Tchad: Lettre ouverte sur la situation des diplômés handicapés tchadiens

Excellence Monsieur le Président de la République du Tchad, Permettez-moi tout d’abord de vous adresser mes salutations les plus respectueuses, ainsi que mes vœux de paix, de prospérité et de succès dans la conduite des hautes fonctions que le peuple tchadien vous a confiées. Je me permets de vous écrire en tant que diplômé(e) en situation de handicap, et en porte-voix de nombreux autres compatriotes dans la même situation, pour attirer votre bienveillante attention sur les difficultés persistantes que nous rencontrons dans notre insertion socioprofessionnelle, en dépit de nos qualifications et de notre volonté de servir notre pays. Nous saluons avec reconnaissance l’engagement que vous avez exprimé publiquement en faveur des personnes handicapées, notamment la promesse présidentielle relative à un quota réservé dans la fonction publique en faveur des diplômés handicapés tchadiens. Cet engagement a été perçu comme une lueur d’espoir par beaucoup d’entre nous, qui aspirons à contribuer activement au développement du Tchad à travers nos compétences. Cependant, force est de constater que cette promesse peine à être traduite en actions concrètes. À ce jour, de nombreux diplômés en situation de handicap demeurent sans emploi, malgré la publication régulière des concours de recrutement dans la fonction publique. L’absence d’un mécanisme transparent et opérationnel pour l’application de ce quota soulève des inquiétudes légitimes quant à la mise en œuvre effective de cette noble promesse. Nous restons convaincus que sous votre leadership, des avancées significatives peuvent être réalisées pour faire du Tchad un pays plus juste, plus solidaire et véritablement inclusif. Dans l’espoir d’une suite favorable à notre requête, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération. Pr des Personnes Handicapées du Moyen Chari Ouya Bassou Boula
Tchad/Conseil des Ministres: plusieurs projets de decrets et lois examinés et adoptés

Le Président de la République, Chef de l’État, Maréchal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, a présidé ce jeudi après-midi, au Palais Toumaï, un Conseil Ordinaire des Ministres. Sept projets de décrets et deux projets de lois étaient inscrits à l’ordre du jour. Au titre du 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗝𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗗𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗛𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀, 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁𝘀 de 𝗱𝗲́𝗰𝗿𝗲𝘁𝘀 ont été examinés. Il s’agit entre autres, de la nomination des membres de la 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗟𝘂𝘁𝘁𝗲 𝗖𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗧𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 au Tchad (CNLTP), des 𝗛𝘂𝗶𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿𝘀-𝗰𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲 titulaires de charges et des 𝗡𝗼𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 titulaires de charges. Le Conseil a étudié deux projets de décrets portant création respective de 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝘀 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝘂𝘅 𝘀𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗴𝗿𝗶𝗰𝗼𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗿𝘂𝗿𝗮𝗹 à Koumra (Mandoul) et Am-Timan (Salamat). C’est au titre du 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗘𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗦𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿, 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗙𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗣𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲. Au titre du 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗦𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗣𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲, un projet de décret portant création d’une 𝗘́𝗰𝗼𝗹𝗲 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗦𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗣𝗼𝗹𝗶𝗰𝗲 (ENSP) a été soumis à l’appréciation du Conseil. Au titre du 𝗦𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, un projet de décret portant adoption d’une 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗯𝗶𝗹𝗶𝗻𝗴𝘂𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 a été examiné. Enfin, deux 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗼𝗶𝘀 ont été présentées au titre du 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗙𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀. Il s’agit de la ratification d’une 𝗖𝗼𝗻𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗲́𝘃𝗶𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗯𝗹𝗲 𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 signée entre la République du Tchad et les 𝗘́𝗺𝗶𝗿𝗮𝘁𝘀 𝗔𝗿𝗮𝗯𝗲𝘀 𝗨𝗻𝗶𝘀 et l’ 𝗮𝗯𝗿𝗼𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗼𝗶 relative à la gouvernance des autorités administratives indépendantes.
CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU : Le Libéria Sollicite le Soutien du Tchad Pour Sa Candidature

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Maréchal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO a accordé ce matin, au Palais Toumaï, une audience à la Ministre libérienne des Affaires Etrangères, Mme Sara Beysolow NYANTI. Elle lui a transmis un message de son Président Joseph Boakai, sollicitant le soutien du Tchad pour la candidature du Liberia au Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Le Liberia se positionne pour être membre non-permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies à l’issue des prochaines élections pour le compte du continent africain. Le pays bat le rappel de ses amis pour donner plus de chance à sa candidature. C’est dans ce cadre que le Président Joseph Boakai a dépêché à N’Djaména, auprès de son homologue, Maréchal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, sa cheffe de la diplomatie, Madame Sara Beysolow Nyanti. C’est entouré du Ministre des Affaires Etrangères et des Tchadiens de l’Etranger, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul et de ses proches collaborateurs que le Chef de l’Etat a attentivement suivi la ministre libérienne lui présentant l’exposé des motifs de la candidature de son pays. Les deux pays, membres de l’Union Africaine, partagent des intérêts communs en matière de paix et de sécurité sur le continent. Mme Sara Beysolow Nyanti a, au nom de son Président, souligné l’importance d’une coopération renforcée pour faire face aux défis régionaux, notamment en matière de sécurité et de développement. Le Chef de l’Etat, Maréchal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, fidèle à sa vision d’une Afrique unie, forte et prospère, a exprimé ses gratitudes à son homologue Joseph Boakai tout en affirmant que le Tchad est prêt à collaborer pour le rayonnement du continent africain sur l’échiquier international notamment au Conseil de Sécurité au sein duquel, l’Afrique doit par devoir de justice, être membre permanent. L’audience a également permis d’aborder des sujets d’intérêt commun, tels que la lutte contre le terrorisme, la promotion des Droits humains et la nécessité de renforcer les échanges économiques et culturels, afin de solidifier les relations entre les deux pays.
Le Tchad va intégrer le genre et le changement climatique dans ses programmes scolaires

Un nouveau manuel intégrant le genre et le changement climatique dans les programmes scolaires verra bientôt le jour au Tchad. C’est ce qui ressort d’un atelier de validation clé pour l’avenir de l’éducation, organisé du 15 au 17 mars 2025, à Mailaou (80 km au sud de la capitale N’Djamena), avec le soutien financier du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’intégration du genre dans l’éducation permet de promouvoir l’égalité des chances et d’assurer à chaque élève, quel que soit son sexe et sa catégorie sociale, un accès équitable au savoir. Parallèlement, le changement climatique constitue un défi mondial dont les conséquences se font déjà sentir. Former les jeunes générations à ces enjeux est donc une nécessité pour bâtir une société plus résiliente et inclusive », a salué Aboubakar Assidick Tchoroma, ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique. Organisé dans le cadre du Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes (PEFAF), l’atelier a réuni une trentaine de participants issus du ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, du ministère de la Femme et de l’Enfance, du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, des représentants de la société civile et des experts en pédagogie. Les thématiques du genre et du changement climatique « bien que distincts, sont intimement liés et leur prise en compte dans notre système éducatif est essentielle pour préparer nos élèves à devenir des citoyens responsables et éclairés », a déclaré Ali Moussa Bedei, le coordonnateur par intérim du projet. Avant l’atelier de validation, un travail préliminaire d’actualisation des programmes a été mené en août 2024, rassemblant des experts de divers horizons. Ils avaient travaillé distinctement à la prise en compte du genre et à l’intégration des enjeux climatiques dans les curricula. À l’issue de ces travaux, un premier projet de manuel avait été adopté. M. Tchoroma, a salué une avancée majeure qui intervient pendant le « mois de la femme » : « L’éducation d’aujourd’hui doit impérativement répondre aux défis liés aux inégalités de genre et à la crise climatique. Les anciens curricula doivent évoluer pour préparer les jeunes à devenir des citoyens responsables, conscients des questions environnementales et engagés dans la promotion de l’équité ». Cette initiative, marque une étape importante dans l’évolution du système éducatif tchadien et confirme la volonté des autorités de faire de l’éducation un levier de développement durable et d’égalité des chances, a ajouté le ministre. Le Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes vise à promouvoir l’égalité et l’équité dans l’accès à une éducation de qualité pour les filles et à une alphabétisation fonctionnelle pour les femmes en vue d’améliorer la qualité de vie de la population tchadienne. Il contribuera à l’accroissement de l’offre scolaire aux niveaux moyen et secondaire général et technique et à la scolarisation des filles. Le projet vise notamment à réhabiliter le complexe scolaire d’Amriguébé à N’Djaména et à construire un nouveau lycée féminin à Massakory Hadjer Lamis.
Tchad: Le Président MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO préside une réunion consacrée à la sécurité

Le Chef de l’État tchadien, Maréchal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, a présidé mercredi 2 avril une réunion consacrée à la sécurité, annonce un communiqué de la Présidence. S’inscrivant en droite ligne du premier chantier de son mandat, consistant à doter le Tchad d’une Armée et d’une Police moderne, rapprocher les forces de sécurité intérieure du peuple et bâtir une paix durable, cette réunion « a permis d’évaluer la situation sécuritaire et de donner des orientations consistant à améliorer considérablement la sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national », indique la Présidence. Cette rencontre a été l’occasion pour le Premier Ministre, Amb. Allah Maye Halina de présenter la situation générale du pays ces trois derniers mois, souligne la même source relevant qu’un état des lieux précis et complet a ainsi été fait et des directives ont été données par le Président tchadien, comme le renseigne le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration du Territoire, M. Limane Mahamat. A noter que la série d’incendies qui se propagent ces dernières semaines dans la capitale tchadienne, N’Djaména, et à l’intérieur du pays a également été abordée lors de cette réunion qui s’est tenue au Palais Toumaï. Sur ce point, « instruction a été donnée à l’effet de prendre toutes les dispositions nécessaires pour y faire face. Mieux, un travail de titan sera mené », précise le Maire de la ville de N’Djaména, M. Senoussi Hassana Abdoulaye. Martin Kam
Combler les lacunes et forger les aspirations : l’initiative RELANCE pour élargir les possibilités d’éducation et d’emploi pour les jeunes au Tchad et en Mauritanie

La Banque mondiale a approuvé le Projet d’intervention régionale du Sahel pour l’apprentissage et la collaboration dans l’éducation, ou RELANCE selon son acronyme en anglais. Cette initiative phare vise à renforcer les systèmes éducatifs, élargir l’accès à une éducation de qualité et améliorer les perspectives d’emploi pour les jeunes vulnérables au Tchad et en Mauritanie. D’un montant de 137,15 millions de dollars, le projet est financé par des crédits de l’Association internationale de développement (IDA) et des dons du Fonds fiduciaire pour le Sahel et les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (SAWAC). Il constitue un engagement important en faveur de l’avenir des jeunes dans l’une des régions les plus précaires du monde. Au Sahel central, un tiers des jeunes ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation professionnelle, et 94 % des enfants âgés de 10 ans sont incapables de lire ou comprendre un texte adapté à leur âge. Au Tchad, 57 % des enfants d’âge primaire ne sont pas scolarisés ; en Mauritanie, ce sont 45 % des jeunes en âge de fréquenter le cycle secondaire qui sont en dehors du système scolaire. Dans ces pays, investir dans l’éducation est une démarche de long terme essentielle pour briser le cercle vicieux de la pauvreté et de la violence dont trop d’enfants et de jeunes sont prisonniers. Le projet RELANCE adopte une approche régionale et innovante pour bâtir une société plus résiliente et inclusive, en prenant acte des difficultés communes au Tchad et à la Mauritanie. Les deux pays connaissent en effet des taux élevés de jeunes non scolarisés et de pauvreté des apprentissages, tandis qu’ils sont également confrontés aux effets de la dégradation de l’environnement, de la fragilité et des conflits. Le projet appuiera la création d’un institut régional d’éducation dédié à la recherche, qui formera également des professionnels de l’éducation et fournira des conseils sur l’action à mener. Cet institut jouera un rôle essentiel dans la promotion de la coopération régionale et l’harmonisation des politiques éducatives, et bénéficiera directement à au moins 1 500 professionnels du secteur dans les deux pays. Le projet RELANCE mettra également en place des parcours éducatifs flexibles et résilients grâce à l’introduction d’un modèle d’« école ouverte » conçu pour 850 000 jeunes nomades et réfugiés non scolarisés et dont la moitié sont des filles. Ce modèle innovant offrira d’autres voies d’accès à l’éducation formelle ou à l’emploi par le biais de la formation professionnelle et technique. Il reposera sur un format hybride combinant enseignement en présentiel et ressources d’apprentissage numériques, et garantira la continuité de l’éducation même dans les circonstances les plus difficiles. Le projet s’attachera à concevoir des centres d’apprentissage résilients, avec l’intégration d’infrastructures économes en énergie et résistantes aux catastrophes. « Le modèle de l’ »école ouverte » est tout à fait novateur et il pourrait véritablement révolutionner les possibilités d’éducation et d’emploi pour les jeunes vulnérables, explique Franz Drees-Gross, directeur par intérim de l’intégration régionale pour l’Afrique et le Moyen-Orient à la Banque mondiale. En favorisant la collaboration entre le Tchad et la Mauritanie, le projet RELANCE permettra d’assurer un maximum d’efficacité et d’impact, de créer des économies d’échelle et d’éviter les initiatives redondantes. » Le projet met en outre fortement l’accent sur l’égalité des sexes, avec des interventions ciblées visant à remédier aux disparités persistantes qui pénalisent les femmes dans les domaines de l’éducation et de la vie économique. Des efforts seront déployés pour accroître la scolarisation et la poursuite d’études des filles, à travers notamment des incitations financières pour les élèves méritantes et vulnérables et le développement de programmes et d’environnements scolaires intégrant la dimension du genre. « Ce projet va changer la donne pour le Tchad et la Mauritanie, souligne Waly Wane, chef de service Éducation à la Banque mondiale. En mettant l’accent à la fois sur l’éducation et les compétences professionnelles, nous faisons en sorte que les jeunes, et en particulier les filles et les populations vulnérables, disposent des outils dont ils et elles ont besoin pour réaliser leur potentiel et contribuer utilement à leur communauté. » Banque Mondiale
Tchad : Marine Le Pen reçue par le Président Mahamat Idriss Deby Itno à Amdjarass

Marine Le Pen est de nouveau en terre tchadienne, huit ans après sa dernière visite. La députée française et leader politique a été reçue samedi 15 à Amdjarass par le Président de la République, Maréchal MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, annonce la présidence dans un communiqué. Même si la dirigeante du Rassemblement National « ne détient pas de mandat diplomatique officiel, son influence sur la scène politique française et ses prises de position sur l’Afrique, font d’elle un interlocuteur de poids », a indiqué la présidence soulignant que l’audience accordée par le Chef de l’Etat tchadien lui a donné l’occasion de faire observer que les relations qui lient le Tchad et la France sont fondamentales et de mettre en avant les intérêts communs et une amitié historique. Selon la même source, « les discussions se sont ainsi concentrées sur la nécessité de retisser les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, marquées récemment par la rupture de l’accord de défense et le retrait des bases militaires françaises du pays ». Au cours des discussions, Marine Le Pen a réaffirmé son attachement à des relations avec le Tchad fondées sur la souveraineté et le respect mutuel.tandis que le Président MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO a tenu à préciser que la fin des accords militaires avec la France ne signifie pas une rupture totale de la coopération, réitérant son plaidoyer porté depuis longtemps pour des coopérations d’égal à égal dans les rapports qu’entretient son pays avec tous ses partenaires. Pour la présidence, la visite de Marine Le Pen au Tchad et son entretien avec le Président de la République réaffirment l’importance du Tchad pour la France au regard des enjeux géopolitiques régionaux et internationaux. Martin Kam Avec CP
Fin de séjour du Maréchal Mahamat Idriss DEBY ITNO à Ouagadougou

Le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss DEBY ITNO, a quitté Ouagadougou samedi dernier pour N’Djamena après une visite d’amitié de 48 heures au Burkina Faso. Sur invitation de son homologue le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Maréchal Mahamat Idriss DEBY ITNO a participé à la cérémonie d’ouverture de la 29e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) dont le Tchad est le pays invité d’honneur. Dans la matinée, le Maréchal Mahamat Idriss DEBY ITNO, s’est rendu au mémorial Thomas-SANKARA, où il a rendu un hommage à feu Président Thomas SANKARA, Père de la Révolution d’août 1983 au Burkina Faso. Au cours de son séjour, le Président tchadien a eu un tête-à-tête avec le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ autour du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux États. Se réjouissant de l’accueil chaleureux manifesté par le peuple burkinabè à sa délégation lors de cette visite d’amitié à Ouagadougou, le Maréchal Mahamat Idriss DEBY ITNO a invité le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ à une visite officielle au Tchad.