Des jeunes de Madagascar en route vers l’indépendance financière

Des jeunes de Madagascar en route vers l’indépendance financière

La population de Madagascar s’accroît rapidement et devrait passer de 24,2 millions en 2015 à 36 millions d’ici à 2030, selon les chiffres de l’ONU. La croissance démographique présente un potentiel économique, mais pourrait aussi être un défi pour le pays. Les jeunes de Madagascar exercent une pression sur les systèmes d’éducation et de formation afin qu’ils offrent une éducation de qualité pour tous. Un autre défi auquel la nation est confrontée, comme de nombreux autres pays à faible revenu, est la précarité du marché du travail : en 2012, 86 % des employés avaient des emplois précaires. Pour aider à relever ces défis, le Programme de développement des capacités pour l’éducation (CapED) de l’UNESCO est mis en œuvre à Madagascar depuis 2010. Le Programme aide le pays à développer la formation professionnelle pour les jeunes non scolarisés des zones rurales, en offrant des opportunités d’éducation de qualité, pertinente et durable dans les domaines présentant des débouchés pour l’emploi. Depuis 2014, 2 500 jeunes ont été formés, parmi lesquels certains ont mis à profit la formation pour créer leurs propres entreprises et par conséquent, devenir financièrement indépendants. À l’issue de la formation, chaque élève reçoit un kit de démarrage avec soit des graines, soit des ustensiles de cuisine ou d’autres matériels, selon leur domaine d’études, pour les aider à démarrer leurs propres entreprises. Les matières enseignées dans les centres d’apprentissage incluent la maçonnerie, la charpenterie, l’élevage de porcs, la couture, l’ingénierie mécanique et la vannerie. En plus d’offrir aux jeunes la possibilité d’acquérir des compétences pour réaliser leurs ambitions, l’initiative est dénuée de stéréotypes sexistes, ce qui permet aux femmes d’avoir accès à des postes traditionnellement occupés par des hommes. En outre, l’une des retombées positives du programme est qu’il aide à retenir les jeunes travailleurs dans les zones rurales, puisqu’en les dotant des compétences dont ils ont besoin pour trouver des emplois locaux ou lancer leurs propres entreprises, on leur donne une autre option que de migrer vers les villes pour travailler. « Je ne dépends plus de mes parents, je suis financièrement indépendante », dit Natacha Obienne, 21 ans, qui vit avec son mari et son fils. Durant sa formation professionnelle, elle a appris à élever des poissons et à gérer leurs conditions de vie pour optimiser la production. Avant la formation, Natacha ne connaissait rien à la pisciculture. Elle envisage désormais de construire un deuxième étang d’élevage, et elle a pu acheter une maison et une vache. « Je conseille aux jeunes comme moi de suivre une formation car cela m’a tout appris », dit-elle. « Mon avenir est assuré si je continue de progresser comme je le fais maintenant. » Jean Thierry, 22 ans, possède aujourd’hui une entreprise de construction florissante, explique qu’il ne connaissait absolument rien de l’industrie de la construction avant de suivre sa formation. Outre les compétences en construction, il a acquis des techniques de motivation, d’entrepreneuriat et de gestion. L’une des compétences qu’il a appris à maîtriser est de savoir comment doser le béton. Jean recrute désormais d’autres jeunes travailleurs et leur transmet son savoir. Il est aujourd’hui financièrement indépendant depuis deux ans et espère conclure de plus grands contrats prochainement. « Mon avenir est assuré si je continue de progresser comme je le fais maintenant », dit-il. « Je suis fière d’avoir ma propre entreprise. » Emma Claudia, 25 ans, explique que sa mère est morte alors qu’elle n’avait qu’une semaine, qu’elle n’a pas terminé ses études et qu’elle n’a pas de diplômes. Avant la formation, elle ne s’en sortait pas bien financièrement mais le stage auquel elle a participé l’a beaucoup aidée. « Cela a complètement changé mon attitude », dit-elle. « Après la formation, je n’ai même pas attendu de recevoir le kit de démarrage, j’ai commencé à travailler et à appliquer directement tout ce que j’avais appris. » Emma a depuis lancé son propre restaurant. Au début, elle n’avait qu’une casserole et une plaque de cuisson. Aujourd’hui, elle envisage d’ajouter un autre étage à son restaurant. « Je suis fière d’avoir ma propre entreprise », dit-elle. « Même si je ne suis pas encore aisée, je suis en mesure de répondre à tous mes besoins. » Suite au succès du programme de formation CapED, le Président de Madagascar a appelé à élaborer la toute première Politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle, qui vise à accroître les opportunités d’emploi. Cette politique a été légalement adoptée en 2015 avec le soutien de CapED.

Unesco: Qui sont les exclus de l’eau ?

Unesco: Qui sont les exclus de l’eau ?

L’accès à l’eau et à l’assainissement est désormais un droit humain, reconnu par la communauté internationale. Pourtant, plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès aux services de base. Le nouveau Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, Ne laisser personne pour compte, analyse les ressorts de cette exclusion et explore les moyens de réduire les inégalités. Il a été présenté le 19 mars à Genève (Suisse) pendant la 40e session du Conseil des droits de l’homme, en amont de la Journée mondiale de l’eau (22 mars). En 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait une résolution historique reconnaissant « que le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme » et en 2015, le droit à humain à l’assainissement a été reconnu comme un droit distinct. Elle fait obligation aux Etats de créer les conditions d’un accès universel à l’eau et à l’assainissement, sans discrimination et en donnant la priorité aux plus démunis. Cinq ans plus tard, l’objectif n°6 du Programme de développement durable des Nations Unies prévoit de garantir une gestion durable et l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous d’ici 2030.             Pourtant, malgré d’importants progrès enregistrés au cours des quinze dernières années, cet objectif reste hors d’atteinte pour une bonne partie de la population mondiale. En 2015, trois personnes sur dix (2,1 milliards) n’avaient pas accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité et 4,5 milliards de personnes, soit six sur dix, étaient privées d’installations sanitaires gérées de manière sûre. On est loin de l’objectif fixé par les Nations Unies.             « L’accès à l’eau est un droit humain vital pour la dignité de chaque être humain. Pourtant, des milliards de personnes en sont toujours privées. La nouvelle édition du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau montre qu’il est possible de faire en sorte que ce droit devienne une réalité, à condition qu’il existe une volonté collective d’aller de l’avant et que des efforts soient consentis pour inclure ceux qui sont « laissés pour compte » dans les processus de décision », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.             « Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le rapport souligne que si la dégradation de l’environnement naturel et les pressions insoutenables sur les ressources mondiales en eau se poursuivent, 45 % du PIB mondial et 40 % de la production céréalière mondiale seront en danger d’ici 2050. Les populations pauvres et marginalisées seront affectées de manière disproportionnée, ce qui aggravera encore les inégalités […]. Le rapport 2019 met en évidence la nécessité d’adapter les approches tant en politique qu’en pratique, afin d’aborder les causes de l’exclusion et des inégalités. », a déclaré pour sa part Gilbert F. Houngbo, Président d’ONU-Eau et Président du Fonds international de développement agricole. De fortes disparités             Ces chiffres globaux masquent de fortes disparités. A l’échelle de la planète, c’est en Afrique que se trouvent la moitié des personnes qui boivent une eau provenant de sources non protégées. En Afrique subsaharienne, seulement 24% de la population a accès à une source sûre d’eau potable et les installations sanitaires de base –non partagées avec d’autres foyers- sont réservés à 28% de la population.             Au sein même des pays, d’importantes différences existent, entre les riches et les pauvres notamment. En ville, les populations défavorisées vivant dans des habitations précaires qui ne sont pas reliées à l’eau courante paient souvent l’eau plus cher (10 à 20 fois plus que leurs voisins des quartiers riches) pour un service égal ou de moindre qualité assuré par des vendeurs d’eau ou des camions citernes.                 Le droit à l’eau, insistent les auteurs du Rapport, ne peut être isolé des autres droits de l’homme. Les populations marginalisées et souffrant de discriminations du fait de leur genre, de leur âge, de leur statut social, de leur appartenance à une minorité religieuse, ethnique ou linguistique sont aussi les plus susceptibles d’avoir un moindre accès à l’eau et aux services d’assainissement.             Près de la moitié des personnes qui boivent une eau issue de sources non protégées vivent en Afrique sub-saharienne où ce sont essentiellement les femmes et les filles qui supportent l’essentiel de la charge liée à la collecte de l’eau, à laquelle elles consacrent plus de 30 minutes par jour au détriment de leur éducation. Les réfugiés particulièrement exposés             L’accès à l’eau et aux installations sanitaires est un défi pour les réfugiés et personnes déplacées de force. Or, leur nombre n’a jamais été aussi élevé. En 2017, les conflits et les persécutions ont poussé 68,5 millions de personnes sur les routes. A ce chiffre s’ajoute une moyenne de 25,3 millions de personnes forcées de migrer chaque année en raison de catastrophes naturelles, un chiffre qui a doublé depuis le début des années 1970 et qui est susceptible d’augmenter encore dans les années qui viennent sous l’effet du changement climatique.                    Des politiques inclusives sont nécessaires pour atteindre l’Objectif de développement durable n°6. Elles le sont aussi pour désamorcer des conflits entre les différents utilisateurs de l’eau.  Dans un contexte marqué par une augmentation de la demande (1% par an depuis les années 1980), le Rapport constate une hausse significative des conflits liés à l’eau. Entre 2000 et 2009, on en recensait 94. Entre 2010 et 2018, ce chiffre s’élevait à 263.             Le Rapport montre enfin à quel point il est rentable d’investir dans les infrastructures sanitaires et liées à l’eau. Le retour sur investissement est élevé, en particulier pour les plus vulnérables. L’effet multiplicateur pour chaque dollar investi est estimé à 2 pour l’eau potable et 5,5 pour l’assainissement. Coordonné et publié par le Programme mondial d’évaluation des ressources en eau de l’UNESCO, le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau est produit grâce à la contribution des 32 entités des Nations Unies et des 41 partenaires internationaux qui constituent l’ONU-Eau. Il est publié chaque année à l’occasion de la Journée

Cinq chercheuses exceptionnelles reçoivent le prix L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science 2019

Cinq chercheuses exceptionnelles reçoivent le prix L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science 2019

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, et Jean Paul Agon, Président-Directeur général de L’Oréal et Président de la Fondation L’Oréal, ont remis le prix L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science à cinq chercheuses remarquables lors d’une cérémonie au siège de l’UNESCO à Paris, France. Quinze jeunes chercheuses prometteuses, représentant l’avenir de la science, ont également été mises à l’honneur en tant que « Jeunes talents internationaux ». « Dans toute son histoire et jusqu’à aujourd’hui, la science est l’un des nombreux domaines où les femmes sont les grandes oubliées des représentations sociales » dit la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay. « L’UNESCO est toute entière engagée pour relever ce défi majeur en travaillant sur toute la chaîne qui va de l’éducation aux représentations collectives. L’éducation, d’abord, le socle de tous les possibles, avec une priorité accordée à l’éducation des filles et des femmes et en luttant le plus tôt possible contre les inégalités dans nos systèmes éducatifs. » Najat Aoun Saliba, Maki Kawai, Karen Hallberg, Ingrid Daubechies et Claire Voisin ont reçu le prix en reconnaissance de l’excellence de leurs travaux dans leurs domaines respectifs: chimie analytique et atmosphérique; sciences de surface; la physique de la matière condensée; traitement numérique des images et des signaux; et géométrie algébrique. Ingrid Daubechies et Claire Voisin sont les premières mathématiciennes à recevoir ce prix, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO ayant choisi de renforcer leur engagement en faveur des femmes de science en ouvrant le Prix International dédié aux sciences de la matière à deux nouveaux domaines de recherche : les mathématiques et les sciences informatiques. « La science est l’affaire de l’humanité tout entière » souligne Jean Paul Agon. « Donner aux femmes leur juste place dans la science et dans la société, c’est donner au monde une véritable chance d’adresser efficacement ses grands enjeux en matière de santé, de changement climatique ou bien encore d’intelligence artificielle. La prise en compte de la perspective du genre est essentielle pour une science bénéfique à tous. » Cette année marque le 21e anniversaire d’un partenariat fructueux engagé pour soutenir les femmes et lutter contre les préjugés sexistes dans le secteur des sciences. La science est l’un des multiples domaines que les représentations sociales continuent souvent, de par le monde, à associer à un seul travail masculin. Ces représentations ont pour effet d’occulter une large partie de l’histoire des sciences ; elles contribuent en outre, ne serait-ce qu’en privant les filles et les femmes de modèles féminins d’accomplissement scientifique, à perpétuer l’inégalité de genre dans l’accès à ce type d’études et de carrières. Les femmes ne représentent aujourd’hui que 30 % des chercheurs dans le monde. Cet enjeu de la place des femmes dans la science est au cœur du partenariat conclu entre l’UNESCO et la Fondation L’Oréal : un exemple exceptionnel de collaboration à long terme, qui vise à saluer, à encourager, à soutenir le travail de nouvelles générations de femmes scientifiques. PRIX L’ORÉAL-UNESCO POUR LES FEMMES ET LA SCIENCE : LES CINQ LAURÉATES 2019 AFRIQUE ET ÉTATS ARABES Professeur Najat Aoun SALIBA – Chimie analytique et atmosphérique ASIE – PACIFIQUE Professeur Maki KAWAI – Chimie / Catalyse AMÉRIQUE LATINE Professeur Karen HALLBERG – Physique / Physique de la matière condensée AMÉRIQUE DU NORD Professeur INGRID DAUBECHIES – Mathématiques/ Physique mathématique EUROPE Professeur Claire VOISIN – Mathématiques / Géométrie algébrique

#wiki4women Mouvement contributif mondial : plus jamais sans elles

#wiki4women Mouvement contributif mondial : plus jamais sans elles

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, l’initiative #WIKI4WOMEN invite chacun à prendre quelques minutes le 8 mars 2019 pour créer, enrichir ou traduire, dans autant de langues que possible, des profils de femmes sur Wikipédia. L’initiative mondiale de l’UNESCO et de Wikimédia, vise à mettre en lumière des femmes engagées dans les domaines de l’éducation, la science, la culture, les sciences sociales et humaines ou la communication et l’information. Partout dans le monde, des femmes réalisent de grandes choses, mais elles sont nombreuses à être oubliées dans l’espace numérique. Malgré leur succès professionnel, l’histoire de ces femmes reste inconnue. Même si plus de 25 000 articles sont rédigés chaque jour sur Wikipédia, seul un faible pourcentage des biographies – environ 18%- concerne des femmes. Cependant, le nombre de profils de femmes pourrait augmenter, grâce à une participation active, et écrire les histoires des femmes invisibles, permettrait de faire progresser l’égalité des genres. L’UNESCO considère l’égalité des genres non seulement un droit fondamental de la personne humaine et un fondement de la justice sociale, mais aussi une nécessité économique. La campagne #WIKI4WOMEN, a été mise en œuvre grâce au soutien généreux du Canada, de l’Islande, de la République de Corée, de la Fondation CHANEL, d’ENGIE, du New York Times, de France Médias Monde et de la Journée de la Femme Digitale. L’événement aura lieu dans plusieurs villes participantes telles que Paris, Bangkok, New Delhi, Almaty, Le Caire, Lima et Buenos Aires. Le Siège de l’UNESCO à Paris ainsi que les villes précitées, accueilleront in situ les contributeurs. Parmi les participants figureront des membres du personnel de l’Organisation et de ses Délégations permanentes, des partenaires, des représentants de la société civile, des étudiants, le grand public et les contributeurs en ligne. Pour commémorer l’événement, les contributeurs recevront – sur inscription en ligne – un certificat officiel de participation.

Prix Houphouët-Boigny: Les candidatures ouvertes jusqu’au 28 février 2019

Prix Houphouët-Boigny: Les candidatures ouvertes jusqu’au 28 février 2019

Ouvertes depuis quelques jours, les candidatures pour l’édition 2019 du Prix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix peuvent être directement soumises par les délégations permanentes des états membres auprès de l’UNESCO ou par les commissions nationales pour l’UNESCO des Etats membres via le lien suivant www.unesco.org/hb-prize Dans un communiqué, l’Unesco indique que toutes les autres entités souhaitant soumettre une candidature doivent faire une demande via le lien ci-joint www.unesco.org/compte-hb Créé en 1989 et décerné tous les ans par l’UNESCO, le Prix Félix Houphouët-Boigny se propose d’honorer des personnes, institutions ou organisations qui ont contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix, dans le respect de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO. Pour rappel, il a déjà été décerné à des personnalités comme le Président français, François Hollande, Nelson Mandela et Frederik W. De Klerk ; Yitzhak Rabin, Shimon Pérès et Yasser Arafat ; le Roi Juan Carlos d’Espagne, l’ancien Président américain, Jimmy Carter, l’ancienne maire de Lampedusa, Giuseppina Nicolini ou encore l’association SOS Méditerranée. Rappelons également que la date limite pour la soumission des candidatures est fixée au 28 février 2019. Adrien Thyg avec CM

Découvrez les lauréats 2018 des prix UNESCO d’éducation

Découvrez les lauréats 2018 des prix UNESCO d’éducation

Les Prix internationaux d’alphabétisation de l’UNESCO récompensent cinq projets pour leur excellence et leur innovation dans le domaine de l’alphabétisation. Il s’agit du Prix d’alphabétisation UNESCO-Roi Sejong et du Prix UNESCO-Confucius d’alphabétisation. Aid Afghanistan for Education a été récompensé pour ses efforts visant à offrir des opportunités d’apprentissage aux femmes et aux filles. Le programme offre une deuxième chance aux femmes et aux filles marginalisées d’achever leur éducation et de participer pleinement à la société et au marché du travail. « Programa Aprender Siempre », un projet de l’Uruguay, a été récompensé pour ses efforts visant à promouvoir les compétences en citoyenneté des personnes incarcérées. Le programme s’attache à créer des espaces éducatifs et à améliorer les compétences des individus pour la vie en communauté, à renforcer leur amour-propre et leur autonomie, et à accroître leur motivation à continuer d’apprendre. Le programme d’enseignement consolidé d’alphabétisation et ICDL, un projet d’Iran, œuvre pour la promotion de l’alphabétisation et de la formation continue par le biais d’un éventail de programmes destinés aussi bien aux enfants qu’aux adultes, ciblant en particulier les femmes et les filles des zones rurales, des tribus minoritaires, des armées, des prisons et des usines. Le Service des établissements pénitentiaires du Nigéria, un projet au Nigéria qui œuvre pour la promotion de l’alphabétisation et du développement des compétences en milieu carcéral, propose aux détenus des cours d’alphabétisation ainsi qu’un enseignement et une formation techniques et professionnels. Le programme permet aux détenus d’acquérir des compétences professionnelles qui peuvent leur permettre d’accéder facilement à un emploi ou de s’installer à leur compte une fois libérés. La Fondation Elche Acoge d’Espagne a été récompensée pour son programme « Espagnol seconde langue pour les migrants adultes ». Le programme associe cours d’espagnol et cours et ateliers portant sur les compétences informatiques de base, les droits et devoirs du citoyen, la connaissance de la ville, la citoyenneté active, des informations sur les activités de loisir et les visites culturelles pour les nouveaux arrivants. Le Prix UNESCO-Japon reconnaît le rôle de l’éducation pour relier les dimensions sociales, économiques, culturelles et environnementales du développement durable. Installée au fond d’une vallée de dunes dans le désert du Namib, l’organisation Namib Desert Environmental Education Trust a pour mission de protéger l’environnement naturel de la Namibie en formant ses citoyens à l’adoption d’un mode de vie durable. Les méthodes d’enseignement transformatrices et expérimentales de l’organisation offrent une vision concrète des modes de vie durables. La Fondation Kalabia en Indonésie fournit aux populations les connaissances dont elles ont besoin pour assurer la conservation de leurs ressources côtières et marines. Elle est installée sur une plate-forme flottante innovante qui fait le tour des îles afin de proposer des programmes éducatifs intensifs de quatre jours aux enfants, tout en faisant participer les communautés. La Fondation Let’s Do It en Estonie mobilise des millions de personnes dans un esprit positif et tourné vers l’action pour remédier aux problèmes environnementaux et sociaux liés à la mauvaise gestion des déchets solides. L’organisation a été récompensée pour ses projets « World Cleanup Day » et « Keep It Clean ». Le Prix UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes distingue des contributions innovantes à des projets remarquables qui améliorent et promeuvent les perspectives d’éducation des filles et des femmes, et par là-même, leur qualité de vie. La Fondation Misr El Kheir soutient l’éducation des filles dans certains des villages les plus pauvres d’Égypte. Elle permet aux filles d’acquérir des compétences en lecture, pour la vie et leur futur emploi, et aide les enseignants à adopter des pratiques d’enseignement sensibles au genre et à créer des environnements d’enseignement et d’apprentissage sûrs. Le Centre pour les femmes de la Fondation jamaïcaine offre une formation continue aux filles adolescentes enceintes et aux mères qui ont dû abandonner leurs études. Le projet de la Fondation est devenu un modèle puissant qui a été reproduit dans des pays tels que la Grenade, le Guyana et l’Afrique du Sud. Le Prix UNESCO-Hamdan a été créé pour aider à améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage en vue de réaliser les objectifs de l’Éducation pour tous. Le Centre de modélisation mathématique de l’Université du Chili a été récompensé pour son programme visant à combler les écarts de résultats en mathématiques entre les élèves issus de différents milieux socioéconomiques et à améliorer la qualité de l’enseignement des mathématiques en général. Un projet d’Indonésie, connu sous le nom de Diklat Berjenjang, a été récompensé pour son projet visant à promouvoir un développement professionnel de qualité pour les enseignants de la petite enfance. Le Fast-track Transformational Teacher Training Programme (programme de formation accélérée et transformatrice des enseignants), un programme de formation des enseignants innovant du Royaume-Uni, a été sélectionné pour son approche hautement innovante et efficace pour la formation des enseignants dans différents environnements professionnels au Ghana. Le Prix UNESCO pour l’utilisation des TIC dans l’éducation récompense des approches innovantes visant à tirer parti des nouvelles technologies pour élargir les perspectives d’éducation en donnant accès à une éducation de qualité et à des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous. Voici les lauréats de l’édition 2017. Les gagnants de 2018 seront annoncés en mars. L’Initiative d’apprentissage connecté met à profit les TIC pour améliorer les chances des élèves des communautés mal desservies d’accéder à l’enseignement secondaire et supérieur en Inde. À ce jour, 46 420 élèves ont bénéficié du programme dans quatre États indiens. GENIE est une politique nationale à long terme et à grande échelle mise en place au Maroc. Elle vise à intégrer les TIC pour améliorer l’accès et la qualité de l’éducation dans les écoles primaires et secondaires.

UNESCO: les lauréats du concours photo « le Regard de la Jeunesse sur les Routes de la Soie » 2018

UNESCO: les lauréats du concours photo « le Regard de la Jeunesse sur les Routes de la Soie » 2018

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation la science et la culture (Unesco) a rendu public récemment par les noms des lauréats du concours international de la photographie « le Regard de la Jeunesse sur les Routes de la Soie ». Comme le rappelle l’agence onusienne, « l’objectif principal de ce concours était d’attirer l’attention des jeunes sur les Routes de la soie, et de les encouragez à partager leurs points de vue et leur idées uniques sur le patrimoine commun qui s’est développé le long de ces routes historiques du dialogue ». A noter que le concours, qui a eu lieu entre le 11 avril et 22 juillet 2018 inclus, a été divisé en deux groupes d’âge: 14-17 ans et 18-25 ans et que 6.625 candidatures provenant de 100 pays différents ont été reçues. Sur son site Internet, « l’Unesco précisé qu’un comité de sélection et évaluation, composé de six photographes professionnels renommés, a examiné les photos avec le soutien du célèbre photographe Reza », peut-on lire. Au final, trois gagnants ont été sélectionné dans chaque catégorie d’âge. Il s’agit de: Catégorie 1 : 14-17 an Première place : M. Zijie Gong (Chine) Deuxième place : Mr Rishab Nandi (Inde) Troisième place : M. Michael Theodric (Indonésie) Catégorie 2 : 18-25 ans Première place : M. Pyae Paing (Myanmar) Deuxième place : Mme Xiaoyi Yan (Chine) Troisième place : M. Ahmed Gaber Eid (Égypte). A noter qu’en plus des gagnants, le comité de sélection a également choisi 2 mentions honorables, ainsi que 70 photographies représentant bien l’esprit du ce concours, précis l’Unesco. Catégorie 1 : Mention honorable, 14-17 ans Mlle Anushka Kesarwani (Inde) M. Fardin Oyan (Bangladesh). Catégorie 2 : Mention honorable, 18-25 ans Mlle Amanullah Sedaqat (Afghanistan) Mlle Nasiba Nurmatova (Kirghizistan). Selon l’agence onusienne, ces photographies exceptionnelles seront publiées dans un album photo qui sera distribué aux différentes parties prenantes.Elles seront également présentées dans une exposition mobile qui circulera dans différents pays afin de sensibiliser les jeunes et d’impliquer l’histoire et les valeurs communes. Notons que la cérémonie de remise des prix sera organisée à Beijing, en Chine, à l’occasion de la Journée internationale de la paix (21 septembre) et en partenariat avec la China World Peace Foundation et qu’une table ronde intitulée sera organisée à cette occasion. Placée sous le thème « Visions de la jeunesse sur les Routes de la soie », cette rencontre permettra aux jeunes de partager leurs points de vue et de débattre des moyens disponible pour améliorer l’engagement des jeunes pour les Routes de la soie, poursuit l’Unesco. Adrien Thyg

CEEAC : Les ministres de la Culture ont rendez-vous en novembre prochain au Congo

CEEAC : Les ministres de la Culture ont rendez-vous en novembre prochain au Congo

Le représentant par intérim de l’Unesco au Congo, Vincenzo Fazzino, a annoncé le 31 août 2018 à Brazzaville, que le Congo organise à la fin du mois de novembre 2018 à Brazzaville, une réunion des ministres de la culture de l’espace de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). Le représentant de l’Unesco a fait cette annoncé à l’issue de l’audience que lui a accordée le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo. Pour le diplomate onusien, il s’agira de jeter un regard sur la question des industries culturelles et de replacer la centralité de la culture dans la diversité économique des différents pays. Les deux interlocuteurs ont également abordé la question du patrimoine mondial, immatériel, tangible ainsi que l’importance du patrimoine documentaire. Vincenzo Fazzino a rappelé que le Congo abritait des archives très importantes de l’Afrique équatoriale française qui sont non seulement le patrimoine de ce pays mais un patrimoine à partager avec d’autres Etats. Il a ajouté que son institution disposait d’instruments juridiques et des programmes à l’image du programme mémoire du monde qui permet de projeter ce patrimoine documentaire. Le ministre et son hôte ont aussi évoqué la question du musée national et de celui de Loango-. A cet effet, le fonctionnaire onusien a promis d’en faire le suivi et d’y travailler avec le gouvernement congolais. Florent Sogni Zaou