Congo : Sheryl Gambo vous donne rendez-vous sur la scène du Fespam

Sheryl GAMBO figure parmi les artistes congolais choisis pour participer au 11ème Festival panafricain de musique (FESPAM) dont le coup d’envoi sera donné ce samedi 15 juillet à Brazzaville. C’est dans ce cadre que la diva congolaise invite ses fans et tous les amoureux de la bonne musique à venir « communier avec moi le 16 juillet à Kintélé, dès 18heures. Puis, le 19 juillet au Palais des Congrès dès 14heures ». Pour l’auteure-compositrice-interprète, à la voix de velours, c’est l’occasion de venir « vibrer au rythme des sons de chez nous ». Placée sous le thème « La Rumba congolaise : Envol de la base identitaire vers les vestiges du patrimoine de l’humanité », la onzième édition du Fespam se tient du 15 au 22 juillet 2023 dans la capitale congolaise. Adrien Thyg
Congo/Suisse. L’hommage de Sheryl Gambo à la diva des divas, Tina Turner

DISPARITION. « Les artistes se retirent de la scène, mais ne meurent jamais. Ils demeurent éternels à travers leurs œuvres », écrit d’emblée l’artiste congolaise Sheryl Gambo sur sa page Facebook. c’est avec ces mots que la star congolaise a choisi de rendre ainsi un « grand hommage à la diva des divas, Tina Turner », la décédée le 24 mai à Küsnacht (canton de Zurich) et qui aura été « une inspiratrice pour moi », souligne-t-elle par la suite dans un texte bref. « J’ai passé mon enfance à t’écouter jusqu’à ce que tu as été marraine de « Same Sky », notre album produit par Beyond Music sous la direction de Larry Klein, un des acteurs qui t’ont entourée durant des années », se souvient Sheryl Gambo. Avant de souhaiter à la reine du Rock’n roll » de se reposer en paix. Chanteuse, autrice et interprète très talentueuse d’origine américaine (naturalisée suisse), Tina Turner a quitté ce monde à l’âge de 83 ans des suites dune longue maladie. Adrien Thyg
Congo. Instant détente avec Sheryl Gambo dans « POUROU » (Clip Officiel)
Congo/RDC. Sheryl Gambo pleure Tsala Muana

DISPARITION. « Tshala Muana, maman Tshala comme je t’appelais toujours, affectueusement. J’ai voulu supporter cette douleur sans publier quoi que ce soit, mais que c’est dur ! Tu es le patrimoine de notre culture des deux Congo. Partout où je suis passée, en Afrique, on m’a parlé de toi. Je te croyais physiquement immortelle, mais tu le seras spirituellement car tes œuvres d’esprit que j’ai écoutées toute la journée dans ma voiture le resteront. Maman, oui tu es née la même année que ma mère, Isabelle, rappelée à Dieu il y a deux ans jour pour jour. Tu resteras éternelle. Puisse le Dieu Tout Puissant accueillir ton âme artistique ».
Avec Sheryl Gambo, la musique congolaise avance

2018 marque une étape importante dans la carrière de la brillante chanteuse congolaise Sheryl Gambo. Grâce au succès de son dernier album « O’Kerah », le niveau du travail de l’artiste pour atteindre son règne sur l’échiquier discographique des musiques du monde, commence à se concrétiser. Aujourd’hui, plus populaire que jamais dans son Congo-Brazzaville natal, tout comme à l’international, Sheryl Gambo, qui allie mieux que quiconque la tradition musicale congolaise à l’univers sonore international actuel, est arrivée aussi à concevoir des compilations qu’elle appelle » New Afro Soul » ou « New Afro pop », sorte d’état des lieux de la scène hip-hop auxquelles elle a eu une fructueuse collaboration avec les grands noms de la musique africaine. En effet, la diversité musicale reste son leitmotiv. C’est un grand plaisir pour elle de se retrouver dans le jazz, le Rnb, le Hip hop, la soul, le zouk, le makossa le folk et la rumba congolaise. A son palmarès, cinq fois « Tam tam d’or », finaliste du prix RFI Découverte, plusieurs participations au Fespam (Festival panafricain de musique) et régulièrement présente sur les scènes nationales et internationales. Dans son dernier album » O’Kerah » Sheryl Gambo nous révèle particulièrement deux aspects de sa galaxie musicale à travers deux titres absolument significatifs : 1 – O’Kerah ou O’kierah qui se rapporte aux pouvoirs sacrés que l’on attribue aux jumeaux dans la culture congolaise en général et particulièrement dans la tradition mbochi (ethnie au nord du Congo-Brazzaville). Dans cette chanson, Sheryl Gambo en appelle aux pouvoirs des jumeaux, les invite à se réveiller et rend hommage à tous les jumeaux, parents de jumeaux et quelques personnes chères disparues. 2 – « Je dis stop », le titre a été inspiré par les différentes invitations aux conférences sur l’environnement, au point de composer une chanson sur ce thème et de réaliser un clip qui a été projeté à l’ouverture du Sommet sur le climat (One Planet Summit) à Paris. Notons que les trois albums de Sheryl Gambo sont disponibles sur plusieurs plateformes de musique en ligne, (I.Tune, Deezer, streaming, Spotify, Apple music, You tube, etc..) Pour 2018 fixons-nous de nouveaux défis et ayons foi dans ce que nous entreprenons, tel est le mot d’ordre de Sheryl Gambo en guise des vœux à ses fans et à tous les mélomanes.
Portrait. Sheryl Gambo en route vers l’affirmation

Cette jeune femme compte déjà trois albums en à son actif, à savoir, «Esi dia moranga» qui signifie J’ai eu ; «Edy tia mboa» qui renvoie ça se passa dans un village» et Okerah qui veut dire pouvoir des jumeaux. Ces titres sont en Mbochi, une des langues du nord Congo dans le département de la Cuvette. Née à Pointe-Noire, Sheryl Gambo vit à Brazzaville, la ville dans laquelle elle a grandi. Ne pouvant plus choisir entre la musique et les études, elle a opté pour la musique qu’elle pratique maintenant. Elle donc abandonné les études en classe de troisième. Avant de quitter le banc de l’école, elle pensait ardemment au journalisme. «Je suivais les Madonna, Michaël Jackson, Miriam Makeba ; mais je suis moi-même mon idole», elle affirme n’avoir été influencée par aucun artiste. Elle écoutait la musique de ces artistes pour espérer tirer quelque chose de leur façon de faire. Par contre, elle constate que sa voix donne beaucoup de couleurs lorsqu’elle chantejusqu’à faire qu’elle imite Beyance ou Miriam Makeba. Elle reconnaît toutefois que Miriam Makeba a beaucoup contribué à son inspiration. Elle aimait ses chansons. Comme toutes les chanteuses, elle a commencé la chanson par la chorale. C’est sa mère qui l’a amenée dans la chorale Cœur la charité, avant d’aller solliciter les services d’un groupe dénommé Majestic Bamba. C’est ce groupe qui a été pour elle une véritable école, elle avait une belle voix mais ne chantait pas dans le ton, elle avait des hors gammes. Elle n’a pas eu de problèmes pour s’adapter dans un studio, elle s’est facilement adaptée dans le monde de la musique. Elle n’avait pas peur du studio. C’est dans le groupe Majestic Bamba qu’elle a fait son premier contact de studio et j’ai fait beaucoup d’enregistrements, soit sept titres. «J’entretiens ma voix par le travail», confie-t-elle pour expliquer comment elle fait pour maintenir ses capacités vocales. Il lui arrive de crier, de travailler avec mon groupe qu’elle appelle Groupe Shery composé de huit musiciens dont elle-même qui s’intéresse au piano. Selon elle, les difficultés viennent de l’inconstance des artistes qui sont très mobiles. Ils sont parfois actifs dans cinq groupes et il est difficile de les avoirs en temps voulu. «S’il y a un spectacle, j’appelle les instrumentalistes avec qui je fais la révise et on monte la scène», explique Shery Gambo lorsqu’elle a un spectacle. Elle entretient de bonnes relations avec les autres artistes tout en reconnaissant qu’il y a eu un flottement pendant une certaine période.