Santé : l’ONG WINS, un acteur majeur dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a animé, le 21 août 2024, un webinaire consacré aux Maladies Tropicales Négligées (MTN), sous la houlette du Professeur Émilienne Épée, fondatrice et directrice de l’organisation Women in Neglected Tropical Diseases (WINS), dont le siège est au Cameroun. Cette rencontre en ligne réunissant des journalistes de différents pays africains, membres du REMAPSEN, et la Professeure Emilienne Epée a contribué à informer l’opinion publique sur l’importance majeure de WINS dans la lutte contre les MTN. Dans ses propos, le Professeur Emilienne Épée a insisté sur le fait que les MTN sont souvent qualifiées de « négligées » en raison du déficit d’attention, de financement et de recherche qui leur sont dédiés, comparativement à d’autres pathologies plus mises en avant dans les médias. Ces maladies infectieuses, qui touchent principalement les populations résidant dans des régions démunies en infrastructures sanitaires, constituent un enjeu de santé publique majeur, trop souvent relégué au second plan. Les activités de l’organisation WINS sont principalement axées sur la prévention des MTN en milieu scolaire, avec deux objectifs prioritaires. Le premier consiste à former les enseignants aux dangers que représentent ces maladies, par le biais de questionnaires éducatifs. Ces outils pédagogiques permettent aux élèves de comprendre l’importance des pratiques d’hygiène, telles que le lavage régulier des mains et du visage, pour prévenir la contraction de ces infections. Le second objectif vise à encourager les élèves formés à sensibiliser à leur tour leurs communautés, en diffusant des messages de prévention avec une précision accrue, là où les systèmes de santé, souvent surchargés, peinent à répondre aux besoins. À l’échelle communautaire, des capsules éducatives, traduites en diverses langues locales, seront également diffusées pour assurer une compréhension approfondie des dangers que posent les maladies tropicales. Le Professeur Épée Émilienne a tenu à rappeler que l’union fait la force, avant d’appeler à une mobilisation collective pour construire un avenir où la santé est un droit accessible à tous, sans distinction. Rappelant que WINS est une organisation à but non lucratif et apolitique, est régie par la loi du 19 décembre 1990 relative aux libertés d’association au Cameroun, avec un récépissé datant du 5 mars 2024. L’organisation a pour mission de mettre à profit l’expertise multidisciplinaire et transversale de femmes éminentes dans leurs domaines respectifs, incluant des médecins, chercheurs, enseignants, éducateurs, anthropologues, et communicantes. Ces professionnelles s’engagent à sensibiliser les populations à travers divers canaux de communication, avec pour objectif ambitieux d’éradiquer les maladies tropicales d’ici 2030. WINS s’emploie ainsi à promouvoir activement la participation des femmes dans cette lutte sanitaire cruciale. Wilfrid Lawilla D.
Congo : Quand Sassou surfe entre sa santé, le clanisme et sa succession

TRIBUNE. La santé de Denis Sassou Nguesso, les nominations et la gestion des affaires publiques… actuellement se prépare la succession que le peuple rechigne. Tous ces faits n’ont pas fini de susciter des inquiétudes au Congo. Malgré tous les artifices auxquels on peut recourir, il est impossible de suspendre le vol du temps. Cela est vrai pour la vieillesse qui imprime ses marques sur le corps aussi bien que sur la déchéance des systèmes politiques iniques. C’est un secret de polichinelle, M. Sassou ploie sous le poids de l’âge qu’il avait rectifié mais aussi sous l’implacable diktat de la maladie même s’il cherche à la juguler par la prise quotidienne des médicaments et d’injections de botox. Conséquences, il est obligé de voyager dans un avion aménagé à des coûts exorbitants, arpenter discrètement les couloirs des officines médicales lors de ses déplacements. Il lui est difficile de tenir une réunion de trois heures d’affilée sans aller aux toilettes sauf quand il s’équipe correctement avant de sortir de chez lui. Le dernier sommet sur les trois bassins à Brazzaville, les sorties qu’il a effectuées à Pointe-Noire, etc., confirment nos propos. Hormis ce mal qui lui impose de trimbaler une cohorte de professeurs de médecine partout comme dans son récent voyage économique et militaire en Russie où il a embarqué l’anesthésiste-réanimateur Gilbert Fabrice Otiobanda, l’urologue Prosper Alain Bouya et Cie. On le voit, il n’est pas loin du syndrome « Joe Biden ». Si le bulletin de santé du président américain est connu de tous, on fait mystère devant celui du chef de l’État congolais. l’omerta est totale. Pourtant, le souverain primaire a le droit d’être informé sur l’état de santé de celui qui préside aux destinées de la nation. La loi de l’omerta ouvre la voie aux rumeurs et aux suspicions. Toute information est nécessaire pour éclairer la lanterne des citoyens en proie au doute et à l’incertitude. Les gouvernants congolais ne communiquent pas. Les populations se demandent pourquoi a-t-on procédé à l’émiettement de certains départements ? Des nominations qui sentent la succession et le clanisme ? Si les nominations ont rarement été scrutées attentivement, celles des généraux Obami-Itou Fils et Okassa à la tête des services de sécurité ainsi que de David Martin Obami au poste clé de la dette, ne cessent de susciter des interrogations, voire des polémiques. D’aucuns accusent M. Sassou d’avoir nommé des hommes liges qui vont garantir ses derniers jours, d’autres pensent que Sassou veut se débarrasser de ceux qui pourraient gêner la succession dynastique. Mais beaucoup trouvent, au-delà des compétences, que ces nominations sont ethniquement monocolores. Le dévolu revient toujours à la partie septentrionale. La nomination de David Martin Obami défraie la chronique. On se souvient de l’imbroglio qui a mis en scène, le premier ministre Anatole Collinet Makosso et son ministre des Finances, Jean Baptiste Ondaye par des signatures et annulations des notes nommant des intérimaires à la Caisse congolaise d’amortissement et ailleurs. Craignant certainement que le Premier ministre Collinet rejette sa proposition comme ce fut le cas pour ses missions en Centrafrique et en Côte d’Ivoire qu’il trouvait peu consistantes, et tenant compte de l’urgence, Ondaye a sollicité et obtenu de M. Sassou que soit nommé par ses soins un directeur général par intérim afin que le Congo soit en conformité avec les délais fixés par le F.M.I. D’autres indiscrétions font état de Florent Tsiba et des dignitaires (qui réclameraient la tête de ACM) qui seraient au centre de ce jeu trouble. Certes, David Martin Obami a été confirmé en conseil des ministres, mais le brouhaha ayant précédé cette nomination a plus à desservir M. Sassou que ACM qui aurait agi suivant la circulaire N°220001 du 1er février 2022 relative à l’organisation du travail gouvernemental, et qui a suivi aussi le dossier du FMI. Quant à la nomination de Jean Jacques Bouya à la tête du groupe de travail ad hoc chargé de la mobilisation de la trésorerie de l’État, les initiés le savent, ce n’est pas ACM qui veut régler les comptes à Ondaye qui n’est pas un sous ministre des finances comme cela se dit çà et là. En réalité, ce poste est un ordre voilé à Jean Jacques Bouya de ramener par divers montages, les fonds qu’ils ont planqués çà et là avec Gilbert Ondongo. Pour revenir à la nomination de King André Obami Itou Fils, plus d’une personne pense qu’il a été porté à la tête des Forces de police pour conserver le pouvoir Mbochi, protéger et accompagner Christel Denis Sassou Nguesso à la magistrature suprême avec le concours des Rwandais qui ont installé leur ambassade au domicile du cujus André Obami Itou. Nos investigations révèlent que le domicile familial des Obami Itou est occupé par les Rwandais depuis six ans, après celui de l’ingénieur informaticien Mouyeket et son épouse avocate en passant par l’immeuble en face du lycée technique 1er mai. Denis Christel Sassou Nguesso n’est pas vraiment intervenu pour cette nomination moins encore, Hugues Ngouolondélé. M. Sassou a décidé d’élever ce dernier après l’avoir mis à l’épreuve pendant des années à la Présidence de la république mais aussi en reconnaissance de l’ancien président du Sénat, feu André Obami Itou. André Obami Itou Fils est un ancien enfant de troupe (AET), commando formé à Saint Cyr, en Angola et çà et là, intellectuel accompli, républicain et rigoureux. Comme plusieurs Bangangulu ayant des fibres des peuples autochtones, il a été formaté dans le moule animiste et marxiste-léniniste de par son père et kimbanguiste par sa mère avant de devenir Assistant – pasteur à ICC. Il serait aperçu aussi aux ateliers de Denis Christel Sassou ( à vérifier). Parmi les actes qui ont milité en sa faveur, on peut citer entre autres : la lucidité, le courage qui l’a emmené à désarmer André Okombi Salissa et ses hommes à l’entrée de la Présidence de la République et proposé la construction d’un autre mur de ceinture de sécurité à la résidence de plateau. Le dernier acte de bravoure à son actif
Santé/Point de vue : Renforcer l’autonomie des filles : La clé de l’éradication du SIDA par l’éducation et les droits à la santé

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée internationale de l’enfant africain dans des circonstances difficiles, nos communautés et nos pays étant confrontés à de multiples crises. Bien que nous ayons fait plusieurs progrès, de nombreux obstacles empêchent encore tous les enfants africains de jouir de leurs droits et de mener une vie pleine et en bonne santé. Malgré les progrès réalisés au cours des dernières décennies, on estime que 58 % des enfants en âge de fréquenter le deuxième cycle du secondaire en Afrique subsaharienne ne sont pas scolarisés. En Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC), seuls 65% des filles et 69% des garçons terminent l’école primaire, les filles sont moins nombreuses que les garçons à achever leur scolarité et cet écart s’accroît avec l’âge. Dans le même temps, une adolescente sur quatre et près d’un adolescent sur cinq ne reçoivent aucune éducation ou formation formelle. Notre région est confrontée à une crise avec le taux de natalité le plus élevé au monde : 33 % des femmes accouchent avant l’âge de 18 ans, et 3,5 % avant l’âge de 15 ans. Le mariage des enfants est endémique : plus d’une fille sur sept est mariée avant l’âge de 14 ans, voire trois sur dix dans certains pays. Il est alarmant de constater que seulement 15 % des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, ou leurs partenaires, utilisent des contraceptifs modernes. Ce manque d’accès à la santé reproductive aggrave les problèmes, car près de la moitié des adolescentes et plus d’un tiers des garçons justifient de manière choquante le fait de battre leur femme. Le fléau des mutilations génitales féminines persiste également, sa prévalence chez les filles âgées de 15 à 19 ans variant considérablement de moins de 1 % à plus de 90 % dans la région. Ces dures réalités exigent une attention et une action urgentes. Ces sombres statistiques représentent la vie de jeunes filles dont le potentiel est bafoué et l’avenir détourné. Nombre d’entre elles ne retourneront jamais à l’école, reléguant leur participation économique à des emplois mal rémunérés et perpétuant un cycle de pauvreté pour leurs enfants. Maintenir les filles à l’école est un défi majeur qui exige des investissements urgents. Les femmes plus instruites sont en meilleure santé, ont des revenus plus élevés, se marient plus tard et contribuent à la santé et à l’éducation de leur famille. Ces facteurs combinés peuvent permettre à des millions de personnes de sortir de la pauvreté. L’éducation est également essentielle pour lutter contre les taux élevés de VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes. Il est temps de renouveler l’engagement en faveur de cette cause. Malgré une baisse substantielle des nouvelles infections par le VIH au niveau mondial, l’épidémie continue de toucher de manière disproportionnée les adolescentes et les jeunes femmes, en particulier en Afrique.Les adolescentes et les femmes (âgées de 15 à 49 ans), qui représentent 43 % des nouvelles infections par le VIH dans la région en 2022, continuent de se heurter à des obstacles juridiques et sociétaux, tels que les limites liées à l’âge du consentement pour l’accès au dépistage du VIH. Ces obstacles entravent leur accès au VIH et à d’autres services vitaux, notamment en ce qui concerne la violence sexiste, ainsi que les efforts visant à réduire la stigmatisation et la discrimination. 4,8 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre, et plus d’un quart (26 %) de tous les enfants séropositifs dans le monde résident dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. En outre, 38% des nouvelles infections chez les enfants se produisent dans cette région. Nos données montrent que le maintien d’une fille à l’école secondaire peut réduire son risque de contracter le VIH jusqu’à 50 % dans certains pays. L’éducation est un facteur de protection contre les mariages d’enfants et les mariages précoces, les grossesses non désirées chez les adolescentes, la violence, la stigmatisation et la discrimination liées au genre. L’engagement de l’AOC, approuvé par les ministères de l’éducation et de la santé en 2023, envisage une Afrique subsaharienne où les adolescents et les jeunes obtiennent des résultats positifs en matière de santé, d’éducation et d’égalité des sexes. Il vise à améliorer les résultats des jeunes en matière de santé et d’éducation en renforçant le plaidoyer, en fournissant un cadre politique, en renforçant les mécanismes de coordination, en encourageant la collaboration entre les secteurs de l’éducation et de la santé, et en mobilisant les donateurs autour d’un programme commun, avec des rapports périodiques par rapport aux objectifs convenus pour assurer une mise en œuvre cohérente. À l’occasion du premier anniversaire de l’engagement de l’AOC, il est louable que l’Union africaine ait désigné 2024 comme l’année de l’éducation pour le continent. Cinq agences des Nations unies – ONUSIDA, UNESCO, UNFPA, UNICEF et ONU Femmes – collaborent avec les gouvernements, l’Union africaine, la société civile, les réseaux de femmes et de filles et les partenaires du développement, dans le cadre de l’initiative Education Plus, afin de déployer des efforts délibérés pour investir dans l’éducation des adolescentes et dans des programmes de transition entre l’école et le travail, de manière à réduire le risque de contracter le VIH/sida et à leur assurer un avenir indépendant sur le plan économique. Alors que nous célébrons la Journée de l’enfant africain, unissons-nous pour garantir le droit de chaque enfant à l’éducation et à un avenir meilleur. Nous ne devons pas laisser tomber nos jeunes. Nous devons investir dans leur vie et protéger leurs droits. Investir dans l’éducation, ce n’est pas seulement mettre fin à la pauvreté et aux disparités entre les sexes ; c’est aussi donner à chaque enfant la possibilité de s’épanouir et nous aider tous à lutter contre le sida d’ici à 2030. Par Berthilde Gahongayire Directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du programme commun des Nations unies sur la lutte contre le sida (ONUSIDA).
Santé : l’UNPFA travaille avec des Etats dans la mise en œuvre des actions liées à la santé sexuelle et reproductrice

Cette information a été donnée par le Dr Chilanga Asmani de l’UNFPA, Bureau régionale Afrique de l’Ouest et du Centre, lors du webinaire organisé par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) le mercredi dernier, sur le thème : l’adoption et l’application des lois sur la SR/PF en Afrique de l’ouest et du centre, où en sommes-nous ? Au nombre des panélistes, le Dr Chilanga Asmani, en sa qualité de Conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au Bureau régional du Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) a édifié les journalistes sur les différentes actions menées, dans qui 23 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, par cette agence onusienne en charge des questions de santé sexuelle et reproductive. « Notre mandat c’est le fait que la santé et les droits sexuels et reproductifs sont essentiels, non seulement en termes de santé, mais aussi, ils sont essentiels pour la survie de personnes, développement économique, mais aussi le bien-être de tout le monde », a déclaré le Dr Chilanga Asmani. Il a ajouté que, « c’est avec des preuves, des recherches qui montrent que si on peut assurer la santé sexuelle et reproductive, il y a beaucoup d’avantages ». Mais on sait aussi que pour faire progresser ces domaines, il faut s’attaquer à différentes barrières qu’on voit dans les lois, les politiques, les économies, les normes et valeurs sociales, culturelles et traditionnelles, à en croire le Dr Chilanga… Pour cela, le bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du centre travaille avec les Etats membres pour soutenir l’adoption et la mise en œuvre des différents engagements mondiaux et aussi les engagements régionaux en matière de santé sexuelle et reproductive. Pour le Dr Chilanga, il y a, par exemple, le programme d’action de la Conférence internationale sur la Population et le développement qui s’est tenue en 1994. « Il y a aussi les différentes conventions sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Nous savons que l’objectif est d’atteindre les ODD en 2030 et même au niveau des ODD, on parle de la santé sexuelle et reproductive ». Notons que l’UNFPA travaille avec les pays qui souscrivent aux Objectifs du Développement Durable. Le Dr Chilanga a précisé que dans la région africaine, il y a aussi le protocole de Maputo qui engage tous les pays membres de l’Union Africaine pour assurer la santé sexuelle et reproductive. En termes de bonne santé, dans cet engagement de l’Afrique de l’Ouest, du Centre, cela prend en compte la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Alors nous travaillons avec les pays membres pour assurer la mise en œuvre de cet engagement. Selon le Dr Chilanga Asmani le mandat de l’UNFPA c’est de travailler avec les structures régionales et des partenaires comme le REMAPSEN pour s’assurer qu’on peut assister les pays à mettre en œuvre les actions liées à la santé sexuelle et reproductive. Wilfrid Lawilla D.
Santé : 50 ans de Vaccination dans le monde : les régions de l’Afrique de l’Ouest et Centrale sont encore éloignées de l’objectif de taux de couverture

Dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de la vaccination à l’échelle mondiale, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (Rémapsen) a organisé, le mercredi 17 avril 2024 un webinaire animé par Docteur Célestin Traoré, Conseiller régional, chargé de la Vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre à l’UNICEF. Pour débuter, le Docteur Célestin Traoré a souligné que la célébration du 50ème anniversaire de la vaccination dans le monde est une occasion propice pour examiner le chemin parcouru, les réalisations, les enjeux et les défis actuels.À cette fin, il a mis l’accent sur la disponibilité de plus de vingt (20) vaccins ciblant vingt (20) maladies, dont la fièvre jaune, la poliomyélite, la Covid-19 et le paludisme, pour les enfants et les femmes enceintes, afin de renforcer leur immunité face à certaines pathologies. « Bien que le vaccin contre le paludisme soit en cours d’essais cliniques depuis déjà cinq ans dans le monde, il n’a été introduit au Cameroun qu’en décembre 2023 et au Burkina Faso qu’en février 2024 », a rappelé le Dr Célestin Traoré« Dix (10) autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre s’y engageront au cours des prochains mois », a-t-il ajouté. Toujours, selon le Docteur Traoré, dans le domaine de la vaccination, il y a toujours un retour de l’investissement par exemple 1 dollar investi est susceptible de rapporter 40 dollars USD plus tard. D’après les déclarations du Dr Célestin Traoré, la couverture vaccinale en Afrique de l’Ouest et du Centre est toujours de 70%, loin de l’objectif escompté de 90%. Selon lui, l’UNICEF s’efforce actuellement de rendre accessibles les vaccins en collaborant avec les gouvernements des zones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans le but d’acquérir et de distribuer des vaccins pour les pays de ces régions. A ce titre, l’UNICEF intervient dans le renforcement des capacités nationales et promeut l’approche holistique que sectorielle dans l’achat et l’approvisionnement des vaccins jusqu’au niveau des communautés à la base tout en déplorant la persistance des conflits et crises sociales dans ces pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre entravant parfois l’acheminement des vaccins jusqu’au niveau de la base. Au niveau du marché mondial des vaccins, Docteur Traoré a soutenu que la synergie de l’UNICEF et ses divers partenaires permet d’assurer l’accès aux vaccins à un coût abordable en faveur de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.Néanmoins, il a également déploré les lourdeurs administratives dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui ralentissent le déblocage de fonds malgré la détermination politique affichée par les dirigeants de ces États. Quant à la conservation de l’efficacité des vaccins, il a soutenu que l’UNICEF conseille l’utilisation des frigos solaires par rapport aux frigos électriques et à pétrole en vue de promouvoir et défendre ses engagements internationaux en matière de l’environnement. Aussi, suscité la demande nationale en matière de vaccination par la dissémination et vulgarisation de l’information relative aux avantages liés à la vaccination dans le but de lutter contre les stéréotypes allégués contre la vaccination en Afrique de l’Ouest et du Centre.Docteur Traoré a révélé que l’UNICEF privilégie l’écoute sociale comme stratégie par la conception des outils et des mécanismes à cet effet.Planification, mobilisation et budgétisation sont aussi les axes de cette stratégie pour que la vaccination soit performante dans ces deux (2) zones du continent africain. Au niveau mondial, les effets induits de cette stratégie sont aujourd’hui par exemple la réduction de plus de 25% des décès liés à la rougeole, l’éradication de la poliomyélite et la méningite.Malgré ce succès mondial, Docteur Traoré a déploré le fait qu’il y ait encore plus de six (6) millions d’enfants qui n’aient pas complété leur statut vaccinal. Plus de la moitié de ceux-ci sont d’ailleurs à zéro dose. Il s’agit actuellement d’élaborer le plan de rattrapage de ces enfants qui sont à zéro dose. Il a conclu son exposé liminaire en plaidant pour le renforcement des capacités des systèmes de santé dans ces pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre par la formation, appui technique et financier à travers une approche holistique.Au cours de cet échange, les journalistes se sont planchés sur des thématiques telles que les enfants à zéro dose, le rôle des journalistes dans la promotion de la vaccination en Afrique et la disponibilité des vaccins en Afrique. D’après les dires du docteur Célestin Traoré, l’achat de vaccins est rendu possible grâce à un partenariat fructueux entre les États africains et les bailleurs de fonds. Malheureusement, la chaîne d’approvisionnement en vaccins pour l’Afrique est souvent fragilisée par les États africains eux-mêmes. Il s’est penché sur le plan de l’UNICEF pour atteindre les enfants n’ayant pas été vaccinés, et a terminé son discours en insistant sur la nécessité de tenir compte des besoins et des préoccupations de la société dans la conception des outils et des mécanismes d’achat et de fourniture régulière de vaccins sur le continent. Wilfrid Lawilla D.
Santé: signature d’un mémorandum d’entente entre la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé et les Laboratoires Roche Maroc

La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé annonce avoir signé, le 06 décembre 2023, un Mémorandum d’entente avec les Laboratoires Roche Maroc en vue d’accélérer la recherche au sein des structures de la Fondation et d’améliorer l’accès aux soins de santé du citoyen marocain. Ce Mémorandum s’articule autour de quatre axes à savoir la promotion de la médecine personnalisée à travers le développement des capacités diagnostiques, l’amélioration de la digitalisation et le renforcement du rôle de l’intelligence artificielle dans la santé; la formation scientifique afin de renforcer les capacités du personnel médical et paramédical; le développement de la recherche biomédicale, et des données de vie réelle y compris les études pharmaco-économiques en santé ainsi que l’amélioration de l’accès équitable aux thérapies innovantes. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la vocation de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé à contribuer, en collaboration avec les administrations et les organismes concernés, à la promotion des soins, au développement de l’enseignement et de la formation ainsi que de la recherche et de l’innovation, souligne-t-on dans un communiqué. A travers cette convention, le Laboratoire RocheMaroc confirme son engagement, au côté de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, à contribuer à l’amélioration de la santé du patient marocain, précise la même source. Patricia Engali Avec CP
Société : le RENAPC élargie ses actions au profit de la santé après 20 ans dans la lutte contre le SIDA

Cette approche a été prise lors de l’Assemblée générale extraordinaire qu’a tenu le Réseau National des Associations des positifs du Congo (RENAPC), regroupant dix associations en son sein, du 07 au 08 novembre 2023 à Brazzaville, après 20 ans d’existence et de lutte contre le VIH-SIDA en République du Congo. Le Réseau National des Associations des positifs du Congo (RENAPC), après 20 ans d’existence dans la lutte contre le VIH-SIDA en République du Congo, a été une occasion pour dresser le bilan de 20 ans d’existence et de lutte contre le VIH-SIDA. L’assemblée générale a décidé du changement d’appellation, désormais le réseau s’appellera le Réseau National des Associations Agissant Positivement pour la Santé, au lieu du Réseau National des Associations des Positifs du Congo. Le Directeur Exécutif, Jean Pierre Mahoungou, a soulignant « la nécessité de trouver des solutions durables pour améliorer la situation des personnes vivant avec le VIH/SIDA ». Ensuite, il a présenté le bilan du RENAPC ainsi que la présentation de la nouvelle vision pour l’horizon 2030. Au cours de ces assises, des décisions cruciales ont été prises, notamment l’adoption de la dénomination, du logo, de l’organigramme et la validation de la charte. Aussi, les statuts et le règlement intérieur ont été mis à jour. L’adoption de nouveaux documents témoigne l’engagement et l’efficacité du processus de décision, mais également pour renforcer davantage la base institutionnelle du RENAPC, a déclaré Jean Pierre Mahoungou.L’Assemblée générale Extraordinaire, le plan stratégique et opérationnel présenté et, après des débats généraux, a été amendé, suivi des recommandations. En sus, le plan de plaidoyer a été présenté et débattu. A noter qu’il a été procédé par la signature symbolique de la charte. A en croire les participants, l’Assemblée Générale Extraordinaire du RENAPC a été un succès avec l’adoption de nouveaux textes, de l’organigramme, des statuts et du règlement intérieur, ainsi que du plan stratégique et opérationnel, et du plan de plaidoyer. La participation active des 10 associations du RENAPC a permis d’atteindre les objectifs fixés pour cette réunion. Wilfrid Lawilla D.
Côte d’Ivoire – Santé : Les Travaux du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Boundiali Exécutés à 67%
Poursuivant sa visite de chantiers de construction et de rénovation dans le Nord, le Ministre en charge de la Santé, Pierre Dimba était vendredi 27 octobre 2023, sur le site de construction du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Boundiali. Avec un coût estimé à 40 milliards de F CFA, les travaux du chantier du CHR de Boundiali sont exécutés à 67%. Cette infrastructure sanitaire, dont la capacité d’accueil est estimée à 150 lits, sera bâtie sur une superficie de 10 hectares (ha). Cet établissement sanitaire de niveau 2, sera doté de plusieurs services notamment, d’une unité de Soins intensifs (bloc principal), un bloc de chirurgie, un bloc de pédiatrie, d’un bloc de Gyneco obstétrique, d’un bloc opératoire, un cabinet d’ophtalmologie, un bloc de maternité, un bloc technique et de logements pour le personnel…