Congo/Guinée: L’ex-président Alpha Condé pourrait élire domicile au pays de Sassou Nguesso

INDISCRETIONS. Selon certaines indiscrétions rapportées par Chris Yapi TV, la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan se serait proposée de recevoir l’ancien président guinéen Alpha Congé pour des soins, si la junte au pourvoir acceptait de le libérer. « Après des soins appropriés en Turquie, Alpha Condé devrait élire domicile chez son jeune frère et ami de toujours: le Président Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville », croit savoir la célèbre chaîne ivoirienne d’investigation dans une vidéo diffusée récemment. Si l’on en croit Christ Yapi TV, le chef d’Etat congolais « est le seul président qui ai été sincèrement meurtri par la chute de son ami Alpha Condé ». Et pour cause, estime la chaîne ivoirienne, « quoi qu’en puisse reprocher à Sassou Nguesso, il a toujours été fidèle en amitié » contrairement à son homologue ivoirien, Alassane Ouattara. Adrien Thyg
Le président congolais est parti de Suisse à bord d’un luxueux avion

Après trois semaines de séjour médical en Suisse, le président Denis Sassou-Nguesso, 77 ans, est rentré vendredi à Brazzaville. Un luxueux avion loué pour l’occasion est venu chercher le chef d’Etat à Genève, d’où il s’est envolé en début de matinée. Ce Boeing 767, baptisé la dame du ciel (Sky Lady), est un palace volant, chambre à coucher avec salle de bains en marbre, salon privé et cinéma. Le premier avion où il n’y a pas besoin de porter un masque, grâce «à une technologie stérilisant l’air et neutralisant les pathogènes»… Lire la suite sur Letemps.ch
Les vieux présidents africains adorent la Suisse

INDISCRETION. Après les vacances du président camerounais Paul Biya à Genève, un autre chef d’Etat a choisi les rives du Léman comme destination estivale. Ce jeudi, Africa Intelligence, une lettre d’information sur l’Afrique généralement bien informée, confirmait la présence du président du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso, 78 ans, qui cumule trente-sept ans à la tête de l’Etat pétrolier. Selon cette publication, le vieux chef d’Etat subit depuis deux semaines «une batterie d’examens médicaux» dans une clinique de Montreux. Un séjour très discret. Cette fois, pas de manifestants faisant le siège du palace ou de la clinique, où résiderait le chef d’Etat, comme lors des nombreuses visites du président camerounais Paul Biya à l’hôtel Intercontinental. C’est depuis le 15 août et la dernière apparition publique du président Denis Sassou-Nguesso lors de la Fête nationale que la capitale Brazzaville et les réseaux sociaux congolais s’interrogent… Lire la suite sur Letemps.ch
Congo: Conseil des ministres Du mercredi 30 juin 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mercredi 30 juin 2021 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Onze (11) affaires étaient inscrites à l’ordre du jour, à savoir : Cinq (05) projets de décrets, au titre du Ministère des Industries Minières et de la Géologie ; Trois (03) projets de décrets, au titre du Ministère des Affaires Foncières et du Domaines Public, chargé des Relations avec le Parlement ; Deux (02) projets de décrets, au titre du Ministère de l’Enseignement Technique et Professionnel ; Des nominations au titre du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique. I/- Ministère des Industries Minières et de la Géologie. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Pierre OBA, Ministre d’Etat, Ministre des Industries Minières et de la Géologie, a présenté aux Membres du Conseil des Ministres deux (2) projets de décrets portant attribution de permis de recherches minières ; un (1) projet de décret portant premier renouvellement d’un permis de recherches minières ; un (1) projet de décret modifiant un permis d’exploitation ; enfin, un (1) projet de décret portant retrait de permis d’exploitation. Projets de décrets portant attribution de permis de recherches minières. Ces deux projets concernent le département de la Lékoumou et impliquent la Société de Recherche et d’Exploitation Minière (SREM) Pour le premier projet de décret, il convient de noter que la SREM a effectué des travaux de prospection dans la zone de Madzounou en vue d’y mettre en évidence le potentiel en minerais de fer ; le programme des travaux est estimé à deux milliards de frs CFA. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la Société de Recherches Minières pour le fer, dit « permis MADZOUNOU ». Second projet de décret : la SREM a obtenu en 2018 une autorisation de prospection dans la zone dite Yamba ; elle a obtenu des résultats encourageants, notamment la découverte de zones minéralisées. C’est dans ce contexte que, souhaitant approfondir ses connaissances sur la minéralisation, grâce à la réalisation de travaux dont le programme est établi pour 3 ans, pour un coût prévisionnel de 2 milliards de frs CFA, elle sollicite un permis de recherches minières pour le fer. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la Société de Recherche Minière (SREM) d’un permis de recherches minières pour le fer, dit « permis YAMBA ». Projet de décret portant premier renouvellement d’un permis de recherches minières. La société NEWCO Mining S.A. a obtenu un permis de recherches minières pour la potasse, dit « permis KANGA » dans le département du Kouilou, par décret du 26 septembre 2016. Elle souhaite affiner ses objectifs pour une période de deux années supplémentaires, grâce à la réalisation de travaux dont le coût estimatif est de 11.500.000 dollars américains, soit environ 8 milliards de frs CFA. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant premier renouvellement au profit de la société NEWCO Mining S.A. du permis de recherches minières pour la potasse, dit « permis KANGA » Projet de décret modifiant un permis d’exploitation. Au terme d’une recherche fructueuse, la société SINTOUKOLA POTASH a obtenu de l’Etat un permis d’exploitation minière pour la potasse, dit « permis DOUGOU » dans le département du Kouilou par un décret du 09 mai 2017. Malheureusement, une erreur sur les coordonnées géographiques a été constatée, avec une incidence sur la superficie dudit permis. Le texte soumis au Conseil prévoit donc un article 2 nouveau qui fixe la superficie exacte du permis d’exploitation minière, réputée égale à 456 km2, selon les limites géographiques rappelées dans le projet de décret. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret modifiant l’article 2 du décret n°2017-139 du 9 mai 2017 portant attribution à la société SINTOUKOLA POTASH d’un permis d’exploitation minière pour les potasses, dit « permis DOUGOU ». Projet de décret portant retrait d’un permis d’exploitation. Par décret 2014-165 du 24 avril 2014, la société CONGO MINING Ltd avait obtenu un permis d’exploitation minière pour le fer, dit « permis MAYOKO MOUSSONDJI » dans le département du Niari. Sept ans après, la société peine à développer son projet minier, en dépit des potentialités existantes et des avantages fiscalo-douaniers offerts par la convention d’exploitation minière signée avec la République du Congo. Ces difficultés ont été confirmées par le constat établi par les services compétents du Ministère des Industries Minières et de la Géologie. Ces difficultés ont été matérialisées par une absence prolongée d’activités liées au développement de la mine ainsi que par le non-respect du contenu local convenu entre les parties, ce qui caractérise un cas de défaut irrémédiable. Une mise en demeure adressée à CONGO MINING Ltd aux fins d’effectuer les travaux relatifs au développement du projet minier est restée infructueuse. L’article 62 du Code minier dispose que : « le titulaire d’un permis d »’exploitation qui, au bout de douze mois à compter de la date d’attribution n’a pas commencé les travaux de développement du champ minier, peut se voir retirer ledit permis par décision du Conseil des Ministres, sur proposition du ministre chargé des mines, sans droit à indemnisation. Dans ce cas, le gisement est placé dans la situation de gisement ouvert aux recherches ou à l’exploitation ». L’article 91 point 3 du Code dispose qu’un « titre ou une autorisation d’exploitation peut être retiré, après mise en demeure, pour : – absence ou insuffisance prolongée manifestement contraire aux potentialités du gisement ou à l’intérêt des consommateurs et non justifié par l’état du marché ». Une mission d’inspection effectuée à Mayoko du 2 au 5 avril 2021 a confirmé tous les griefs ainsi relevés. Ces faits causent un lourd préjudicie à l’Etat congolais et constituent une violation du Code minier ainsi
Congo: Conseil des ministres du vendredi 11 juin 2021

ACTUALITÉ. Le Conseil des Ministres s’est réuni ce vendredi 11 juin 2021 par visioconférence et sous la Très Haute Autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Une (1) seule affaire était inscrite à son ordre du jour, à savoir : Le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo, au titre du Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones. Ainsi pour le compte du Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones, il a été soumis sur la table du Conseil des Ministres de ce jour, Le Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Invité par le Président de la République à prendre la parole, au nom de Monsieur Aimé Ange Wilfrid BININGA, Ministre de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones en mission, Monsieur Pierre MABIALA, Ministre d’Etat, ministre des affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le Parlement, a rappelé que la pandémie de coronavirus Covid-19 survenue dans notre pays a conduit le Président de la République à déclarer, pour une durée de vingt (20) jours à compter du 31 mars 2020, l’état d’urgence sanitaire sur toute l’étendue du territoire national par décret n°2020-93 du 30 mars 2020. Face à la progression de la pandémie, le recours au mécanisme constitutionnel relatif à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire a été mis en œuvre à vingt une (21) reprises depuis son lancement en mars 2020. A l’instar des précédentes prorogations, et après avis du Comité d’experts, et au terme de l’évaluation des mesures prises par le Gouvernement, il a été jugé nécessaire de reconduire une fois de plus l’essentiel des mesures édictées dans le cadre de la riposte contre la pandémie à coronavirus Covid-19. Ainsi, une nouvelle prorogation de l’état d’urgence sanitaire actuellement en vigueur, et qui arrive à son terme le 15 juin 2021, s’avère indispensable et ce conformément aux dispositions de l’article 157 alinéa 3 de la Constitution, qui prévoit que « le Parlement se réunit de plein droit, s’il n’est pas en session pour, le cas échéant, autoriser la prorogation de l’état d’urgence ou de l’état de siège au-delà de vingt (20) jours. » C’est dans ce cadre que la discussion s’est engagée sur le projet de loi soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres. Après discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance. Commencée à 12h55, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13h30. Fait à Brazzaville, le 11 juin 2021 Pour Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, en mission Le Ministre des Hydrocarbures Bruno Jean Richard ITOUA
La CEEAC décide d’accompagner financièrement la transition tchadienne, à l’issue d’un sommet extraordinaire tenu à Brazza

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président en exercice de l’UA, a assisté ce vendredi 4 juin au Congo Brazza à l’ouverture du sommet extraordinaire de la CEEAC. Dans la déclaration finale faite à l’issue du huis clos tenu par les Chefs d’État et de Gouvernement, la CEEAC décide d’accompagner la transition tchadienne avec une aide financière que l’Union africaine se charge de récolter auprès des pays qui composent l’organisation sous-régionale. En second lieu, concernant le conflit transfrontalier entre le Tchad et la Centrafrique, la CEEAC a noté d’abord avec satisfaction la volonté des deux pays de régler cette situation à l’amiable, après des incidents violents et meurtriers qui ont causé mort d’hommes et des dégâts matériels des deux côtés. Ensuite, une commission a été créée avec comme objectif le suivi de la résolution pacifique du conflit en cours. Organisées sous le haut patronage du Président de la République soeur du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, également Président en exercice de la CEEAC, ces assises étaient consacrées essentiellement à la situation sécuritaire du Tchad, à la suite du décès brusque du Maréchal-Président Idriss Déby Itno. Trois Chefs d’État et des représentants de gouvernement ont pris part à la conférence extraordinaire de Brazzaville. On a noté la présence des Présidents centrafricain Faustin-Archange Touadera et angolais, Joao Lourenço, outre le Président Tshisekedi et l’hôte du sommet Denis Sassou-N’Guesso. Alors qu’il procédait à l’ouverture de la conférence, le Président N’Guesso, évoquant la mémoire de feu Président Deby Itno, a rappelé aux participants le souvenir qu’il garde d’un homme voué à l’unité et au développement de son pays ainsi que son engagement pour une Afrique prospère, attachée à ses valeurs. Denis Sassou-N’Guesso promet de s’impliquer et de créer une dynamique en tant que Président en exercice de la CEEAC, pour une transition réussie au Tchad. La nomination d’un haut représentant et d’un représentant spécial et chef de bureau de liaison de l’UA à N’Djamena L’allocution du Président Sassou Nguesso à été précédée du discours du Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat. Ce dernier a également évoqué la nécessité pour l’Union africaine d’accompagner le Tchad dans sa transition. Moussa Faki a annoncé la nomination du Sénégalais Ibrahim Fall comme Haut représentant de l’UA au Tchad ainsi que celle du Congolais (Brazza) Basile Ikweli comme représentant spécial et chef du bureau de liaison de l’UA à N’Djamena. Avec la conjugaison des efforts de tous les Africains, de l’UA et de la Ceeac, dit-il, le Tchad peut parvenir à une transition pacifique. Pour rappel, le sommet extraordinaire de Brazzaville sur la situation sécuritaire au Tchad prendra fin ce samedi 5 juin.
Congo: Conseil des ministres du mercredi 26 mai 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mercredi 26 Mai 2021 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Un (1) seul point était inscrit à son ordre du jour, à savoir : Une (1) communication de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Prenant la parole, et après avoir félicité les Membres du Gouvernement pour leur nomination, Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, a noté que la mise en place du Gouvernement fait suite à l’élection présidentielle de mars dernier. A cette occasion, il est à relever que le peuple congolais a en quelque sorte plébiscité, les 17 et 21 mars 2021, le projet de société « Ensemble, poursuivons la Marche » qui lui avait été soumis par le candidat, depuis lors investi et exerçant la plénitude de ses fonctions. Le Président de la République a d’emblée indiqué qu’à ses yeux le présent mandat revêt une importance capitale. Il a rappelé aux Membres du Gouvernement que l’ampleur de la victoire, couplée aux attentes du peuple, oblige le Gouvernement à faire du projet de société ainsi sanctifié un véritable bréviaire de l’action de l’exécutif pour le quinquennat qui s’ouvre. Le Président de la République a rappelé les attentes immenses des Congolaises et Congolais, qui estiment que le Gouvernement, au centre de l’action publique, doit être l’organe d’orientation et de décision susceptible de permettre au pays de relever les défis importants de l’heure. A cet égard, le Chef de l’Etat a averti les Membres du Gouvernement que, secondé dans cette tâche par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, il veillera strictement à l’atteinte des résultats par chacune et chacun des Membres de l’Exécutif ; il attend des Membres du Gouvernement solidarité, implication et engagement résolus, seuls moyens d’atteindre les objectifs communs afin qu’au final ce soit le Congo tout entier qui gagne. Poursuivant son propos, le Chef de l’Etat a rappelé que l’action qui démarre s’inscrit dans un contexte national très difficile, marqué par cinq (5) crises majeures : la crise sanitaire mondiale du Covid-19 et ses effets dans notre pays ; la crise économique et financière également mondiale, avec des conséquences prononcées au Congo ; les crises sociales multiples endurées par nos populations ; une crise des valeurs dont la persistance pourrait parasiter la gouvernance du pays ; enfin, une crise sécuritaire qui mine le quotidien de nos compatriotes. . Sur la crise sanitaire liée à la covid-19, il a rappelé que le Gouvernement devait, outre la gestion proprement sanitaire de la crise, combattre deux obstacles majeurs : le déni de la pandémie et le refus d’y faire face. Il a rappelé que la victoire contre la pandémie, préalable essentiel au redressement du pays, passe par le respect des mesures de prévention édictées par les pouvoirs publics ainsi que par une vaccination massive de nos compatriotes ; ce sont là les seuls moyens qui permettront de revenir à une vie collective normale et sans restriction. Deuxième préalable aux yeux du Président de la République : le règlement de la crise financière que traverse notre pays. A cet égard, il a invité le Gouvernement à relancer les discussions avec les créanciers de notre pays et à rétablir au plus vite les grands équilibres macro-économiques ; ce rétablissement est conditionné par des sacrifices consentis par tous et par chacun ; il s’agira notamment de réduire le train de vie de l’Etat en refusant d’engager des dépenses inutiles et en mettant en œuvre une réforme courageuse de la gouvernance économique et financière. Cette réforme passe également par l’optimisation du fonctionnement des régies financières et douanières. C’est à ce prix que le Congo pourra renouer avec les partenaires financiers désireux de nous accompagner dans le rebond attendu. Le Président de la République a ensuite rappelé que la crise économique, pour être surmontée, doit amener le Gouvernement à mettre en œuvre une ambitieuse politique de diversification de l’économie nationale. S’appuyant sur son projet de société, il a rappelé qu’il entend voir les autorités relever trois défis principaux. Premier défi : le développement d’une agriculture au sens large, grâce à sa mécanisation (une usine de montage de tracteurs et d’équipements agricoles est en cours d’installation à Maloukou) ; la mise en place d’une véritable filière agricole performante fondée notamment sur une production renforcée par : l’irrigation, l’utilisation intelligente des engrais et semences et la commercialisation des produits agricoles tant à l’usage domestique qu’à celui de l’exportation. Ce projet s’adossera sur la création d’institutions de financement agricoles mises à la disposition des entrepreneurs du secteur. Deuxième défi : le développement industriel, fondé notamment sur la mise en service effective des Zones économiques spéciales de Brazzaville, de Pointe Noire, de Ouesso et d’Oyo-Ollombo, avec le développement de filière de transformation locale de nos produits (bois notamment). Troisième défi : le développement d’un secteur touristique prometteur, du fait de la richesse de notre patrimoine en la matière ; à cet égard, le Chef de l’Etat a épinglé, pour illustration, la mise en valeur de la baie de Loango et le développement de l’écotourisme dans nos grands parcs naturels disséminés à travers le pays. L’atteinte de ces objectifs doit impérativement s’accompagner de la recherche de financements innovants susceptibles de favoriser l’investissement privé. La promotion des partenariats publics-privés (PPP), qui a fait l’objet d’une érection en département ministériel, sera au cœur de la politique des pouvoirs publics au cours du quinquennat qui démarre. Afin de surmonter les crises sociales traversées par notre pays, le Président de la République a exhorté le Gouvernement à dialoguer sans cesse avec les représentants des agents et travailleurs concernés ainsi qu’avec ceux des retraités, afin que les blocages ainsi levés permettent une mobilisation de tous et de chacun pour le redressement de notre nation. Poursuivant son propos, le Chef de l’Etat a évoqué la crise des valeurs, pour ne pas dire des antivaleurs que traverse notre pays. Si celle-ci n’était pas jugulée, sa persistance pourrait remettre en cause l’autorité de l’Etat. Il a placé au centre de son propos les valeurs
Guerre froide entre Sassou Nguesso et Macron

Le président congolais Denis Sassou Nguesso ne s’est pas rendu aux obsèques d’Idriss Déby décédé le 20 avril pour ne pas avoir à croiser son homologue français Emmanuel Macron. Entre les deux chefs d’Etat, le courant ne passe plus. Le président tchadien Idriss Déby, décédé le 20 avril, a effectué son dernier voyage officiel au Congo où il a pris part vendredi 16 avril à l’investiture de Denis Sassou Nguesso, réélu quelques semaines plus tôt à la tête du Congo, avec 88,40% des voix. Une très longue et solide amitié lie Idriss Deby Itno au chef de l’Etat congolais que ses pairs africains appellent « l’Empereur ». Que s’est-il donc passé de si grave pour que Sassou ne vienne pas rendre un dernier hommage à son ami Déby. Personne n’a été convaincu par « la raison familiale » avancée par l’entourage de Sassou pour expliquer son absence dans la capitale tchadienne. En réalité, le président congolais a exclu d’y venir dès qu’il a su que son homologue français se rendait à N’Djamena. Pas question pour lui d’aller le croiser, même dans ces circonstances exceptionnelles de la mort de Déby. Un lourd contentieux Sassou n’est pas vraiment content de Macron. En refusant de venir à N’Djamena, il l’a clairement manifesté… Lire la suite sur Mondeafrique