Coopération Maroc–Burundi : une délégation burundaise en immersion à la Trésorerie Générale du Royaume

Du 30 mars au 02 avril 2026, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a reçu la visite d’une délégation de haut niveau de la République du Burundi, conduite par le Directeur général responsable du programme Gestion budgétaire au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique. Il était accompagné de quatre directeurs centraux entre autres. Inscrite dans le cadre du renforcement de la coopération institutionnelle en matière de gestion des finances publiques, notamment avec les pays africains, cette visite s’est déroulée au siège de la Trésorerie Générale du Royaume. Elle « avait pour objectif de partager l’expérience marocaine et d’appuyer les autorités burundaises dans leur projet de mise en œuvre du Compte Unique du Trésor », indique la TGR dans un communiqué . « Le programme de la visite était articulé autour de rencontres avec les responsables et experts de la Trésorerie Générale du Royaume », poursuit la même source précisant que les échanges ont ainsi exploré les différentes facettes du Compte Unique du Trésor : son positionnement, sa structure, ses règles de fonctionnement et son évolution historique. Le communiqué indique en outre que les échanges ont également porté sur le dispositif de suivi des flux de trésorerie de l’État, la réforme de la comptabilité de l’État, l’organisation comptable et la tenue de la comptabilité de l’État, ainsi que le système d’information du Plan Comptable de l’État. « Cette visite traduit la volonté de l’institution de promouvoir le partage d’expertise et la diffusion des meilleures pratiques comme moyen de modernisation de la gestion des finances publiques et de renforcement des capacités institutionnelles ». Martin Kam
Maroc. Le déficit budgétaire s’accentue légèrement à 61,6 MMDH en 2025

Malgré la forte hausse des recettes fiscales Selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), le déficit budgétaire s’est légèrement accentué au terme de l’année 2025, prolongeant presque ainsi une tendance haussière observée depuis mai de l’année écoulée. En effet, « sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 61,6 MMDH à fin décembre 2025 contre un déficit budgétaire de 61,5 MMDH un an auparavant », a-t-elle indiqué dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de décembre 2025. Ce déficit s’explique par un «solde positif de 30 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA)», a indiqué l’institution publique rappelant qu’il s’était établi à 61,5 MMDH à fin décembre 2024 et tenait compte d’un solde positif de 21,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont progressé de 10,9% (+40,3 MMDH) s’établissant à 410 MMDH contre 369,7 MMDH à fin décembre 2024, suite à l’augmentation des impôts directs de 19,8%, des droits de douane de 6,5%, des impôts indirects de 10%, des droits d’enregistrement et de timbre de 10,1% et par la baisse des recettes non fiscales de 7,6%. Il est à préciser que les recettes fiscales brutes se sont établies à 358,9 MMDH contre 314,5 MMDH à fin décembre 2024, soit une hausse de 14,1% (+44,4 MMDH), résultat de la hausse des recettes douanières de 9,1% et de la fiscalité domestique de 16,6%. S’agissant des recettes non fiscales, la TGR indique qu’elles ont été de 51,03 MMDH contre 55,20 MMDH un an auparavant, en baisse de 7,6% (-4,1 MDH). Le recul des recettes non fiscales s’explique notamment par la diminution des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (18,94 MMDH contre 23,7 MMDH), l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat (qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant) ainsi que par le recul des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,4 MDH contre 4,8 MDH). Précisons que cette évolution intervient en dépit de l’augmentation des recettes de monopoles (20,6 MMDH contre 16,6 MMDH) et des fonds de concours (4,3 MMDH contre 2,8 MMDH), a fait savoir la TGR. Progression des dépenses Concernant les dépenses émises au titre du budget général, les chiffres montrent qu’elles ont atteint 567,4 MMDH à fin décembre 2025, en hausse de 9,9% par rapport à leur niveau à fin décembre 2024. Cette évolution résulte de la hausse de 11,5% des dépenses de fonctionnement, de 8,2% des dépenses d’investissement et de 7,2% des charges de la dette budgétisée. Toujours selon la Trésorerie générale, « la hausse de 7,2% des charges de la dette budgétisée s’explique par l’augmentation de 13% ou +5 MMDH des intérêts de la dette (43,7 MMDH contre 38,7 MMDH) et la hausse de 3,7% ou +2,4 MMDH des remboursements du principal ou amortissements (65,9 MMDH contre 63,5 MMDH) ». Dans son bulletin de statistiques des finances publiques, la TGR précise également que l’accroissement des remboursements du principal provient de la hausse des amortissements de la dette intérieure de 12,5 MMDH, conjuguée à la baisse des amortissements de la dette extérieure de 10,2 MMDH. Selon la même source, «les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 821,7 MMDH, représentant un taux global d’engagement de 83% contre 84% à fin décembre 2024 et un taux d’émission sur engagements de 93% contre 92% un an auparavant». A fin décembre 2025, les recettes des CST ont atteint 224,3 MMDH, compte tenu des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 31 MMDH contre 28,4 MMDH à fin décembre 2024. Intégrant la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 6,8 MMDH, les dépenses émises au cours de la même période se sont établies à 194,8 MMDH, a fait remarquer la TGR soulignant que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 29,5 MMDH. Quant aux recettes des SEGMA, elles ont été de 3,35 MMDH contre 3,1 MMDH à fin décembre 2024, en hausse de 6,7% ; tandis que les dépenses ont été de 2,8 MDH à fin décembre 2025 contre 2,6 MDH à fin décembre 2024, correspondant à une progression de 7,3%. Enfin, «à fin décembre 2025, les recettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 111,6% des prévisions de la loi de Finances, les dépenses ordinaires ont été exécutées pour 101,6% et les dépenses d’investissement ont été émises pour 100,7%», conclut la TGR. Alain Bouithy
Maroc/Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025 : Les finances publiques restent sous pression

Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025. Selon les statistiques publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), il s’est établi à 54,1 milliards de dirhams (MMDH) contre 32,9 MMDH un an auparavant. A fin juillet 2025, la situation des charges et ressources du Trésor avait dégagé un déficit budgétaire de 53,7 MMDH, contre 35,3 MMDH un an auparavant. Un mois plus tôt, il s’était élevé à 24,8 MMDH contre un déficit budgétaire de 20,4 MMDH un an auparavant. Ce déficit tient compte «d’un solde négatif de 1,4 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA) », précise la Trésorerie générale dans son dernier Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP). Pour rappel, le déficit enregistré à fin juillet dernier avait tenu compte d’un solde négatif de 4,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont progressé de 18,7% (+42,8 MMDH) pour s’établir à 271,7 MMDH contre 228,8 MMDH à fin août 2024, suite à «l’augmentation des impôts directs de 25,9%, des droits de douane de 3,6%, des impôts indirects de 11,4%, des droits d’enregistrement et de timbre de 6,7% et des recettes non fiscales de 31,2%», a expliqué la TGR. En hausse de 17% (+34,2 MMDH), les recettes fiscales brutes ont atteint 235,2 MMDH au cours de la même période contre 201,1 MMDH à fin août 2024, en raison de la hausse des recettes douanières de 8,2% et de la fiscalité domestique de 21,3%, a précisé l’institution publique dans son bulletin. Pour leur part, les recettes non fiscales ont bondi de 31,2% (+8,6 MMDH), atteignant 36,4 MMDH contre 27,7 MMDH un an auparavant. Cette évolution s’explique notamment par «l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (16,8 MMDH contre 9,6 MMDH), des recettes de monopoles (11,7 MMDH contre 8,3 MMDH) et des fonds de concours (2,2 MMDH contre 728 MDH), conjuguée à l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant et à la baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,1 MMDH contre 4,1 MMDH)», selon la même source. S’agissant des dépenses émises au titre du budget général, la TGR indique qu’elles se sont établies à 360,2 MMDH en août dernier, ce qui correspond à une hausse de 6,7% par rapport à leur niveau à fin août 2024. Cette progression est justifiée par «l’augmentation de 17,7% des dépenses de fonctionnement et de 7,3% des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 17,8% des charges de la dette budgétisée», a-t-elle précisé. Autre précision relevée dans le bulletin de statistiques des finances publiques : les charges en intérêts de la dette ont été de 33.801 MDH à fin août 2025 contre 30.938 MDH à fin août 2024, en hausse de 9,3% ou +2,9 MMDH. La Trésorerie générale explique cette augmentation par « l’accroissement de 14,6% des charges en intérêts de la dette intérieure (27,6 MMDH contre 24,0 MMDH) et par la diminution de 9,6% de celles de la dette extérieure (6,1 MMDH contre 6,8 MMDH)». A noter également l’augmentation des engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, qui ont atteint 574,8 MMDH. Ce qui représente «un taux global d’engagement de 59% contre 63% à fin août 2024 et un taux d’émission sur engagements de 86% contre 85% un an auparavant», comme l’a précisé en outre la TGR. Incluant les versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 20,5 MMDH contre 21,7 MMDH à fin août 2024, les recettes des CST ont atteint 132,7 MMDH à fin août 2025. Quant aux dépenses émises durant la même période, les données montrent qu’elles ont été de 135,2 MMDH. Précisons que celles-ci intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 4 MMDH. Le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor est négatif pour 2,5 MMDH. Toujours selon la TGR, à fin août 2025, les recettes des SEGMA se sont établies à 2,06 MMDH contre 1,5 MMDH à fin août 2024, correspondant à une augmentation de 30,1% ; tandis que les dépenses ont été de 975 MDH à fin août 2025 contre 925 MDH à fin août 2024, soit une progression de 5,4%. Enfin, compte tenu d’un besoin de financement de 75,6 MMDH (contre 45,3 MMDH à fin août 2024) et d’un flux net positif de 25,5 MMDH du financement extérieur (contre un flux net négatif de 5,4 MMDH un an auparavant), «le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 50,2 MMDH contre un recours au financement intérieur pour un montant de 50,6 MMDH à fin août 2024 », a conclu la TGR. Alain Bouithy
Maroc. Hausse remarquée des recettes douanières

Les recettes douanières nettes – comprenant les droits de douane, la TVA à l’importation et la TIC sur les produits énergétiques – se sont élevées à 54,79 milliards de dirhams (MMDH) à fin juillet 2025 contre 51,80 MMDH un an auparavant. Ce montant est en hausse de 5,8% (+2,98 MMDH) par rapport à son niveau à fin juillet 2024, selon les données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). A titre de rappel, les recettes douanières nettes s’étaient établies à 47,32 MMDH à fin juin 2025 contre 43,79 MMDH un an auparavant, enregistrant une hausse de 8,1% correspondant à +3,53 MMDH par rapport à leur niveau à fin juin 2024. Cette évolution tenait compte de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 53 MDH à fin juin 2025 contre 60 MDH un an auparavant. Dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de juillet 2025, la Trésorerie générale précise que les recettes enregistrées en juillet dernier tiennent compte de « remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 58 MDH à fin juillet 2025 contre 69 MDH un an auparavant ». Dans le détail, les données montrent une hausse de 5,7% (+2,97 MMDH) des recettes douanières brutes par rapport à leur niveau à fin juillet 2024 atteignant 54,84 MMDH à fin juillet 2025 contre 51,86 MMDH un an auparavant. Rappelons à titre comparatif qu’à fin juin 2025, les recettes douanières brutes avaient été de 47,37 MMDH au lieu de 43,84 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 8% (+3,52 MMDH) par rapport à leur niveau à fin juin 2024. En ce qui concerne les recettes nettes des droits de douane réalisées à fin juillet 2025, elles ont progressé de 1,1% (+99 MDH) pour atteindre 9,19 MMDH au lieu de 9,10 MMDH un an auparavant. A fin juin, elles s’étaient élevées à 7,93 MMDH contre 7,73 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 2,6% correspondant à +197 MDH. De leur côté, « les recettes nettes provenant de la TVA à l’importation se sont établies à 34,27 MMDH à fin juillet 2025 contre 32,79 MMDH à fin juillet 2024 », a indiqué la TGR. Elles ont ainsi enregistré une hausse de 4,5% correspondant à +1,48 MMDH. A titre comparatif, rappelons également que ces recettes s’étaient établies à 29,70 MMDH à fin juin 2025 contre 27,40 MMDH à fin juin 2024, traduisant une hausse de 8,4% (+2,29 MMDH). Comme en juin 2025 où elle avait enregistré une baisse de 5,6% (-272 MDH) alors que celle sur les autres produits avait bondi de 11,4% (+2,56 MMDH), la TVA sur les produits énergétiques a accusé une baisse de 5,7% (-319 MDH) à fin juillet 2025 tandis que celle sur les autres produits a enregistré une augmentation de 6,6% correspondant à +1,80 MMDH. En hausse de 14,2% par rapport à leur niveau de fin juillet 2024 (+1,40 MMDH), les recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques ont atteint pour leur part 11,31 MMDH contre 9,91 MMDH. Elles s’étaient établies à 9,69 MMDH contre 8,65 MDH, réalisant ainsi une progression de 12% par rapport à leur niveau de fin juin 2024 (+1,03 MMDH). Selon la Trésorerie générale, l’évolution des recettes nettes de la TIC en juillet dernier tient compte « de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 39 MDH à fin juillet 2025 contre 41 MDH un an auparavant ». Enfin, les recettes brutes de la TIC sur les produits énergétiques ont affiché une augmentation de 14,1% par rapport à leur niveau de fin juillet 2024 (+1,40 MMDH atteignant 11,35 MMDH contre 9,95 MMDH. A fin juin 2025, elles avaient été de 9,72 MMDH contre 8,69 MMDH, en augmentation de 11,9% par rapport à leur niveau de fin juin 2024 ou +1.037 MDH. Alain Bouithy
Maroc/ Finance publique : Le déficit budgétaire s’accentue à fin juillet 2025

Le déficit budgétaire s’est aggravé à fin juillet 2025. Selon les chiffres publiés par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), il s’est élevé à 53,7 milliards de dirhams (MMDH), contre 35,3 MMDH un an auparavant. Rappelons que le solde des charges et ressources du Trésor, établi sur la base des recettes encaissées et des dépenses engagées, avait fait apparaître un déficit budgétaire de 24,8 MMDH à fin juin 2025, contre 20,4 MMDH un an auparavant. Dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP), la Trésorerie Générale précise que le déficit enregistré en juillet dernier tient compte «d’un solde négatif de 4,8 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 35,3 MMDH à fin juillet 2024 compte tenu d’un solde positif de 16,3 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA». Dans le détail, les données recueillies montrent que les recettes ordinaires brutes ont progressé de 19,2% (+38,8 MMDH) pour s’établir à 241,1 MMDH contre 202,3 MMDH à fin juillet 2024. Cette évolution provient de «l’augmentation des impôts directs de 27,6%, des droits de douane de 1%, des impôts indirects de 9,6%, des droits d’enregistrement et de timbre de 7,6% et des recettes non fiscales de 34,4%», selon les explications de la TGR. En hausse de 17,2% (+30,8 MMDH), les recettes fiscales brutes ont été de 209,9 MMDH contre 179,1 MMDH à fin juillet 2024, suite à l’augmentation des recettes douanières de 5,7% et de la fiscalité domestique de 22,6%. Egalement en hausse, les recettes non fiscales se sont établies à 31,16 MMDH contre 23.185 MDH un an auparavant, soit une progression de 34,4% (+7.984 MDH). La TGR justifie cette évolution notamment par «l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (14,47 MMDH contre 8,74 MMDH), des recettes de monopoles (9,34 MMDH contre 5,12 MMDH) et des fonds de concours (2,16 MMDH contre 601 MDH), conjuguée à l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant et à la baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,08 MMDH contre 4,06 MMDH)». Pour leur part, à fin juillet 2025, les dépenses émises au titre du budget général ont augmenté de 5,9% par rapport à leur niveau à fin juillet 2024. Les données montrent qu’elles ont atteint 325,3 MMDH à fin juillet 2025, «en raison de l’augmentation de 16,1% des dépenses de fonctionnement et de 10,5% des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 19,1% des charges de la dette budgétisée», comme le souligne la Trésorerie générale dans son bulletin. Il est important de noter que les charges en intérêts de la dette ont également bondi au cours de la même période. En effet, elles ont augmenté de 10,8% (+2,9 MMDH) à fin juillet 2025 pour s’établir à 29,30 MMDH contre 26,44 MMDH à fin juillet 2024. La TGR justifie cette augmentation par «l’accroissement de 17,4% des charges en intérêts de la dette intérieure (23,68 MMDH contre 20,17 MMDH) et par la diminution de 10,4 % de celles de la dette extérieure (5.621 MDH contre 6.276 MDH)». En ce qui concerne les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, il ressort des chiffres qu’ils ont atteint 529,2 MMDH. Ce qui représente un taux global d’engagement de 55% contre 59% à fin juillet 2024 et un taux d’émission sur engagements de 85% contre 84% un an auparavant. Dans la rubrique « Comptes spéciaux du Trésor », il apparait que les recettes ont atteint 116,9 MMDH, compte tenu des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général qui ont atteint 19,9 MMDH contre 20,7 MMDH à fin juillet 2024. De leur côté, les dépenses émises ont été de 122,7 MMDH, intégrant la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 3,9 MMDH. Enfin, à fin juillet 2025, les recettes des SEGMA ont enregistré une hausse de 33,8%, s’établissant à 1 ,86 MMDH contre 1,39 MMDH à fin juillet 2024. Selon la TGR, les dépenses ont été de 793 MDH soit le même niveau qu’un an auparavant. Alain Bouithy
Maroc/Collectivités territoriales : Les recettes fiscales s’améliorent de 8,6% à fin septembre

Les recettes fiscales des collectivités territoriales (CT) se sont améliorées en septembre 2024. Selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), elles ont atteint 31 milliards de dirhams (MMDH), marquant ainsi une hausse de 8,6% par rapport à leur niveau à fin septembre 2023. Cette évolution est le résultat de la hausse de 5,1% des impôts directs et de 11,5% des impôts indirects, a indiqué l’institution publique dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances locales (BMSFL), précisant que les recettes fiscales ont constitué 82,8% des recettes globales des collectivités territoriales à fin septembre 2024. A titre de comparaison, elles avaient atteint 29,2 MMDH en août 2024, marquant une augmentation de 14,8% par rapport à la même période de l’année précédente, suite à la hausse de 10,6% des impôts directs et de 18,5% des impôts indirects. Elles avaient alors constitué 84,9% des recettes globales des collectivités territoriales à fin août 2024. Un mois plus tôt, à fin juillet, les données suggéraient une augmentation de 25,7% des recettes fiscales en glissement annuel, après avoir atteint 27 MMDH et ce après une hausse de 24,3% des impôts directs et de 26,9% des impôts indirects. Rappelons également qu’au cours de cette période, les recettes fiscales avaient constitué 85,7% des recettes globales des collectivités territoriales à fin juillet 2024. Toujours selon la Trésorerie générale, les ressources transférées ont progressé de 1,7% à fin septembre dernier après s’être établies à 21,7 MMDH contre 21,4 MMDH un an auparavant. Cette évolution s’explique par «l’augmentation de 12,3% de la part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA (+1,62 MMDH), conjuguée à la diminution de 23% de la part des régions dans le produit de l’IS et de l’IR (-1,02 MMDH), de 5,8% des subventions (-138 MDH) et de 27,2% de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur les contrats d’assurance (-87 MDH) ». Il est important de noter que les recettes des collectivités territoriales sont constituées pour 39,7% de leur part dans le produit de la TVA, comme l’a relevé la TG dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances locales. La même source indique par ailleurs que les ressources gérées par l’Etat pour le compte des collectivités territoriales ont atteint 8,4 MMDH à fin septembre 2024, contre 7 MMDH un an auparavant, soit une augmentation de 20,1%. Selon les explications de l’institution, l’augmentation de ces ressources résulte « de la hausse de 31,2% de la taxe de services communaux (+1,09 MMDH), de 7,3% de la taxe professionnelle (+228 MDH) et de 24,1% de la taxe d’habitation (+81 MDH) ». En ce qui concerne les ressources gérées par les collectivités territoriales, les chiffres montrent qu’elles se sont établies à 7,30 MMDH à fin septembre 2024 contre 6,61 MMDH enregistrés un an auparavant, ce qui correspond à une hausse de 10,4%. Dans son bulletin, la TG précise qu’elles sont constituées en grande partie des recettes de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (1,77 MMDH), de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal (876 MDH), de la taxe sur les opérations de construction (650 MDH), des recettes domaniales (566 MDH) et des redevances sur les recettes des mandataires du marché de gros des fruits et légumes (520 MDH). A noter enfin que «l’évolution de la structure des ressources des collectivités territoriales entre fin septembre 2023 et fin septembre 2024, fait ressortir une augmentation de la part des ressources gérées par les collectivités territoriales et de la part des ressources gérées par l’Etat, conjuguée à une diminution de la part des ressources transférées», a fait savoir la Trésorerie générale. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit budgétaire réduit à plus de 1,186 milliard de dirhams à fin avril

La situation des charges et ressources du Trésor au Maroc a connu une amélioration notable au titre du mois d’avril 2024, selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, elle a dégagé un déficit budgétaire de plus de 1,18 milliard de dirhams (MMDH) à fin avril 2024 contre un déficit budgétaire de 10,58 MMDH un an auparavant, a indiqué la TGR. Les données recueillies suggèrent ainsi une réduction significative du déficit de l’ordre de 88,85% en comparaison avec la même période de l’année écoulée où il s’était élevé à 10,5 MMDH contre 10,185 MDH un an auparavant. Dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) du mois d’avril 2024, la TGR précise que ce déficit tient compte «d’un solde positif de 14,3 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA)», A titre de comparaison, rappelons que le déficit enregistré à fin avril 2023 avait tenu compte d’un solde positif de 20,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. D’après les récentes données, les recettes ordinaires brutes sont ressorties en hausse de 15,7%, soit +16,5 MMDH, pour s’établir à 121,1 MMDH contre 104,6 MMDH à fin avril 2023. Cette évolution résulte de «l’augmentation des impôts directs de 13,4%, des droits de douane de 11,4%, des impôts indirects de 8,3%, des droits d’enregistrement et de timbre de 4,6% et des recettes non fiscales de 69,9%», a expliqué la Trésorerie générale dans son bulletin. La même source précise que les recettes fiscales brutes ont été de 105,3 MMDH contre 95,3 MMDH à fin avril 2023, en augmentation de 10,5% ou +10 MMDH, suite à la hausse des recettes douanières de 5,8% et de la fiscalité domestique de 14,1%. Quant aux recettes non fiscales, elles ont atteint 15,81 MMDH contre 9,30 MMDH un an auparavant, en augmentation de 69,9% ou +6.506 MDH. Cette progression s’explique notamment par «l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (7,42 MMDH contre 5,51 MMDH), des recettes de monopoles (3,68 MMDH contre 1,73 MMDH) et des recettes en atténuation des dépenses de la dette (2,32 MMDH contre 132 MDH), conjuguée à la baisse des fonds de concours (533 MDH contre 719 MDH), a indiqué la TGR. Il est à noter que les dépenses émises au titre du budget général ont été de 156,8 MMDH à fin avril 2024. Comme l’explique la Trésorerie générale dans son bulletin, elles ont ainsi accusé un recul «de 0,9% par rapport à leur niveau à fin avril 2023, en raison de la diminution de 3,8% des dépenses de fonctionnement et de 0,3% des charges de la dette budgétisée, conjuguée à la hausse de 8,1% des dépenses d’investissement». Il est important de savoir que la baisse de 0,3% des charges de la dette budgétisée s’explique par la diminution de 8,9% des remboursements du principal (20,16 MMDH contre 22,12 MMDH) et par la hausse de 16,5% des intérêts de la dette (13,15 MMDH contre 11,29 MMDH), selon la même source. Signalons par ailleurs que les dépenses d’investissement émises au titre du budget général se sont élevées à 32 MMDH à fin avril 2024 contre 29,6 MMDH un an auparavant, traduisant ainsi une hausse de 8,1% correspondant à +2,39 MMDH. Ce, d’après les explications de la TGR, « suite à l’accroissement des dépenses des ministères de 16,5% et des dépenses des charges communes de 0,5%». A préciser que les dépenses d’investissement tiennent compte des versements aux comptes spéciaux du Trésor pour un montant de 14,5 MMDH contre 14,7 MMDH à fin avril 2023. Quant aux recettes des CST, elles ont atteint 60,6 MMDH, a indiqué la TGR précisant qu’elles tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 14,5 MMDH contre 14,7 MMDH à fin avril 2023. Tandis que les dépenses émises, qui ont été de 46,9 MMDH, intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 1,16 MMDH. Au final, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 13,8 MMDH. Enfin, à fin avril 2024, les recettes des SEGMA ont progressé de 17,9% atteignant 811 MDH contre 688 MDH à fin avril 2023 ; tandis que les dépenses ont été de 262 MDH contre 202 MDH à la même période de l’année dernière, soit une augmentation de 29,7%. Alain Bouithy
Maroc. Les recettes douanières en légère progression à fin mars 2024

Les recettes douanières nettes se sont établies à plus de 20,68 milliards de dirhams (MMDH) au titre des trois premiers mois de l’année 2024, selon la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Les données publiées récemment par l’organisme public montrent qu’elles ont progressé de 1,8%, correspondant à +374 MDH, comparé à la même période de l’année écoulée, grâce notamment aux droits de douane, à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation et à la taxe intérieure sur la consommation (TIC) sur les produits énergétiques. Dans son récent bulletin mensuel de statistiques des finances publiques, la Trésorerie générale précise que la hausse des recettes douanières nettes tient compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 28 MDH à fin mars 2024 contre 18 MDH un an auparavant. Les chiffres recueillis suggèrent ainsi que les recettes nettes des droits de douane réalisées à fin mars 2024 ont atteint 3,80 MMDH contre 3,55 MMDH un an auparavant. Ce qui représente une amélioration de 7% équivalant à +248 MDH. Pour leur part, les recettes nettes provenant de la TVA à l’importation se sont établies à 12,78 MMDH à fin mars 2024 au lieu de 12,86 MMDH à fin mars 2023. Elles ont ainsi accusé une baisse de 0,6% correspondant à -72 MDH, a fait savoir la Trésorerie générale indiquant que la TVA sur les produits énergétiques a enregistré une baisse de 17,3% soit -484 MDH et celle sur les autres produits une augmentation de 4,1% (+412 MDH) durant la même période. Quant aux recettes nettes de la TIC sur les produits énergétiques, la TGR annonce qu’elles «ont atteint 4,09 MMDH contre 3,89 MMDH, en hausse de 5,1% par rapport à leur niveau de fin mars 2023 ou +198 MDH». Et de préciser qu’elles tiennent compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 22 MDH à fin mars 2024 contre 9 MDH un an auparavant. Dans son récent bulletin mensuel de statistiques des finances publiques, il est en outre indiqué que « les recettes brutes de la TIC sur les produits énergétiques ont été de 4,11 MMDH contre 3,90 MMDH, en augmentation de 5,4% par rapport à leur niveau de fin mars 2023 ou +211 MDH ». Globalement, les recettes fiscales brutes ont été de 84,2 MMDH contre 77 MMDH à fin mars 2023, en augmentation de 9,3% ou +7,2 MMDH, suite à l’évolution de la hausse des recettes douanières de 1,9% et de la fiscalité domestique de 13,8%. En s’établissant à 94,9 MMDH contre 84,9 MMDH à fin mars 2023, les recettes ordinaires brutes (compte non tenu des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux) ont bondi de 11,7% (+10 MMDH), en raison de l’augmentation des impôts directs de 11,7%, des droits de douane de 6,9%, des impôts indirects de 6,6%, des droits d’enregistrement et de timbre de 9,1% et des recettes non fiscales de 35,2%, a expliqué l’institution. Alain Bouithy