Congo – France : les réels enjeux cachés des reports successifs du voyage de M. Sassou à Paris et de l’affaire Dabira (lecture 5 minutes)

Congo – France : les réels enjeux cachés des reports successifs du voyage de M. Sassou à Paris et de l’affaire Dabira (lecture 5 minutes)

PARLONS-EN. Annoncé initialement pour la fin du mois de février, puis pour les 26 et 28 mars, le voyage en France de M. Sassou a été reporté au 4 et 5 avril 2025. Le 26 mars, un nouveau report sine die a été publié. Que se passe-t-il entre ces deux pays et quel en est l’onde de choc ? pourquoi la résurgence de l’affaire des disparus de beach ? M. Sassou a reçu le mardi 18 mars 2025 à sa résidence du plateau, le Sénateur américain, Ronny Jackson soi-disant pour des échanges sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), ainsi que sur les perspectives de coopération bilatérale entre Brazzaville et Washington. Trois jours avant, nous avons prévenu que ce Sénateur était un usurpateur. Il a fallu qu’un journal qui nous a plagé en parle pour que les gens se rendent à l’évidence. Comment croire à un envoyé de Donald Trump au Congo alors que le même jour, une rencontre se tenait à Doha (Qatar) entre Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du M23 et l’alliance du Fleuve Congo. La rencontre surprise de Doha a poussé l’Angolais João Lourenço à lever le pied sur la médiation dans le conflit RDC-Rwanda, même si Tshisekedi s’est rendu à Luanda le 26 mars 2025. Ces différentes séquences démontrent la reprise en main de la sous-région Afrique-centrale par les USA de Donald Trump. Devant ce bulldozer, les attitudes trop engagées de M. Sassou risquent de lui porter préjudice. Il est de notoriété publique que la mise en place du corridor de Lobito place le centre de gravité économique de la sous-région vers le duo RDC-Angola, avec, à la clé pour cette dernière, le rôle de gendarme sous-régional assumé. Les chances de M. Sassou, pour une initiative rêvée de prendre le leadership d’une conciliation est nulle. Quand les intérêts français, congolais et américains divergent dangereusement La convergence temporelle des différentes initiatives diplomatiques, impliquant à la fois Washington, Doha, Luanda et désormais un panel conjoint des chefs d’États, illustre la complexité de la situation à l’Est de la RDC. Le dialogue direct entre Tshisekedi et Kagame sous l’égide discrète du Qatar reflète une évolution stratégique majeure : une tentative de contourner les impasses rencontrées dans les cadres traditionnels. Cette nouvelle dynamique intervient à un moment où la région connaît une reconfiguration diplomatique significative, exacerbée par les difficultés rencontrées par la SADC-EAC. Le retrait de Luanda marque une inflexion notable, soulignant la fragilité et les limites des médiations régionales face aux réalités politiques et sécuritaires sur le terrain. Dans ce contexte, jouer la carte française à travers M. Sassou devient pour la France un viatique sans réelles perspectives et dans lequel M. Sassou et le Congo deviennent des outils superflus. En effet, à court terme, la multiplication des médiateurs et des initiatives parallèles pourrait compliquer davantage les négociations en fragmentant les efforts diplomatiques. Toutefois, le récent consensus autour d’une feuille de route commune entre les processus de Luanda et de Nairobi, appuyé par les anciens chefs d’États de la SADC et l’EAC, offre une opportunité cruciale d’harmoniser et de renforcer la réponse régionale à la crise, sous le parapluie des USA. Exit donc la France, la Belgique et toutes les autres puissances d’intérêts moyens. Le rôle émergent du Qatar pourrait s’intensifier, apportant une nouvelle dimension internationale au processus de médiation. Cela pourrait inciter d’autres acteurs internationaux, comme les États-Unis, à renforcer leur engagement politique et sécuritaire dans la région, augmentant ainsi les chances d’une solution diplomatique durable. Pour le Congo, cette situation représente à la fois une opportunité diplomatique et un défi majeur, exigeant de sa part une diplomatie proactive et nuancée pour préserver sa position stratégique dans la médiation régionale, tout en tentant de renforcer ses partenariats, notamment avec les États-Unis. Pourvu que Anatole Collinet Makosso, le colonel – major Landry Simplice Olita et, les généraux Jean Dominique Okemba et Florent Tsiba ne laissent pas Joly la rwandaise conduire les destinées de l’institution présidence de la république qu’elle humilié au quotidien. des reports du voyage Certes, la question a été effleurée, mais il sied de citer d’autres facteurs : bruits de bottes, multiplication des grèves comme ce fut le cas en 1989, tension de trésorerie, contrat d’affermage entre le gouvernement et la SENELEC qui suscite de brouhaha jamais vu dans d’autres contrats au point où Denis Sassou Nguesso demande de revoir toutes les concessions, convocation d’Antoinette Tchibota par le juge français Serge Tournaire dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis et perquisition de sa résidence en litige. Avant cet incident, nous avons alerté sur les relations crispées entre le Congo et la France : le refus des visas d’entrée en France au conseiller le plus proche du premier ministre ACM et de l’aide de camp de madame Sassou. Sur la liste des refus : il convient d’ajouter un dignitaire de Brazzaville (qui est pourtant répertorié comme les deux autres dans les fichiers français car ils effectuent plusieurs allers-retours annuellement entre Brazzaville et Paris) ; ajoutons aussi des dizaines d’étudiants qui n’ont pas pu quitter le Congo récemment, faute de visas… Dans le ciel nuageux plane également, l’ombre de la libération d’André Okombi Salissa et Jean-Marie Michel Mokoko réclamée plus d’une fois par certains officiels français, Belges et un Sénateur américain, la sécurité renforcée de Ghys Fortune BEMBA DOMBE et de Norbert Dabira en France. Cette dernière raison a fait émerger la spéculation et la réalisation de fausses fiches. Or, Dabira ne s’est plus jamais présenté devant un juge et encore moins pour le dossier « affaire des disparus du beach» c.f dossier n*du parquet 1209672605. De même, le procès de Ghys Fortune a été renvoyé pour complément d’informations, changement de conseils et recomposition du tribunal. Pour ne pas brouiller les pistes et gripper la machine franco-congolaise déjà rouillée, toutes les parties au procès ont convenu de ne pas médiatiser l’affaire jusqu’au 18 juin. Les situations que le Congo traverse

Congo-paix : Sassou, Ntumi et Cie veulent-ils rééditer leurs desseins machiaveliques ?

Congo-paix : Sassou, Ntumi et Cie veulent-ils rééditer leurs desseins machiaveliques ?

LIBRES PROPOS. La nomination du Dr Gustave Ntondo au poste de Haut- commissaire adjoint par M. Sassou soulève des vagues sous lesquelles se cachent divers agendas, y compris ceux qui pourraient replonger le Pool et le Congo dans « la bêtise humaine ». Au regard des enjeux de l’heure, un rappel sur les sacrifices de chacun pour la paix s’impose. (lecture en 5 min). Le 23 décembre 2017 à Kinkala, un accord de paix avait été signé d’une part par, Jean Gustave NTONDO, représentant de Frédéric Bintsamou (et non du CNR qui était suspendu à l’époque) et d’autre part, par François NDE représentant le gouvernement. Conformément à cet accord de paix, le Gouvernement avait pris des engagements. Dans ce cadre, il est mentionné à l’alinéa 3 de ces engagements « le processus de démobilisation et de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex combattants… ». A la lecture de cette disposition, force est de comprendre que la nomination d’un ou des cadres de Ntumi relève des compétences et de la volonté du gouvernement. Dans le même ordre d’idée, l’article 88 de la Constitution du 25 mars 2015 stipule : « le Président de la République signe les ordonnances et les décrets (…) nomme en conseil des ministres aux hauts emplois civils et militaires ». En des termes un peu plus simples, la responsabilité de nomination incombe à M. Sassou, président du conseil des ministres. Le secrétaire général du CNR et Cie veulent-ils porter les fardeaux des agendas cachés ? Il est difficile de respecter un Homme ou un parti supposé diriger le peuple quand ces derniers ne discernent pas les signes des temps ou encore ne peuvent pas mettre de l’ordre dans leur petite famille. Loin de prendre position pour X, Y ou Z, il est important de rappeler que notre modeste personne a contribué et continue au péril de sa vie pour la paix dans le pool, le Congo et ailleurs. Les cadres du système des Nations Unies, des grandes puissances, des Églises, des sociétés spirituelles secrètes et des FAC peuvent témoigner que depuis1997 jusqu’à ce jour, votre serviteur a été l’unique personne à convaincre et emmener Ntumi et son noyau dur au centre-ville (notamment à la Tour Nabemba) discuter avec le représentant personnel de M. Sassou, Émile Ouosso. Ce dernier avait d’ailleurs pris des risques considérables, bravant les faucons de la paix et divers ministres. Les discussions entre les deux Hommes le 10/09/2011 avaient facilités la tenue de la municipalisation du département du Pool et mettre en échec, les actes de violences que préparaient certains politiques. Avec l’aide de Anatole Collinet Makosso, notre implication a aussi servi à rouvrir les écoles dans le département du Pool. Des officiers supérieurs des services de sécurité qui nous avaient fait signer des documents et même madame Collinet Makosso, nous mettons en garde si le courageux ministre Collinet de l’époque ne rentrait pas vivant à Brazzaville, toute ma famille devrait être decimée. Dans le cas du Pool et même celui du Congo en général, il est dommage de constater que les pacificateurs ou les illuminés soient toujours mal perçus par les obscurantistes. Cet état de choses constitue en soi une menace sérieuse à une paix durable. Pour cette raison, les Congolais doivent se réveiller pour sauver leur pays. Agir autrement serait condamné le pays des décennies de recul sur tous les plans pendant que les pays tels que le Burkina Faso, le Mali ou la Guinée relèvent la tête et osent des nouveaux paradigmes de développement. La paix ne se résume pas à l’absence de la guerre seulement comme le rappelle Denis Sassou Nguesso dans son ouvrage  » Parler vrai pour l’Afrique…  » édition Michel Lafon 2009. Il est temps de plancher sur les vrais problèmes tels que : le système éducatif, sanitaire, juridique et énergétique qui sont aux creux de la vague. Posons nous des vraies questions pour tirer le pays qui se trouve dans la gadoue. Élevons nos débats au dessus des minables contingences matérielles qui font trembler les gueux et haut les cœurs aux Hommes de bonne volonté. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Congo-France : entre choc « électrique » et Boom pétrolier

Congo-France : entre choc « électrique » et Boom pétrolier

TRIBUNE. lors que les relations entre l’Hexagone et le Congo suscitent davantage de questions au regard du report de voyage de M. Sassou en France, les dignitaires de Brazzaville papillonnent entre divers pays en attendant le boom pétrolier. Un peu partout, il y a de l’électricité dans l’air. ( lecture 5 min ). À la croisée des chemins, notamment avec l’élection présidentielle de 2026 en vue, le Congo est étranglé par sa mauvaise gouvernance financière et économique. L’obtention d’un prêt restructurant en eurobonds de 477,79 millions d’euros (3 134 milliards de FCFA) le 07 décembre 2007 dans le cadre de l’IPPTE du FMI a été totalement dilapidé. Ce prêt au taux de 6% et à maturité prévue pour le 30 juin 2029 met une pression énorme, chaque semestre, pour le règlement à un pays qui n’a jamais su gérer ses finances publiques. D’ailleurs, en octobre 2024, l’agence de notation S&P Global Ratings a abaissé les notations de crédit souverain en monnaie locale de la République du Congo à ‘CC/C’, reflétant des inquiétudes concernant la capacité du pays à honorer ses obligations financières. Le tout dernier Swap de dettes entre Glencore et Trafigura via la SNPC (300 milliards de FCFA) renforce notre analyse sur la fuite en avant. L’actuelle dégradation accélérée de 2024 à 2025 des finances publiques en raison de la multiplication d’un endettement à très court terme (trésorerie via OTA/BTA) oblige le ministre Christian Yoka, à relancer la piste d’un nouveau prêt structurant proche du taux concessionnel d’environ 500 millions d’euros (3 275 milliards de FCFA) parce que les Oligarques rechignent à remettre dans les tuyaux une grosse partie d’argent qu’ils ont pillé. On sait que la période des élections est dispendieuse en argent frais et cash… Ceci remet en jeu les intermédiaires habituels que sont Dominique Strauss-Khan, Mathieu Pigasse, la banque Rothschild et Cie pour obtenir ce prêt restructurant, indispensable pour la survie du pouvoir. Les rapatriements des fonds via la BSCA Bank (qui garantit l’opacité vis-à-vis des Américains et Européens) deviennent difficiles avec les Chinois qui sont mal rémunérés de leurs cash bank offert généreusement depuis 15 ans. Aucun investissement chinois ne s’avère rentable au Congo in fine et géo-stratégiquement. C’est une catastrophe pour la Chine qui n’aura pas pu se constituer un « foothold » solide à Brazzaville. L’ajout de la crise de la RDC redistribue totalement les cartes et ces derniers réévaluent très sérieusement leurs engagements auprès d’un pouvoir sans parole. Toujours à la recherche d’argent, Émile Ouosso a été envoyé au front par Anatole Collinet Makosso (ACM) qui a piloté́ le dossier de l’affermage conformément au code de l’électricité de 2003. ACM avait fait croire à son mentor que cette réforme devrait améliorer les recettes. Ainsi, Émile Ouosso s’est lancé à bride abattue, pour finir de s’électrocuter. La question est de savoir pourquoi Émile Ouosso n’a pas procédé d’abord par un audit complet de la mariée E2C ? Pourquoi veut-il protéger les voleurs comme Adou Danga ? Entre Boom et coups de force L’affaire E2C vient de révéler les conflits de succession et ce qui ressemble à l’essoufflement du système. La preuve, Jean Claude Ibovi a martelé dans l’hémicycle, qu’il y aurait des agendas cachés. D’aucuns pensent que l’avenir du Congo passera par un affrontement ouvert entre tenants de l’ancienne France (SDEC-ELF) et ceux de la nouvelle France (DGSE-Rothschild), arbitré par le retour tonitruant des USA de Donald Trump qui réclame une hégémonie sur l’ancien pré-carré français en décrépitude selon eux. D’ailleurs la guerre civile de 1997 à Brazzaville, à bien des égards, a été le fruit d’une rivalité intra-française entre Lionel Jospin et Jacques Chirac en pleine cohabitation. Les initiés savent que depuis 1993, ce sont les réseaux SDEC-ELF portés par Jacques Chirac qui ont précipité la chute du Pr Lissouba en raison de ses amitiés jugées à l’époque dangereuses pour la survie du pré-carré français. En ce sens, les prémisses de la première guerre civile de 1992-1993 ont vu s’opposer François Mitterrand à Edouard Balladur, en cohabitation encore une fois. Selon nos informations, M. Sassou entend prendre appui sur le renouveau pétrolier annoncé, car TOTALENERGIES, PERENCO et TRIDENT ENERGY vont informer d’une production officielle de 500.000 barils/jours d’ici fin juin 2025. La réalité est que le Congo s’approchera de près d’1 millions de barils/jour mais entièrement dilapidés dans la SNPC et le « Contenu Local » qui représente 25% de la part de production globale du Congo distribuée gratuitement à des voleurs patentés et connus à travers leurs société écrans. Le rapport ITIE 2021 permet d’estimer à 2 milliards de dollars qui sont ainsi vaporisés chaque année dans les paradis fiscaux, sans servir réellement à la conservation du pouvoir dont le réel enjeu est le social en perdition (Eau, Électricité, Éducation, Transport, Logement et Santé). Les fissures nées de la mauvaise gouvernance s’élargissent et l’édifice s’effondre sous nos yeux. Comment faire alors pour M. Sassou mis devant une alternative stratégique de base ? Va-t-il choisir la pérennité ou la mort ? À notre avis, l’unique solution passe par le fait d’arrêter brutalement tout le fameux « Contenu local ». Les sociétés Africa Oil & Gas corporation (AOGC) de Denis Ngokana ; Kontinent Congo et Petro Congo (Denis Christel Sassou Nguesso et Yaya Moussa) ; Hemla E&P (Julienne Sassou Nguesso et Gilbert Ondongo) ; New Age ( Ya Bruno ) ; Orion Oil (Lucien Ebata) ; Wing Wah (Jean Jacques Bouya) ; Soco EPC (Raoul Ominga), etc. deviennent des contributeurs nets à la fin du régime Sassou. Les statuts de Pelfaco (Nigéria) et Kosmos Energy (Dallas USA), sont pour l’instant invisibles à nos yeux. Pour l’instant seulement. Ce matin, une partie de Brazzaville est en black-out alors que M. Sassou a exigé à ACM de sursoir à son affaire d’E2C pour éviter des émeutes prévisibles et évidentes. Cependant, l’interpellation des suspects reste en gestation. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Affaire E2C : crispation des relations au sommet de l’État entre M. Sassou et son premier ministres

Affaire E2C : crispation des relations au sommet de l’État entre M. Sassou et son premier ministres

DECRYPTAGE. Le conseil des ministres de mercredi 26 février 2025 a rendu son verdict : rien au sujet de la fameuse convention de concession à E2C. La veille, la réception du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso (ACM) par le Président Sassou s’est avérée délétère crispée et chargée de regrets au regard des dégâts créés par le premier Ministre. La communication gouvernementale est loin d’être un exercice de simple rhétorique. Comme dans tous les sérieux, la forme doit toujours rejoindre le fond. Et lorsqu’il n’y a pas de fond, il n’y a plus de forme… Cela s’est constaté dès la diffusion non-professionnelle d’un avis de réunion n°0010/PM-CAB du 25 février 2025 invitant les responsables syndicaux du secteur de l’électricité sans objet clairement exprimé. Les invités à cette « réunion » (Concertation/Négociation/Conciliation aurait été plus approprié) ont été placés tous au même pied d’égalité : ministre d’État, ministres, représentants des syndicats, conseillers des ministres (!?). Conformément aux règles protocolaires élémentaires, des conseillers ne peuvent-ils venir « discuter » avec leurs propres patrons ? Cette simple lecture démontre l’incapacité de certains dirigeants congolais à résoudre des problèmes d’envergure stratégique. Le scandale E2C braque les projecteurs sur la faible gouvernance du Premier Ministre En recevant ACM mardi 25 février vers 12h55, M. Sassou avait le visage des jours sombres. Seuls son flegme habituel et sa capacité de résilience l’empêchaient d’exprimer des émotions de colère ouverte. Ses attentes de proposition de stratégie de sortie de crise intégrant la dimension de changement organisationnel n’ont pas été comblées. Au contraire, ACM à qui revenait l’obligation de se saisir de cette opportunité pour reprendre l’initiative est arrivé sans solution. Eu égard à cela, instruction de suspension définitive de l’ensemble des initiatives liées à ce dossier a été délivrée par M.Sassou. Ce dernier a intimé l’ordre d’arrêter ce désordre sans délais. La suite donnée par ACM a été totalement incongrue et inopportune. En effet, proposer une « réunion » après le conseil des ministres avec des responsables syndicaux était annonciateur d’une pusillanimité au sommet de la pyramide du pouvoir congolais. Pire encore, l’invitation des conseillers de défense et de sécurité démontrait une fébrilité de la primature, doublée d’une tentative grossière d’intimidation des responsables syndicaux forts de leurs droits. Ainsi, un simple problème de reforme économique de l’État s’est vu transformer en pseudo crise politique et de sécurité grave. Malgré des intimidations voilées, au cours de ladite réunion, les syndicalistes ont campé sur leurs positions : 1/ refus de la convention d’affermage en vue de la vente de l’électricité par la SENELEC car, elle ne présente aucune garantie ; 2/ refus de l’augmentation du tarif du kwh et celui du transport et la vente de l’électricité ; 3/ obligation des gestionnaires délégués (investisseurs) de construire des centrales hydro-électriques sur divers cours d’eau ; 4/ paiement des factures par l’État et différentes personnalités. Avant la fin de la réunion, le bouc émissaire Émile Ouosso a été appelé en urgence par M. Sassou à sa résidence. De son côté, ACM clôturant la séance, a demandé la mise en place d’une commission technique pour scruter les conventions afin de procéder à des avenants si possible. Les éléments clés d’une feuille de route pour la fin du mandat A moins d’un an de la mascarade électorale de 2026, il importe que des réponses institutionnelles sérieuses soient apportées dès à présent. Elles s’appuieraient toutes sur la mise en place d’un Haut-commissariat à l’intelligence économique auprès de ACM chargé de la prospective. Une réflexion urgente sur une loi fixant les domaines stratégiques de l’État et relevant d’un patriotisme économique doit être engagée en urgence. Dans 10 ans, la planète entière va manquer d’eau douce et sera face à une crise énergétique gigantesque. Brader les actifs de E2C ou de la LCDE relève d’une stupidité stratégique rare ! L’énergie hydraulique permet de concilier ces deux thématiques apparemment opposées en une seule, en y adjoignant la fusion froide des atomes d’hydrogène, réel futur eldorado économique. Les réformes de ces actifs stratégiques de l’État que sont E2C ou LCDE sont à la portée d’une gouvernance sérieuse. La vigueur d’un conseil d’administration trié sur le volet et d’un exécutif sélectionné internationalement sont possibles. Nul besoin d’une fuite en avant avec des réformes prescrites par le FMI ou la Banque Mondiale au nom d’un capitalisme sauvage qui a détruit le Congo avec les Plans d’Ajustements Structurels des années 80. Il faut passer au consensus de Washington élargi, en récusant les approches de marché dans les domaines stratégiques de l’État. Comment le Congo aura des ingénieurs en eau, électricité ou énergie sans outil stratégique sous la main ? Le fait que dans les mêmes temps et heures le ministre de l’Économie, du plan et de l’intégration M. Ludovic Ngatsé et la Banque Africaine de Développement signent deux accords dans le cadre de la mission 300, sous la houlette du ministre d’État, de l’aménagement du territoire et des grands travaux M. Bouya, démontre que l’initiative en matière d’Energie est perdue par la primature au profit de ces derniers. Des temps de réformes dures et sérieuses, longtemps ajournées doivent maintenant s’engager, car à défaut de bilan à défendre, M. Sassou devrait présenter un agenda sérieux et solide de réformes institutionnelles et sociales pour l’horizon 2030 ! Espérons aussi que les agents de E2C que nous félicitons, feront convenablement leur job et accepteront un audit sur la gestion d’Adou Danga. Le glas vient de sonner pour ACM de limoger les canards boiteux de son cabinet et de tirer les bretelles de son Okio. Enfin, nous présentons des excuses pour n’avoir pas réagi aux nombreux appels et mails mais aussi, pour la doublure de texte dans le lead (chapeau) de notre dernier article. Cette gène a été occasionnée par une attaque à énergie dirigée qui a endommagée nos ordinateurs et appareils téléphoniques. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Congo : Sassou entre crise énergétique et bruits de bottes

Congo : Sassou entre crise énergétique et bruits de bottes

Depuis les accords signés entre le gouvernement congolais et la SENELEC, des rumeurs de bruit des bottes et celles de différentes arrestations qui circulent sont nées de la crise systémique qui secoue le Congo circulent à Brazzaville et dans les grandes villes. La république du Congo serait-elle au bord de l’implosion ? La crise systémique qui vient d’atteindre son apogée, oppose d’une part M. Sassou et son peuple et les agents de E2C, et d’autre part, les différents clans au pouvoir. Beaucoup plus actifs actuellement, les agents de E2C menacent de paralyser le pays si le gouvernement ne revient pas sur  » l’affermage de leursociété » . Dans la foulée, le 24 février M. Sassou a instruit plusieurs de ces conseillers de scruter le sommet du ministère de l’énergie. Pendant ce temps, le premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) qui a validé ce projet ( sous prétexte des réformes amorcées) a été reçu brièvement (qu’habituellement) ce mardi 25 par M. Sassou. Bien avant la rencontre entre le président et son premier des ministres, JDO, après croisement des différents bulletins de renseignements quotidiens des services, a déposé sur la table de M. Sassou une fiche qui se contredit avec celle de Florent Tsiba et Cie. Selon nos informations, deux parmi ces fiches officielles et officieuses mentionnent la déstabilisation du pouvoir. L’une des fiches soutient la thèse du complot par le revirement spectaculaire des syndicalistes qui pourtant avaient contresigné le communiqué final sanctionnant les réunions tripartites ministère de l’énergie – direction générale E2C – Partenaires sociaux. La deuxième fiche fait état de certains ressortissants du nord qui galèrent depuis l’arrivée d’Adou Danga. La troisième, met l’accent sur des riches autour de Sassou qui ont son bulletin de santé veulent le buter. Enfin la dernière, pointe les anciens guerriers intégrés à la SNE. Distraction et ignorance Dans tout cela rien qui soit considéré comme un complot ou un coup d’État. Ce qui fâche le citoyen lambda et les agents de E2C qui avaient certes contresigné dans l’ignorance ou l’effet de pourboires les accords d’affermage, c’est la nature de la société qui n’a aucune référence en matière de gestion ou sur la démarche à adopter. En réalité, il y a un réveil des consciences, une véritable levée de bouclier des populations contre le bradage du patrimoine par une poignée d’individus. Dans nos précédentes publications, nous avons donné assez des détails qui confondent le gouvernement ( c.f :  » Congo-E2C : des officines gouvernementales se lancent dans la désinformation tous azimuts. »  » Congo -E2C : quand le parlement et l’église hésitent à sanctionner Collinet, Ouosso et Sassou Christel « ) . gMême si, N’Silou est en France, Ondongo à la présidence, André Okombi Salissa et Cie absents ( ceux – là qui avaient fait échouer le projet route-rails de Ouosso, Obambi et Sassou), nous exhortons tout de même les membres du conseil des ministres de retirer le projet d’affermage qui suscite beaucoup de mécontentements. Ce projet est truffé de failles. Le gouvernement devrait écouter les voix de rejet qui fusent de partout plutôt que de s’obstiner à faire un passage en force. Espérons que, sous des prétextes fallacieux, André King Obami Itou ne procédera pas aux interpellations des citoyens qui manifestent pour leurs droits et leur outil de travail. Nous lui conseillons plutôt d’interpeller Adou Danga, Ndinga Oba fille, Jean Jacques Bouya et Cie qui connaissent où va la moitié des recettes de E2C ( sur un total de 6 à 10 milliards par mois) point de ne pas payer les dettes de CEC et autres. Il faut être maboule pour croire aux charlatans qui voient des coups d’État en gestation. Même Christel Sassou à qui on colle les rwandais aurait de la peine à organiser un coup. D’ailleurs il a signé les accords avec l’aval de son père Sassou. Par ailleurs, il n’est pas exclu que le peuple soit dans la rue car la coupe est vraiment pleine, trop c’est trop! Ce qui pourrait emporter ce régime cruel. À ACM de retirer son projet d’affermage comme il a dit le faire devant les parlementaires,  » s’il ne trouve pas l’assentiment du peuple il sera retiré « . En attendant le conseil des ministres, ACM et son  » pire petit  » Christian Yoka devraient chercher ailleurs pour remédier la décadence financière. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

La lutte acharnée entre les clans et la gouvernance économique, présagent des temps difficiles pour le Congo et M. Sassou

La lutte acharnée entre les clans et la gouvernance économique, présagent des temps difficiles pour le Congo et M. Sassou

TRIBUNE. Le titre de notre article pose des concepts qui font écho l’un à l’autre. Si la gouvernance économique s’appuie sur la transparence, la responsabilité, l’obligation de rendre compte de ses actes, la participation, l’ensemble des institutions et des procédures établies en vue d’atteindre les objectifs économiques, qui consistent à promouvoir le progrès social, la paix et le développement. Mais, la lutte des clans symbolise les intérêts égoïstes et le danger qui ne devraient laisser personne indifférent, comme le recommande le livre biblique d’Esaïe (Es 58 :1). Selon nos informations, les institutions financières telles que le FMI, ne viendront qu’en balade de santé à Brazzaville le 17 février 2025. Et pour causes ? Non seulement le Congo va entrer dans la période préélectorale précédant l’élection majeure de 2026 basée sur un recensement bidouillé par la ministre Eboucka Babakas (nous y reviendrons) mais aussi les contradictions au sommet de l’État ne rassurent plus les partenaires multilatéraux, bilatéraux et privés à s’engager avec le Congo. Comment expliquez-vous, par exemple, que la loi des finances 2025 (LF2025) votée par le Parlement congolais et promulguée par le Président de la République soit frelatée, dolosive et corrompue, puisque des éléments essentiels de son adoption, notamment les amendements y apportés par le ministre des Finances (lettre n°025/MEF – cab du 31/12/2025 au Président de l’Assemblée Nationale), en font défaut. Or, sur le principe que la loi, expression de la volonté générale (selon Carré de Malberg) est souveraine, et par conséquent, elle est invulnérable, tant elle jouit de l’impunité juridique on peut se demander quelle est la destinée finale de la LF2025 dont le caractère trompeur et corrupteur relève du fait de l’Assemblée nationale elle-même, sans que cela fasse l’ombre d’un seul doute ? Pourquoi autant de bruit et de fureur jusqu’à ce que les ministres confondent leurs rôles, leurs devoirs et leurs obligations sur le principe d’une convention in fine signée entre le Ministre de l’Économie et des Finances et le directeur général de la Banque postale, alors que le Ministre des Finances est le « Grand Argentier » dont la tutelle s’exerce sur la banque centrale, le trésor public, les banques, les administrations, etc. ? Que dire d’une Assemblée nationale qui distrait les populations des vrais problèmes sociétaux en se précipitant sur la déchéance Kignoumbi Kia Mboungou ? Bouya, Collinet, Mvouba, Ngatsé , etc., des sicaires ou agneaux expiatoires de Sassou ? Il faut rappeler qu’à sa nomination, Anatole Collinet Makosso (ACM) avait été défié ouvertement dans l’exercice de son autorité par le clan Jean Jacques Bouya (JJB)- Gilbert Ondongo qui ont été pendant plus de 20 années auparavant les deus ex machina de la machine gouvernementale. La défiance contre ACM a été démontrée ostensiblement par JJB ainsi que ses affidés. Très futé, il a compris par la suite qu’il fallait « tranquilliser » M. Sassou en mettant de l’eau dans son vin, mais rester un étrangleur ottoman en allant jusqu’à se faire nommer en lieu et place de Jean-Baptiste Ondaye , pourtant Ministre de l’Économie et des Finances, sur « les instructions du chef de l’État », par ACM, himself et sous sa supervision, dans « un groupe de travail ad hoc chargé de la mobilisation de la trésorerie de l’Etat », et qui a, entre autres attributions, « de proposer une matrice de mesures immédiates en matière d’équilibre budgétaire ». Le malheur d’ACM est que JJB a marqué de son empreinte la catastrophe abyssale qu’aura été la gestion du pays des 20 dernières années. Le 17 février 2010 lorsque les Conseils d’administration de la Banque mondiale et du FMI ont approuvé le dossier du Congo relatif à l’allègement de la dette au titre de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), il est devenue le 28ème pays à atteindre le point d’achèvement de l’Initiative. D’un point de vue technique, une épargne globale au titre du service de la dette d’un montant de 1,9 milliard de dollars américains, dont 1,7 milliard venant de l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés et 201,3 millions provenant de l’Initiative multilatérale d’allégement de la dette (IADM) ont été dégagés. En termes du poids de la dette, le stock global de la dette extérieure du Congo s’élevait fin 2004 (au moment du point de décision) à près de 9,2 milliards de dollars. Fin décembre 2008, ce stock de la dette était de 5,6 milliards de dollars. Après le point d’achèvement, en 2010, le stock de la dette est passé à 2,4 milliards de dollars (1.440 milliards). Ce stock est revenu à 15,8 milliards 25 ans plus tard (près de 10.000 milliards de FCFA) avec une accélération inouïe entre 2019 et 2025 de plus de 85,56% ! M. Sassou avait déclaré : « Pour atteindre cet objectif, nous avons accepté d’engager de sérieuses réformes dans la gouvernance, la gestion sérieuse de manière globale, la lutte contre la corruption, etc. Ce sont des engagements que nous avons pris et que nous devrions honorer ». Parlons donc de déshonneur et de malheur 25 ans plus tard… on pourrait relire cette phrase à l’envers de bout en bout et tout serait aussi juste : « Pour ne pas atteindre cet objectif, nous avons décidé de ne pas engager de sérieuses réformes dans la gouvernance, de continuer la gestion hasardeuse de manière globale, de promouvoir la corruption et la mafia, etc. » En cédant au diktat des délinquants en cols blancs et pseudos, chrétiens et francs-maçons, JJB, Gilbert Ondongo et Rigobert Maboundou, le destin d’ACM a pris une tournure définitivement mauvaise. Les tripatouillages des textes de loi de finances dans le dos du Ministre Jean Baptiste Ondaye démontrent la vacuité totale du PM et de ses cohortes. La Banque Postale du Congo (BPC) est victime, car les 800 millions du GUP et les agios faisaient partie officiellement des garanties de règlement des salaires chaque mois. Mais officieusement, c’est la manne que se partageaient les actionnaires et mafieux du PCT. En réalité, tout comme la BCH, la BPC est en

Congo/ Remaniement, crise systémique et fin des temps : Sassou en difficulté, partagé entre le clan, le PCT et des technocrates

Congo/ Remaniement, crise systémique et fin des temps : Sassou en difficulté, partagé entre le clan, le PCT et des technocrates

TRIBUNE. Le remaniement gouvernemental a été effleuré dans nos précédentes éditions. Mais face à l’ampleur de la crise systémique qui frappe le Congo depuis bientôt trois ans et l’accélération de la décrépitude économique , sociale et politique qui devient vertigineuse, il semble impérieux d’y revenir. L’année 2025 commence sur des contradictions irréductibles qui laissent présager des signes sombres. La guéguerre entre le premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) et le ministre des finances Ondaye ainsi que la destitution programmée du deuxième secrétaire de l’assemblée nationale prévue pour le 7 janvier font des vagues et ridiculise une fois de plus M. Sassou Nguesso. La note n°1025/MEF-CAB du 31/12/2024 du Ministre des Finances adressée au président de l’Assemblée dénonçant le rétoquage à la sicilienne de la Loi de finances qui favorise l’évaporation des recettes fiscales dit long. De même, la circulaire 0004MEF/DGT du TPG Albert Ngondo et celui du DG des douanes n’001/MBCPPP/DGDDI-DRC qui se contredisent sur le GUT bien que la solution soit trouvée au sortir de l’interministeriel ce lundi 6 janvier 2025 avec le transfert ordonné et progressif du guichet unique de paiement (GUP) au compte unique de Trésor (CUT) ce 6 janvier 2025. Bref, l’impasse de la situation économique et sociale entraine des répercussions sérieuses sur l’ensemble de l’architecture politique post et après guerre civile. Les pôles du pouvoir vacillent et ploient sous la menace du quotidien essentiellement social : eau, électricité, transports, alimentation et loyers qui passent du rouge écarlate au noir d’enfer. Le Congo est revenu au « Vivre Durement Aujourd’hui, Pour vivre mieux demain » (VDA de 1977 à 1979). Remanier le gouvernement ou …? Convoquer une concertation nationale ou se limiter à un remaniement cosmétique est dans toutes les têtes et les agendas des hommes politiques. Selon certaines indiscrétions (des caciques) très proches du parti congolais du travail (PCT) au sortir de leur session du comité central annuel et du bureau politique, la famille et les loges ont opté pour un remaniement gouvernemental et la continuité des réformes. Une concertation risque de mener à des conséquences imprévisibles. Reste l’épineuse question des hommes qui peuvent occuper la primature et ceux qui composeront l’équipe gouvernementale. Cette situation est d’autant plus compliquée qu’il faut réduire la taille du gouvernement pour espérer un prochain accord avec le FMI/Banque Mondiale devenu inévitable une fois encore. Trois axes sont à distinguer. On peut citer, entre autres : – l’axe Niari – Bouenza – Lekoumou avec le grand nord désormais réduit à la cuvette tellement la Likouala et la Sangha sont marginalisés et ostracisés ; On y distingue Émile Ouosso, Pierre Michel Nguimbi, Thierry Lezin Moungalla et Pierre Mabiala, tous liés à Jean-Dominique Okemba (JDO) et au duo Christel et Claudia pour les deux derniers. Leur mission serait de reconstruire l’alliance fondatrice du PCT de 1968-1972 en jetant un pont entre les trois régions et la cuvette centrale ; Il ne faudrait pas occulter ici les rôles à jouer par le promu Vénérable Grand Maître Provincial (GMP) Rigobert Maboundou qui a des ambitions outrancières et de l’orgueil à fleur peau. Son tort est qu’il devra lâcher Jean-Jacques Bouya (JJB), jusqu’ici son maître à penser et à exister dans cette tentative. Mais l’ayant déjà fait avec Benjamin Bounkoulou (+), il n’en sera pas à sa première expérience. Les respectables sœurs Jacqueline Lydia Mikolo et Claudine Munari seront dans tous les cas de la partie en raison des « compétences ésotériques spécifiques et leurs carnets d’adresses » ; – L’axe Pool (ou ce qu’il en reste) avec le grand nord conduit par Claude Alphonse Nsilou composerait avec Pierre Oba, JDO et les rejetons de M. Sassou. Parti en éclaireur avancé pour la prise de contact avec certains membres de l’équipe Trump aux USA (en vacance pour les autres), N’Silou permettrait de jouer le jeu de Sassou en 2026 (nous y reviendrons). Très impopulaire dans le Pool, surtout qu’il n’a jamais positionné personne durant les 23 ans de gouvernement, et moins encore réagi sur la cession des terres aux Rwandais, sa résilience politique arrive à sa fin ; – L’axe Kouilou et grand nord avec Yves Castanou, spécialiste des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que de montages financiers. Sa maîtrise parfaite des codes des grandes religions, des sociétés secrètes et des églises de réveil est pour lui un atout majeur. Par ses prouesses réalisées à Congo Telecom et les campagnes d’évangélisation dans les départements, il force l’admiration de milliers des jeunes et plus d’un adulte. Il a des accès dans les hautes sphères du Rwanda, de la RDC, du Gabon, de la Côte d’ivoire, du Niger, du Bénin, de l’île Maurice, de Dubaï, de la France, de la Belgique, de la Banque mondiale et du FMI. À tort ou à raison, son église et lui-même sont accusés ces derniers temps d’être au cœur de plusieurs scandales. Il réussit toujours à passer entre les mailles du filet que lui tendent plus d’un dignitaire. Ces derniers le soupçonnent de forger un destin national. Il s’est plusieurs fois frotté à des ministres, des dignitaires et parents de M. Sassou. Les derniers en date sont, les conseillers et chargés de mission, Denis Junior Omar Bongo Ondimba et Marc Sakala. Aux dernières nouvelles, il se serait réconcilié tout de même avec lesdits chargé de missions officiels et officieux de Denis Sassou. Anatole Collinet Makosso, juriste-maison, quant à lui demeure en embuscade. Il tient partiellement, non seulement dans le Kouilou urbain, Pointe-Noire, Madingou-Kayes et chez les Vilis de l’intérieur (Yombés et Kugnis de Dolisie) mais aussi l’axe Mindouli – Mayama – (dont Missafou et Madzia et Kinkala où il se rend tous les mois sans oublier, Vindza via Roger Bitemo. Il est vomi par bon nombre des croyants catholiques, évangéliques et universitaires sur lesquels il s’appuyait autrefois, la cause : il devient trop menteur et il commet des bourdes d’amateur. Son équilibrisme et sa bonne étoile le placent au centre de tous les prétendants au trône car c’est un malin et fin négociateur. Il a eu la chance de

Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

TRIBUNE. A la recherche d’un bilan de fin de mandat, le président Sassou est chaque jour enfoncé par son entourage. Entre la stratégie de conservation du pouvoir, la guerre de succession à la primature, voire à la présidence de la République, la gestion orthodoxe des finances publiques, le régime de Mpila se cherche. De la conservation du pouvoir Depuis 1997, M. Sassou et son clan ont conçu des méthodes de conservation du pouvoir : le clanisme, le déni, la dictature, le vol et l’impunité. La preuve, au lieu de se préoccuper du chômage des jeunes, des hôpitaux qui ferment, des universités en faillite, des pénuries de toute genre, le PCT se précipite à lancer les précampagnes de la présidentielle de mars 2026 avec la nomination des commissaires politiques (directeurs de campagne) et parle de bonne gouvernance du Congo par des dirigeants actuels. A beau mentir qui vient de loin. L’humiliation du PCT et de son chef Sassou, causée par son gouvernement Pour la petite histoire, le 4 novembre 2021 a été réalisé un « casse » curieux à la Banque Postale du Congo (BPC) : le système informatique de la BPC a été hacké par des Camerounais en complicité des agents internes occasionnant une perte de plusieurs milliards XAF. Les enquêtes menées par la Centrale de Documentation et d’Information (CID) sous l’autorité du Sérénissime Grand Maître du Grand Orient et Loges Associées du Congo (GOLAC), le Général de Brigade de Police Philippe Obara, fraîchement nommé, n’ont donné aucune suite publique. Et pour cause ! Plusieurs grands pontes des finances publiques du Congo étaient largement impliqués dans cette affaire sombre et scabreuse. Le 10 mai 2021 lorsque le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Publique d’alors, Calixte Nganongo signe une prétendue Convention n°0320/MEF-CAB portant « Mandat de Gestion du Guichet Unique de Paiement(GUP) entre le Ministère des Finances et la Banque Postale » au mépris des accords avec le FMI et la Banque Mondiale, de la Directive de la CEMAC N°01/11 du 19 décembre 2011, en son article 67, ainsi qu’à la Loi organique congolaise n°36/2017 du 9 octobre 2017, relative aux Lois de finances, en son article 80, alinéa 2. L’ensemble de ce cadre juridique, y compris les Lois des finances votées pour les cinq dernières années ont établi le Trésor Public comme exclusif gestionnaire des fonds publics à travers un « Compte Unique du Trésor ! » (CUT). Depuis ce 27 décembre 2024 tout cela explose en une seule gigantesque déflagration… Rappelons que ce document nommé « Convention » constitue déjà un précédent juridique inconcevable : un Ministère ne peut signer un acte réglementaire « enregistré » (c’est-à-dire authentifié) par le DGIDD et valant mandat synallagmatique entre la BPC et lui-même alors que ce premier relève réglementairement lui… Où est la réciprocité ici ? Roger Rigobert Andely porte ici une responsabilité historique car il est le premier à avoir créé et eu recours à ce type de stratagème en 2004 avec Gabriel Bopounza alors Directeur général de la COFIPA Investment Bank détentrice des fonds transférés d’Alassane Ouattara. Une lettre d’instruction aurait amplement et simplement suffit sur le principe d’une réquisition par l’autorité administrative moyennant compensation. On est donc entrés depuis 2004 dans un cadre juridique inédit et jamais vu ni pratiqué ailleurs. Les dispositions qui encadrent le fonctionnement du Trésor, domaine souverain de l’État, ne peuvent être subrogées par convention de niveau réglementaire suivant le principe de la hiérarchie des normes et surtout que la souveraineté de la fonction de trésorier de l’état dont les fonds sont insaisissables. Le procureur général près la Cour suprême Théophile Mbitsi aurait dû s’auto-saisir de cette situation pour arrêter ces troubles à l’ordre des finances publiques qui relèvent de la Loi et non du règlement. Par ailleurs, la Cour suprême de Monsieur Henri Bouka en sa qualité de conseil d’État aurait dû dénoncer un dispositif qui n’a jamais été transmis pour conformité a priori, ni même au secrétariat général du gouvernement. Pire qu’une cacophonie, c’est un viol concupiscent des corps de l’état. Ministre d’avril 2016 à mai 2021, Calixte Nganongo avait préparé cet accord depuis le 18 octobre 2016 mais le savait difficile à faire avaler. Son Accident Vasculaire Cérébral a précipité dans le puits des enfers des finances publiques déjà malmenées. Profitant du vide créé, Ludovic Ngatsé alors Ministre délégué aux Finances et Budget s’est engouffré tête baissée dans la brèche pour s’approprier le pouvoir de Grand Argentier du Congo sous l’impulsion de son mentor Jean-Jacques Bouya. Il faut dire que les sectateurs de ce « Club-Clan » ont la suite dans les idées pour préparer le prochain remplacement de Sassou Nguesso le moment opportun. C’est un secret de polichinelle ! C’est donc alors qu’il est encore Gérant Unique de la Société d’audit international Ernst & Young Congo (EY), mandat obtenu grâce à un fameux « rappel de créances perdues et miraculeusement retrouvées » de huit milliards de francs opportunément payés rubis sur ongle par le ministre des finances Pacifique Issoibeka sur la pression de son Dircab Wilfrid Ossié en 2004, que Ludovic Ngatsé a pu ainsi accéder sans coup férir au rang de Partner (actionnaire unique), en évinçant au passage son réel formateur et tuteur Nicéphore Fylla de Saint Eudes, promoteur des métiers d’auditeur, commissaire aux comptes et expert-comptable au Congo entre 1988 et 2007. EY aura été la seule compagnie d’audit international crédible qui aura certifié tous les comptes d’État comme ceux de la SNPC ou d’ECAir, mais aussi la Banque Postale du Congo (cf. Arrêté n° 14093 du MEFBPP du 23 octobre 2012 signé par Gilbert Ondongo nommant EY comme commissaire aux comptes de la BPC). Placé de fait en situation de juge et partie, Ludovic Ngatsé a voulu se soustraire d’une situation qu’il a manipulée en secret, notamment en accélérant le rythme avant la nomination de Roger Rigobert Andely comme remplaçant de Calixte Nganongo. D’ailleurs, les décisions d’éviction de Calixte Médard Tabangoli, directeur général de la BPC et compagnie, étaient préparées et en attente d’exécution