CAN Feminine Handball RD Congo 2024 : Les Lionnes du Congo infligent une première défaite aux Lionnes du Sénégal

CAN Feminine Handball RD Congo 2024 : Les Lionnes du Congo infligent une première défaite aux Lionnes du Sénégal

Score final : Congo 25 – 17 Sénégal Dans une rencontre riche en intensité et en enjeux, les Lionnes du Congo ont infligé une première défaite aux Lionnes du Sénégal, jusque-là invaincues avec un impressionnant bilan de 4 victoires consécutives dans cette CAN Féminine Handball RD Congo 2024. Fanta Diangouraga, JOUEUSE DU MATCH La Demi-centre Congolaise a livré une performance exceptionnelle, jouant un rôle clé dans cette victoire mémorable. Ce succès éclatant marque un tournant majeur dans le tournoi, propulsant le Congo comme un sérieux prétendant au titre. Les Lionnes du Congo ont démontré leur solidité collective et leur détermination à se battre jusqu’au bout, envoyant un message fort à leurs adversaires. Avec CP

Bassirou Diomaye Faye et la fermeture des bases militaires françaises au Sénégal : le temps des mea culpa ?

Bassirou Diomaye Faye et la fermeture des bases militaires françaises au Sénégal : le temps des mea culpa ?

PARLONS-EN. La résiliation unilatérale des accords de coopération militaire qui liaient le Tchad et le Sénégal à la France a surpris plus d’un observateur. Personne ne croyait cela possible. Dans les milieux dits panafricains, on s’était même montré très critique à l’égard du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, accusé d’avoir trahi sa promesse de rompre avec les mauvaises habitudes du passé, contribuant ainsi, selon ses détracteurs, pour la plupart non sénégalais, à faire vivre une Françafrique qui refuse de mourir, pour reprendre le titre d’un livre paru, il y a peu. Je dois dire que je suis l’un de très rares Africains en dehors du Sénégal à avoir appelé à la prudence, à avoir accordé le bénéfice du doute et de la bonne foi au président Bassirou Diomaye Faye. Cela m’a d’ailleurs été reproché, mais comme je le dis souvent quand il est question d’analyse d’enjeux politiques et géopolitiques importants, il faut savoir laisser le temps au temps. Il y a de ces choses, de ces événements dont on ne saisit le sens que dans la durée. Comme j’ai eu à le souligner, en réaction aux critiques visant Bassirou Diomaye Faye, ce dernier n’est plus un activiste politique pour se comporter comme le veulent certains militants panafricains. On n’a plus affaire à un simple opposant de Dakar vociférant contre la France, mais à un chef d’État qui est confronté à la dure réalité du pouvoir et qui a certainement des informations que nous n’avons pas. Il faut constamment garder cela à l’esprit avant de juger et de condamner facilement. Quand on travaille sur les affaires sensibles, notamment les affaires d’État, on apprend à douter de soi-même, à privilégier la nuance et surtout à être humble. Critiquer en ignorant certaines réalités et vérités ne sert à rien. Bref. En appelant au démantèlement des bases militaires françaises au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye rappelle qu’il est et reste la même personne qui a promis la rupture à son peuple, et par extension à cette Afrique déterminée à se faire respecter sur la scène internationale. Honnêteté intellectuelle oblige, certains militants panafricains doivent faire leur mea culpa. C’est juste un avis, le mien. Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

Le Fonds africain de développement débloque près de 81 millions de dollars pour financer l’aménagement d’un axe routier reliant la Guinée et le Sénégal afin de favoriser l’intégration et les échanges commerciaux

Le Fonds africain de développement débloque près de 81 millions de dollars pour financer l’aménagement d’un axe routier reliant la Guinée et le Sénégal afin de favoriser l’intégration et les échanges commerciaux

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 27 novembre 2024 à Abidjan, un prêt de 80,93 millions de dollars américains au profit du Sénégal et de la Guinée pour mettre en œuvre le Projet d’aménagement de la route inter-États Labé-Mali (ville)-Kédougou-Fongolembi. Le prêt du guichet à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement au Sénégal s’élève à 41,47 millions de dollars et à 39,46 millions de dollars à la Guinée. Le financement contribuera à la construction et au bitumage de ce tronçon routier inter-États qui contribuera au renforcement de l’intégration et du commerce entre les deux pays, à soutenir la résilience des populations et à favoriser un écoulement rapide des produits sylvo-agro pastoraux et miniers. La route offrira aussi aux transporteurs maliens une alternative plus intéressante pour accéder au port de Conakry en utilisant le corridor Dakar-Bamako par le sud, qui passe par la ville de Kédougou. En outre, la construction de pistes rurales connexes jouera un rôle important dans l’approvisionnement en intrants et la collecte et l’acheminement des produits agricoles vers les grands centres de consommation. Au total, 240,71 kilomètres (178,11 kilomètres en Guinée et 62,60 kilomètres au Sénégal) de route revêtue en béton bitumineux résiliente au climat à 2×1 voies de 3,60 mètres, avec deux accotements de 1,5 mètre, seront construits, en cofinancement avec la Banque islamique de développement (BID), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et les gouvernements des deux pays. Le projet prévoit, en outre, l’aménagement de 150 kilomètres de pistes rurales, dont 100 kilomètres en Guinée et 50 kilomètres au Sénégal, et 20,26 autres kilomètres de voiries en pavé, dont 14,26 kilomètres en Guinée dans les villes de Labé et de Mali (à ne pas confondre avec le pays) et 6 kilomètres de voiries à Kédougou au Sénégal. « La Banque africaine de développement est un partenaire stratégique dans le secteur des transports de la sous-région ouest-africaine et au-delà ; et grâce à ses différentes interventions et à son savoir-faire dans le secteur, elle joue un rôle clé dans le financement des projets liés au transport au Sénégal et en Guinée. L’intervention à travers ce projet confirme le leadership de la Banque dans le développement des infrastructures sur le continent afin de renforcer l’intégration et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine », a déclaré Joseph Ribeiro, directeur général adjoint de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest. Le projet impacte directement une zone dont la population est estimée à 1 370 812 habitants en 2020, soit 4,76 % de la population des deux pays voisins.

France vs Sénégal – Tchad : semaine de tous les enjeux…

France vs Sénégal – Tchad : semaine de tous les enjeux…

TRIBUNE. Cette semaine qui vient de s’achever a été riche en actualité politique sur l’ensemble du continent africain. Deux événements sortent du lot parce que provoquant un tournant géopolitique majeur. D’abord au Sénégal où le président Bassirou Diomaye Faye a déclaré dans un entretien à l’AFP jeudi 29 novembre que la France allait devoir fermer ses bases militaires au Sénégal, dont la présence est, selon lui, incompatible avec la souveraineté de son pays. «Le Sénégal est un pays indépendant et souverain. La souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans le pays», a-t-il précisé. Ce tournant dans mes relations francafricaines a Dakar va de pair avec l’orientation nouvelle de la politique étrangère au Tchad où a été te annoncée la fin de l’accord de défense entre la France et le Tchad. Deux nouveaux pays emboîtent le pas au Mali, Byurkina Faso et au Niger. Une première et un évènement historique en Afrique Centrale et dans ce qui était considéré, depuis les années 60, comme le pré carré français. L’heure du bilan a manifestement sonné. Dans tous les cas, une nouvelle ère s’ouvre dans un monde en pleine mutation et chaque État doit pouvoir assumer, seul, son propre destin en s’appuyant sur ses propres ressources et sur la liberté souveraine de se choisir ses propres partenaires. Comme je l’écrivais il y a deux mois, la guerre de l’OTAN en Ukraine a affaibli notoirement les anciens maîtres de pays africains et beaucoup de leaders africains sont en train de saisir cette faille pour s’affranchir de ces chaînes néocoloniales. Que cette volonté souverainiste fasse boule de neige en RDC, en Côte-d’Ivoire et au Gabon etc. et toute l’Afrique s’ouvrira à une nouvelle ère… Avec la grande force d’information des réseaux sociaux, l’effet domino sera inévitable sur l’ensemble de l’opinion publique africaine et tout chef de l’Etat qui s’acharnera à diriger avec le vieux schéma françafricain tombera inévitablement comme un fruit mûr. Un avenir meilleur est devant nous, il dépend désormais de la jeunesse africaine d’arracher opiniâtrement ce qui lui a été longtemps refusé, à savoir sa liberté de s’auto-déterminer. Germain Nzinga

Le Sénégal exige les réponses : le pays commémore le 80ᵉ anniversaire du massacre perpétré par l’administration coloniale française

Le Sénégal exige les réponses : le pays commémore le 80ᵉ anniversaire du massacre perpétré par l’administration coloniale française

Les historiens estiment que des centaines de soldats ouest-africains ayant combattu pour la France ont été tués en 1944 par l’armée française après avoir réclamé des salaires impayés. Biram Senghor se rend régulièrement au cimetière militaire de Thiaroye, un village de pêcheurs situé près de Dakar, la capitale du Sénégal, pour se recueillir devant une tombe différente à chaque fois. Cet homme de 86 ans n’a aucun moyen de savoir quelle tombe appartient à son père, M’Bap Senghor, l’un des centaines de tirailleurs ouest-africains qui ont combattu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui ont été tués le 1ᵉʳ décembre 1944 par l’armée française après avoir réclamé des salaires impayés. Dans ce cimetière où ils sont censés être enterrés, toutes les tombes sont anonymes et l’emplacement exact des dépouilles est inconnu, tout comme le nombre de victimes… Lire la suite sur Euronews

Festival Visa For Music : Zhu culture honoré pour son engagement culturel à travers le continent africain

Festival Visa For Music : Zhu culture honoré pour son engagement culturel à travers le continent africain

Le prix reçu lors de la 11e édition du festival Visa For Music (du 20 au 23 novembre) est une reconnaissance des efforts déployés par ZHU Culture, sous la direction de Luc Mayitoukou, et le chanteur, guitariste, auteur-compositeur, interprète et arrangeur Saintrick, pour promouvoir les métiers des arts de la scène à travers le continent. Entretien. PAGESAFRIK : Vous avez pris part à la 11ème édition du festival Visa For Music, où vous avez reçu un prix. Pouvez-vous nous dire ce que représente ce prix pour vous ? SAINTRICK : Ce prix, que l’on pourrait qualifier de « reconnaissance », nous a été remis par l’intermédiaire de Luc Mayitoukou, Directeur de ZHU Culture, notre structure, en récompense des actions que nous menons à travers le continent pour le développement des métiers des arts de la scène. Évidemment, il représente une grande fierté pour moi, d’abord vis-à-vis de ma famille et de mon pays d’origine, le Congo-Brazzaville, ainsi que de mon pays d’adoption, le Sénégal. Mais au-delà de cette fierté, ce prix incarne également l’honneur d’être enfin récompensé pour de nombreuses années d’engagement, de partage, de formation, d’éducation et de dévouement à travers toutes nos initiatives avec ZHU Culture. PAGESAFRIK : Que pensez-vous de la promotion de la Rumba congolaise après son admission au patrimoine immatériel de l’UNESCO ? Je préfère adopter une approche mesurée quant à la promotion de la Rumba congolaise depuis son inscription à l’UNESCO, car cette reconnaissance aurait, selon moi, dû lui offrir une visibilité mondiale encore plus marquée. À mon sens, il est essentiel de valoriser l’évolution de la rumba au fil du temps pour permettre à la génération actuelle de comprendre qu’elle constitue la base et le fondement de nombreuses musiques qu’elle écoute aujourd’hui. Si nous nous limitons à mettre en avant les vieilles gloires de la rumba, nous risquons de ne pas capter l’intérêt des jeunes qui doivent encore la découvrir. Il faut donc créer un pont entre les styles qu’elle a inspirés, comme l’afrobeat, l’afro-trap, le zouglou ou le coupé-décalé, ainsi que des genres transitoires tels que le highlife, la salsa ou la bossa nova. Je pense également aux musiques plus expérimentales, comme le « Yeketi », que j’ai personnellement créé en mêlant la rumba à des sonorités sénégalaises. Tous ces styles ont pour base commune la rumba congolaise, et il est impératif de s’appuyer sur eux pour raconter son histoire et son évolution. Je suis convaincu que cela mettra encore davantage en lumière ses origines et son rayonnement. PAGESAFRIK : frCertains estiment que les Bantous de la Capitale ne devraient pas être candidats au festival Mawazine, mais qu’ils devraient y être invités en tant que monument africain. Quelle est votre opinion ? Je partage pleinement le fait que les Bantou de la Capitale soit un groupe emblématique du continent et que l’on devrait en faire profiter un large public. Cependant, il ne faut pas ignorer que, malgré leur statut légendaire, ils doivent être gérés de manière professionnelle. Cela implique que leur staff managérial prenne l’initiative d’établir des contacts et de rechercher des opportunités de programmation, afin que ce groupe mythique puisse continuer à s’exprimer et à raconter l’histoire de la rumba congolaise à travers ses prestations. Rien ne se fera automatiquement. Il est impératif de se conformer aux normes actuelles en matière de gestion professionnelle pour rester compétitif sur la scène des festivals d’aujourd’hui. Avec Zhu Culture, nous les avions fait programmer au dernier Festival Mondial des Arts Nègre à Dakar, ils ont émerveillé la scène du Visa for Music en 2024, je serais donc content qu’il puisse un jour se produire sur ce grand évènement qu’est le Mawazine Propos recueillis par Fredrich Gunther Mbemba

Afrobasket 2025 (Qualifications) : Le Cameroun, la RDC et le Sénégal frappent fort dès l’entame

Afrobasket 2025 (Qualifications) : Le Cameroun, la RDC et le Sénégal frappent fort dès l’entame

Le Cameroun, la RD Congo et le Sénégal ont brillé pour leur entrée en lice dans la fenêtre qualificative de l’Afrobasket 2025, disputée à Dakar. Les trois équipes ont décroché une victoire convaincante lors de leurs premiers matchs de groupes. Dans le groupe A, ce sont les Congolais qui ont ouvert les hostilités. Après la victoire du Soudan du Sud sur le Maroc, les Léopards ont dominé le Mali (72-64), rejoignant ainsi les Sud-Soudanais en tête de la poule. Christian Lutete IV s’est particulièrement illustré avec une performance remarquable de 20 points, véritable moteur de cette belle victoire. Dans le groupe C, le Sénégal a assuré le spectacle devant son public. Portés par des prestations solides de Youssou Ndoye et Amar Sylla, les Lions ont surclassé le Rwanda (81-58), livrant une performance aboutie et enthousiasmante. De leur côté, les Camerounais ont remporté le derby d’Afrique centrale face au Gabon (76-58). Malgré l’adresse des Gabonais, avec trois joueurs à 13 points ou plus, le collectif camerounais a fait la différence pour s’imposer. Le Cameroun rejoint ainsi le Sénégal en tête du groupe C. Une 2ᵉ journée décisive en perspective Les rencontres de ce samedi promettent de dessiner les premières tendances pour la qualification. Le Mali cherchera à rebondir face au Soudan du Sud (12h GMT), une tâche qui s’annonce ardue. De son côté, le Maroc tentera également de se relancer face à la RD Congo (15h GMT). Dans le groupe C, le Sénégal sera opposé au Gabon (18h GMT), tandis que le Rwanda devra se surpasser pour espérer rebondir face au Cameroun (21h GMT). Les enjeux montent d’un cran, promettant des affrontements intenses dans cette campagne qualificative. Ya Willy.