SENEGAL. Le chef de l’État annonce la dissolution de l’Assemblée nationale

SENEGAL. Le chef de l’État annonce la dissolution de l’Assemblée nationale

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé, jeudi soir, dans un message à la nation, la dissolution de l’Assemblée nationale. ”En vertu des pouvoirs qui me sont conférés par l’article 87 de la Constitution, et après avoir consulté le Conseil Constitutionnel sur la bonne date, le Premier Ministre et le Président de l’Assemblée nationale, sur l’opportunité, je dissous l’Assemblée nationale. La date des élections législatives est ainsi fixée au dimanche 17 novembre 2024”, a dit le chef de l’Etat. Il a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale pour ”demander au peuple souverain les moyens institutionnels” qui lui permettront ”de donner corps à la transformation systémique” qu’il avait ”promise”. Rappelant que le 24 mars 2024, ‘’le Peuple Sénégalais a fait le choix de la rupture et de la transformation systémique’’ en l’’élisant au premier tour de l’élection présidentielle, Bassirou Diomaye Faye a dit avoir constaté ‘’malheureusement, [que] la majorité parlementaire a décidé de ramer à contrecourant de la volonté du peuple Sénégalais (…)’’. Selon lui, cette majorité a d’abord, refusé, le 29 juin 2024, de tenir le débat d’orientation budgétaire pourtant obligatoire, pour ‘’’le motif simpliste d’une supposée attaque reçue sur le terrain politique’’. ‘’Cette violation d’une obligation légale prévue par l’article 56 de la loi organique relative aux lois de finances aura gravement contribué à ternir l’image du Sénégal aux yeux des institutions internationales’’, a-t-il ajouté. Elle a ensuite rejeté, le jeudi 29 août 2024, ‘’le projet de révision constitutionnelle visant à concrétiser la promesse’’ qu’il avait faite‘’ au peuple de supprimer le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), alors que la situation des finances publiques impose urgemment de rationaliser les dépenses publiques’’. ‘’Enfin, a t-il relevé, en allant jusqu’à l’usurpation des prérogatives constitutionnelles du Président de la République pour fixer une date pour la Déclaration de politique générale, en violation flagrante de l’article 84 de la Constitution et de l’article 97 de la loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Sans parler de la menace d’une motion de censure que cette majorité fait planer sur le gouvernement !’’. Bassirou Diomaye Faye a souligné qu’en imposant, ‘‘par la force du Droit, la date du 13 septembre 2024 pour la Déclaration de politique générale, il ne s’est pas agi de duper le Peuple Sénégalais mais simplement d’asseoir fermement l’autorité de la Loi’’. Il dit vouloir rappeler, par les actes, que ‘’l’ordre politique, sous (son) magistère, ne supplantera jamais l’ordre légal’’. ‘’Il y allait donc de mon devoir juridique, éthique et moral de ne céder la moindre parcelle de tolérance aux contempteurs de la Loi’’, a déclaré le chef de l’Etat, qui dit en avoir conclu, que ‘’le gage d’une collaboration franche avec la majorité parlementaire, dans le seul intérêt du peuple Sénégalais était une illusion’’. ‘’Celle-ci ayant décidé de se détourner du Peuple pour promouvoir le culte du blocage et ainsi entraver la mise en œuvre du Projet sur la base duquel j’ai été élu’’, a-t-il déploré. Selon lui, ‘’aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est venue d’ouvrir une nouvelle temporalité à notre quinquennat’’. ‘’L’article 3 de notre Constitution rappelle que la souveraineté nationale appartient au peuple. Ce faisant, le peuple est invité à reprendre ses titres d’habilitation et à décider souverainement si l’Assemblée nationale doit refléter les aspirations profondes de changement qui se sont exprimées au soir du 24 mars 2024 ou si elle doit demeurer encore le dernier avatar bloquant d’un régime déchu’’, a-t-il dit. Il a assuré qu’en tout état de cause, ‘’le gouvernement garantit la bonne organisation des élections et l’expression libre et démocratique du choix du peuple et que le meilleur gagne’’. APS

Maroc: Le Wydad de Casablanca frappe fort avec l’arrivée de Mbaye Niang

Maroc: Le Wydad de Casablanca frappe fort avec l’arrivée de Mbaye Niang

À la recherche d’un renfort de poids en attaque depuis plusieurs semaines, le club casablancais a enfin trouvé sa perle rare. Ce dimanche, le WAC a officialisé la signature de l’ancien grand espoir du football français, Mbaye Niang, devenu international sénégalais (15 sélections, 4 buts, bien qu’il ne soit plus convoqué depuis novembre 2019). L’attaquant de 29 ans, libre depuis la fin de son contrat avec Empoli, s’est engagé jusqu’à la fin de la saison, notamment en vue de la Coupe du Monde des Clubs. Une première expérience africaine Niang continue son parcours cosmopolite en découvrant son 13ᵉ club et son cinquième pays. Cette fois-ci, il vivra sa première expérience sur le continent africain, après avoir évolué en Europe et effectué un bref passage en Asie, au Moyen-Orient et en Arabie Saoudite (février-juin 2021). Pour le Wydad, c’est une recrue de choix, surtout après les tentatives infructueuses d’attirer des joueurs comme Mario Balotelli, James Rodriguez, Giannelli Imbula ou encore Vincent Aboubakar. Selon Foot Mercato, Niang, vainqueur de la Coupe de France 2019, était proche de s’engager en Iran avant de finalement opter pour le Maghreb. Il pourrait faire ses débuts samedi prochain lors de la deuxième journée de Botola Pro contre le Moghreb de Tétouan. Lors de la saison dernière, Mbaye Niang a disputé 34 matchs : 20 avec Adana Demirspor (Turquie) en première partie de saison, et 14 avec Empoli (Italie) en seconde partie. Bilan : 14 buts et 3 passes décisives toutes compétitions confondues. Ya Willy.

Sénégal : Banque Atlantique soutient l’inclusion financière en partenariat avec la BEI et l’UE

Sénégal : Banque Atlantique soutient l’inclusion financière en partenariat avec la BEI et l’UE

Banque Atlantique, filiale du Groupe panafricain Banque Centrale Populaire (BCP) en partenariat avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et avec le soutien de l’Union Européenne (UE), consolide son engagement pour l’inclusion financière en allouant plus de 13 milliards de francs CFA (environ 20 millions d’euros) à diverses entreprises sénégalaises. Ce financement cible des secteurs stratégiques tels que l’informatique, l’agroalimentaire, la santé, et d’autres, contribuant à la dynamique économique locale. Cette action s’inscrit dans un cadre plus large. Un accord de financement de 65 millions d’euros a en effet été conclu en septembre 2023 entre Atlantic Business International (ABI) et la BEI, pour soutenir des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, via le réseau « Banque Atlantique ». Une part significative de ce financement, environ 40%, est réservée à des projets dirigés par des femmes, conformément au « 2X Challenge » de l’OCDE, afin de stimuler leur rôle actif dans l’économie. Cette initiative contribue également aux objectifs de soutien à l’emploi des jeunes, soulignant l’importance de l’entrepreneuriat féminin et jeune dans le tissu économique local. Lors de la cérémonie de signature, M. Abdelmoumen Najoua, Directeur Général de Banque Atlantique Sénégal, a affirmé : « Cette initiative confirme l’engagement de notre Groupe à soutenir activement les entrepreneurs africains, et en particulier ceux du Sénégal. Ce partenariat avec la BEI et l’UE permettra de libérer le potentiel des PME et des ETI, favorisant ainsi une croissance économique et sociale durable et inclusive ». « Ce partenariat avec Banque Atlantique Sénégal reflète notre volonté de soutenir des entreprises africaines en mettant en place des solutions de financements sur mesure et adaptées à leurs besoins », a déclaré M. Ambroise Fayolle, Vice-Président de la BEI. Et d’ajouter : « Ces entreprises sont un véritable vecteur de croissance et d’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes. C’est pourquoi, avec BEI Monde, notre branche dédiée au développement, nous renforçons notre soutien au secteur privé et porteurs de projets au Sénégal comme sur l’ensemble de la région ». « En tant que partenaire stratégique et de longue date du Sénégal, et dans un contexte international marqué par plusieurs facteurs d’instabilité, l’UE poursuit son appui au pays pour relever les défis structurels dont notamment l’emploi des jeunes et des femmes – un objectif dont le Gouvernement du Sénégal a fait l’une de ses priorités » a rappelé son Excellence, M. Jean-Marc Pisani, Ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal. « Pour l’atteinte de ces objectifs, il faudra sans cesse améliorer l’environnement des affaires dont l’accès au crédit qui est critique pour la compétitivité des entreprises et essentiel, afin de créer une dynamique vertueuse d’investissement, tout ceci en ligne avec la stratégie Global Gateway visant à soutenir les secteurs clés, durables et moteurs de croissance économique inclusive », a-t-il ajouté.

Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 28 août 2024

Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 28 août 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 28 août 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur l’organisation de la 130ème édition du Grand Magal de Touba et l’importance stratégique du développement maitrisé des cités religieuses. Il a adressé ses chaleureuses félicitations au Khalif général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou MBACKE et à la communauté mouride. Le Chef de l’Etat a également félicité le Premier Ministre et les membres du Gouvernement, l’Administration territoriale, l’ensemble des services de l’Etat et des Forces de Défense et de Sécurité pour toutes les mesures prises en vue du bon déroulement de l’évènement malgré les fortes pluies enregistrées durant cette période d’hivernage. Il a indiqué au Premier Ministre la priorité qu’il accorde au développement des cités religieuses du Sénégal, notamment la ville de Touba, deuxième agglomération du pays en termes de population après la capitale nationale, Dakar. Le Président de la République a rappelé au Gouvernement que Touba devra bénéficier d’un programme spécial d’aménagement et de développement urbain intégrant des volets importants relatifs à l’amélioration des réseaux d’assainissement et des systèmes d’approvisionnement en eau potable. Par ailleurs, en prélude à la célébration prochaine du Maouloud, il a demandé au Gouvernement de mobiliser les services compétents de l’Etat ainsi que les moyens logistiques adéquats afin d’assurer une bonne organisation des commémorations de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL) sur l’étendue du territoire national. Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir convoqué l’Assemblée nationale en session extraordinaire sur un projet de loi portant révision de la Constitution. Ce texte propose la dissolution du Haut Conseil des Collectivités territoriales et du Conseil économique, social et environnemental, deux institutions de la République consacrées par l’article 6 de la Constitution. Cette proposition entre dans le cadre du raffermissement des réformes constitutionnelles, l’amélioration continue du processus de prise de décision des pouvoirs publics et la rationalisation systématique des charges de l’Etat, différents piliers de la doctrine de transformation de la gouvernance publique voulue à travers la mise en œuvre accélérée du PROJET. Evoquant la question du renforcement de la place de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans la dynamique du PROJET, le Président de la République a demandé au 2 Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation d’accélérer, sous la supervision du Premier Ministre et en liaison avec tous les acteurs, le processus inclusif de transformation de notre système d’enseignement supérieur et de recherche. Il a signalé la nécessité d’une évaluation prospective des réformes et programmes issus des décisions des concertations nationales sur l’avenir de l’Enseignement supérieur d’août 2013. Il s’agit, à partir de cet exercice d’introspection, de repenser en profondeur la politique nationale d’enseignement supérieur, sur la base des résultats et performances du système éducatif national dans sa globalité. Le Chef de l’Etat a abordé les questions liées aux enjeux, défis et besoins économiques et sociaux majeurs auxquels fait face notre Nation, ainsi que l’urgence de professionnaliser les formations afin d’adapter notre système d’enseignement supérieur au monde de l’emploi. Ainsi, a-t-il demandé au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’engager sans délai avec les ministères et acteurs concernés, l’élaboration consensuelle et consolidée d’une stratégie nationale de développement de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, en intégrant fondamentalement la montée en puissance du Numérique et de l’Intelligence artificielle. Il a souligné la nécessité d’actualiser la loi n° 2015- 02 du 06 janvier 2015 relative aux Universités publiques du Sénégal afin d’asseoir une gouvernance universitaire au niveau des standards internationaux. A cet effet, le Président de la République a demandé au Gouvernement de réfléchir sur un modèle économique pour les universités publiques et pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation en général. Dans cet esprit de transformation, il a souligné l’impératif d’une optimisation des dépenses en veillant à la cohérence de la carte universitaire, avec un accent particulier sur les curricula, les infrastructures, les équipements, les enseignants, les étudiants, les personnels administratif, technique et de service. A cet égard, il a indiqué la nécessité de renforcer les missions et les moyens d’action de l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-Sup), entité qui doit mieux superviser les formations et les diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur notamment privés. Dans le même élan, le Chef de l’Etat a insisté sur l’urgence d’un Plan maitrisé de recrutement d’enseignants dans le supérieur en assurant l’amélioration continue du taux d’encadrement des étudiants ainsi que la gestion juste du cas préoccupant des vacataires en service dans les universités et établissements d’enseignement supérieur publics. Enfin, il a demandé au Gouvernement de mieux développer et valoriser la recherche et l’innovation dans les Universités. Revenant sur le lancement historique réussi du premier satellite du Sénégal GAINDESAT 1A le 16 août 2024, aux Etats-Unis, le Président de la République a adressé ses vives félicitations au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et à l’ensemble de l’équipe du projet pour le travail exceptionnel accompli et l’engagement collectif exemplaire qui ont permis cette innovation majeure dans la politique spatiale du Sénégal. Il a demandé au Ministre en charge de la Recherche et de l’Innovation de maintenir le cap des investissements pour consolider les performances réalisées dans le développement du spatial, en mobilisant davantage l’Agence sénégalaise d’Etudes spatiales (ASES) et toute l’expertise nationale autour des impacts de ce projet majeur qui intègre notre doctrine endogène d’un Sénégal souverain. Face à l’accélération inquiétante du phénomène de l’érosion côtière dans plusieurs localités du Sénégal, le Chef de l’Etat a indiqué que malgré les actions menées, elles restent insuffisantes pour accroître durablement la résilience devant les risques et menaces qui s’accentuent. Dès lors, il a invité le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique à présenter en Conseil des ministres et à vulgariser la nouvelle Stratégie nationale de Prévention et de lutte contre l’érosion côtière. Cette stratégie incitative et prospective doit être

Le Sénégal compte réviser les contrats miniers et pétroliers signés avec ses partenaires

Le Sénégal compte réviser les contrats miniers et pétroliers signés avec ses partenaires

Le gouvernement sénégalais a annoncé lundi son intention de renégocier les contrats miniers et gaziers, avec la mise en place d’une commission d’experts, a annoncé le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko. La commission aura pour tache de « réexaminer » les contrats signés par l’État du Sénégal avec des partenaires dans les secteurs stratégiques des mines, du pétrole et de la fiscalité, en vue de défendre les intérêts du pays, a précisé le premier ministre lors de l’installation des membres de cette instance composée d’avocats et d’experts de nombreux domaines d’activités. Pour M. Sonko, la création de cette commission découle de « la volonté […] du président de la République de respecter l’engagement qui a été le nôtre pendant longtemps, en tant que parti d’opposition’’ et matérialise une promesse faite au peuple sénégalais. « Nous avions pris l’engagement ferme de revenir sur ces différents accords, de les réexaminer et de travailler à les rééquilibrer dans le sens de l’intérêt national », a-t-il dit, regrettant la manière dont les accords et les conventions ont été signés, le plus souvent au détriment des intérêts stratégiques du Sénégal et de son peuple. Le Sénégal est devenu producteur de pétrole en juin et devait commencer à exploiter son gaz naturel au second trimestre 2024. D’importantes multinationales exercent des activités au Sénégal sur la base de contrats signés avec l’État dans divers secteurs, dont les mines et le pétrole.

SENEGAL-PECHE-HYDROCARBURES / Saint-Louis: les pêcheurs artisanaux invitent BP et Kosmos au dialogue en vue de leur indemnisation

SENEGAL-PECHE-HYDROCARBURES / Saint-Louis: les pêcheurs artisanaux invitent BP et Kosmos au dialogue en vue de leur indemnisation

L’Association des pêcheurs artisanaux de Saint-Louis invite la multinationale britannique BP et l’entreprise américaine Kosmos à venir dialoguer sur les modalités de leur indemnisation pour les pertes engendrées par l’installation de la plateforme gazière à Diattara, où ses membres avaient l’habitude de pêcher. ‘’Nous invitons ces deux sociétés à venir dialoguer avec nous’’, a déclaré Mamadou Sarr, président de la commission environnement de cette association de pêcheurs. Intervenant au cours d’une rencontre avec la presse, il a fustigé les conséquences très négatives sur l’activité de pêche, entrainées par l’installation de la plateforme gazière dans la zone la plus poissonneuse de Saint-Louis. Selon lui, ‘’en guise de compensation’’, elles ne proposent pour leur responsabilité sociétale d’entreprise que ‘’450 millions sur sept ans. Ce qui est dérisoire et représente 70 millions par an’’. Dans une note remise à la presse, les pêcheurs artisanaux demandent ‘’un soutien financier substantiel’’. Ils estiment que BP et Kosmos ‘’doivent créer des fonds d’indemnisation pour compenser les pertes économiques subies par les pêcheurs.’’ Il sollicite l’intervention du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin que ces deux entreprises respectent leurs obligations légales vis-à-vis de la communauté des pêcheurs de Saint-Louis, évaluée à plus de 5.000 membres. M. Sarr indique que les pêcheurs artisanaux n’excluent pas d’ester en justice pour être rétablis dans leur droit pour avoir été spoliés avec l’installation de la plateforme qui a eu des conséquences négatives sur leurs activités. La communauté sait bien ce qu’elle veut et elle est en train de se concerter avec ses avocats pour voir la suite à donner à cette affaire, a indiqué M. Sarr. Les pêcheurs ont émis d’autres doléances dans leur note remise à la presse. Ces doléances portent, entre autres, sur ‘’la mise en place de zones tampons entre le Sénégal et la Mauritanie afin de protéger les écosystèmes marins essentiels à la survie des activités de pêche’’. Ils réclament de même l’octroi de licences de pêche, par la Mauritanie, pour la pêche à la ligne et les petites pirogues. En juin 2021, en réponse à une enquête d’Unearthed, le projet de journalisme distingué de Greenpeace en Angleterre et SourceMaterial, BP avait assuré avoir ‘’réalisé une étude d’impact solide, en collaborant de manière transparente avec un large éventail d’intervenants tout au long du processus’’. La multinationale britannique avait fait valoir que ‘’les opérations prévues en Mauritanie et au Sénégal ne se dérouleront pas dans des réserves naturelles intégrales ou des zones naturelles faisant parties du patrimoine mondial de l’UNESCO (…)’’. ‘’Sur nos interactions avec les communautés de pêcheurs à proximité de la zone d’emprise du projet, nous sommes convaincus que l’activité de la pêche peut durablement coexister avec nos opérations. Notre étude d’impact environnemental et social est également arrivée à la même conclusion’’, avait-elle insisté. ‘’Nos expériences multiples dans d’autres pays où nous cohabitons avec des communautés de pêcheurs, nous montrent que les meilleures pratiques en la matière se sont construites sur un socle de transparence et de dialogue permanent. C’est pourquoi, BP a développé et maintenu un dialogue inclusif et régulier avec la communauté de pêcheurs à travers leurs différentes représentations, dans des formes et canaux divers et variés’’, avait-elle expliqué. APS

SENEGAL-AFRIQUE-BADMINTON / Thiès abrite les championnats d’Afrique de badminton

SENEGAL-AFRIQUE-BADMINTON / Thiès abrite les championnats d’Afrique de badminton

Une centaine de participants venus d’une douzaine de pays prennent part aux championnats d’Afrique de badminton des moins de 19 ans qui se tiennent à Thiès depuis le 12 août. Ces compétitions qui se poursuivront jusqu’au 25 août prochain, se déroulent toutes au stadium Lat-Dior. Assez proche du tennis, le badminton est un jeu de raquette qui se pratique sur un terrain de 13,4 m sur 6,1 m séparé par un filet de 1,45 m. Il s’agit de “quatre championnats en un tournoi”, a expliqué à l’APS, Antoine Diandy, président de la Fédération sénégalaise de badminton. Il s’agit des Championnats d’Afrique U15 et des Championnats d’Afrique scolaires U19, couplés aux Championnats d’Afrique air badminton et de badminton scolaire. Huit pays ont participé à la première partie de ces joutes sportives et 12 à la deuxième. Pour M. Diandy, c’est un ”honneur” pour une fédération aussi jeune que celle du Sénégal, née en 2020, de se voir confier par la Confédération africaine de badminton, l’organisation de ces compétitions internationales supervisées par le Comité international olympique (CIO) de ladite discipline. Antoine Diandy pense que le Sénégal doit la confiance de la Confédération africaine de badminton, au “dynamisme” de sa fédération. APS

Sénégal. Le Parc national du Niokolo-Koba sort de la Liste du patrimoine mondial en péril

Sénégal. Le Parc national du Niokolo-Koba sort de la Liste du patrimoine mondial en péril

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à New Delhi (Inde), a décidé mercredi (24 juillet, Ndr) de retirer le parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) de la Liste du patrimoine mondial en péril, au regard des efforts encourageants déployés par l’État partie et de l’amélioration de l’état de conservation de ce site naturel. Inscrit en 1981 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO pour sa biodiversité unique et ses écosystèmes exceptionnels, le parc national du Niokolo-Koba a été confronté ces dernières années à une série de menaces. La diminution de la faune, le braconnage, l’exploitation du basalte ainsi que d’autres activités humaines ont menacé sa Valeur Universelle Exceptionnelle et conduit le Comité du patrimoine mondial à l’inscrire en 2007 sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Cette décision a permis au Sénégal de définir et de mettre en œuvre un plan d’action ambitieux avec le soutien de l’UNESCO et de la communauté internationale, qui s’est traduit au cours des sept dernières années par une amélioration notable de l’état de conservation du bien. Le suivi des espèces emblématiques a été considérablement renforcé et des moyens considérables ont été alloués à la surveillance du bien pour lutter contre le braconnage et l’orpaillage illégal, ainsi que pour mieux organiser la transhumance du bétail. Un dispositif de contrôle de la pollution minière a également été mis en place, avec l’installation d’équipements d’analyse de l’eau et des sols. Enfin, un travail a été conduit pour mieux lutter contre l’espèce invasive Mimosa pigra. Saluant les résultats obtenus par le Sénégal et son engagement formel de repenser le développement du bien, le Comité du patrimoine mondial a pris la décision de retirer le parc national du Niokolo-Koba de la Liste du patrimoine mondial en péril, tout en appelant l’Etat partie à poursuivre ses efforts dans les prochaines années. Situées dans une zone abondamment irriguée, le long des rives de la Gambie, les forêts-galeries et les savanes du Niokolo-Koba abritent une faune d’une grande richesse : l’élan de Derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des lions, des léopards, une importante population d’éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens. La Liste du patrimoine mondial en péril vise à informer des menaces pesant sur les valeurs mêmes qui ont permis l’inscription d’un bien sur la Liste du patrimoine mondial et à mobiliser la communauté internationale pour sa préservation. Elle ouvre droit à un appui technique et financier renforcé de l’UNESCO.