SENEGAL. El Malick Ndiaye: Quand la loyauté devient un acte politique

PARLONS-EN. Dans un environnement où les positions de pouvoir sont souvent considérées comme des acquis personnels, certains gestes méritent d’être soulignés. La décision d’El Malick Ndiaye de quitter la présidence de l’Assemblée nationale pour permettre à son mentor, Ousmane Sonko, d’occuper cette fonction est un acte rare dans notre paysage politique.

On peut être d’accord ou non avec les acteurs concernés. On peut avoir des lectures différentes de la séquence politique. Mais une chose demeure : renoncer volontairement à l’une des plus hautes fonctions de l’État n’est jamais un acte banal.

À une époque où beaucoup considèrent les postes comme des destinations finales, El Malick Ndiaye rappelle qu’ils ne sont que des responsabilités temporaires.

Son geste met en lumière une valeur devenue rare : la fidélité.

La fidélité à une vision. La fidélité à un engagement. La fidélité à une parole donnée.

Dans la vie publique comme dans la vie professionnelle, les compétences sont importantes. Mais le caractère l’est tout autant. Car les circonstances changent, les alliances évoluent, les intérêts se déplacent. Ce qui reste, ce sont les principes.

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où la trahison est parfois présentée comme de l’habileté stratégique et où l’opportunisme est souvent maquillé en pragmatisme.

C’est pourquoi les actes de cohérence méritent d’être salués lorsqu’ils surviennent.

El Malick Ndiaye envoie un message simple : il existe encore des hommes capables de privilégier leurs convictions à leur confort personnel.

Que l’on partage ou non son orientation politique, cette posture force le respect.

Car au final, les fonctions passent. Les titres s’effacent.Mais la loyauté, elle, demeure.

Chapeau bas à El Malick Ndiaye, le Jolof… Jolof.

Par Malick BA

Journaliste

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