans les institutions internationales, en particulier à un moment où la voix du continent doit être davantage représentée dans les enceintes de gouvernance mondiale. Le président Lourenço a ainsi confirmé le soutien plein et entier de l’Angola, en tant que président de l’Union africaine, à la candidature de Khaled El-Enany – un appui qui réaffirme également l’adhésion collective de l’Union africaine à cette candidature stratégique. Ce soutien s’inscrit dans une dynamique continentale plus large : Djibouti avait déjà exprimé publiquement le même engagement, et le Gabon a quant à lui retiré son propre candidat afin de renforcer l’unité africaine autour de la candidature égyptienne. Cette mobilisation démontre la volonté du continent de parler d’une seule voix pour faire avancer ses priorités à l’échelle mondiale. La candidature de Khaled El-Enany intervient dans un contexte où les défis africains – notamment l’éducation, le développement durable et la construction de la paix – sont au cœur des préoccupations. Ces priorités ont d’ailleurs été soulignées par le président Lourenço lui-même lors de son investiture à la tête de l’Union africaine, le 15 février dernier. Ancien ministre du Tourisme et des Antiquités et professeur d’université, Khaled El-Enany porte une vision ambitieuse, inclusive et ouverte sur la coopération internationale. Depuis l’annonce de sa candidature en avril 2023, il a reçu un large soutien international, incluant l’Union africaine, la Ligue des États arabes, la France, le Brésil, la Turquie, l’Allemagne, l’Espagne, l’Arménie, le Gabon, Djibouti – et désormais l’Angola. Cette nouvelle déclaration de soutien renforce la légitimité et la portée d’une candidature portée par l’Afrique, pour une gouvernance de l’UNESCO plus équitable, inclusive et représentative des équilibres mondiaux.
Mauritanie/Ministre des Affaires étrangères : « Le mandat du président de la République à la tête de l’UA a été une réussite totale, malgré des circonstances difficiles et complexes aux plans africain et international »

La présidence mauritanienne de l’Union africaine assurée par Son Excellence le président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, de février 2024 à février 2025, a été un grand succès à tous points de vue, assure le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur, M. Mohamed Salem Ould Merzoug dans un entretien-bilan avec l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), trois jours après le passage de témoin entre Son Excellence et le président angolais Joao Lourenço, à l’issue d’un mandat bien rempli. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, a expliqué que la présidence mauritanienne de l’Union africaine exigeait un haut degré de responsabilité, en particulier à la lumière des circonstances difficiles et complexes auxquelles le monde est confronté à différents niveaux. Il a souligné que lorsque S.E. le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a été choisi, à l’unanimité, pour assumer la présidence tournante de l’UA par les dirigeants de la région nord-africaine, il y avait la crise ukrainienne et la guerre génocidaire menée par l’agression israélienne contre le peuple palestinien, soulignant que la situation internationale au cours de cette période était très complexe à plusieurs niveaux, notamment la domination de la puissance qui contrôle le système international qui est naturellement construit sur des partenariats tels que la coopération bilatérale entre les pays et la coopération multilatérale, en plus de la méthode du système global. Une vision stratégique face à une situation complexe S.E. le Président de la République a souligné que lors de son accession à la présidence de l’UA dans ce contexte international complexe, il était nécessaire pour la réussite de son travail d’avoir une grande responsabilité, une vision stratégique et beaucoup de sagesse pour gérer les crises, soulignant qu’il est également nécessaire pour tout pays ayant l’intention d’assumer la présidence de l’UA d’avoir une période de temps de pas moins d’une année pour prioriser et bien se préparer à cette tâche, indiquant que la période de temps que la Mauritanie a trouvé pour se préparer à la présidence de l’UA n’a pas été plus d’une semaine. S.E. le Président de la République était prêt à assumer cette responsabilité malgré le peu de temps dont il disposait et a œuvré directement à faire de cette présidence une plateforme pour renforcer la solidarité africaine et consacrer l’intégration africaine ainsi qu’un moyen pour résoudre les problèmes qui se posent. Il a indiqué que S.E. le Président de la République, lorsqu’il a assumé la présidence tournante de l’UA en février 2024, a préparé une feuille de route pour traiter diverses questions sur la base des priorités fixées par le Sommet, des priorités fixées par les agences et les départements de l’UA, ainsi que des objectifs énoncés dans l’Agenda 2063 (la feuille de route stratégique) La réforme structurelle de l’UA Le ministre des Affaires étrangères a souligné que parmi les questions à l’ordre du jour figurait celle de la réforme structurelle de l’UA, à savoir la résolution de la question du renouvellement de la Commission de l’UA, rappelant que cette question a été compliquée depuis 2017, lorsqu’il n’y avait pas de règles permettant d’élire le président de la Commission et ses assistants. Le président de la République a résolu cette question en prenant une décision après une demande de la plupart des pays africains pour organiser des règles par lesquelles le président de la Commission de l’UA, son adjoint et les commissaires pourraient être élus, ce qui a été fait au cours d’une session extraordinaire du Conseil exécutif qui a tenu des discussions approfondies qui ont abouti à la promulgation des règles. Il a ajouté que dans le cadre de la feuille de route, des sujets importants tels que la paix et la sécurité, la promotion de l’intégration économique, la lutte contre les effets du changement climatique, la recherche de partenaires pour financer les programmes définis dans l’Agence de l’UA et les priorités définies dans l’Agenda 2063 de l’UA, ainsi que la défense des intérêts du continent au niveau international, ont également été examinés. S’agissant de l’évaluation des compétences au niveau de l’Union, le ministre des Affaires étrangères a indiqué qu’une décision importante a été prise pour réduire les coûts de l’administration centrale de l’UA et sélectionner les compétences importantes après une réunion extraordinaire du Conseil exécutif en novembre dernier, qui a connu plusieurs consultations. Cette décision a été saluée lors de la dernière réunion du Conseil exécutif par tous les pays et cette décision a été proposée sur la base des directives de Son Excellence le Président de la République pour ratification par l’Union. Actions en faveur de la paix et de la sécurité Dans le cadre de la question de la paix et de la sécurité et des rôles que le Président de l’Union africaine devrait jouer, conformément aux textes et mécanismes présentés dans le texte portant création de l’UA, y compris l’intervention dans le règlement des crises sur le continent, il a souligné qu’il y a plusieurs dossiers importants dans certains pays où S.E. le Président de la République est intervenu en concertation avec les parties concernées, rappelant à ce sujet que les parties prenantes dans ces pays ont unanimement reconnu la sagesse du Président de la République en soulevant ces questions et en lui demandant de les régler par des moyens pacifiques, et ont même demandé que le Président continue à suivre ces dossiers après l’expiration de sa présidence de l’UA. Dans le cadre financier et la vision stratégique de l’Union africaine, l’Agenda 2063, il a indiqué que Son Excellence le Président de la République a fixé des priorités claires afin d’atteindre des résultats tangibles, notant que lors du sommet de février 2024 présidé par Son Excellence le Président de la République, une décision a été prise pour lancer la deuxième décennie axée principalement sur la croissance économique, l’éducation et l’autonomisation des jeunes, ce qui a nécessité la recherche de financements pour cette décennie et des ressources qui
Mahamat Idriss Déby Itno : L’Union Africaine doit incarner une véritable souveraineté africaine

UN DISCOURS AU VITRIOL. Si l’on peut se réjouir de quelques bonnes initiatives à l’instar de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) dont la finalisation est attendue, il y a lieu de constater que, globalement, rien ne marche comme il se doit, ni au sein de l’Union Africaine (UA), ni dans ses approches envers les défis de notre temps, a déploré Mahamat Idriss Déby Itno. Dans un discours prononcé lors de la 38ème session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), à Addis-Abeba en Ethiopie, le président tchadien a estimé que « cette question représente aujourd’hui une urgence qui ne peut plus être passée sous silence. Une urgence qui exige un langage de vérité et un engagement constant ». Sachant que les peuples africains, peuples des États membres de l’Union Africaine, se retrouvent au centre de nouveaux défis d’un monde en mutation, « nous devons choisir entre continuer à subir le sort qui nous est voulu par le reste du monde ou nous unir pour prendre en main notre destin et construire pour notre continent un avenir souverain, digne et prospère. Nous sommes à l’heure du choix », a-t-il déclaré. Pour le chef de l’Etat tchadien, l’Union Africaine doit être l’épine dorsale de la renaissance du continent africain sur tous les plans. Mais pour cela, estime-t-il, « elle doit incarner une véritable souveraineté africaine, porter une voix audible dans les instances multilatérales, développer une réelle autonomie financière et partager une forte volonté commune de construire un avenir africain radieux ». Ne plus accepter que nos politiques soient dictées A propos de souveraineté, le Mahamat Idriss Déby Itno appelle les dirigeants africains, réunis à Addis-Abeba, à ne « plus accepter que nos politiques soient dictées, que nos décisions soient influencées et que nos ressources soient exploitées au profit des autres ». Selon lui, l’Union Africaine doit être le rempart contre toute forme de domination, qu’elle soit économique, culturelle ou politique. « Nous devons renforcer nos institutions, garantir l’indépendance de nos décisions et refuser toute ingérence dans nos affaires intérieures », a-t-il insisté. Bien que considéré comme le plus riche en ressources naturelles, le continent africain demeure paradoxalement « le plus pauvre en termes de développement. Pour le Président tchadien, « cette contradiction émane d’un système mondial injuste bâti sur nos propres tares, failles et divisions ». Prendre fait et cause pour la souveraineté et la fierté africaines Face à cela, « l’Union Africaine doit agir autrement pour parvenir à une intégration économique réelle, en créant des marchés communs, en favorisant le commerce intra-africain, en protégeant nos industries naissantes et en prenant fait et cause pour la souveraineté et la fierté africaines », a-t-il poursuivi. « Nous devons cesser d’être, perpétuellement, les exportateurs de matières premières et les consommateurs des produits importés, avec l’ambition ferme de devenir les artisans de la transformation de nos propres produits ». L’Union Africaine doit également retrouver sa vocation pleine et entière sur le domaine culturel a par ailleurs défendu le Président Mahamat Idriss Déby Itno estimant que nos cultures, nos langues et nos traditions, aujourd’hui marginalisées, voire méprisées, par un monde qui impose ses valeurs comme universelles, sont les piliers de notre identité. Œuvrer pour notre renaissance culturelle « Notre organisation commune doit œuvrer pour notre renaissance culturelle, où chaque enfant africain sera fier de ses racines et où nos artistes, nos intellectuels et nos scientifiques seront reconnus à leur juste valeur », a-t-il également déclaré avant de plaider pour « le renforcement de notre union (qui) n’est pas une option pour nous, c’est une nécessité absolue ». Adrien Thyg
L’Afrique devrait s’interroger sur la balkanisation de la RDC

TRIBUNE. Que faudrait-il d’intellectuels et d’hommes politiques d’envergure pour mettre sur orbite une Afrique conséquente, une Afrique qui entre en jonction véritable avec ses vénérables anciens (Kwamé Nkrumah, Modibo Keita, Djomo Kenyatta, Julius Nyerere), ces illustres personnages qui avaient ouvert la voie pour l’affirmation et la dignité du peuple africain. Si on considère que le développement est une préoccupation qui va de soi, le lien le plus évident était la fraternité. Le fait est que tous les africains se considèrent comme frères, mais en rapport avec l’entendement des anciens, c’est de l’eau tiède, rien de tellement consistant. Aussi, toutes les intégrations régionales outre qu’économiquement, c’est une marche de petit poucet; politiquement, c’est un enlisement. Il est évident que des assujettissements opèrent encore et contraignent les Etats africains d’indécentes manières. Cela est si vrai que l’Afrique reste à construire. Des fulgurances, Dieu merci, remettent de temps à autre l’ouvrage inachevé sur le métier, mais le gros du continent marque le pas. Le Soudan et la Libye n’en finissent pas de s’embraser, les poches d’instabilité sont légion avec comme dôme saillant la RDC, pachyderme fabuleux et sous continent béni des Dieux, tant les ressources minières foisonnent. La RDC en proie à de violents affrontements En prise avec un lilliputien conquérant qui n’a peur et ne recule devant rien dans sa volonté d’acquérir de nouveaux territoires, la République Démocratique du Congo (RDC) joue une fois de plus sa survie, et cela dure depuis des décennies. A l’origine d’un fâcheux malentendu qui a ouvert un conflit armé entre deux pays parents parlant plus d’une langue en commun, l’impérieuse volonté impérialiste du Rwanda, qui utilise le M23 comme paravent dans une épopée macabre marquée par un accaparement des ressources minières et un égrugeage d’une population qui n’aspire qu’à vivre en paix, montre une « volonté de puissance » avec toute sa dimension d’hégémonisme. Cette politique expansionniste qui se déroule à huit clos, dans un silence désespéré pour une population pris en otage et qui ne sait vers quel divinité se tourner pour demander de l’aide, ne fait que renforcer l’instabilité des pays de la sous-région et empêcher in fine toute avancée vers le développement. Enhardies par les conquêtes précédentes, il est évident que les troupes rwandaises, comme en République centrafricaine, seraient utilisées pour accompagner des opérateurs économiques véreux et garder des mines. Il est donc à craindre qu’elles ambitionnent de prendre définitivement leurs quartiers sur ces territoires annexés, avec la farouche volonté d’y rester ad vitam aeternam. Cela serait insupportable ! Que vaut la vie d’un congolais qui vit dans les territoires occupés, sous emprise de l’armée rwandaise et de ses supplétifs du M23 ? Les égarements du présent ne peuvent empêcher les africains de prendre conscience que même des siècles d’oppression et de domination ne peuvent réussir à anéantir le désir de libération d’un peuple. Que l’acharnement qui se cristallise devant nos yeux fasse réagir leurs esprits. Qu’ils en prennent de la graine ! Où est l’Union Africaine, un machin comme disait quelqu’un. Où sont les enfants d’Afrique ? Un silence coupable et complice Depuis des lustres, nul ne peut obtenir l’onction des mânes africains s’il ne dénonce les abus du colonialisme, la cruauté et l’iniquité de l’administration coloniale. Léopold Sédar Senghor n’affirmait-il pas dès 1945 : « Les jeunes nègres d’aujourd’hui ne veulent ni asservissement ni assimilation. Ils veulent l’émancipation. » Et pourtant en 2025, on trouve encore des Africains qui dégotent des prétextes fallacieux pour justifier l’invasion d’un pays africain par un autre. Rien ne peut justifier cet asservissement qui oblige des millions de citoyens de la RDC à vivre sous l’iniquité, l’oppression et l’injustice. Prendre pour exemple, le Président américain Donald Trump qui a manifesté son intention de reprendre le contrôle du canal de Panama et d’annexer le Groenland, est totalement déplacé. Au-delà des propos fracassants de cet homme d’affaire aguerri, il est clair que les visées expansionnistes sont dans l’ADN des USA qui se sont construits sur cette base (en 1803, acquisition de la Louisiane; 1810, acquisition de la Floride; 1845, acquisition du Texas et 1867, acquisition de l’Alaska aux Russes, envahissent Cuba, Porto Rico et les Philippines « libérées » en 1898 du colonialisme espagnol et creusent le canal de Panama achevé en 1914). L’Afrique doit cesser d’être le continent de petits naïfs, consommateurs invétérés de cultures importées (langue, religion, pratiques politiques, …..). Aujourd’hui, l’importation de la culture expansionniste et du terrorisme poussent les Etats africains à l’enfermement et à la fortification excessive des frontières, ce qui est contraire à l’esprit africain des origines. Les africains ont toujours considérés leur continent comme un espace de solidarité entre populations, magnifiant toujours le sentiment d’appartenance à une seule famille. C’est d’ailleurs pour cet idéal que la RDC continue à fournir l’électricité au Rwanda malgré toutes les rivières de sang qui coulent dans les principales localités de l’Est de ce pays. Avaliser la balkanisation de la RDC, c’est accepter que de demain le Sénégal envahisse la Gambie, le Congo-Brazzaville annexe le Cabinda (Angola) et que l’Afrique du Sud s’empare du Lesotho. Mieux, quelle attitude auront ceux qui restent muets aujourd’hui face au drame en cours en RDC, si demain les FARDC (Forces armées de la république démocratique du Congo), classées 8e dans le classement des puissances militaires en Afrique, marchent sur Kigali ? Face aux crimes de guerre multiformes dans les quatre coins du continent, souvent alimentés par des mains noires extérieures faut-il le rappeler, la nouvelle conscience africaine devrait privilégier la communauté africaine à une communauté internationale qui semble-t-il, reste focalisée à d’autres préoccupations. Ce n’est qu’à ce prix que le continent de Nelson Mandela pourrait se relancer sur tous les plans (politique et économique) et faire en sorte que la prémonition de M. Jacques Attali qui veut que la seconde moitié du 21e siècle soit africaine, se réalise. Les africains ne doivent pas se voiler la face. Tant que l’Union Européenne continuera à financer le Rwanda et à décider de tout à la place des dirigeants du continent noir,
L’Alliance des Créatifs Africains lancée au Forum Urbain Africain à Addis-Abeba

En alignement avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, « L’Afrique que nous voulons », l’Alliance des Créatifs Africains (ACA) est prête à devenir un catalyseur clé pour transformer l’Afrique en une puissance mondiale en exploitant l’immense potentiel des secteurs culturels et créatifs du continent. Cette alliance révolutionnaire permettra aux entrepreneurs culturels et créatifs de contribuer pleinement aux objectifs de développement et d’intégration de l’Afrique. L’ACA, en collaboration avec un consortium diversifié de partenaires, incluant l’Union Africaine, ONU-Habitat, MoTIV Africa, Inuka Ongoza Africa, Artisans of Innovation, British Council, AfriLabs, Save the Children, Innovation Village et d’autres, a officiellement été lancée lors du premier Forum Urbain Africain. Cet événement historique représente une avancée significative dans l’exploitation du pouvoir des industries créatives africaines pour atteindre la croissance socio-économique et renforcer l’unité continentale. Le Forum Urbain Africain (FUA), établi par la Commission de l’Union Africaine et ses États membres lors de la Quatrième Session Ordinaire du Comité Technique Spécialisé sur la Fonction Publique, le Gouvernement Local, le Développement Urbain et la Décentralisation (AU-STC No.8) tenue au Caire, en Égypte, en août 2022, a abordé les défis et les opportunités présentés par l’urbanisation rapide en Afrique. Le FUA sert de plateforme continentale visant à favoriser une approche inclusive et holistique pour libérer le potentiel de l’urbanisation à travers l’Afrique. Le contexte urbain est important à considérer comme un outil dans le cadre du développement de l’Industrie Culturelle et Créative en raison de la fonction catalytique de la densité de l’Industrie Culturelle et Créative, si elle est exploitée à travers des clusters, incubateurs et hubs de soutien, optimisant les coûts, les connaissances et l’expertise. L’écosystème plus large en termes de politique et d’autres secteurs est également présent et à portée de main. L’Économie Créative en Afrique est un moteur dynamique mais sous-exploité de la croissance du PIB et de l’emploi, avec un énorme potentiel pour stimuler la transformation socio-économique du continent. L’impact mondial des industries culturelles et créatives génère des revenus annuels de près de 2,3 milliards de dollars US (environ 7 dollars par personne aux États-Unis) et crée près de 30 millions d’emplois dans le monde, dont une part importante est occupée par des jeunes âgés de 15 à 29 ans (UNESCO, CNUCED). Les secteurs culturels et créatifs au sens large représentent 3,1% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial et 6,2% de tous les emplois (UNESCO). Les estimations de l’OIT montrent que l’ensemble des industries culturelles et créatives représentait 1,4% de l’emploi mondial, soit 46,2 millions d’emplois en 2019. Le même rapport indique qu’en 2019, l’Asie et le Pacifique représentaient la plus grande part de l’emploi mondial dans les médias et la culture, soit 52%, tandis que l’Afrique en représente 9%. Les données et recherches mondiales soulignent le potentiel transformateur de l’économie créative pour stimuler les gains à l’exportation et créer des opportunités d’emploi. Les mêmes opportunités s’appliquent pour la jeunesse africaine et l’accélération du développement socio-économique. Cependant, une attention orchestrée doit être appliquée pour parvenir à activer les économies créatives à travers le continent. Rita Ngenzi, Directrice Fondatrice de l’Alliance des Créatifs Africains, a souligné le besoin critique d’un effort coordonné pour construire des écosystèmes robustes d’Industries Culturelles et Créatives (ICC) à travers l’Afrique. «Bien que nous ayons des poches dynamiques de réseaux et d’événements ICC à travers le continent, un écosystème unifié à l’échelle continentale reste insaisissable. L’ACA comblera cette lacune en s’appuyant sur les meilleures pratiques de toute l’Afrique, en facilitant le transfert de connaissances et en favorisant la collaboration nécessaire pour faire avancer la renaissance culturelle et créative de l’Afrique», a déclaré Ngenzi. Le lancement de l’ACA marque une étape importante dans l’exploitation du pouvoir des secteurs créatifs et culturels de l’Afrique pour les objectifs de développement et d’intégration. Dans le processus d’exploitation du pouvoir de l’industrie créative et culturelle de l’Afrique pour les objectifs de développement et d’intégration, il est important de comprendre ce que cela signifie et de sensibiliser sur la manière dont les industries culturelles et créatives peuvent être le mieux intégrées dans divers programmes et politiques. Cela doit être fait d’une manière qui assure le développement intrinsèque des secteurs culturels et créatifs, tout en obtenant des résultats dans d’autres secteurs et domaines de développement. Citations des partenaires «En nous appuyant sur nos expériences avec MOTIV et en nous associant à des initiatives similaires à travers le continent, l’Alliance Créative Africaine est une coalition ambitieuse visant à libérer le vaste potentiel de l’économie créative de l’Afrique. D’ici 2050, une personne sur quatre sera africaine, faisant de notre continent un marché de croissance clé. Avec plus de 70% de la population dépendant de l’économie informelle et confrontée à un défi massif de création d’emplois, l’avenir de l’Afrique réside dans son potentiel humain inexploité.» – CK Japheth, Fondateur & Chef d’équipe de MoTIV Africa «Chez AfriLabs, nous croyons au pouvoir de la collaboration et de l’innovation pour libérer le potentiel des industries créatives de l’Afrique. L’Alliance des Créatifs Africains est une étape audacieuse vers la création d’un écosystème unifié qui donnera du pouvoir aux créatifs à travers le continent. En connectant les hubs, les entrepreneurs et les décideurs politiques, nous pouvons nous assurer que le talent créatif de l’Afrique prospère et contribue significativement au développement socio-économique de notre continent.» – Anna Ekeledo, Directrice Exécutive d’AfriLabs L’activation des économies créatives ne devrait pas être une science rocket. Cependant, c’est complexe en raison de plusieurs obstacles où la perception d’une division entre culture et économie crée un énorme fossé et constitue le plus grand blocage qui est dans l’esprit des gens. Nous devons connaître nos éléments, les orchestrer, les appliquer, sensibiliser. Nous devons maîtriser la collaboration pour y arriver et nous libérer des agendas cloisonnés. – Johanna Kouzmine-Karavaïeff, experte en Industrie Culturelle & Créative, Partenaire Fondatrice d’Artisans of Innovation. AMA
Union africaine : Denis Sassou N’Guesso présent à la 37ème Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements

CONGO. Le Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso est à Addis-Abeba (Ethiopie) depuis le 16 février pour pendre part à la 37ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine (UA) qui se tient du 17 au 18. Parmi les questions à l’ordre du jour figurent celles de paix et de sécurité, d’intégration régionale et de développement du continent qui seront débattues au cours de ces assises à travers des rapports des différents groupes thématiques mis en place à cet effet. Parmi les points importants qui marqueront les travaux de cette 37ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements de l’UA, il y aura la succession du président des Comores, Azali Assoumani à la présidence en exercice de cette organisation continentale. Selon l’acte constitutif de l’Union africaine et le principe de représentation régionale, le tour revient cette année à un Etat de l’Afrique du nord d’assumer cette haute fonction. C’est ainsi qu’après plusieurs mois de négociation entre le Maroc et l’Algérie, le président Mohamed Ould El-Ghazaouan de la Mauritanie, succèdera au président comorien, le 17 février 2024 à l’ouverture des travaux de la Conférence. Le président congolais qui participera activement à cette conférence, présentera son rapport sur les travaux de la 9ème réunion du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye ; réunion tenue le 5 février dernier à Kintélé, à quelques kilomètres au nord de Brazzaville. Au cours de cette rencontre, les membres du comité de haut niveau avaient évalué le processus de sortie de crise en Libye et décidé de la tenue de la conférence nationale de réconciliation inter libyenne, prévue le 28 avril prochain dans la ville de Syrte en Libye. Cette 37ème conférence qui se tient dans un contexte politique difficile à travers le continent, est placé sous le thème : « Eduquer une Afrique adaptée au 21ème siècle, construire des systèmes éducatifs résilients pour un meilleur accès à un apprentissage inclusif tout au long de la vie, qualitatif et pertinent en Afrique ». Wilfrid Lawilla D.