Mahamat Idriss Déby Itno : L’Union Africaine doit incarner une véritable souveraineté africaine

Mahamat Idriss Déby Itno : L’Union Africaine doit incarner une véritable souveraineté africaine

UN DISCOURS AU VITRIOL. Si l’on peut se réjouir de quelques bonnes initiatives à l’instar de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) dont la finalisation est attendue, il y a lieu de constater que, globalement, rien ne marche comme il se doit, ni au sein de l’Union Africaine (UA), ni dans ses approches envers les défis de notre temps, a déploré Mahamat Idriss Déby Itno. Dans un discours prononcé lors de la 38ème session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), à Addis-Abeba en Ethiopie, le président tchadien a estimé que « cette question représente aujourd’hui une urgence qui ne peut plus être passée sous silence. Une urgence qui exige un langage de vérité et un engagement constant ». Sachant que les peuples africains, peuples des États membres de l’Union Africaine, se retrouvent au centre de nouveaux défis d’un monde en mutation, « nous devons choisir entre continuer à subir le sort qui nous est voulu par le reste du monde ou nous unir pour prendre en main notre destin et construire pour notre continent un avenir souverain, digne et prospère.  Nous sommes à l’heure du choix », a-t-il déclaré. Pour le chef de l’Etat tchadien, l’Union Africaine doit être l’épine dorsale de la renaissance du continent africain sur tous les plans. Mais pour cela, estime-t-il, « elle doit incarner une véritable souveraineté africaine, porter une voix audible dans les instances multilatérales, développer une réelle autonomie financière et partager une forte volonté commune de construire un avenir africain radieux ». Ne plus accepter que nos politiques soient dictées A propos de souveraineté, le Mahamat Idriss Déby Itno appelle les dirigeants africains, réunis à Addis-Abeba, à ne « plus accepter que nos politiques soient dictées, que nos décisions soient influencées et que nos ressources soient exploitées au profit des autres ». Selon lui, l’Union Africaine doit être le rempart contre toute forme de domination, qu’elle soit économique, culturelle ou politique. « Nous devons renforcer nos institutions, garantir l’indépendance de nos décisions et refuser toute ingérence dans nos affaires intérieures », a-t-il insisté. Bien que considéré comme le plus riche en ressources naturelles, le continent africain demeure paradoxalement « le plus pauvre en termes de développement. Pour le Président tchadien, « cette contradiction émane d’un système mondial injuste bâti sur nos propres tares, failles et divisions ». Prendre fait et cause pour la souveraineté et la fierté africaines  Face à cela, « l’Union Africaine doit agir autrement pour parvenir à une intégration économique réelle, en créant des marchés communs, en favorisant le commerce intra-africain, en protégeant nos industries naissantes et en prenant fait et cause pour la souveraineté et la fierté africaines », a-t-il poursuivi. « Nous devons cesser d’être, perpétuellement, les exportateurs de matières premières et les consommateurs des produits importés, avec l’ambition ferme de devenir les artisans de la transformation de nos propres produits ». L’Union Africaine doit également retrouver sa vocation pleine et entière sur le domaine culturel a par ailleurs défendu le Président Mahamat Idriss Déby Itno estimant que nos cultures, nos langues et nos traditions, aujourd’hui marginalisées, voire méprisées, par un monde qui impose ses valeurs comme universelles, sont les piliers de notre identité. Œuvrer pour notre renaissance culturelle « Notre organisation commune doit œuvrer pour notre renaissance culturelle, où chaque enfant africain sera fier de ses racines et où nos artistes, nos intellectuels et nos scientifiques seront reconnus à leur juste valeur », a-t-il également déclaré avant de plaider pour « le renforcement de notre union (qui) n’est pas une option pour nous, c’est une nécessité absolue ». Adrien Thyg

Tchad / Abderaman Koulamallah : Les propos tenus par le Président Macron reflètent une attitude méprisante à l’égard de l’Afrique et des Africains

Tchad / Abderaman Koulamallah : Les propos tenus par le Président Macron reflètent une attitude méprisante à l’égard de l’Afrique et des Africains

« Au lieu de s’en prendre à l’Afrique, le Président Macron devrait concentrer ses efforts sur la résolution des problèmes qui préoccupent le peuple français », a déclaré le Ministre d’Etat tchadien , ministre des affaires étrangères , de l’Intégration Africaine, des Tchadiens de l’Etranger, de la Coopération Internationale et Porte-Parole du Gouvernement, Abderaman Koulamallah, dans le communiqué ci-dessous: « Le Gouvernement de la République du Tchad exprime sa vive préoccupation suite aux propos tenus récemment par le Président de la République française, Emmanuel Macron, qui reflètent une attitude méprisante à l’égard de l’Afrique et des Africains. Le Tchad tient à rappeler qu’il n’a aucun problème avec la France en tant que nation ni avec le peuple français, avec lequel il partage une histoire marquée par des relations humaines et culturelles. Cependant, les dirigeants français doivent apprendre à respecter le peuple africain et reconnaître la valeur de ses sacrifices. L’Histoire atteste que l’Afrique, y compris le Tchad, a joué un rôle déterminant dans la libération de la France lors des deux guerres mondiales, un fait que la France n’a jamais véritablement reconnu. Les sacrifices immenses consentis par les soldats africains pour défendre la liberté ont été minimisés, et aucun remerciement digne de ce nom n’a été exprimé. En ce qui concerne le Tchad, il convient de souligner que la construction de notre armée n’est pas l’œuvre de la France. Notre armée, forte et résiliente, est le fruit de la bravoure du peuple tchadien et des sacrifices consentis avec des moyens modestes. La France n’a jamais doté l’armée tchadienne de manière significative ni contribué à son développement structurel. En 60 ans de présence, marqués par des guerres civiles, des rébellions et une instabilité politique prolongée, la contribution française a souvent été limitée à des intérêts stratégiques propres, sans véritable impact durable pour le développement du peuple tchadien. Au lieu de s’en prendre à l’Afrique, le Président Macron devrait concentrer ses efforts sur la résolution des problèmes qui préoccupent le peuple français. Le peuple tchadien aspire à une souveraineté pleine et entière, à une véritable indépendance, et à la construction d’un État fort et autonome, acquis au prix de sacrifices inestimables. Nous invitons nos partenaires, y compris la France, à intégrer cette aspiration légitime dans leur approche des relations avec l’Afrique. N’djamena le 6 janvier 2025 Le Ministre d’Etat , ministre des affaires étrangères , de l’Integration Africaine, des Tchadiens de l’Etranger, de la Coopération Internationale Porte-Parole du Gouvernement ABDERAMAN KOULAMALLAH »

Après un départ du Tchad et du Sénégal, que reste-t-il des forces françaises en Afrique ?

Après un départ du Tchad et du Sénégal, que reste-t-il des forces françaises en Afrique ?

La réarticulation de la présence militaire française en Afrique, connait une accélération en cette fin d’année. Deux pays, le Tchad et le Sénégal, ont choisi de mettre fin aux accords de défense qui les liaient à Paris. Cela sans attendre les intentions françaises. Alors que reste-t-il des bases françaises sur le continent ? Le rapport de Jean-Marie Bockel, envoyé personnel du président Emmanuel Macron auprès des pays africains concernés par la reconfiguration du dispositif militaire français, a été remis le 25 novembre à l’Élysée. Il n’a pas encore été rendu public, mais il est déjà caduc. L’histoire en effet accélère et en cette fin 2024, deux partenaires historiques de la France, le Sénégal et le Tchad, ont choisi de couper les amarres militaires, mettant fin à une présence armée héritée de l’histoire… Lire la suite sur RFI

France vs Sénégal – Tchad : semaine de tous les enjeux…

France vs Sénégal – Tchad : semaine de tous les enjeux…

TRIBUNE. Cette semaine qui vient de s’achever a été riche en actualité politique sur l’ensemble du continent africain. Deux événements sortent du lot parce que provoquant un tournant géopolitique majeur. D’abord au Sénégal où le président Bassirou Diomaye Faye a déclaré dans un entretien à l’AFP jeudi 29 novembre que la France allait devoir fermer ses bases militaires au Sénégal, dont la présence est, selon lui, incompatible avec la souveraineté de son pays. «Le Sénégal est un pays indépendant et souverain. La souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans le pays», a-t-il précisé. Ce tournant dans mes relations francafricaines a Dakar va de pair avec l’orientation nouvelle de la politique étrangère au Tchad où a été te annoncée la fin de l’accord de défense entre la France et le Tchad. Deux nouveaux pays emboîtent le pas au Mali, Byurkina Faso et au Niger. Une première et un évènement historique en Afrique Centrale et dans ce qui était considéré, depuis les années 60, comme le pré carré français. L’heure du bilan a manifestement sonné. Dans tous les cas, une nouvelle ère s’ouvre dans un monde en pleine mutation et chaque État doit pouvoir assumer, seul, son propre destin en s’appuyant sur ses propres ressources et sur la liberté souveraine de se choisir ses propres partenaires. Comme je l’écrivais il y a deux mois, la guerre de l’OTAN en Ukraine a affaibli notoirement les anciens maîtres de pays africains et beaucoup de leaders africains sont en train de saisir cette faille pour s’affranchir de ces chaînes néocoloniales. Que cette volonté souverainiste fasse boule de neige en RDC, en Côte-d’Ivoire et au Gabon etc. et toute l’Afrique s’ouvrira à une nouvelle ère… Avec la grande force d’information des réseaux sociaux, l’effet domino sera inévitable sur l’ensemble de l’opinion publique africaine et tout chef de l’Etat qui s’acharnera à diriger avec le vieux schéma françafricain tombera inévitablement comme un fruit mûr. Un avenir meilleur est devant nous, il dépend désormais de la jeunesse africaine d’arracher opiniâtrement ce qui lui a été longtemps refusé, à savoir sa liberté de s’auto-déterminer. Germain Nzinga

Au Tchad, on réagit au départ prévu de l’armée française

Au Tchad, on réagit au départ prévu de l’armée française

Certains Tchadiens voient dans la décision annoncée par leur gouvernement, le signe d’une brouille profonde entre N’Djamena et Paris. Plusieurs désaccords seraient à l’origine de la décision annoncée par le gouvernement tchadien, selon des observateurs de la scène politique franco-tchadienne. Tout d’abord, N’Djamena serait mécontente de la France et de l’Union Européenne en raison de leur manque de soutien financier aux processus électoraux dans le pays. De son côté, Paris verrait mal le rapprochement du Tchad avec la Russie et les Emirats arabes unis. C’est ce qu’explique François Djekombé, le président du parti Union sacrée pour la République et par ailleurs, l’un des chargés de communication du président Mahamat Idriss Déby, lors de la dernière campagne présidentielle. « L’Union européenne n’avait pas financé la présidentielle du 6 mai 2024 et je crois qu’il en sera de même pour les futures élections (législatives et locales). Donc il y a une sorte de méfiance du Tchad vis-à-vis de la France et de l’Union européenne. Et vu le rapprochement du Tchad avec la Russie, ou d’autres acteurs comme la Turquie, c’est quelque chose qui n’a pas plu aux autorités françaises… Lire la suite sure DW

Lutte contre le terrorisme : UNOCA et UNOWAS réaffirment leur soutien au Tchad

Lutte contre le terrorisme : UNOCA et UNOWAS réaffirment leur soutien au Tchad

Dans le cadre de leur engagement pour prévenir les conflits et soutenir la consolidation de la paix et la sécurité en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abdou Abarry, et pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simão, ont effectué une mission conjointe au Tchad  du 12 au 15 novembre. Pendant leur séjour, ils se sont entretenus avec le Premier ministre, Allamaye Halina, et le Ministre d’Etat en charge des Affaires étrangères, Abderaman Koulamallah, entre autres. Les deux responsables onusiens ont saisi cette occasion pour condamner les actes terroristes abjectes perpétrés par Boko Haram et  pour exprimer au Gouvernement et au peuple tchadien la solidarité de l’ONU. Mieux organiser et coordonner l’assistance au profit des plus vulnérables MM. Abarry et Simão ont accordé une attention soutenue à la situation humanitaire dans le Bassin du lac Tchad. C’est dans cet esprit qu’ils se sont rendus le 13 novembre à Bol, à plus de 150 Km au nord de N’Djamena, la capitale. Dans cette localité  (chef-lieu de la province du Lac), ils ont touché du doigt les réalités du terrain ainsi que les difficultés des déplacés et autres victimes de la radicalisation de Boko Haram ou des groupes armés opérant dans cette zone où les inondations constituent également une source d’angoisse pour de nombreuses familles. Ils ont ainsi pu mesurer les défis auxquels sont confrontés les populations, les autorités locales et les partenaires humanitaires. Les échanges avec toutes les parties prenantes ont permis de procéder à une évaluation rigoureuse des besoins afin de mieux organiser et coordonner l’assistance en matière de protection, de sécurité alimentaire et de santé, en particulier au profit des plus vulnérables, dont des femmes et des enfants. « Les personnes que nous avons rencontrées à Bol sont dans une détresse totale. Il faut vite agir, car elles n’ont ni habitats décents, ni alimentation alors que la prise en charge n’a pas encore commencé », souligne le Chef de l’UNOCA. « Il faut continuer à mobiliser des ressources nécessaires pour que les populations concernées aient des conditions de vie dignes », ajoute son collègue de l’UNOWAS, préoccupé par la gravité de la situation. Dans ce contexte, les deux responsables onusiens ont lancé un appel à plus d’aide et de soutien. Ils ont réaffirmé leur détermination à intensifier le plaidoyer dans ce sens et, de manière générale, à continuer à œuvrer aux côtés du Tchad et d’autres partenaires pour la lutte contre le terrorisme et la promotion de la stabilité régionale, conformément à la résolution 2349 du Conseil de sécurité y relative. A ce sujet, ils ont eu des discussions approfondies avec le Haut représentant de l’Union africaine au Tchad, Basile Ikouebe, et des représentants de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) ainsi qu’avec les membres du corps diplomatique. MM. Abarry et Simão ont aussi eu une séance de travail avec l’équipe pays des Nations Unies du Tchad conduite par le Coordonnateur résident, François Batalingaya. Ils ont salué leur travail remarquable sur le terrain ainsi que leur engagement à renforcer davantage la coordination de leurs efforts en faveur de la paix et du développement durable du Tchad. AMA

CAN CAF TotalEnergies 2025. Le Tchad et la Sierra Leone se tiennent en échec, la Côte d’Ivoire assure sa qualification

CAN CAF TotalEnergies 2025. Le Tchad et la Sierra Leone se tiennent en échec, la Côte d’Ivoire assure sa qualification

Le Tchad et la Sierra Leone se sont neutralisés sur un score de 1-1 lors de leur confrontation pour les qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies 2025, mercredi soir au Stade Olympique Alassane Ouattara d’Abidjan. Dans une rencontre disputée et pleine de tension, les deux équipes n’ont pas réussi à prendre l’avantage, laissant les Leone Stars avec des espoirs de qualification fragiles. Ce résultat dans le Groupe G assure aux Éléphants de Côte d’Ivoire, champions en titre, leur place pour la prochaine édition de la CAN au Maroc. En effet, ils ne peuvent plus être rattrapés par la Sierra Leone, qui reste en troisième position. Avec neuf points et la tête du groupe, les Éléphants sont au minimum assurés de finir à la deuxième place, tandis que la Sierra Leone, à quatre points de la première place et avec un seul match à jouer, voit ses chances de qualification s’amenuiser. Les Leone Stars ont pourtant pris les devants à la 29e minute grâce à une frappe en dehors de la surface d’Abu Dumbuya. Son tir puissant s’est logé dans la lucarne gauche, offrant aux visiteurs l’avantage initial. Ce but a galvanisé la Sierra Leone, qui tentait de consolider sa position dans le groupe et de rester en course pour la qualification. Le Tchad a vite réagi, cinq minutes plus tard, lorsqu’une faute dans la surface sur Marius Mouandilmadji a offert un penalty aux Tchadiens. Mahamat Thiam n’a pas tremblé au moment de tirer et a placé le ballon en pleine lucarne pour remettre les équipes à égalité, 1-1. La deuxième mi-temps a vu les deux équipes intensifier leurs efforts pour décrocher le but de la victoire, avec la Sierra Leone particulièrement offensive et plusieurs occasions à la clé. À la 64e minute, Kei Kamara, le buteur expérimenté, a tenté sa chance de la tête, mais le gardien tchadien a réalisé un arrêt décisif pour préserver le score. Les remplaçants Issa Kallon et Sullay Kaikai ont ajouté de la pression en fin de match pour la Sierra Leone, mais leurs tentatives ont été repoussées. Malgré les assauts tardifs des Leone Stars, le Tchad a tenu bon, décrochant ainsi son troisième match nul dans cette campagne de qualification. Avec cinq points en cinq matchs, la Sierra Leone reste en troisième position dans le Groupe G, tandis que le Tchad ferme toujours la marche avec trois points. Ce match nul complique les ambitions de qualification de la Sierra Leone, qui dépend désormais des résultats des autres équipes du groupe pour espérer se qualifier.

RDC – CEEEAC/TCHAD : le président Félix Tshisekedi a présidé la signature d’un accord politique entre le gouvernement tchadien et son opposition

RDC – CEEEAC/TCHAD : le président Félix Tshisekedi a présidé la signature d’un accord politique entre le gouvernement  tchadien et son opposition

Ce mercredi à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État Félix Tshisekedi, en sa qualité de Facilitateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) dans la crise tchadienne, a présidé pour la troisième fois une cérémonie de signature d’un compromis politique entre le gouvernement du Tchad et l’opposition. Au terme de cet événement, le gouvernement tchadien représenté par le ministre des Infrastructures Aziz Mahamat Saleh et l’opposition ont convenu du retour au Tchad du Dr Hassan Barkai, Président de l’Union des forces démocratiques du Tchad (UFDT). « Trois ans après le début de la transition, nous sommes en phase de finalisation grâce au leadership du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Facilitateur dans cette transition. Cela est un exploit parce que plusieurs pays qui sont en transition sont encore loin », a déclaré Aziz Mahamat Saleh. « Nous félicitons ce compromis qui permettra aux opposants de rester en paix au pays. Et à travers cela, nous lançons un appel aux opposants qui sont encore en exil de rentrer au pays pour refonder ensemble notre nation », a conclu le ministre tchadien. De son côté, le Dr Barkai a exprimé sa joie de rentrer au Tchad après plusieurs années d’exil. « La situation politique au Tchad est plus calme après l’élection présidentielle. Aujourd’hui, le Tchad organise les élections législatives et locales pour finaliser la transition des institutions », s’est-il réjoui. Présent à cette cérémonie, le ministre congolais de l’Intégration régionale Didier Mazenga a félicité le Président Félix Tshisekedi pour la réussite de cette transition qui tend vers sa fin : « ce qui reste, c’est de poursuivre la mise en œuvre de la Feuille de route, l’organisation des élections provinciales et la mise en place des institutions du pays ». C’est le mardi 25 octobre 2024 que le Président Félix Tshisekedi a été désigné Facilitateur dans la crise tchadienne par ses pairs de la CEEAC.