Maroc. Les recettes douanières en légère hausse à fin décembre 2023

Maroc. Les recettes douanières en légère hausse à fin décembre 2023

Après une baisse de 1% en novembre 2023, traduisant une perte de 768 MDH, les recettes douanières nettes ont sensiblement augmenté au titre du mois de décembre 2023. Selon les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), elles ont progressé de 0,5% (+436 MDH) par rapport à leur niveau à fin décembre 2022 pour atteindre 84,49 milliards de dirhams (MMDH) à fin décembre 2023 au lieu de 84,05 MMDH un an auparavant. Provenant des droits de douane, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation et des taxes intérieures sur la consommation (TIC) sur les produits énergétiques, ces recettes s’étaient établies à 76,04  MMDH à fin novembre 2023 contre 76,81 MMDH un an auparavant. Elles avaient alors accusé un recul de 1% par rapport à leur niveau à fin novembre 2022. Il est important de noter que ces recettes tiennent compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 99 MDH à fin décembre 2023 contre 239 MDH un an auparavant, comme l’a indiqué la TGR dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de décembre dernier. En progression de 0,4% (+296 MDH) par rapport à leur niveau à fin décembre 2022, « les recettes douanières brutes ont été de 84,59 MMDH à fin décembre 2023 contre 84,29 MMDH un an auparavant », selon la même source. A titre de comparaison, rappelons qu’elles s’étaient établies à 76,126 MMDH à fin novembre 2023 contre 77,034 MMDH un an auparavant, en diminution de 1,2% (-908 MDH) par rapport à leur niveau à fin novembre 2022. D’après les données publiées par la Trésorerie générale, les recettes nettes des droits de douane réalisées à fin décembre 2023 sont ressorties en hausse de 12,8% (+1,772 MMDH) atteignant ainsi 15,57 MMDH contre 13,80 MMDH un an auparavant. Ces données montrent que «les recettes nettes provenant de la TVA à l’importation se sont établies à 52,69 MMDH à fin décembre 2023 contre 54,45 MMDH à fin décembre 2022, enregistrant une baisse de 3,2% ou -1.755 MDH. La TVA sur les produits énergétiques a enregistré une diminution de 18,1% ou -2.264 MDH et celle sur les autres produits une hausse de 1,2% ou +510 MDH », souligne la Trésorerie générale dans son bulletin. En ce qui concerne les recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques, les chiffres suggèrent qu’elles ont atteint 16,21 MMDH au dernier mois de l’année écoulée contre 15,79 MMDH un an auparavant. Cela s’est traduit par une amélioration de 2,7% par rapport à leur niveau de fin décembre 2022 équivalant à +419 MDH, « compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 55 MDH à fin décembre 2023 contre 172 MDH un an auparavant », a précisé la TGR. La Trésorerie rappelle en outre qu’à fin décembre 2022, la TIC sur les produits énergétiques avait enregistré une baisse de 4,8% par rapport à son niveau à fin décembre 2021, soit -806 MDH (15,96 MMDH contre 16,77 MMDH). Quant aux recettes brutes de la TIC sur les produits énergétiques, les données révèlent qu’elles ont été de 16,271 MMDH contre 15,96 MMDH, en augmentation de 1,9% par rapport à leur niveau de fin décembre 2022 ou +302 MDH. Globalement, la TRG annonce que les recettes ordinaires brutes se sont établies à 339 MMDH contre 306,4 MMDH à fin décembre 2022, en hausse de 10,6% ou +32,6 MMDH, suite à l’augmentation des impôts directs de 5,4%, des droits de douane de 12,8%, des impôts indirects de 3,6%, des droits d’enregistrement et de timbre de 11,1% et des recettes non fiscales de 41,2%. Selon l’organisme  public, les recettes fiscales brutes ont été de 275,7 MMDH contre 261,6 MMDH à fin décembre 2022, en augmentation de 5,4% ou +14,1 MMDH tandis que celles non fiscales ont été de 63,3 MMDH contre 44,8 MMDH un an auparavant, en augmentation de 41,1% ou +18,4 MMDH. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit budgétaire s’élève à 73,7 MMDH à fin décembre 2023

Maroc. Le déficit budgétaire s’élève à 73,7 MMDH à fin décembre 2023

Le déficit budgétaire s’est allégé à fin décembre 2023. Selon les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), il s’est en effet établi à 73,7 MMDH au lieu de 76,3 MMDH un an auparavant. Pour rappel, en novembre dernier, la situation des charges et ressources du Trésor avait dégagé un déficit budgétaire de 50,5 MMDH au lieu de 41,7 MMDH un an auparavant. Dans son récent son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP), l’institution publique précise que le déficit observé à la fin de l’année écoulée tient compte d’un solde positif de 31,1 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA). Dans le détail, les recettes ordinaires brutes se sont établies à 339 MMDH contre 306,4 MMDH à fin décembre 2022, progressant ainsi de 10,6% (+32,6 MMDH). Cette évolution « s’explique par l’augmentation des impôts directs de 5,4%, des droits de douane de 12,8%, des impôts indirects de 3,6%, des droits d’enregistrement et de timbre de 11,1% et des recettes non fiscales de 41,2% », a indiqué la TGR. Précisons que les recettes fiscales brutes ont été de 275,7 MMDH contre 261,6 MMDH à fin décembre 2022, en augmentation de 5,4% (+14,1 MMDH), suite à la hausse des recettes douanières de 0,4% et de la fiscalité domestique de 7,7%. En augmentation de 41,1% (+18,4 MMDH), les recettes non fiscales ont atteint pour leur part 63,3 MMDH contre 44,8 MMDH un an auparavant, a fait savoir la Trésorerie générale. Cette hausse est attribuée notamment à « l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (36,8 MMDH contre 24,7 MMDH), la rentrée de 1,6 MMDH au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat, des recettes en atténuation des dépenses de la dette (2.250 MDH contre 486 MDH), des recettes de monopoles (14 MMDH contre 13,1 MMDH) et des fonds de concours (2.761 MDH contre 2.628 MDH) », selon les explications de la TGR. Suite à la hausse de 4,5% des dépenses de fonctionnement, de 24,2% des dépenses d’investissement et de 39,6% des charges de la dette budgétisée, les données recueillies montrent que les dépenses émises au titre du budget général se sont établies à 532,7 MMDH à fin décembre 2023. Ce qui traduit une hausse de 15,3% par rapport à leur niveau à fin décembre 2022. Il est important de noter que l’augmentation des charges de la dette budgétisée de 39,6% se justifie par la hausse de 51,4% des remboursements du principal (89 MMDH contre 58,8 MMDH) et de 15,8% des intérêts de la dette (33,4 MMDH contre 28,9 MMDH), comme l’a relevé la TGR dans son bulletin. Tenant compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 32,7 MMDH contre 25,7 MMDH à fin décembre 2022, les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont de leur côté atteint 182,1 MMDH ; tandis que les dépenses émises, qui intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 5,2 MMDH, se sont établies à 151,6 MMDH au cours de cette période. Finalement, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 30,5 MMDH, selon la Trésorerie générale. Quant aux recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome, les données suggèrent qu’elles ont progressé de 27%, atteignant 3,265 MMDH à fin décembre 2023 contre 2,570 MMDH à fin décembre 2022. A souligner que les dépenses ont enregistré une hausse de 3,2%, après avoir attient 2,649 MMDH à fin décembre 2023 contre 2,568 MMDH un an auparavant. Soulignons également qu’« à fin décembre 2023, les recettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 115,6% des prévisions de la loi de finances, les dépenses ordinaires ont été exécutées pour 107,4% et les dépenses d’investissement ont été émises pour 112,4% », ainsi que l’a fait savoir la TGR. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit budgétaire se creuse à 50,5 milliards de dirhams à fin novembre

Maroc. Le déficit budgétaire se creuse à 50,5 milliards de dirhams à fin novembre

La situation des charges et ressources du Trésor a dégagé un déficit budgétaire de 50,5 MMDH à fin novembre 2023 contre un déficit budgétaire de 41,7 MMDH un an auparavant, a annoncé la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Rappelons qu’en octobre dernier, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, il s’était élevé à 37,1 MMDH au lieu de 25 MMDH un an auparavant. Un mois plus tôt (septembre), il avait atteint 35,1 MMDH. D’après la TGR, ce déficit tient compte d’un solde positif de 36,7 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 41,7 MMDH à fin novembre 2022 compte tenu d’un solde positif de 38,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes se sont établies à 285,3 MMDH au terme du mois dernier contre 262,6 MMDH à fin novembre 2022, traduisant ainsi un accroissement de 8,6% équivalant à +22,7 MMDH. Cette évolution « s’explique par l’augmentation des impôts directs de 4,7%, des droits de douane de 9,6%, des impôts indirects de 1,4%, des droits d’enregistrement et de timbre de 9,2% et des recettes non fiscales de 50,5% », a indiqué la Trésorerie générale dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP, novembre 2023). Il est à noter que les recettes fiscales brutes ont augmenté de 3,8% (+8,9 MMDH), pour atteindre 244,1 MMDH au onzième mois de 2023 contre 235,2 MMDH durant la même période de 2022, suite à la baisse des recettes douanières de 1,2% et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,5%. En augmentation de 50,5% (+13,8 MMDH), les recettes non fiscales ont parallèlement atteint 41,1 MMDH contre 27,3 MMDH un an auparavant, a poursuit la TGR. D’après l’institution publique, cette variation résulte notamment  « de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (21,2 MMDH contre 10,4 MMDH), des fonds de concours (1.929 MDH contre 1.496 MDH), des recettes en atténuation des dépenses de la dette (1.421 MDH contre 379 MDH) et des recettes de monopoles (12,3 MMDH contre 11,8 MMDH) », a-t-elle expliqué. En ce qui concerne les dépenses émises au titre du budget général, il ressort des données que celles-ci se sont élevées à 453,3 MMDH à fin novembre 2023, « en raison de l’augmentation de 3,5% des dépenses de fonctionnement, de 21,6% des dépenses d’investissement et de 55,8% des charges de la dette budgétisée », a fait savoir la Trésorerie. Dans son Bulletin de statistiques, la TGR précise que la hausse des charges de la dette budgétisée de 55,8% est liée à la hausse de 80,2% des remboursements du principal (80,8 MMDH contre 44,9 MMDH) et de 16,2% des intérêts de la dette (32,1 MMDH contre 27,6 MMDH). Toujours selon l’institution, « à fin novembre 2023, les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 633,9 MMDH ». L’analyse des chiffres montre qu’ils ont représenté « un taux global d’engagement de 77%, soit le même niveau à fin novembre 2022 et un taux d’émission sur engagements de 90% contre 89% un an auparavant », a-t-elle fait remarquer dans son rapport. S’agissant des recettes des comptes spéciaux du Trésor, qui ont atteint 152,9 MMDH, la TGR précise qu’elles tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 31,1 MMDH contre 25 MMDH à fin novembre 2022. Les dépenses émises, qui ont de leur côté atteint 117,4 MMDH, « intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 3,9 MMDH », a poursuivi l’institution notant que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 35,5 MMDH. Quant aux recettes des SEGMA, elles ont pour leur part été de 2.814 MDH à fin novembre 2023 au lieu de 2.180 MDH à fin novembre 2022, ce qui correspond à un accroissement de 29,1%. En augmentation de 0,9%, les dépenses ont atteint 1.610 MDH à fin novembre 2023 contre 1.596 MDH un an auparavant, a conclu la Trésorerie générale. Alain Bouithy

Maroc. Les recettes fiscales des collectivités territoriales à plus de 5% à fin octobre

Maroc. Les recettes fiscales des collectivités territoriales à plus de 5% à fin octobre

Les recettes fiscales des collectivités locales se sont effritées à fin octobre 2023 mais elles continuent leur progression pour le cinquième mois consécutif, selon les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Tirées par la hausse de 9,8% des impôts directs et de 1,9% des impôts indirects, elles ont atteint 30,5 MMDH en octobre dernier correspondant à une augmentation de 5,3% par rapport à leur niveau à fin octobre 2022. Les recettes fiscales poursuivent ainsi une tendance à la hausse amorcée en juin 2023. Elles avaient alors connu une augmentation de 3,2% par rapport à leur niveau à fin juin 2022 après avoir atteint 18,2 MMDH. S’en suivront d’autres hausses enregistrées en juillet (5,3% ; 21,5 MMDH), août (8,9% ; 25,4 MMDH) et septembre (12,2% ;  28,5 MMDH). A titre de rappel, la hausse enregistrée au mois de septembre dernier avait été attribuée à la hausse de 33,7% des impôts directs et à la baisse de 1,1% des impôts indirects. Rappelons également que le recul de 2,8% des recettes fiscales observé en mai 2023 était intervenu suite à la baisse de 0,4% des impôts directs et de 4,2% des impôts indirects et que ces mêmes recettes avaient constitué 78,9% des recettes globales des collectivités territoriales à fin mai 2023. Dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances locales (BMSFL- Octobre 2023), la Trésorerie générale précise que « les recettes fiscales ont constitué 81,1% des recettes globales des collectivités territoriales à fin octobre 2023 ». A fin septembre 2023, elles avaient constitué 81,6% des recettes globales des collectivités territoriales. Dans le détail, les ressources transférées ont progressé de 1,6% à fin octobre 2023, s’établissant à 22,9 MMDH contre 22,5 MMDH un an auparavant, a indiqué l’institution publique. Cette évolution s’explique par « l’augmentation de 13% de la part des régions dans le produit de l’IS et de l’IR (+519 MDH), de 2,7% de la part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA (+377 MDH) et de 33,4% des fonds de concours (+281 MDH), conjuguée à la diminution de 17% des subventions (-504 MDH) et de 50,2% de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur les contrats d’assurance (-322 MDH) », a-t-elle souligné notant que les recettes des collectivités territoriales sont constituées pour 38,4% de leur part dans le produit de la TVA. En augmentation de 7,1%, les ressources gérées par l’Etat pour le compte des collectivités territoriales ont pour leur part atteint 7,26 MMDH au cours de la même période contre 6,78 MMDH un an auparavant. Selon les explications de la TGR, cet accroissement « provient de la hausse de 12,4% de la taxe professionnelle (+355 MDH), de 2,8% de la taxe de services communaux (+100 MDH) et de 7,8% de la taxe d’habitation (+26 MDH) ». Constituées en grande partie des recettes de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (1,60 MMDH), de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal (1,02 MMDH), des recettes domaniales (675 MDH) et de la taxe sur les opérations de construction (667 MDH), les ressources gérées par les collectivités territoriales se sont, quant à elles, établies à 7,47 MMDH au terme du mois dernier contre 7,03 MMDH un an auparavant, a fait savoir la Trésorerie générale relevant ainsi une hausse de 6,3%. Dans son Bulletin de statistiques des finances locales, la Trésorerie générale annonce, par ailleurs, que les recettes ordinaires des collectivités territoriales se sont établies à 37,6 MMDH en augmentation de 3,5% par rapport à fin octobre 2022, après la hausse de 1,6% des recettes transférées, de 7,1% des recettes gérées par l’Etat et de 6,3% des recettes gérées par les collectivités territoriales. La TGR indique également que les collectivités territoriales ont dégagé un excédent global de 7,1 MMDH à fin octobre 2023 contre 8,5 MMDH un an auparavant, précisant qu’il est destiné à couvrir les dépenses engagées et devant être payées au cours de l’année 2023. A souligner que cet excédent tient compte d’un solde positif de 1,39 MMDH dégagé par les comptes spéciaux et les budgets annexes, contre un excédent global de 8,5 MMDH enregistré un an auparavant, comme l’a précisé la TGR. Alain Bouithy

Maroc. Les recettes douanières continuent à dégringoler

Maroc. Les recettes douanières continuent à dégringoler

Les recettes douanières restent sur une tendance baissière à fin octobre. Selon la Trésorerie générale du Royaume (TGR), elles sont ressorties en baisse de 0,7%, soit -506 MDH par rapport à leur niveau à fin octobre 2022. Les données publiées récemment par l’organisme public montrent qu’elles se sont ainsi établies à 69,46 milliards de dirhams (MMDH) contre 69,969 MMDH un an auparavant. Il est important de noter qu’il s’agit du cinquième mois d’affilée de baisse, après les reculs enregistrés au cours des mois de septembre (5,6%), août (3,1%), juillet (3,3%) et juin 2023 (2,7%). La diminution des recettes douanières nettes tient compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 62 MDH à fin octobre 2023 contre 211 MDH un an auparavant, a fait savoir la Trésorerie générale dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP-2023) rappelant qu’elles proviennent des droits de douane, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation et de la taxe intérieure sur la consommation (TIC) sur les produits énergétiques. A titre de comparaison, la baisse des recettes douanières nettes observée un mois plus tôt (septembre) avait tenu compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 54 MDH au lieu de 195 MDH un an auparavant. Rappelons également que la dernière hausse des recettes douanières nettes, qui comprennent les droits de douane, la TVA à l’importation et la TIC sur les produits énergétiques, remonte au mois de mai 2023. D’après les chiffres se rapportant à cette période, elles avaient progressé de 1,8%, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 30 MDH à fin mai 2023 contre 153 MDH un an auparavant. Dans le détail, les données contenues dans le Bulletin de statistiques des finances publiques du mois dernier  montrent que les recettes nettes des droits de douane réalisées à fin octobre 2023 ont atteint 12,68 MMDH contre 11,55 MMDH un an auparavant. Ce qui correspond à une progression de 9,8% équivalant à +1.130 MDH. S’agissant des recettes nettes provenant de la TVA à l’importation, la même source indique qu’elles se sont établies à 43,336 MMDH à fin octobre 2023 contre 45,21 MMDH à fin octobre 2022, enregistrant ainsi une baisse de 4,1% ou -1,87 MMDH. De son côté, « la TVA sur les produits énergétiques a enregistré une diminution de 18,7% ou -1,95 MMDH et celle sur les autres produits une hausse de 0,2% ou +86 MDH », a relevé la Trésorerie générale. A noter que les recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques ont pour leur part atteint 13,44 MMDH contre 13,20 MMDH, soit une progression de 1,8% par rapport à leur niveau de fin octobre 2022 (+239 MDH). Il est à préciser que ces recettes tiennent compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 38 MDH à fin octobre 2023 contre 155 MDH un an auparavant. Selon toujours l’institution publique, les recettes brutes de la TIC sur les produits énergétiques ont augmenté de 0,9% par rapport à leur niveau de fin octobre 2022 (+122 MDH) pour s’établir à 13,48 MMDH contre 13,35 MMDH un an auparavant. Dans son bulletin, la TGR fait par ailleurs état du recul de 0,9% (-655 MDH) des recettes douanières brutes à fin octobre 2023. Elles se sont ainsi établies à 69,52 MMDH au terme du mois dernier contre 70,18 MMDH à fin octobre 2022. Comme nous l’avons indiqué dans nos précédentes éditions, les recettes fiscales brutes ont augmenté de 3,8% (+8,2 MMDH), atteignant 225,4 MMDH à fin octobre 2023 contre 217,2 MMDH à fin octobre 2022, suite à la baisse des recettes douanières brutes de 0,9% et à la hausse de la fiscalité domestique de 6,3%. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit budgétaire s’accroît de 48%à fin octobre 2023 à 37,1 MMDH

Maroc. Le déficit budgétaire s’accroît de 48%à fin octobre 2023 à 37,1 MMDH

Le déficit budgétaire a progressé de 48% à fin octobre 2023 atteignant 37,1 milliards de dirhams (MMDH) contre un déficit de 25 MMDH un an auparavant, selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Rappelons qu’en septembre dernier, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor avait dégagé un déficit budgétaire de 35,1 MMDH contre un déficit budgétaire de 8,5 MMDH un an auparavant. Un mois plus tôt, à fin août 2023, il avait atteint 42,3 MMDH contre 24,7 MMDH un an auparavant. Dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) d’octobre 2023, la Trésorerie générale indique que ce déficit tient compte « d’un solde positif de 37,3 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor(CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA) ». Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont progressé de 8,9% (+21,6 MMDH) pour s’établir à 264,7 MMDH contre 243,1 MMDH à fin octobre 2022, en raison de la hausse des impôts directs de 5%, des droits de douanede 9,7%, des impôts indirects de 1,1%, des droits d’enregistrement et de timbre de 8,7% et des recettes non fiscales de 51,8%. Il est à préciser que les recettes fiscales brutes ont été de 225,4 MMDH contre 217,2 MMDH à fin octobre 2022, en augmentation de 3,8% (+8,2 MMDH), suite à la baisse des recettes douanières de 0,9% et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,3%. En augmentation de 51,8% (+13,4 MMDH), les recettes non fiscales se sont établies, quant à elles, à 39,2 MMDH contre 25,8 MMDH un an auparavant. Selon les explications de la TGR, cette évolution résulte « notamment de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (20,5 MMDH contre 9,7 MMDH), des fonds de concours (1,74 MMDH contre 1,15 MMDH), des recettes en atténuation des dépenses de la dette (1,33 MMDH contre 379 MDH) et des recettes de monopoles (12,06 MMDH contre 11,71 MMDH) ». Dans son BMSFP d’octobre dernier, l’organisme public annonce également que les dépenses émises au titre du budget général ont été de 418,8 MMDH au dixième mois de l’année, soit une hausse de 20,6% par rapport à leur niveau à fin octobre 2022. Cette hausse s’explique par « l’augmentation de 4,6% des dépenses de fonctionnement, de 35,6% des dépenses d’investissement et de 57,1% des charges de la dette budgétisée », a indiqué la TGR. A propos de l’augmentation des charges de la dette budgétisée, la Trésorerie générale l’explique par la hausse de 82,3% des remboursements du principal (79,8 MMDH contre 43,7 MMDH) et de 15,7% des intérêts de la dette (30,9 MMDH contre 26,7 MMDH). Dans son Bulletin de statistiques des finances publiques, l’institution indique en outre que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, ont atteint 585,6 MMDH à fin octobre dernier. Ce qui, a-t-elle noté, représente « un taux global d’engagement de 72% contre 70% à fin octobre 2022 et un taux d’émission sur engagements de 90% contre 88% un an auparavant ». A noter que, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la TGR indique que l’exécution de la loi de Finances a fait ressortir un solde ordinaire positif de 6,6 MMDH contre un solde ordinaire négatif de 644 MDH un an auparavant. Enfin, les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 140,5 MMDH, a relevé la Trésorerie générale dans son bulletin précisant que celles-ci tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 28,3 MMDH contre 21,2 MMDH à fin octobre 2022. Les dépenses émises, qui intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 3,6 MMDH, ont été de 104,3 MMDH au cours de cette période. Au final, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 36,2 MMDH. Quant aux recettes des SEGMA, les chiffres montrent qu’elles ont augmenté de 32,5% atteignant 2,37 MMDH contre 1,79 MMDH à fin octobre 2022 ; tandis que les dépenses ont parallèlement accusé une baisse de 4,7% pour atteindre 1,32 MMDH contre 1,39 MMDH un an auparavant. Alain Bouithy

Maroc. Les recettes douanières baissent pour le quatrième mois de suite

Maroc. Les recettes douanières baissent pour le quatrième mois de suite

Pour le quatrième mois d’affilée, les recettes douanières nettes (droits de douane, TVA à l’importation et TIC sur les produits énergétiques) se sont inscrites en baisse à fin septembre 2023.  Selon les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), elles ont été de 59,578 milliards de dirhams (MMDH) au cours du mois dernier contre 63,100 MMDH un an auparavant. Ce qui traduit un recul de « 5,6% (-3,522 MMDH) par rapport à leur niveau à fin septembre 2022, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 54 millions de dirhams (MDH) à fin septembre 2023 contre 195 MDH un an auparavant », comme l’a indiqué l’organisme public dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP). Les recettes douanières nettes restent ainsi sur une tendance baissière après les reculs enregistrés durant les mois d’août (3,1%), juillet (3,3%) et juin (2,7%) derniers. Rappelons à ce propos que les recettes douanières nettes s’étaient établies à 54,588 MMDH à fin août 2023 contre 56,347 MMDH un an auparavant, soit une baisse de 3,1% équivalant à – 1,759 MMDH par rapport à leur niveau à fin août 2022. Elles avaient atteint 47,262 MMDH à fin juillet 2023 contre 48,876 MMDH un an auparavant, reculant ainsi de 3,3% (-1,614 MMDH) par rapport à leur niveau à fin juillet 2022. A fin juin 2023, les recettes douanières nettes avaient atteint 40,564 MMDH contre 41,683 MMDH un an auparavant, accusant ainsi une baisse de 2,7% correspondant à -1,119 MMDH par rapport à leur niveau à fin juin 2022. A titre comparatif, il est important de rappeler que la dernière fois que les recettes douanières nettes étaient ressorties en hausse remonte à fin mai 2023. En effet, au cours de ce mois, les recettes s’étaient élevées à 33,655 MMDH contre 33,055 MMDH un an auparavant, traduisant ainsi une hausse de 1,8% équivalant à +600 MDH par rapport à leur niveau à fin mai 2022. Comme l’avait précisé la Trésorerie générale dans son bulletin d’alors, cette évolution avait tenu compte des « remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 30 MDH à fin mai 2023 contre 153 MDH un an auparavant ». En ce qui concerne l’évolution des recettes douanières brutes, la Trésorerie générale indique dans son récent bulletin qu’elles ont accusé un recul de 5,8% (-3,664 MMDH) par rapport à leur niveau à fin septembre 2022, passant de 63,295 MMDH à fin septembre 2022 à 59,631 MMDH à fin septembre 2023.A titre de comparaison, elles avaient reculé de 3,3% (-1,892 MMDH) au cours du mois d’août par rapport à leur niveau à fin août 2022, passant de 56,525 MMDH un an auparavant à 54,633 MMDH à fin août 2023. Des données recueillies, il ressort par ailleurs que « les recettes nettes des droits de douane réalisées à fin septembre 2023 ont atteint 10,574 MMDH contre 10,451 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 1,2% ou +123 MDH ». En baisse de 8,3% (-3,379 MMDH), les recettes nettes provenant de la TVA à l’importation se sont de leur côté établies à 37,425 MMDH à fin septembre 2023 au lieu de 40,804 MMDH à fin septembre 2022. Pour sa part, poursuit la TGR dans son bulletin, « la TVA sur les produits énergétiques a enregistré une diminution de 21,3% ou – 2,005 MMDH et celle sur les autres produits une baisse de 4,4% ou -1,374 MMDH ». Selon toujours la même source, à fin septembre dernier, les recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques ont atteint 11,579 MMDH contre 11,845 MMDH. Ce qui reflète une baisse de 2,2% par rapport à leur niveau de fin septembre 2022 (-266 MDH), compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 32 MDH à fin septembre 2023 contre 145 MDH un an auparavant, a fait savoir la TGR. Quant aux recettes brutes de la TIC sur les produits énergétiques, les chiffres montrent qu’elles ont été de 11,611 MMDH contre 11,990 MMDH, correspondant à une diminution de 3,2% par rapport à leur niveau de fin septembre 2022 ou -379 MDH. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit budgétaire se creuse à 42,3 milliards de dirhams à fin août

Maroc. Le déficit budgétaire se creuse à 42,3 milliards de dirhams à fin août

Le déficit budgétaire s’est établi à 42,3 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2023, selon ce qui ressort de la situation provisoire des charges et des ressources du Trésor. Ce déficit tient compte d’un solde positif de 20,6 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), a indiqué la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Rappelons qu’il avait atteint 24,7 MMDH à fin août 2022 compte tenu d’un solde positif de 28 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA, comme l’a relevé la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) du mois d’aout 2023. Dans le détail, la même source indique que les recettes ordinaires brutes ont augmenté de 6,6% (+12,8 MMDH) pour s’établir à 204,8 MMDH contre 192,1 MMDH à fin août 2022. D’après la TGR, cette évolution « s’explique par l’augmentation des impôts directs de 6,7%, des droits de douane de 4,5%, des droits d’enregistrement et de timbre de 12,4% et des recettes non fiscales de 31,4%, conjuguée à la baisse des impôts indirects de 0,2% ». En hausse de 3,9% (+6,8 MMDH), les recettes fiscales brutes se sont chiffrées à 179,7 MMDH contre 173 MMDH à fin août 2022 suite à la baisse des recettes douanières de 3,3% et à la hausse de la fiscalité domestique de 7,8%. Pour leur part, les recettes non fiscales ont été de 25,1 MMDH contre 19,1 MMDH un an auparavant, en augmentation de 31,4% ou +6 MMDH, a noté la Trésorerie générale dans son bulletin. L’organisme public attribue cette progression notamment à « l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (10.257 MDH contre 8.632 MDH), des recettes de monopoles (9.824 MDH contre 7.111 MDH), des fonds de concours (1.158 MDH contre 802 MDH) et des recettes en atténuation des dépenses de la dette (942 MDH contre 323 MDH) ». En ce qui concerne les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, les données publiées par l’organisme public montrent qu’ils se sont élevés à 479,1 MMDH à fin août 2023. Pour TGR, cela représente « un taux global d’engagement de 61% contre 59% à fin août 2022 et un taux d’émission sur engagements de 87% contre 85% un an auparavant », indique-t-elle dans son rapport. En augmentation de 21,4% par rapport à leur niveau à fin août 2022, les dépenses émises au titre du budget général se sont de leur côté élevées à 333,8 MMDH à fin août 2023, souligne-t-on dans le bulletin. L’explication de cette évolution se trouve dans « l’augmentation de 6,4% des dépenses de fonctionnement, de 19,2% des dépenses d’investissement et de 71,6% des charges de la dette budgétisée », a indiqué la même source. De ce document, il ressort en outre que les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 100,3 MMDH et que celles-ci tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 18,5MMDH contre 19,4 MMDH à fin août 2022. Il est à noter que les dépenses émises ont été de 80,6 MMDH et qu’elles intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 2,3 MMDH, a fait savoir la TGR notant que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est ainsi élevé à 19,7 MMDH. Quant aux recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome, les données recueillies suggèrent qu’elles ont connu une hausse de 24,5%, après avoir atteint 1.781 MDH à fin août 2023, contre 1.431 MDH un an auparavant, tandis que les dépenses ont parallèlement progressé de 4,7% en s’établissant à 900 MDH contre 860 MDH un an auparavant. Alain Bouithy