Selon un nouveau rapport, l’action climatique est essentielle à l’ambition du Sénégal de devenir un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure

Selon un nouveau rapport, l’action climatique est essentielle à l’ambition du Sénégal de devenir un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure

Un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale met en lumière les retombées économiques et sociales considérables de l’action climatique au Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de développement Vision 2050. Le nouveau Rapport national sur le climat et le développement (CCDR) pour le Sénégal souligne le coût de l’inaction climatique et avertit que sans adaptation, les effets du changement climatique pourraient réduire le PIB du Sénégal de 9,4 % d’ici 2050. À l’inverse, l’action climatique peut inverser ces impacts, en particulier pour les plus vulnérables, et stimuler la croissance. Les investissements nécessaires à l’action climatique sont estimés à 1,36 milliard de dollars par an jusqu’en 2030 et à 530 millions de dollars par an entre 2031 et 2050. À elle seule, l’adaptation pourrait accroître le PIB du Sénégal d’au moins 2 % d’ici 2030 et réduire la pauvreté induite par le climat de 40 %. « L’action climatique est plus qu’une réponse aux défis environnementaux ; c’est investir dans la prospérité et la résilience du Sénégal », explique Keiko Miwa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal. « Grâce à ces initiatives transformatrices, le Sénégal peut renforcer son capital humain, protéger ses écosystèmes et bâtir une économie robuste et durable pour tous, soutenant une croissance à long terme et conforme à la vision du pays. » Le rapport recense les principales priorités pour lutter contre le changement climatique tout en maximisant les gains en matière de développement : Développer les énergies renouvelables et les transports durables pour atténuer le changement climatique, réduire les coûts de l’électricité, améliorer la santé publique et créer des emplois. En s’appuyant sur le nouveau système de transport rapide par bus (BRT) électrique de Dakar, le Sénégal peut réduire davantage la pollution atmosphérique, améliorer la mobilité et stimuler la productivité urbaine. Améliorer la gestion des ressources naturelles pour favoriser une activité économique résiliente et protéger les moyens de subsistance, en donnant la priorité à la résilience côtière. Plus de la moitié de la population du Sénégal et les deux tiers du PIB sont concentrés dans des zones très vulnérables aux risques climatiques. Promouvoir une agriculture climato-intelligente pour aider les agriculteurs à s’adapter au changement climatique, protéger la biodiversité et assurer la sécurité alimentaire tout en diversifiant le secteur et en augmentant la production. Ceci peut permettre d’augmenter les rendements agricoles de 20 % et les revenus des agriculteurs de 26 %. Renforcer la gestion des risques de catastrophe afin de réduire les coûts socioéconomiques des phénomènes météorologiques extrêmes grâce à des systèmes d’alerte précoce, à une planification coordonnée et au financement des risques de catastrophe afin d’aider les communautés à mieux se préparer et répondre aux catastrophes. Investir pour doter les jeunes et les femmes de compétences et de filets de santé et de protection sociale adaptatifs afin d’atténuer la menace à long terme du changement climatique et de réduire les inégalités de revenus. Créer un environnement propice au développement et au financement de solutions climatiques par le secteur privé. Au moins 40 % des financements nécessaires à l’action climatique devront provenir d’investissements privés. L’alignement des prix du carbone, le renforcement du secteur financier national et l’expérimentation d’instruments financiers innovants tels que les obligations et les prêts liés à la durabilité peuvent soutenir cet effort. « Le secteur privé peut jouer un rôle central dans le renforcement de la résilience climatique et du développement durable au Sénégal », souligne Olivier Buyoya, directeur régional d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest. « L’apport d’un soutien réglementaire et financier à l’adaptation au changement climatique peut permettre aux entreprises d’intégrer des mesures d’adaptation au changement climatique, d’établir des normes de résilience et de promouvoir des pratiques durables. En outre, des produits financiers adaptés tels que des prêts à faible taux d’intérêt, des garanties de crédit et des allégements fiscaux et subventions ciblés peuvent aider les entreprises à investir dans des infrastructures essentielles résilientes au climat. Le rapport appelle à des investissements stratégiques et à des réformes des politiques pour mobiliser des ressources et créer un environnement propice à l’action climatique. La participation du secteur privé et la mobilisation de diverses sources de financement sont des étapes essentielles pour atteindre les objectifs climatiques et de développement du Sénégal. BM

Demo Day Challenge+ Dakar : Une première édition qui révèle le potentiel des jeunes entreprises sénégalaises

Demo Day Challenge+ Dakar : Une première édition qui révèle le potentiel des jeunes entreprises sénégalaises

La première édition du Demo Day de Challenge+ Dakar a couronné avec succès les initiatives des dix start-ups sénégalaises sélectionnées, déterminées à révolutionner l’innovation en Afrique. Organisé par HEC Paris en collaboration avec la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) et l’Ambassade de France au Sénégal sous l’égide de la communauté LionsTech Invest, cet événement a offert aux entrepreneurs de cette première cohorte l’opportunité de présenter leurs projets novateurs devant un public d’investisseurs, de leaders de l’écosystème entrepreneurial et de représentants institutionnels. Des entrepreneurs ambitieux, des projets innovants, voici ce qu’a dévoilé le premier Demo Day de Challenge+ Dakar, organisé le vendredi 25 octobre 2024 à la Résidence de France. Ce rendez-vous représente l’aboutissement d’un programme conçu pour faire émerger des talents locaux, soutenus par un réseau international d’experts et des ressources financières ciblées. Challenge+ Dakar s’inscrit dans une dynamique de soutien au développement entrepreneurial sénégalais, réaffirmant l’importance de l’accompagnement dans la croissance des jeunes entreprises, un levier essentiel pour la création d’emplois et la valorisation des ressources locales. Les projets présentés, couvrant des secteurs aussi variés que la BioTech, la GreenTech, la HealthTech, la Fintech et l’EdTech, ont démontré la diversité et la richesse des solutions proposées par ces jeunes pousses pour répondre aux défis locaux et continentaux, tout en ouvrant des perspectives nouvelles pour l’économie. A la suite des présentations, le jury a délibéré et décerné le premier prix à Limawa, une start-up spécialisée dans la conservation des aliments grâce à une technologie de réfrigération solaire adaptable à divers types de véhicules. Cette solution soutient une alimentation durable tout en réduisant l’impact environnemental, deux priorités essentielles face aux défis posés par le changement climatique. Limawa a par ailleurs démontré une croissance significative, atteignant un chiffre d’affaires de 60 millions de FCFA, avec un objectif de 150 millions d’ici fin 2025. A la deuxième place, NeoFarm,une biotechnologie sénégalaise, a également été saluée pour ses solutions transformant des déchets organiques en protéines et huiles dérivées d’insectes (mouches soldats noires), destinées à l’alimentation avicole et aquacole, ainsi qu’en engrais organique pour l’agriculture. Tukkijamm a complété le podium en remportant le troisième prix. Avec pour objectif de faciliter la mobilité quotidienne des salariés en entreprise grâce à une solution digitale, la start-up se présente comme un vaste réseau de covoiturage domicile-travail, permettant également la réduction de l’empreinte carbone. Le prix coup de cœur a enfin été remis à Alyfa pour son impact positif sur les jeunes générations. La start-up présente une gamme de jeux éducatifs afrocentrés et de divertissement interactif donnant aux enfants les moyens d’embrasser leur identité culturelle. Philippe OSTER, Directeur des Affaires Internationales de HEC Paris, a salué la qualité des projets qui ont été présentés dans le cadre de ce premier Demo Day : « Challenge+ Dakar incarne parfaitement la mission d’HEC Paris : offrir aux entrepreneurs un accompagnement alliant expertise internationale et ancrage local. Notre collaboration avec la DER/FJ et l’Ambassade de France reflète un engagement commun à soutenir l’innovation et le dynamisme du Sénégal, en visant à faire du pays un hub de référence pour les start-ups africaines. Cette première promotion révèle un potentiel remarquable prêt à s’affirmer en Afrique et au-delà.” “Challenge+ est devenu une référence en France dans l’accompagnement de l’entrepreneuriat innovant et s’est ensuite étendu en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Notre mission est de sélectionner, former et soutenir des entrepreneurs à haut potentiel. Pourquoi le Sénégal et la Côte d’Ivoire ? Ce sont des pays d’un dynamisme remarquable, où les opportunités sont extraordinaires.”, s’est enthousiasmé Etienne KRIEGER, Fondateur et co-directeur académique du programme. Admirant la richesse et l’ambition des projets portés par les entrepreneurs de cette première cohorte, Elena DIA, Coordonnatrice de la Cellule Animation de l’Écosystème à la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), a déclaré : “Ce programme, fruit du partenariat stratégique entre la DER/FJ et l’Ambassade de France dans le cadre de LionsTech Invest, est une initiative capitale pour renforcer l’écosystème entrepreneurial au Sénégal. HEC Challenge+ offre un accompagnement rigoureux, fournissant aux entrepreneurs les outils, les compétences et les réseaux nécessaires pour transformer leurs idées en entreprises pérennes. Cette première cohorte incarne la créativité, l’innovation et la résilience de notre jeunesse. Nous continuerons à renforcer cet écosystème et à créer des opportunités pour bâtir une économie dynamique, résiliente et inclusive.” L’Ambassadrice de France au Sénégal, Christine FAGES, a déclaré : “HEC Challenge+ s’impose aujourd’hui comme un levier phare pour l’entrepreneuriat en Europe et en Afrique. Avec pour objectif de promouvoir la croissance et la visibilité des start-ups sénégalaises sur la scène financière internationale, il célèbre et valorise la créativité de la jeunesse et son rôle central dans l’innovation. Ce programme vient compléter nos actions de coopération visant à soutenir les écosystèmes d’innovation et les jeunes entreprises innovantes. Dans un contexte où l’Afrique représente moins de 2 % des levées de fonds mondiales, cette initiative apporte une réponse essentielle pour accélérer le développement de ces entreprises.” A l’issue de l’annonce des prix, un panel sur le thème “Créer, développer et financer une entreprise innovante au Sénégal” a été organisé en présence d’Abdou Karim FOFANA, Ancien ministre du Commerce de la Consommation et des PME au Sénégal ; d’Etienne KRIEGER, Co-directeur académique ; de Birahim DIOP, nommé co-directeur académique de Challenge+ Dakar ; d’Alexis John AHYEE, Directeur du Bureau Afrique de l’Ouest et Centrale de HEC Paris ; de Carine VAVASSEUR, Lead régional Afrique de l’Ouest Francophone, African Management Institute (AMI) ; Raki KANE, Secrétaire exécutive Sénégal Connect Startup et de Habib MBAYE, Ancien ministre et Président du chapter HEC Paris au Sénégal. Il est à noter que le Sénégal sera à l’honneur lors du concours Innovation Outre-mer, prévu à Paris en novembre 2024, avec deux start-ups sélectionnées qui représenteront avec fierté le pays et le continent. CP

National Basketball Association Africa et l’Agence française de développement lancent un programme de développement de la jeunesse au Sénégal

National Basketball Association Africa et l’Agence française de développement lancent un programme de développement de la jeunesse au Sénégal

NBA Africa et l’Agence française de développement (AFD), l’institution bancaire publique française de développement engagée dans le financement et l’assistance technique de projets qui améliorent la vie des personnes dans les économies en développement et émergentes, ont lancé hier la Jr. NBA & AFD Basketball Experience, un programme de développement de la jeunesse à Guédiawaye, au Sénégal.    Lancée en 2021 au Nigeria puis organisée au Kenya et au Maroc, la Jr. NBA & AFD Basketball Experience utilise le basketball comme plateforme pour promouvoir l’inclusion sociale et l’autonomisation des jeunes dans les écoles primaires et secondaires. Au Sénégal, le programme sera géré par l’ONG SEED (Sports for Education and Economic Development) et comportera des sessions hebdomadaires de basketball et d’aptitudes à la vie quotidienne qui éduqueront des milliers de garçons et de filles sur l’importance de la santé physique et mentale, du bien-être et de la cohésion sociale. Dans le cadre du lancement du programme au Sénégal, NBA Africa et l’AFD ont dévoilé deux terrains à Hamo 4.5.6 à Guédiawaye et ont organisé un atelier pour 150 garçons et filles de 16 ans et moins. Le lancement s’est déroulé en présence du directeur de l’AFD Sénégal Mihoub Mezouaghi ; du président de la Ligue africaine de basketball (BAL), Amadou Gallo Fall ; du directeur des opérations de basketball de NBA Africa Kita Matungulu ; et de l’ancien joueur de NBA et champion de l’AfroBasket FIBA 2015 Olumide Oyedeji. « Consciente du potentiel du sport en tant que vecteur de cohésion sociale, l’AFD en a fait un axe stratégique de son action pour soutenir la réalisation des Objectifs de développement durable », a déclaré Mezouaghi. « C’est dans cette dynamique que s’inscrit notre collaboration avec la NBA, dont l’objectif est de promouvoir la pratique du sport en Afrique grâce à la mise à disposition d’infrastructures locales, à la professionnalisation des éducateurs et à l’organisation de sessions sportives, ainsi qu’à l’éducation des jeunes. » « La collaboration entre NBA Africa et l’AFD continue de se développer à mesure que nous élargissons le champ d’action de cette initiative pour toucher davantage de jeunes dans d’autres pays du continent », a déclaré Matungulu. « La Jr. NBA & AFD Basketball Experience reflète notre engagement à investir dans la prochaine génération de jeunes africains et notre conviction que le basketball enseigne des leçons de vie telles que l’importance du bien-être physique et mental qui aide les enfants à réussir sur le terrain et dans la vie. » Les terrains rénovés, qui font partie de l’engagement pris par NBA Africa de construire 1 000 terrains de basket en Afrique au cours de la prochaine décennie, seront utilisés par des milliers de garçons et de filles des communautés environnantes. La Jr. NBA & AFD Basketball Experience s’inscrit dans le cadre de la collaboration entre l’AFD et NBA Africa visant à soutenir les infrastructures de basketball et le développement des jeunes sur l’ensemble du continent et s’appuie sur les éditions précédentes du programme au Maroc et au Nigeria, ainsi que sur son récent lancement au Kenya. À ce jour, le programme a touché près de 90 000 garçons et filles âgés de 12 à 17 ans et 460 entraîneurs et enseignants d’éducation physique. Le Jr. NBA/Jr. WNBA, le programme mondial de participation des jeunes au basket de la ligue pour les garçons et les filles, enseigne les compétences de base ainsi que les valeurs fondamentales de la discipline afin de contribuer à la croissance et à l’amélioration de l’expérience du basket pour les joueurs, les entraîneurs et les parents. La programmation Jr. NBA/Jr. WNBA a directement touché plus de 250 000 jeunes à travers l’Afrique cette année. APO

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 23 octobre 2024

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 23 octobre 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 23 Octobre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République a remercié les populations des régions de Kédougou et de Tambacounda pour l’accueil chaleureux qu’elles lui ont réservé à l’occasion de sa visite de travail de 48 heures. Il a félicité les Ministres des Forces armées, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, de l’Energie, du Pétrole et des Mines, de l’Environnement et de la Transition écologique, les Gouverneurs, Préfets et Sous-préfets, les Présidents de Conseil départemental, les Maires et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité pour la bonne préparation et le déroulement satisfaisant de la tournée. Il a salué les efforts déployés pour assurer la sécurisation des personnes et des biens, mais également l’application effective sur le terrain de la nouvelle réglementation portant suspension des activités minières à 500 mètres des berges de la Falémé. Par ailleurs, il a rappelé au Gouvernement l’impératif de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de mettre en œuvre un programme d’urgence de préservation et de restauration des écosystèmes de la Falémé. Pour clore ce chapitre, il a indiqué l’urgence d’un renforcement de la région de Kédougou en infrastructures administratives, économiques, sociales et culturelles de base afin de mieux valoriser le potentiel exceptionnel de cette localité. Dans le cadre du suivi de la situation des crues exceptionnelles des fleuves Sénégal et Gambie, le Chef de l’Etat est revenu sur sa visite à Bakel, le samedi 19 octobre 2024, pour manifester la solidarité de la Nation aux populations sinistrées par les crues exceptionnelles du fleuve Sénégal. Il a demandé au Gouvernement, dans l’immédiat, de mettre en œuvre un Programme consolidé de résilience et de solidarité dont la phase d’urgence est dotée d’une enveloppe de huit (8) milliards de fcfa pour apporter une assistance rapide et efficace aux populations sinistrées et déplacées des localités touchées, en particulier dans les départements de Bakel, Podor, Dagana, Matam et Kanel. Il a invité le Premier Ministre à veiller, avec les ministères concernés, à l’exécution des actions préventives et mesures d’accompagnement requises afin d’organiser, sous la supervision et la coordination des autorités administratives, l’assistance adéquate aux populations dans toutes les localités sinistrées. Le Président de la République a souligné que l’ampleur des crues appelle à une vigilance permanente de l’Etat et à un sens de l’anticipation sur la problématique du relogement durable des populations ainsi qu’à la réorganisation des activités agricoles, économiques, sociales et scolaires dans les localités impactées par les crues et débordements des fleuves Sénégal et Gambie. Dès lors, les services de l’Etat et les Forces de Défense et de Sécurité, doivent être davantage mobilisés dans les zones fortement touchées comme les villages du « Dandé Maayo » dans la région de Matam et les localités actuellement en mode « alerte précoce » comme la ville de Saint-Louis et les villages des départements de Dagana et Podor. Evoquant la campagne électorale pour les élections législatives du 17 novembre 2024 qui s’ouvre le samedi 26 octobre à minuit, le Président de la République a lancé un appel à tous les citoyens et aux acteurs politiques en vue d’un bon déroulement de la campagne électorale dans la paix, le sens des responsabilités et de l’intérêt supérieur de la Nation conformément aux lois et règlements. Il a demandé au Gouvernement de déployer les moyens nécessaires pour le bon déroulement de la campagne électorale et des élections législatives sur l’étendue du territoire national et à l’étranger. A ce propos, il a exhorté le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à accorder une attention particulière au cas spécial des zones sinistrées par les crues. Abordant les préparatifs des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le Chef de l’Etat a invité le Premier Ministre à prendre toutes les dispositions en vue de l’accomplissement par tous les ministères et autres secteurs concernés des diligences attendues de la partie sénégalaise en terme de réalisation d’infrastructures sportives, routières, ferroviaires, touristiques et logistiques de qualité. Le Président de la République a rappelé au Gouvernement la nécessité d’une bonne maitrise du budget de l’organisation et d’un suivi permanent de l’agenda de réception des infrastructures découlant du cahier de charges validé avec le CIO. Il a demandé au Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, d’engager avec le CNOSS, un programme national et international de sensibilisation des jeunes et acteurs sportifs et culturels tout en veillant à la préparation adéquate de nos jeunes compétiteurs et à la relance du sport scolaire et universitaire. Il a aussi souligné l’impératif d’améliorer le cadre de vie dans les communes et sites d’accueil des compétitions des JOJ. Le Chef de l’Etat est revenu sur l’organisation des Etats généraux de l’industrie, du commerce et des PME/PMI et des Etats généraux des transports publics sous la supervision du Premier Ministre, après le lancement réussi de la « Vision Sénégal 2050 ». Il a félicité le Premier Ministre, les Ministres de l’Industrie et du Commerce, des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires pour l’approche consensuelle et le succès notable de ces assises inclusives de concertation sur les problématiques et l’avenir des secteurs indiqués. Il a demandé au Premier Ministre, au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, et aux autres Ministres concernés de veiller à la traduction rapide des recommandations validées des Etats généraux organisés. Le Chef de l’Etat s’est félicité du rapatriement de nos compatriotes qui vivaient au Liban. Il a salué le rôle déterminant du Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères et de ses collaborateurs dans cette opération. Enfin, au chapitre de son agenda diplomatique, le Président de la République a informé le Conseil qu’il participera, du 27 au 30 octobre 2024 en Arabie saoudite, au « Forum Future Investment Initiative 2024 » avant d’effectuer, du 31 octobre au 1er novembre 2024,

Sénégal/législatives : ouverture de la campagne électorale, enjeux et forces en présence

Sénégal/législatives : ouverture de la campagne électorale, enjeux et forces en présence

La campagne électorale pour les élections législatives sénégalaises du 17 novembre s’ouvrira le 27 octobre et se poursuivra jusqu’au 15 novembre. Début septembre, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait dissous l’Assemblée nationale et fixé la date du 17 novembre pour la tenue de ces législatives, dont l’objectif est d’élire pour les cinq prochaines années les 165 nouveaux députés de l’hémicycle. L’Assemblée nationale était dominée par l’ancienne mouvance présidentielle « Benno Bokk Yakaar » avec 83 députés. C’est dans le désir de renverser cette situation en vue d’avoir une majorité de députés lui permettant de dérouler son programme politique en faisant passer ses projets de loi que le président Faye a convoqué de nouvelles élections. Son Premier ministre Ousmane Sonko s’est ainsi engagé dans la bataille électorale sous la bannière des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), le parti dont le candidat, Bassirou Diomaye Faye, a été élu président du Sénégal en mars. En face, le PASTEF a des adversaires de taille, à l’image de la coalition Takku Wallu Sénégal dont la tête de liste est l’ancien président Macky Sall (2012-2024). Cette coalition regroupe notamment l’Alliance pour la République et le Parti démocratique sénégalais d’Abdoulaye Wade, un autre ancien président du Sénégal (2000-2012). Deux autres coalitions, « Jamm ak njarigne » et « Samm sa kaddu », emmenées respectivement par Amadou Ba, classé deuxième lors de la présidentielle de mars, et par l’actuel maire de Dakar, Barthélémy Dias, se dressent également devant le PASTEF. Au total, 41 listes de partis politiques, de coalitions et d’entités regroupant des candidats indépendants sont sur la ligne de départ des législatives. Vendredi soir, le président Faye a, dans une déclaration à la presse, appelé tous les acteurs à la sérénité, promettant que les élections seraient « libres, démocratiques et transparentes ». De son côté, la société civile, incarnée notamment par la Ligue sénégalaise des droits humains, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme, et Amnesty International Sénégal, a appelé l’ensemble des acteurs politiques à œuvrer pour l’instauration d »’un climat politique apaisé, favorable à la tenue d’une élection libre et paisible, conformément à la longue tradition démocratique » du Sénégal. Xinhua

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi du 09 octobre 2024

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi du 09 octobre 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 09 octobre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République, s’est réjoui de la bonne tenue de la 5ème édition de la journée citoyenne « Setal sunu réew » dédiée à l’Ecole. Il a particulièrement félicité les populations du département de Mbour, les autorités administratives, les élus locaux et la communauté éducative pour l’accueil chaleureux dont il a fait l’objet et salué la mobilisation exceptionnelle notée lors de cette journée dont le point d’orgue fut le Lycée Demba DIOP. Il a également félicité le Ministre de l’Education nationale, les responsables de l’Académie, le Proviseur du lycée, le corps enseignant et les élèves de cet établissement scolaire de référence. Pour clore ce chapitre, il a relevé l’engagement permanent du Gouvernement à améliorer durablement le cadre de vie dans nos écoles, collèges et lycées en vue de contribuer aux conditions de réussite des élèves. S’interrogeant sur l’efficacité du dispositif public de solidarité nationale, le Chef de l’Etat a indiqué au Gouvernement l’urgence de refonder la politique de solidarité nationale et de protection sociale par un meilleur ciblage et une mutualisation des interventions publiques auprès des couches les plus pauvres et les plus vulnérables de notre société. Il a insisté sur l’impérieuse nécessité d’actualiser et d’élargir à de nouveaux bénéficiaires les programmes des bourses de sécurité familiale, de cartes d’égalité des chances, de couverture sanitaire universelle et de transferts sociaux en général. Ce qui devra assurer, à court terme, une convergence des objectifs et une optimisation soutenue des ressources globalement destinées à la protection sociale. Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, demandé au Ministre du Travail de veiller à l’évaluation prospective des politiques et programmes sectoriels de protection sociale conformément aux normes internationales. A ce titre, il a rappelé l’importance de l’actualisation régulière du Registre national unique (RNU), de la revue de l’application de la loi d’orientation sociale n° 2010 – 15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées ainsi que la finalisation prochaine du Code unique de Sécurité sociale devant faciliter la mutualisation des activités de la Caisse de Sécurité sociale et de l’Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES). A ce sujet, il a souligné la nécessité, pour le Gouvernement, d’engager une réflexion stratégique sur la gestion des retraites au Sénégal. Abordant la question de la nouvelle politique de gestion et d’accompagnement des Sénégalais de l’extérieur, le Chef de l’Etat a indiqué que leur situation quotidienne doit rester une préoccupation majeure du Gouvernement à travers notamment une mobilisation plus soutenue de nos missions diplomatiques et consulaires. Il a demandé au Gouvernement de veiller à l’accélération des procédures pour l’obtention des documents administratifs de base, les passeports et les cartes nationales d’identité en particulier. Il a également exhorté le Gouvernement à faire le suivi de la situation des étudiants sénégalais à l’étranger et le recensement systématique des compétences nationales vivant et servant à l’extérieur du Sénégal. Il a indiqué, en outre, la nécessité de mettre en place un nouveau dispositif d’assistance au retour et à la réinstallation des Sénégalais de l’extérieur. Evoquant l’importance stratégique de l’Elevage dans notre politique de souveraineté alimentaire, le Président de la République a demandé au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat en charge des Organisations paysannes de finaliser, avec les acteurs des filières, l’évaluation consensuelle des programmes, projets et conventions de concession en matière d’élevage et de production animale. Il a souligné la nécessité, comme indiqué dans le PROJET, d’assurer, à moyen terme, la couverture des besoins du Sénégal en produits d’élevage et de limiter, à terme, les importations qui pèsent lourdement sur la balance commerciale de notre pays. Dans sa communication, le Premier Ministre a rappelé la haute priorité accordée par Monsieur le Président de la République à l’évaluation périodique de l’action gouvernementale. À cet égard, il a demandé aux Ministres d’élaborer l’état de mise en œuvre, à fin septembre 2024, des plans d’action prioritaires de leurs départements ministériels respectifs. L’accent devra être mis sur la différenciation imprimée à l’approche gouvernementale des politiques publiques, comparativement aux précédentes. Il conviendra, dans ce cadre, de présenter de manière factuelle et documentée, les résultats satisfaisants obtenus, en si peu de temps, dans différents domaines. Dans ce sillage, le Premier Ministre a demandé aux Ministres et Secrétaires d’Etat de veiller à l’exécution satisfaisante du programme de travail du quatrième trimestre 2024 de leurs départements ministériels respectifs. Il s’agira d’assurer la prise en charge, dans les délais requis, des questions cruciales récurrentes, notamment la campagne de commercialisation agricole, la surveillance des engagements contractuels à échéance de fin d’année ainsi que le suivi rapproché des programmes et projets. De manière plus spécifique, une attention particulière devra être accordée à la célébration du 80ème anniversaire du massacre de « Thiaroye 44 » ainsi qu’à la finalisation de certains travaux d’audit et du chantier du Port de Sendou. Il en est de même du contrôle du respect scrupuleux de l’interdiction de l’exploitation aurifère le long de la Falémé, de la poursuite de l’accompagnement du retour des déplacés de Casamance, du suivi de l’application des mesures de baisse des prix des denrées de consommation courante, ainsi que de l’organisation de la prochaine Biennale des Arts de Dakar. AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : – Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la situation hebdomadaire de la gestion des inondations. AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, Le Conseil a examiné et adopté : – Le Projet de décret portant application de certaines dispositions de la loi n°2023-15 du 2 août 2023 portant Code de l’Environnement. AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES, Le Président de la République a pris les décisions suivantes : Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique : – Madame Seynabou GUEYE, Administrateur civil,

Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 02 octobre 2024

Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 02 octobre 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 02 octobre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.   Le Président de la République s’est tout d’abord incliné devant la mémoire de Monsieur Amadou Mahtar MBOW, Enseignant hors pair, ancien Ministre de l’Education, de la Culture et de la Jeunesse, ancien Député et ancien Directeur général de l’UNESCO. Il a salué le parcours exceptionnel de ce grand commis de l’Etat qui a brillamment servi son pays et fortement contribué au développement du système éducatif national, à la promotion du vivre ensemble et au rayonnement international du Sénégal. Dans cet élan, le Chef de l’Etat a demandé aux Ministres en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Culture de préparer un hommage national à cet illustre compatriote dont les écrits et l’engagement patriotique et panafricain doivent être vulgarisés auprès des jeunes générations d’élèves et d’étudiants à travers l’expression culturelle et les contenus d’enseignement. A l’occasion de la célébration « d’octobre rose », le Président de la République a exprimé sa compassion à l’endroit des femmes atteintes de cancer. Il a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale d’apporter son soutien aux différentes organisations et de participer activement à la réussite des actions entreprises durant ce mois. En cette veille de rentrée scolaire et universitaire, le Président de la République a adressé un message d’encouragement et ses meilleurs vœux de succès à toute la communauté éducative, en particulier au corps enseignant et aux apprenants. Il a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires, en relation avec les parties prenantes, pour, d’une part, accélérer la transformation consensuelle du système éducatif national et, d’autre part, garantir le bon déroulement de l’année scolaire et universitaire 2024-2025. Il a souligné la nécessité de veiller au renforcement du dialogue social dans le système éducatif mais également à l’amélioration du cadre de vie dans les écoles. Par ailleurs, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à procéder au lancement, sans délai, d’un vaste programme de résorption des abris provisoires, de réhabilitation et de construction aux normes d’établissements scolaires. Il a, en outre, indiqué l’impératif de finaliser le nouveau Programme national de l’Education et de la Formation en adéquation avec les valeurs historiques et culturelles de la Nation. Ce programme doit également tenir compte des défis de notre société et des enjeux liés au numérique et à l’Intelligence artificielle. Au regard de la jeunesse de notre population, le Président de la République a insisté sur l’urgence de rebâtir notre modèle d’école publique autour du civisme, de la citoyenneté, de nos langues nationales et de l’ouverture aux langues étrangères universelles mais également à la préparation aux aptitudes scientifiques, techniques, technologiques et professionnelles de nos élèves face aux évolutions du monde contemporain. Le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre et les Ministres concernés pour les efforts significatifs consentis pour redresser et réorienter le système éducatif national par la méthode, dans le consensus, la culture du résultat et la confiance des partenaires sociaux. Afin d’assurer un meilleur pilotage et une coordination optimale des activités scolaires et universitaires, le Président de la République a décidé de la création d’un Conseil supérieur de l’Education et de la Formation, organe de supervision logé à la Primature qui va assurer, avec la participation des acteurs impliqués, le suivi et l’évaluation systématique du Programme national de l’Education et de la Formation. Revenant sur la situation des finances publiques, le Chef de l’Etat a félicité le Premier  Ministre et l’ensemble du Gouvernement pour la présentation de l’état des lieux exhaustif des finances publiques. Parlant du lourd héritage du régime précédent, des constats d’écarts remarquables sur les statistiques des finances publiques et de leurs conséquences directes sur la gouvernance publique et les engagements présents et futurs de l’Etat, le Président de la République a invité le Premier Ministre à prendre, sans délai, les mesures impératives de redressement pour accélérer le retour rapide à l’orthodoxie budgétaire, financière et comptable conformément à la Constitution et aux textes législatifs et réglementaires en la matière. Le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre pour le pilotage abouti de la finalisation du nouveau référentiel de politique économique et sociale basé sur le Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère. Il s’est réjoui de la réussite de cet exercice délicat, inclusif et prospectif de refondation endogène de notre modèle de développement fondé sur les principes de patriotisme économique, de progrès social, de responsabilité et de redevabilité. Ce document national de présentation et de planification des axes de notre politique économique et sociale va révéler et refléter les choix stratégiques et opérationnels devant asseoir la transformation systémique du Sénégal. Il a, dans ce sens, informé le Conseil qu’il présidera, le lundi 14 octobre 2024 au CICAD, la cérémonie de présentation et de vulgarisation du Document de Politique nationale de Développement, en présence du Gouvernement, du monde socio-économique et de l’ensemble des partenaires du Sénégal. Evoquant le regain de pluviométrie constaté ces dernières semaines qui a provoqué des sinistres dans plusieurs localités du pays, le Président de la République a demandé au Ministre de l’Agriculture, au Ministre de l’Intérieur en charge de la Protection civile et au Ministre de l’Hydraulique, de faire le point sur les impacts de la pluviométrie et des crues des fleuves Sénégal, Gambie et Casamance sur les zones de cultures et d’habitation. Il a exhorté le Gouvernement à mobiliser les moyens logistiques adéquats en vue de faciliter le désenclavement rapide des localités isolées par l’effondrement d’ouvrages de franchissement causé par les fortes pluies et encouragé la solidarité nationale à l’endroit des populations sinistrées. Le Chef de l’Etat a également demandé au Gouvernement de réviser et de vulgariser le mécanisme d’assurance agricole. Il a, en outre, invité le Ministre de l’Agriculture à rendre compte du dispositif de préparation de la campagne de commercialisation agricole. Le Président de la République est enfin revenu sur sa visite aux Etats Unis

Sénégal/Sport : Qui pour succéder à Aliou Cissé

Sénégal/Sport : Qui pour succéder à Aliou Cissé

Après neuf années marquées par une victoire historique à la CAN 2021, Aliou Cissé quitte la tête de l’équipe nationale sénégalaise. Son contrat, expiré en août dernier, n’a pas été renouvelé. Le Sénégal est désormais à la recherche de son remplaçant. En attendant la nomination d’un nouveau sélectionneur, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) mettra en place un staff technique provisoire pour diriger les matchs d’octobre, notamment les rencontres contre le Malawi, prévues les 11 et 15 octobre dans le cadre des qualifications pour la CAN 2025. Une fois ces échéances passées, le futur sélectionneur sera désigné, avec déjà cinq noms sur la table. Pape Thiaw À 43 ans, Pape Thiaw possède un palmarès solide. Vainqueur du CHAN 2022 avec l’équipe locale du Sénégal, il a récemment été promu adjoint principal d’Aliou Cissé, après le départ de Régis Bogaert. Connaissant parfaitement la sélection, où il a évolué comme joueur puis comme membre du staff, Thiaw apparaît comme le candidat naturel pour assurer l’intérim lors des prochaines rencontres. Il pourrait aussi incarner une certaine continuité à long terme. Omar Daf Ancien international sénégalais, Omar Daf est un prétendant sérieux pour succéder à Cissé. Actuel entraîneur d’Amiens en Ligue 2, le technicien de 47 ans a déjà fait ses preuves en France, notamment à Sochaux et Dijon. Il a également une expérience précieuse au sein de l’équipe nationale, ayant été l’adjoint de Cissé entre 2016 et 2017. Habib Beye Ambitieux et passionné, Habib Beye n’a jamais caché son désir de prendre un jour les rênes des Lions de la Teranga. Après avoir permis au Red Star de monter en Ligue 2, il est actuellement sans club, ce qui en fait un candidat libre. Perfectionniste et adepte d’un jeu offensif, le technicien de 46 ans pourrait être l’homme capable de redonner du panache à la sélection sénégalaise. Hervé Renard Hervé Renard, 56 ans, est une figure incontournable du football africain. Double vainqueur de la CAN avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015, il est disponible depuis son départ de l’équipe de France féminine cet été. Rigoureux et habile à transcender ses équipes, Renard pourrait être l’homme providentiel pour relancer le Sénégal, notamment en misant sur les jeunes talents qui émergent. Patrick Vieira Né à Dakar, Patrick Vieira a remporté la Coupe du Monde 1998 sous les couleurs de la France, mais il reste étroitement lié à ses racines sénégalaises. À 48 ans, l’ancien milieu de terrain d’Arsenal a déjà une riche expérience en tant qu’entraîneur, avec des passages à New York City en MLS, Nice, Crystal Palace et plus récemment Strasbourg en Ligue 1. Actuellement sans club, Vieira pourrait apporter son expertise et son aura à l’équipe nationale. Alors que le Sénégal peine à retrouver la même fluidité dans son jeu depuis la CAN 2023, la succession d’Aliou Cissé sera cruciale pour l’avenir des Lions de la Teranga. Ces cinq profils présentent chacun des atouts spécifiques pour redonner à l’équipe un nouvel élan. Ya Willy.