Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 22 janvier 2025

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 22 janvier 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 22 janvier 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers publics (CAMP) tenue le lundi 20 janvier 2025. Il a salué le succès remarquable de ce grand rendez-vous de l’agenda de la République. Il a félicité le Premier Ministre et le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République pour la parfaite organisation de la rencontre. Cette conférence inédite engage les administrations sur de nouvelles voies de responsabilisation, de modernisation et de transformation en parfaite convergence avec les axes, orientations, priorités et objectifs de la Vision Sénégal 2050. Le Président de la République a demandé au Premier Ministre de prendre toutes les mesures requises pour vulgariser les recommandations de la conférence, en particulier les bonnes pratiques édictées par les organes et corps de contrôle notamment l’amélioration de la gestion publique dans toutes ses dimensions. Il a, en outre, appelé à l’accélération des réformes de la fonction publique et à la finalisation du cadre d’application intégrale de la loi de 2022 sur le secteur parapublic et la gestion du portefeuille de l’Etat. A ce sujet, il a indiqué au Premier Ministre de veiller à l’instauration d’une bonne gouvernance renforcée au sein des entités du secteur parapublic et des entreprises stratégiques. Ce qui implique la généralisation accélérée des contrats de performances et la maitrise de leurs risques sur les finances publiques. Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’accélérer la mise en place progressive des pôles territoires afin de marquer davantage l’option résolue et soutenue de territorialisation des politiques publiques dans la solidarité et l’équité. Il a également demandé au Premier Ministre de promouvoir une administration de rupture avec la montée en puissance de la transformation digitale des services, l’actualisation des textes de la fonction publique et l’impératif d’asseoir une culture de résultat basée sur un changement systémique dans tous les compartiments de la sphère publique. La Vision Sénégal 2050 fait le pari du renforcement du rôle de premier plan du secteur privé dans le développement économique et social national. A cet effet, le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’engager des concertations pragmatiques avec les industriels et les opérateurs économiques afin de déterminer les modalités consensuelles de pilotage du développement du secteur privé national en tenant compte de toutes les contraintes et opportunités liées au contexte international. Ces consultations sont indispensables pour accélérer la finalisation du projet de loi sur la souveraineté économique qui sera la traduction politique de notre volonté collective et résolue de bâtir une économie endogène, force motrice de la transformation systémique du Sénégal. Dans cette perspective, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de superviser la restructuration efficace du cadre global de promotion de l’attractivité du Sénégal et de la compétitivité de l’économie nationale en consolidant et en engageant les réformes prioritaires relevant de chaque secteur et chaque ministère. Il a souligné la nécessité de renforcer le positionnement institutionnel de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX) sur le segment des incitations et du suivi opérationnel de l’environnement des affaires par la définition d’une nouvelle doctrine de promotion des investissements et de l’attractivité du Sénégal. Il a aussi requis la réactivation de l’Observatoire national des Investissements (ONI) désormais logé à la Primature. Sur cette lancée, il a demandé au Premier Ministre, en relation notamment avec les Ministres en charge de l’Economie, des Finances, du Commerce, de l’Industrie et du Numérique, de coordonner l’organisation, sous la conduite opérationnelle de l’APIX, du Forum invest in Sénégal les 24 et 25 avril 2025. Cet évènement économique sera un moment exceptionnel de promotion de la destination Sénégal en termes de partenariats et d’investissements directs étrangers. Le tourisme représente un secteur stratégique dans le déploiement de la vision Sénégal 2050 et la création d’emplois. A ce titre le Président de la République a demandé au Premier Ministre et au Ministre du Tourisme et de l’Artisanat de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de consolider, en concertation permanente avec les acteurs, la relance du secteur et la promotion des sites et potentialités touristiques du Sénégal. Il a souligné l’urgence de renforcer les dispositifs de sécurisation de toutes les zones et de tous les sites et établissements touristiques du Sénégal en réorganisant notamment la police touristique. Il a demandé au Premier Ministre de tenir dans les prochains jours un Conseil interministériel sur le tourisme qui devra traiter de toutes les mesures urgentes et adéquates à prendre pour affermir le développement hardi du secteur. Face à la récurrence des incendies et des problèmes de sécurité signalés dans plusieurs marchés du pays et qui appellent à la prise de mesures urgentes de la part du Gouvernement, le Président de la République a demandé aux Ministres en charge du Commerce et des Collectivités territoriales de veiller, en relation avec toutes les parties prenantes, au renforcement de la sécurisation et de la mise aux normes des marchés et espaces commerciaux sur l’étendue du territoire national. Dans ce sens, il a invité le Ministre en charge du Commerce à accélérer l’évaluation ainsi que la restructuration du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM) selon les nouvelles priorités de l’Etat en termes d’aménagements et de réalisations de sites et de projets commerciaux. Dans sa communication, le Premier Ministre a tout d’abord évoqué les travaux en cours relatifs à la mise en œuvre opérationnelle de la Stratégie nationale de Développement (SND) 2025-2029, notamment la finalisation des fiches de projets, programmes et réformes ainsi que leur priorisation, en vue de la soumission du dossier en Conseil des Ministres, au plus tard à la mi- février 2025. Le Premier Ministre a ensuite fait part de l’importance et de l’urgence attachées à la restructuration du secteur de l’énergie. À cet égard, il a indiqué la

Sénégal : la Banque africaine de développement lance un projet pionnier d’efficacité énergétique

Sénégal : la Banque africaine de développement lance un projet pionnier d’efficacité énergétique

La Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 8,51 millions d’euros pour le Programme de promotion des lampes d’éclairage efficace du Sénégal (PPLEEF), une initiative pionnière visant à faire progresser l’efficacité énergétique dans le pays. Ce projet constitue le premier investissement de la Banque entièrement dédié à l’efficacité énergétique du côté de la demande, établissant ainsi une nouvelle référence pour le développement durable en Afrique. Le Programme de promotion des lampes d’éclairage efficace en passe de transformer l’utilisation de l’énergie au Sénégal, profitant à près de 700 000 ménages et 80 000 petites entreprises dans les régions de Dakar, Thiès et Diourbel. Grâce au remplacement des ampoules à incandescence obsolètes et inefficaces par des éclairages LED modernes, le projet permettra de réaliser d’importantes économies d’énergie, de réduire les coûts d’électricité et de diminuer les émissions de carbone. L’élément central de l’initiative est son modèle innovant de financement sur facture, qui permet aux consommateurs de rembourser le coût du nouvel éclairage grâce aux économies d’énergie mensuelles. Ce modèle garantit que le programme est à la fois accessible et abordable pour tous les participants. Jalel Chabchoub, chargé en chef de l’efficacité énergétique au Département des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la Banque africaine de développement, a souligné la portée plus large de l’initiative : « Le Programme de promotion des lampes d’éclairage efficace du Sénégal est une étape importante dans l’engagement national du Sénégal en faveur du développement durable et de l’accès universel à l’énergie. Ce programme permettra de réduire la demande et la consommation d’énergie aux heures de pointe, et l’approche de financement sur facture sera utilisée ultérieurement pour introduire des appareils plus efficaces. En tant que première phase du programme d’éclairage efficace du Sénégal, le PPLEEF ouvrira la voie à un avenir énergétique plus durable, non seulement au Sénégal, mais aussi dans toute l’Afrique. » Au-delà de ses avantages immédiats pour le Sénégal, le programme est un modèle reproductible et évolutif pour d’autres pays africains. En réduisant la consommation d’énergie, ce programme retarde le besoin d’investissements coûteux dans de nouvelles centrales électriques, en particulier pendant les périodes de forte demande. « Ce projet aura un impact positif sur les budgets des ménages et des petites entreprises en réduisant leurs factures d’énergie », a déclaré Mme Mame Coumba Ndiaye, directrice générale de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME) du Sénégal. « Il soulagera le réseau avec une économie annuelle d’électricité de plus de 189 GWh. Ces économies seront réorientées vers le renforcement de la disponibilité de l’électricité et l’amélioration de l’accès pour les populations », a-t-elle précisé. Sur la période 2019-2024, la Banque a engagé environ 6 milliards de dollars dans des projets énergétiques à travers l’Afrique. Grâce au lancement du PPLEEF et la dynamique impulsée par l’initiative « Mission 300 », lancée conjointement par le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale, aux côtés d’autres partenaires, l’Afrique réalise des avancées significatives pour combler son déficit en matière d’accès à l’énergie. Ces efforts soulignent un engagement croissant en faveur du développement durable et de l’équité énergétique à travers le continent.

La transition énergétique juste en Afrique : Les leçons de l’Afrique du Sud et du Sénégal

La transition énergétique juste en Afrique : Les leçons de l’Afrique du Sud et du Sénégal

TRIBUNE. Des « Just Energy Transition Partnerships » (JETP) ont été mis en place ces dernières années pour apporter un soutien financier aux pays en développement dans leur transition vers l’abandon des combustibles fossiles. En 2021, lors de la26e Conférence des parties sur le changement climatique (COP26), l’Afrique du Sud est devenue la première nation à signer un tel accord. Le Sénégal et l’International Partners Group (IGP) ont signé un JETP en juin 2023. J’ai déjà dit que la meilleure façon pour les pays occidentaux, et le monde développé dans son ensemble, d’aider l’Afrique à sortir des combustibles fossiles est l’investissement et la collaboration, et non la condescendance. C’est précisément ce que les programmes JETP cherchent à faire : aider les économies émergentes dépendantes du charbon à abandonner les combustibles fossiles tout en laissant une marge de manœuvre pour traiter les conséquences sociales qui en découlent. Il s’agit là d’un investissement, d’une collaboration et, surtout, d’un respect de la réalité, à savoir que l’Afrique ne peut avancer qu’à son propre rythme dans ce domaine. Nous interdire arbitrairement d’utiliser nos ressources naturelles ne fera que plus de mal que de bien. Jusqu’à présent, l’Afrique du Sud et le Sénégal sont les seuls pays africains à avoir accepté un JETP, l’Afrique du Sud ayant conclu un accord pour un montant de 8,5 milliards de dollars, tandis que le Sénégal en a obtenu un pour un montant de 2,7 milliards de dollars. La manière dont l’Afrique du Sud et le Sénégal entendent tirer parti de ces accords diffère toutefois radicalement, tout comme leur situation en matière de production d’électricité. L’Afrique du Sud : Tiraillée entre les priorités Le charbon continue de dominer le portefeuille énergétique de l’Afrique du Sud, avec plus de 80 % de la production d’électricité du pays. En raison de problèmes chroniques de load-shedding et de pénurie d’énergie, le pays est aujourd’hui tiraillé entre deux priorités : assurer la sécurité énergétique et adhérer à ses plans de décarbonisation. Les pannes générales d’électricité frappent le pays depuis 2008, mais elles se sont intensifiées ces dernières années et ont effectivement paralysé l’économie sud-africaine, qui n’a même pas dépassé 1 % de croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) au cours de la dernière décennie. Le parc charbonnier vieillissant du pays est confronté à d’importants problèmes de maintenance qui ont conduit à la mise hors service de plusieurs des plus grandes unités charbonnières du pays en 2023. Cette année-là, le pays a également connu le pire délestage auquel il ait été confronté, plus de deux fois supérieur à celui de 2022, entraînant des pénuries d’énergie pendant 335 jours sur l’année. Ce délestage a entraîné une forte augmentation de la demande de panneaux solaires et de batteries, mais Eskom (la compagnie d’électricité sud-africaine) a dû plutôt donner la priorité à la sécurité énergétique, en prolongeant sa dépendance aux centrales à charbon et en ralentissant leur mise hors service. À leur crédit, Eskom a apporté des améliorations significatives à la maintenance et à la réparation de leurs centrales à charbon grâce à une stratégie de relance lancée début 2023, et ils n’ont pas subi d’autre épisode de load-shedding depuis le 26 mars 2024. Néanmoins, la décision de prolonger leur dépendance au charbon est en contradiction avec le JETP de l’Afrique du Sud. Elle a également conduit le gouvernement sud-africain à chercher à renégocier les accords de financement liés à sa transition vers des sources d’énergie plus propres, pour un montant de quelque 2,6 milliards d’USD sur les 8,5 milliards d’USD initialement convenus. Avant tout, l’Afrique du Sud a besoin d’une solution qui garantisse sa sécurité énergétique tout en lui permettant de respecter ses engagements dans le cadre du JETP, d’autant plus que sa demande de pointe devrait atteindre 38 gigawatts (GW) d’ici à 2030, soit 6 GW de plus que le pic actuel. Et même si 13,6 GW de nouvelles centrales électriques devraient être mises en service d’ici 2027, avec plus de la moitié de l’énergie solaire photovoltaïque et 25 % de l’énergie éolienne terrestre, le charbon devrait encore répondre aux deux tiers de la demande quotidienne. Les actifs de stockage de batteries attribués par le programme sud-africain d’achat de producteurs indépendants d’électricité pour le stockage de l’énergie (BESIPPP) contribueront également à cette nouvelle capacité. La production d’énergie renouvelable en Afrique du Sud devrait également passer de près de 14,1 % actuellement à près de 29 % d’ici à 2030. Je tiens à être très clair sur ce point : La croissance des énergies renouvelables en Afrique du Sud est louable, et la décision d’Eskom de donner la priorité à la sécurité énergétique via le charbon lorsqu’une solution alternative n’était pas immédiatement disponible était compréhensible et pragmatique. Mais les énergies renouvelables du pays ne progressent pas assez vite pour compenser le vieillissement de son parc de centrales au charbon, et aucune campagne de maintenance d’urgence ne peut garantir que des problèmes similaires ne conduiront pas à une nouvelle crise de load-shedding. Si l’on n’y remédie pas, on s’expose au risque de pénurie lorsque le parc de charbon sera inévitablement fermé à la fin de sa durée de vie. La production d’électricité à partir du gaz est donc l’option la plus prudente à laquelle l’Afrique du Sud doit donner la priorité pendant qu’elle continue à travailler à l’expansion de ses sources d’énergie renouvelables. La flexibilité offerte par la conversion du gaz à l’électricité permettra de répondre à la demande lorsque le parc de centrales au charbon ne pourra plus fournir l’électricité de base de l’Afrique du Sud, ne lui laissant que sa centrale nucléaire de Koeberg et des ressources solaires et hydroélectriques actuellement limitées pour combler les lacunes. Non seulement le gaz naturel est une source d’énergie plus rentable et plus efficace que le charbon, mais il est également relativement peu coûteux de moderniser une ancienne centrale au charbon avec des turbines à gaz, ce qui permet à l’Afrique du Sud d’éliminer progressivement le charbon tout en économisant de l’argent qui serait autrement dépensé pour construire des

Sénégal/France. Réponse de Sonko à Macron

Sénégal/France. Réponse de Sonko à Macron

Ousmane Sonko répond à Macron: « la France n’a ni la capacité, ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté… » Le Président Emmanuel Macron a affirmé que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France  a consenti  la primeur de l’annonce à ces pays africains. Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par  le Sénégal découle de sa seule volonté , en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté. Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel. Germain Nzinga

Le Sénégal et la Mauritanie produisent du gaz pour la première fois dans le cadre du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA)

Le Sénégal et la Mauritanie produisent du gaz pour la première fois dans le cadre du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA)

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape historique avec le démarrage des opérations du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA). Les développeurs du projet, bp et Kosmos Energy, ainsi que la compagnie pétrolière nationale (NOC) sénégalaise Petrosen et la société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), ont officiellement ouvert le premier puits du projet GTA, signalant ainsi le début des opérations techniques et une nouvelle ère de développement axé sur le gaz et la sécurité énergétique en Afrique de l’Ouest. En tant que porte-parole du secteur africain de l’énergie, la Chambre africaine de l’énergie ( AEC) se félicite de l’étape franchie par les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie. Les compagnies nationales d’électricité et les ministères de l’énergie de ces pays ont démontré la valeur de la collaboration public-privé, en montrant comment des partenariats solides, des contrats et des politiques favorables à l’investissement peuvent positionner les nations africaines en tant que producteurs de gaz à l’échelle mondiale. Nous devons accorder aux gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie le crédit qu’ils méritent : ils ont travaillé sans relâche pour assurer la réussite du projet GTA. Grâce à cette réalisation, le Sénégal et la Mauritanie sont en passe de devenir des exportateurs internationaux de GNL. Des projets tels que GTA mettent en évidence l‘ampleur des opportunités que le marché du gaz africain offre aux investisseurs Le projet GTA a commencé à produire du gaz à 16 heures le 31 décembre 2024. Le projet produira du gaz à partir de réservoirs situés à 120 kilomètres au large, par 2 850 mètres d’eau, grâce à un système sous-marin à quatre puits relié au FPSO qui traitera les fluides des puits. Les liquides seront déchargés dans des navires-citernes navettes, tandis que le gaz sera transporté par gazoduc depuis le FPSO jusqu’à un navire FLNG de 2,5 millions de tonnes par an (mtpa), amarré derrière un brise-lames en béton dédié. Cette structure protégera le navire FLNG ainsi que diverses plates-formes d’hébergement et de services, connues sous le nom de terminal central GTA. Les promoteurs du projet visent à établir un complexe de production offshore, avec des puits de développement reliés à un navire FPSO, ainsi qu’au navire FLNG et aux structures qui le soutiendront. Ce complexe est déjà achevé à plus de 75 % et, à la même époque l’année prochaine, il sera presque prêt à entrer en service. Avec 425 milliards de mètres cubes (mmc), le bloc GTA est un gisement de grande envergure. Avec une capacité de production de 2,5 mtpa dans la première phase et de 5 mtpa dans la seconde – selon que les développeurs du projet décident ou non de doubler la capacité de l’infrastructure FLNG -, le projet offre un nouvel approvisionnement crucial pour les consommateurs européens et une source de revenus stratégique pour le Sénégal et la Mauritanie. Si le projet ne comblera pas nécessairement le vide laissé par la Russie – après exportation et regazéification, la première phase de GTA exportera l’équivalent de 3,69 milliards de m3 – il jouera un rôle stratégique dans la diversification des chaînes d’approvisionnement mondiales et dans la stimulation d’une croissance économique durable au Sénégal et en Mauritanie. Alors que la première phase du projet donne la priorité aux exportations, la seconde phase comporte une forte composante de gaz local pour les deux pays. À l’avenir, le démarrage de la production de GTA devrait non seulement renforcer le potentiel de l’Afrique de l’Ouest en tant que plaque tournante du pétrole et du gaz en Afrique de l’Ouest, mais aussi attirer une nouvelle série d’acteurs désireux de tirer parti des opportunités de croissance dans la région. Cette évolution sera renforcée par l’engagement du Sénégal et de la Mauritanie à créer un environnement favorable aux investissements étrangers. Ces deux pays ont fait des progrès considérables ces dernières années pour donner la priorité au caractère sacré des contrats, réformer leurs cadres réglementaires et juridiques tout en encourageant la participation locale et le commerce transfrontalier. Le Sénégal a mis un point d’honneur à mettre à jour son code pétrolier de 1998, afin de prendre en compte la découverte de GTA et d’autres grands gisements offshore. La Mauritanie, quant à elle, s’est fixé pour objectif de rester aussi ouverte que possible aux investissements étrangers et de coopérer étroitement avec les institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Le pays est engagé dans un processus continu de réformes et il est prêt à travailler avec le reste du monde pour tirer le meilleur parti de ses ressources énergétiques. Ces efforts aboutiront à une plus grande injection de capitaux et de technologies sur le marché et les gouvernements respectifs du Sénégal et de la Mauritanie devraient être félicités pour leur engagement en faveur de projets et d’opportunités futurs. Pour maintenir le rythme du développement pétrolier et gazier, les pays devraient protéger davantage le caractère sacré des contrats, en offrant aux investisseurs étrangers transparence, sécurité et clarté. « Des projets tels que GTA mettent en évidence l’ampleur des opportunités que le marché du gaz africain offre aux investisseurs. Le projet montre que le gaz est vraiment bon pour l’Afrique et qu’il jouera un rôle majeur dans l’accélération de la sécurité énergétique, la stimulation de l’industrialisation et la transformation des économies africaines. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Les Africains peuvent être fiers de bp, Kosmos Energy, Petrosen et SMH. Les gouvernements sénégalais et mauritanien, leurs compagnies nationales d’électricité et leurs partenaires internationaux ont joué un rôle déterminant dans le développement du projet GTA et continueront à jouer un rôle clé dans la réussite de ce projet et des nombreux développements gaziers qui devraient suivre », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Après un départ du Tchad et du Sénégal, que reste-t-il des forces françaises en Afrique ?

Après un départ du Tchad et du Sénégal, que reste-t-il des forces françaises en Afrique ?

La réarticulation de la présence militaire française en Afrique, connait une accélération en cette fin d’année. Deux pays, le Tchad et le Sénégal, ont choisi de mettre fin aux accords de défense qui les liaient à Paris. Cela sans attendre les intentions françaises. Alors que reste-t-il des bases françaises sur le continent ? Le rapport de Jean-Marie Bockel, envoyé personnel du président Emmanuel Macron auprès des pays africains concernés par la reconfiguration du dispositif militaire français, a été remis le 25 novembre à l’Élysée. Il n’a pas encore été rendu public, mais il est déjà caduc. L’histoire en effet accélère et en cette fin 2024, deux partenaires historiques de la France, le Sénégal et le Tchad, ont choisi de couper les amarres militaires, mettant fin à une présence armée héritée de l’histoire… Lire la suite sur RFI

CAN Féminine Handball RD Congo 2024 : L’Angola, toujours reine d’Afrique au face à un Sénégal redoutable

CAN Féminine Handball RD Congo 2024 : L’Angola, toujours reine d’Afrique au face à un Sénégal redoutable

SPORT. Les Pearls d’Angola ont une fois de plus affirmé leur suprématie en handball féminin africain en décrochant un 16ᵉ titre continental, leur 5ᵉ consécutif, lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Féminine Handball RD Congo 2024. Avec une victoire éclatante de 27-18 face au Sénégal en finale, l’équipe nationale angolaise confirme sa domination inégalée sur le continent. Dès les premières minutes, les Angolaises ont imposé leur rythme grâce à une défense redoutable et des contre-attaques fulgurantes. Leur cohésion et leur expérience ont fait la différence face à une vaillante équipe sénégalaise. Paulo Simão, demi-centre angolaise, s’est illustrée avec brio et a été élue JOUEUSE DU MATCH, incarnant parfaitement le leadership et la maîtrise tactique de son équipe. Malgré la défaite, le Sénégal a démontré tout son potentiel tout au long de la compétition. Les Lionnes ont prouvé qu’elles sont de sérieuses prétendantes au titre, annonçant un avenir prometteur pour le handball féminin africain. Un palmarès impressionnant Ce sacre renforce l’hégémonie angolaise : 16 titres de championnes d’Afrique, dont 5 consécutifs, un exploit qui témoigne d’un travail continu et d’un talent collectif remarquable. Félicitations aux Pearls d’Angola pour cette performance exceptionnelle, et saluons le parcours exemplaire du Sénégal. Martin Kam avec CP

Sénégal : la Banque africaine de développement mobilise plus de 74 millions d’euros pour renforcer la promotion de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes

Sénégal : la Banque africaine de développement mobilise plus de 74 millions d’euros pour renforcer la promotion de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 27 novembre 2024 à Abidjan, un prêt de 73,72 millions d’euros au Sénégal pour mettre en œuvre la deuxième phase du Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes. À ce prêt s’ajoute un don de 900 000 dollars financé par Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi) dans le cadre de l’Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA), un programme de la Banque visant à combler le déficit de financement des entrepreneures du continent, ce qui portera le financement total du Groupe de la Banque à 74,54 millions d’euros, soit 45,6 % du coût du projet. Le gouvernement du Sénégal fournira une contrepartie de 38,11 millions d’euros tandis que l’Agence française de développement contribuera à hauteur de 25 millions d’euros. Les banques commerciales, institutions de microfinance et autres partenaires apporteront une enveloppe de 25,8 millions d’euros dédiée au co-financement des initiatives entrepreneuriales structurantes des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) dirigées par des jeunes et des femmes. « Cette seconde phase est spécifiquement conçue pour bénéficier aux jeunes âgés de 15 à 40 ans et à toutes les femmes économiquement actives. Son objectif est d’appuyer la mise en œuvre de la stratégie de création d’emplois pour les jeunes et les femmes à travers la promotion et le développement de l’entrepreneuriat », a déclaré Mohamed Chérif, chef du bureau-pays de la Banque africaine de développement au Sénégal. Le projet prévoit un accès au financement des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) dirigées par des jeunes et des femmes en partenariat avec les institutions financières partenaires notamment les Banques commerciales, les institutions de microfinance, entre autres. Le projet prévoit notamment le renforcement des capacités techniques par une approche centrée sur les besoins spécifiques des entrepreneurs : formation métier, formation en création d’entreprise et suivi post-création. Un appui sera fourni à l’élaboration des plans d’affaires, à la formation en gestion ainsi qu’un accompagnement à la labellisation et à l’amélioration de la qualité des produits incluant les produits verts. Par ailleurs, le projet soutiendra l’intégration des nouvelles technologies dans les procédures de fabrication et d’exploitation des MPME, la mise aux normes standard des produits et certification, l’appui à l’information et l’accompagnement pour l’accès au marché à l’export, y compris la participation à des foires internationales et la facilitation de l’accès à la commande publique nationale.