Congo/Unesco : Renouvellement de l’Accord de siège

Congo/Unesco : Renouvellement de l’Accord de siège

La représentante de l’Unesco au Congo, Mme Fatoumata Marega, a informé la presse que plusieurs accords ont été signés entre l’Unesco et la république du Congo parmi lesquels celui portant sur le renouvellement de l’Accord de siège et dans le cadre de coopération globale portant assistance technique aux ministères en charge de l’Éducation, de la Recherche scientifique et de la Jeunesse. Ce renouvellement a lieu à l’occasion du séjour de la directrice générale de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Mme  Audrey Azoulay, du 13 au 14 octobre 2020 à Brazzaville. Ce séjour vise à  renforcer la coopération entre le Congo et son institution, présente dans le pays depuis 1997. Au cours de ce séjour, Mme Azoulay effectue, entre autres, une descente au lycée de la Révolution qui a servi de site de pilotage pour la production des contenus d’enseignement à distance pendant la période de confinement en raison de la Covid-19. Elle procédera à cette occasion à l’inauguration d’un studio de préparation et une chaîne de télé à domicile. Elle visitera également l’école de peinture de Poto-Poto qui célèbre ses 70 d’existence. Cette école a dans son palmarès la médaille Picasso de l’Unesco et la formation de grands artistes qui évoluent dans des galeries internationales avant de traverser le fleuve Congo pour rejoindre Kinshasa en République démocratique du Congo (Rdc). Ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration, la directrice générale de l’Unesco est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et titulaire d’un diplôma of Business administration de l’Université de  Lancaster du Royaume-Uni. Florent Sogni Zaou

L’UNESCO et l’AFD ensemble pour tirer des enseignements sur les défis de la formation des ingénieurs de l’eau

L’UNESCO et l’AFD ensemble pour tirer des enseignements sur les défis de la formation des ingénieurs de l’eau

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) reconnaissent la centralité des jeunes et leur rôle dans la voie du développement durable. Ils font partie des neuf grands groupes avec lesquels l’ONU collabore étroitement pour assurer une large participation et représentation de toutes les composantes de la société. Les jeunes, partie prenante de la mise en œuvre des projets contribuant à la réalisation des ODD, doivent être des acteurs du succès de l’Agenda 2030 du développement durable. L’UNESCO et l’AFD placent le Développement durable au centre de leur intervention. Avec moins de 650m3/Habitant au Maghreb, l’eau est tout, particulièrement, l’un des facteurs clés du développement durable. Le rôle des ingénieurs œuvrant dans le domaine de l’eau est crucial dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques hydriques à même d’accompagner durablement le développement socioéconomique de leurs pays. Seulement, les cursus de formation des futurs ingénieurs dans différentes disciplines de l’eau ne semblent pas être toujours adaptés aux nouveaux défis planétaires, comme le changement climatique, la sécurité alimentaire, la sécurisation des besoins en énergie, la préservation de la biodiversité, l’inclusion sociale etc. La conception de nouveaux modèles de formation des futurs ingénieurs doit également tenir compte des besoins du marché de l’emploi et du potentiel qu’offrent les nouvelles technologies. A cet effet, le Bureau l’UNESCO pour le Maghreb vient de lancer une large concertation pour élaborer un rapport d’orientation qui tentera entre autres de répondre à une question cruciale : Comment adapter les cursus de formation des futurs ingénieurs pour faire face aux innombrables défis actuels et futurs en lien avec la gestion durable de l’eau ? Pour répondre à cette question, le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb et l’Agence Française de Développement (AFD) au Maroc se sont associés pour organiser le 17 juin 2020 un webinaire pour débattre des principales questions stratégiques qui conditionnent la réussite de la formation des futurs ingénieurs dans les disciplines de l’eau. Ce débat en ligne a été animé par un panel d’éminents experts maghrébins et en présence virtuelle d’un grand nombre de spécialistes et d’étudiants dans le secteur de l’eau. « Les jeunes ont la créativité, le potentiel et la capacité nécessaires pour améliorer les sociétés, pour eux-mêmes, et pour le reste du monde. Les jeunes élèves ingénieurs seront parmi les leaders de demain. Ils doivent être associés et incités à s’engager dans la vision globale pour l’avenir de leurs sociétés, voire de l’humanité. Ils sont appelés à jouer un rôle déterminant dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques et auront ainsi un impact significatif sur la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Une formation de qualité, adaptée aux défis actuels et futurs, est à même d’outiller les apprenants pour relever ces challenges. Pour un secteur aussi stratégique que l’eau, l’approche Nexus Eau-Alimentation-Energie doit constituer l’ossature des cursus d’apprentissage des élèves ingénieurs, sans oublier les aspects sociaux, culturaux et environnementaux. L’UNESCO a toujours placé l’eau au centre de ses intérêts. Via son Programme Hydrologique International (PHI) sur la sécurité de l’eau et sa stratégie liée au changement climatique, l’UNESCO soutient les efforts déployés par les pays membres en matière de développement de solutions innovantes pour une gestion intégrée et durable de l’eau. En outre, chaque année, l’Organisation édite le Rapport Mondial sur le Développement des Ressources en Eau. Aujourd’hui même, le bureau de l’UNESCO au Caire dédié aux sciences dans le monde arabe lance officiellement l’édition 2020 de ce rapport qui est consacré cette année à la thématique « Eau et changement climatique», a affirmé Golda El Khoury, Directrice et Représentante du Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb lors de son discours d’ouverture. « L’eau restera un investissement stratégique dans un contexte de changement climatique et a fortiori dans ce moment de crise COVID qui nous rappelle que la résilience des sociétés reposera davantage sur la protection sociale des citoyens mais aussi des ressources naturelles. L’AFD intervient dans le cycle de l’eau au Maroc depuis près de 30 ans. Au-delà de l’appui financier qui dépasse à ce jour 800 millions d’Euros, nous accordons beaucoup d’importance à la production de connaissances et au partage d’expériences entre les acteurs publics/privés du secteur de l’eau. Des initiatives ont été prises en ce sens avec des partenaires académiques français et internationaux notamment pour adapter la formation de l’ingénieur dans les sciences de l’eau aux enjeux du développement durable, qui supposent sans doute davantage de technicité, de pluridisciplinarité et d’esprit critique, pour saisir la complexité des leviers d’efficacité hydrique, d’inclusion sociale et de résilience écologique. » a souligné Mihoub Mezouaghi, directeur de l’AFD au Maroc. Le webinaire a entre autres permis d’identifier les nouvelles orientations de la formation des sciences de l’eau et l’importance que revêtent les nouvelles technologies et les data sciences dans les métiers futurs de l’ingénieur. Le webinaire a également mis en relief le rôle que doit jouer l’ingénieur dans la recherche et Innovation dans le contexte maghrébin où la mobilisation des ressources en eau non conventionnelles prend une grande ampleur. Une soixantaine de participants du Maghreb, mais aussi du Tchad et du Cameroun ont pu suivre ce webinaire.

L’UNESCO lance le premier appel à partenariats pour le Fonds mondial pour la défense des médias

L’UNESCO lance le premier appel à partenariats pour le Fonds mondial pour la défense des médias

L’UNESCO recherche des partenaires afin de promouvoir la liberté des médias, qui seront financés par le Fonds mondial pour la défense des médias (Global Media Defence Fund, en anglais), établi grâce à l’initiative des gouvernements du Royaume-Uni et du Canada, et qui s’inscrit dans le cadre de leur Campagne mondiale pour la liberté des médias (Global Campaign for Media Freedom, en anglais). Sous l’égide de ce premier appel à partenariats, un demi-million de dollars américains seront distribués sous la forme de petites subventions à des organisations pertinentes et sans but lucratif. Jusqu’au dimanche 10 mai 2020, l’UNESCO acceptera des propositions pour des projets innovants qui permettront de renforcer la protection juridique des journalistes et améliorer leur accès à une assistance juridique, ainsi que de soutenir le journalisme d’investigation qui contribue à lutter contre l’impunité, au niveau local, régional et/ou international, en faisant progresser au moins l’un des Résultats suivants du Fonds mondial pour la défense des médias : Résultat 2 : Renforcer l’opérationnalisation des mécanismes nationaux de protection et des réseaux de soutien par les pairs, notamment en aidant les gouvernements et d’autres institutions à élaborer au niveau national des cadres, des plans d’action et une législation concernant la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, afin de garantir un accès rapide des journalistes à une assistance juridique, renforcer leur défense et améliorer leur sécurité ;  Résultat 3 : Soutenir le journalisme d’investigation qui contribue à réduire l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, et à renforcer la sécurité de ceux qui travaillent dans ce domaine ; Résultat 4 : Renforcer les structures servant à favoriser le contentieux stratégique afin de protéger les environnements où les cadres juridiques sont propices à un écosystème médiatique indépendant, libre et pluraliste. Dans le cadre de ce premier appel à partenariats, pour un montant total de 500 000 USD (cinq cent mille dollars américains), le Fonds mondial pour la défense des médias examinera les demandes de financement de la part de parties prenantes pertinentes et sans but lucratif, y compris les organisations de la société civile, les associations de médias, les organisations de défense des droits de l’homme, les initiatives en faveur de l’état de droit, les réseaux de journalisme d’investigation et les institutions académiques. Les subventions demandées dans le cadre de cet Appel à partenariats doivent être d’un montant minimum de 15 000 USD (quinze mille dollars américains) et d’un montant maximum de 60 000 USD (soixante mille dollars américains). Vous pouvez télécharger l’Appel à partenariats et le dossier de candidature ici. Afin de postuler, veuillez envoyer votre proposition de partenariat et les documents connexes à l’adresse gmfd@unesco.org(link sends e-mail), avant dimanche 10 mai 2020 à 23h59 (CET). Aucune proposition et/ou document connexes ne sera accepté après cette date. Les candidatures doivent être soumises en anglais ou en français. Le Fonds mondial pour la défense des médias est un Fonds fiduciaire multipartenaires dont le but est de renforcer la protection des médias et d’améliorer l’accès des journalistes à une assistance juridique spécialisée. Ses domaines d’activités sont le soutien à la défense juridique basée sur les normes internationales relatives à la liberté des médias, ainsi que le journalisme d’investigation qui contribue à lutter contre l’impunité pour le crimes commis contre les journalistes. L’approche de mise en œuvre consiste à rechercher des demandes de financements de la part d’organisations pertinentes et sans but lucratif.

4ème Open Water Symposium au Maroc: Promouvoir les logiciels libres pour soutenir la gestion des ressources en eau

4ème Open Water Symposium au Maroc: Promouvoir les logiciels libres pour soutenir la gestion des ressources en eau

Mettre à profit les logiciels libres et/ou open-source comme outils durables pour soutenir la gestion des ressources en eau dans tous ses domaines d’activités. Tel a été le principal objectif de l’Open Water Symposium qui s’est déroulé du 28 au 1er novembre à Rabat. Ce rendez-vous, dédié aux pays africains et arabes, a été organisé par la Division des Sciences de l’Eau de l’UNESCO avec l’appui du Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb Durant cet événement, qui a regroupé cent-un participants, dont cinquante-deux femmes, de vingt-trois nationalités différentes (décideurs politiques, représentants de Ministères, étudiants, enseignants-chercheurs, etc.), plusieurs spécialistes des logiciels gratuits et/ou open-source pour la gestion des ressources en eau ont présenté leurs outils et dispensé sept formations portant sur neuf logiciels et applications libres et/ou gratuits en lien avec la cartographie, la modélisation des écoulements de surface et des eaux souterraines, la gestion de l’irrigation, la gestion du traitement des eaux usées, la télédétection, le partage de l’information, et la modélisation des usages au service de la prise de décision. Les participants ont souligné l’importance de tels événements de formation pour l’amélioration des connaissances, le renforcement des capacités, et une prise de décision scientifiquement fondée pour la gestion des ressources en eau. « Les outils de modélisation sont incontournables pour l’aide à la décision quant à la gestion des ressources en eau. Seulement, leur utilisation est limitée dans les pays en voie de développement en raison de licences coûteuses et du manque de données. Ainsi, l’UNESCO en partenariat avec le Global Open Water Network vise à promouvoir les logiciels open source et gratuits en proposant des formations (e-learning et ateliers) et des services « Cloud » permettant un accès facile et une utilisation aisée des infrastructures informatiques, des données et des logiciels libres pour les applications des ressources en eau, comme cela a été le cas pour ce Symposium qui est à sa 4ème édition », explique Golda El Khoury, Directrice et Représentante de l’UNESCO pour le Maghreb. L’eau est essentielle à la vie à la fois humaine et environnementale, et s’inscrit au cœur du développement durable, à la fois économique et social. C’est pourquoi les questions liées à la gouvernance et à la gestion de l’eau sont au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030 : une gestion durable de l’eau contribuera à l’atteinte de nombreux autres objectifs parmi les 17 qui ont été fixés. Cette gestion durable des ressources en eau passe par le développement et l’adoption de nouveaux outils et technologies. « Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique doit faire face à de nombreux défis d’approvisionnement en eau. Le plus grand défi étant celui de généraliser l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour ses populations, essentiellement rurales, élaborer et mettre en œuvre des politiques hydriques capables d’accompagner le développement socioéconomique et améliorer la résilience face au changement climatique », poursuit Golda El Khoury. La sécurité en eau reste l’un des défis les plus critiques en matière de développement durable dans la région Arabe. En effet, 18 des 22 pays arabes sont situés sous le seuil de pauvreté hydrique (1000 m3/personne/an de ressources en eau douce renouvelables) et 13 dont la pauvreté extrême en eau (moins 500 m3/personne/an). Malgré ce contexte difficile qui empire sous l’effet du changement climatique, les réponses à la pénurie d’eau de nombreux pays arabes reposent généralement sur l’accroissement de l’offre à travers la surexploitation des ressources en eaux souterraines non renouvelables et la dépendance croissante à l’égard de ressources non conventionnelles à forte consommation d’énergie, telles que le dessalement. Le statut hydrique aigu de la région Arabe et les défis spécifiques à l’Afrique à l’égard de l’eau interpellent de plus en plus les acteurs de l’eau à changer de paradigme à l’égard de cette denrée vitale et adopter des pratiques novatrices à même d’instaurer une gestion parcimonieuse et durable des ressources en eau. L’effort soutenu déployé par l’UNESCO pour renforcer les capacités des acteurs du secteur l’eau contribue à coup sûr à l’atteinte de cet objectif. Au Maroc, le potentiel en ressources en eau naturelles renouvelables est en deçà de 1000 m³/habitant/an, ratio communément admis comme seuil critique de stress hydrique. Cette situation est en train d’empirer sous l’effet du changement climatique qui a tendance à accentuer la raréfaction des ressources en eau du pays et à renforcer les phénomènes extrêmes, sécheresses et inondations. D’où la nécessité de prendre en compte le changement climatique dans l’élaboration de la politique de l’eau, et c’est à quoi l’UNESCO s’emploie dans le cadre de son Programme Hydrologique International (PHI). Dans ce sens, l’UNESCO Maghreb a organisé le 17 octobre dernier un atelier de réflexion sur la prise en compte du changement climatique par les Agences de Bassins Hydrauliques du Maroc dans la planification et la gestion de l’eau.

UNESCO/Angola: signature d’un programme de formation doctorale en science, technologie et innovation au profit de 160 chercheurs

UNESCO/Angola: signature d’un programme de formation doctorale en science, technologie et innovation au profit de 160 chercheurs

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’Angola ont signé dernièrement un programme national de formation doctorale en science, technologie et innovation au profit de 160 chercheurs. D’un montant inédit de 50 millions de dollars, ce programme a été signé par la Directrice générale de l’UNESCO et la Ministre de l’enseignement supérieur de l’Angola de la Biennale de Luanda pour une culture de la Paix qui s’est tenue du 18 au 22 septembre dans la capitale de l’Angola. Selon l’Unesco ce projet mettra l’accent sur les sept domaines prioritaires : l’environnement, l’eau, l’énergie, les technologies numériques, les sciences de la vie, la gestion des ressources naturelles et, la gestion des ressources marines. Le projet mis en œuvre par l’UNESCO accordera aussi une attention particulière à la participation des femmes, pour amener 30% d’entre elles au niveau doctorat, a poursuivi l’agence onusienne dans un communiqué. «Concrètement, il permettra d’augmenter le nombre de chercheurs du pays, de renforcer la filière de recherche grâce à de nouveaux équipements, de mettre en place des équipes et réseaux scientifiques multidisciplinaires et de renouveler les programmes des formations scientifiques universitaires. La formation tout au long de la carrière et la participation à des échanges régionaux et internationaux seront également favorisés », souligne-t-on de même source. « La paix n’est pas simplement l’absence de guerre. La paix durable repose sur liberté de la presse, sur la défense de la vérité et de la dignité. Elle repose sur la transmission du patrimoine, qui assure la souveraineté des imaginaires et aide à se projeter vers les autres et vers l’avenir. Elle repose sur l’éducation de qualité pour tous, filles et garçons, jusqu’au plus haut niveau », a déclaré la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, à l’ouverture de la Biennale de Luanda. Concernant le projet, elle a assuré l’Angola du soutien de son organisation soulignant que « L’UNESCO est déterminée à soutenir l’Angola dans (sa) stratégie de paix et de développement misant sur la jeunesse, la technologie et l’éducation » Selon l’Unesco, le taux brut de scolarisation au niveau universitaire de sa population est inférieur à 9.5% (5% pour les femmes). En valeur absolue, il y a aujourd’hui moins de 1 900 chercheurs dans tout le pays. Adrien Thyg

L’UNESCO serait-il complice de la mort programmée de la langue PULAAR au Sénégal ?

L’UNESCO serait-il complice de la mort programmée de la langue PULAAR au Sénégal ?

TRIBUNE. En effet, la semaine nationale de l’alphabétisation est en cours et elle bat son plein. Déjà ouverte à Mbour, elle va se terminer à Dakar ce samedi 14 septembre 2019 devant plusieurs personnalités. En ce moment, la souffrance extrême de la langue Pulaar dans les services publics est un fait à remarquer et à déplorer. Cette langue de l’ethnie des fulbés, majoritaire au Sénégal et dans la sous-région est victime de toutes de formes d’assauts et de privations dans beaucoup de secteurs d’activités. Que faut-il faire et qu’attend l’UNESCO pour dénoncer cette situation catastrophique de l’une des plus vieilles langues du monde ? La mauvaise posture de la langue Pulaar dans les services publics. Elle est partout malmenée, rejetée, mise au rancart et aux oubliettes de Dakar Dem Dikk jusqu’à la SENELEC avec son WOYOFAL. Et l’état ne semble pas vouloir mettre un frein à cet embargo. Le programme de la Lecture Pour Tous (LPT) instauré par l’état est une hécatombe pour la culture et la langue des fulbés. En effet, leurs enfants sont actuellement alphabétisés dans d’autres langues autre que leur langue maternelle. Ce nettoyage culturelle et linguistique est présentement en cours, dans les départements de Dagana, Gossas, Koungueul, Linguère, Louga et M’backé. C’est tout simplement une tragédie et une insulte à leur identité qu’ils veulent conserver à tout prix. Aussi, Cette langue est presque absente dans les médias publics et privés ayant les plus grands cotes d’écoute. Certaines émissions en Pulaar se font la nuit pendant que tous les êtres humains dorment. Le temps d’antenne pour cette langue est de 12 minutes par jour à la télévision nationale. C’est inqualifiable et beaucoup de nos compatriotes pensent que c’est du sabotage. La compagnie nationale d’aviation refuse même d’utiliser cette langue alors que le nombre de voyageurs fulbés serait supérieur aux autres nationalités pris individuellement selon plusieurs sources. Cette inadmissible situation serait-elle contraire au code de sécurité de l’organisation civile internationale(OACI) ? On la demande de clarifier dans les meilleurs délais. Les fulbés seraient également les plus nombreux clients de la compagnie Orange Afrique et Moyen-Orient mais leur langue y est victime d’embargo linguistique. Le mécontentement contre cette multinationale est à son comble. Un appel à un boycott sous régional serait imminent. C’est ce jeudi 28 février 2019 que le juge Demba Kandji imposa un diktat linguistique en annonçant les résultats de la présidentielle en français et dans une autre langue, privant ainsi plusieurs millions de ses compatriotes le droit à l’information dans leurs langues maternelles et /ou de préférence. Aurait-il relu les lois de la constitution sur les langues nationales avant de s’adonner à cet exercice pendant lequel beaucoup de nos compatriotes se sont sentis exclus ? Il n’y a pas un secteur de l’administration où le Pulaar est respecté. Elle est partout froissée et jetée aux rebus et aux oubliettes alors nous représentons beaucoup plus que 30% de la population de la population sénégalaise. Plusieurs lettres ont été envoyées aux autorités pour qu’ils apportent des corrections. Mais jusqu’à présent, aucune réponse ne nous est parvenue. Un appel pressant à l’UNESCO On en appelle à la vigilance de cette organisation des Nations-Unies pour qu’elle prête une oreille attentive sur le sort de cette langue qui est un patrimoine mondial. Cette situation ne peut pas continuer car elle fragilise la stabilité du pays. On ne saurait accepter la situation actuelle où une ou plusieurs langues sont mises au-dessus des autres. Nous disons NON à l’apartheid linguistique en cours au Sénégal ! Gondiel Ka (Secrétaire administratif Kisal Deeyirde Pulaagu – Montréal Canada)

Le Bénin célèbre le 25e anniversaire du projet «La Route de l’esclave»

Le Bénin célèbre le 25e anniversaire du projet «La Route de l’esclave»

Du 19 au 24 août 2019, le gouvernent du Bénin, en partenariat avec l’UNESCO, célébre le 25e anniversaire du projet « La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage ». Ce rendez-vous est également l’occasion d’évaluer les accomplissements du projet et de débattre de ses perspectives dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), indique l’organisation dans un communiqué soulignant que les membres du Comité scientifique international du projet sont associés à ces manifestations pour partager leur expertise et expérience. Lancé en 1994 à Ouidah (Bénin), le projet « La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage » est un des programmes phares de l’UNESCO, qui a œuvré de façon déterminante à une meilleure connaissance de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs conséquences. Ceci a été fait à travers la recherche scientifique, la publication de livres de référence, le développement de matériels éducatifs, l’inventaire des sites de mémoire, la promotion des cultures vivantes et la préservation des archives et des traditions orales liées à cette histoire. Le projet s’attache à « briser le silence » sur cette tragédie, mettre en lumière les interactions culturelles issues de cette histoire et promouvoir les héritages communs, en particulier les contributions des personnes mise en esclavage à la construction des sociétés modernes. Son approche holistique et fédératrice a permis d’approfondir la réflexion sur la réconciliation, la diversité culturelle, le dialogue interculturel, et les identités plurielles. Le programme a également joué un rôle crucial dans la reconnaissance de la traite négrière et de l’esclavage comme ‘crime contre l’humanité’ lors de la Conférence mondiale contre le racisme à Durban (Afrique du Sud) en 2001.

Une nouvelle page pour l’Histoire générale de l’Afrique

Une nouvelle page pour l’Histoire générale de l’Afrique

Le Comité scientifique international responsable de l’Histoire générale de l’Afrique de l’UNESCO, qui s’est réuni à Belo Horizonte (Brésil) du 25 au 28 mars, a finalisé la rédaction des trois prochains volumes de la collection, à paraître en 2020. Ces nouveaux volumes (IX,X et XI) viennent enrichir la collection publiée par l’UNESCO entre 1964 et 1999. Ils se font l’écho des évènements survenus dans le continent depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et des apports des diasporas. Au total, 200 auteurs y forgent le concept d’Africanité globale (Global Africa), qui définit les liens qui unissent les Africains du continent aux personnes d’ascendance africaine en Amérique du sud, centrale et du nord, dans les Caraïbes, l’océan Indien, au Moyen-Orient et ailleurs. « Ce projet a pour vocation de permettre aux jeunes d’Afrique et de la diaspora de mieux connaître leur histoire afin de pouvoir davantage se projeter dans le futur et prendre leur destin en main », a déclaré Augustin Holl, président du Comité scientifique et professeur de l’Université de Xiamen (Chine). En 1964, l’UNESCO a fait œuvre pionnière en lançant L’Histoire générale de l’Afrique, une histoire du continent depuis plus de trois millions d’années, libérée des préjugés raciaux hérités de la colonisation et s’inscrivant dans une perspective africaine.  Une approche inédite a été adoptée : les travaux des chercheurs africains ont été valorisés, les traditions orales et des données nouvelles – notamment archéologiques – exploitées. De plus, l’Afrique a été envisagée dans son ensemble, ce qui a permis de mettre en relief les relations historiques entre les différentes parties du continent mais aussi d’analyser les liens de l’Afrique avec les autres continents.  L’Histoire générale de l’Afrique a été traduite en 13 langues, notamment en anglais, en français, en portugais et en arabe, mais aussi dans trois langues africaines (fulfulde, haoussa et kiswahili). La réunion du Conseil scientifique a été possible grâce au soutien de l’Université fédérale de Minas Gerais et de la Faculté de droit Dom Helder.