Santé : AFRIVAC mobilise le secteur privé et fait un don de 50 millions de Francs CFA en intrants pour soutenir la vaccination des enfants

AFRIVAC a récemment organisé un grand dîner de charité pour la vaccination au King Fahd Palace à Dakar (Sénégal). L’événement a rassemblé des acteurs privés et internationaux mobilisés autour d’un objectif commun : assurer un meilleur avenir sanitaire aux enfants d’Afrique. À l’issue de cette soirée de solidarité, une enveloppe de 50 millions de Francs CFA (50 000 000 FCFA) a été mobilisée grâce aux contributions d’entreprises, d’organisations partenaires, de citoyens engagés et de personnalités influentes. Ce montant permettra de répondre concrètement à une expression de besoins qui sera faite par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Sénégal. Conformément aux standards i nternationaux, le processus d’acquisition des vaccins et intrants de vaccination sera conduit à travers un mécanisme qui implique l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF et SEN-Pharmacie Nationale d’Approvisionnement. Cette réussite conforte l’idée du Professeur Awa Marie Coll-Seck, Présidente du Conseil d’administration d’AFRIVAC qui a affirmé dans son allocution : « nous ne pouvons plus dépendre exclusivement des financements extérieurs, il est temps de bâtir un modèle endogène, innovant fondé sur la mobilisation des ressources locales et le partenariat public privé ». Cela témoigne également de la pertinence du modèle de partenariat public-privé porté par AFRIVAC, qui vise à pérenniser le cofinancement endogène de la vaccination et à renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique. C’est dans ce sens que Monsieur Serigne Mbaye Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, qui représentait le Dr Ibrahima Sy, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a lancé cet appel : « Chaque contribution, chaque engagement est une pierre posée dans l’édifice de notre souveraineté sanitaire ». AFRIVAC remercie l’ensemble des partenaires, donateurs, participants et artistes (Philip Monteiro, Carlou D, Saintrick, Bideew Bou Bess), pour leur engagement en faveur d’un avenir où chaque enfant africain aura accès à la vaccination. Wilfrid Lawilla.
Santé : Les jeunes, moteurs du changement durable en DSSR avec l’appui de l’UNFPA

GHANA. La Conférence Internationale sur le Sida et les IST en Afrique (ICASA) a officiellement commencé le mercredi 3 décembre dernier. Cette ouverture s’est faite via une session préliminaire dédiée au renforcement des capacités, qui a mis en évidence l’importance cruciale de la jeunesse dans les initiatives de plaidoyer concernant les politiques de VIH et de droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR). L’événement s’est tenu à l’auditorium principal du Centre International de Conférence à Accra, au Ghana, et a rassemblé des jeunes délégués autour du thème de la communication efficace pour provoquer un changement durable dans les communautés africaines. Cette session a marqué un moment important dans les discussions de l’ICASA, en mettant l’accent sur l’importance d’une approche de communication axée sur la résolution de problèmes, l’impact humain et la proposition de solutions. L’UNFPA, acteur majeur de cette session, aux côtés de la Société Africaine de lutte contre le Sida (SAA) et d’autres partenaires, a présenté son approche d’amplification des messages communautaires, soutenue par des outils pratiques qui permettent de traduire des données collectées à l’échelle locale en récits convaincants. Cette approche, baptisée « Problème – Impact Humain – Solution », a pour objectif de donner aux jeunes participants les moyens d’utiliser des outils de plaidoyer et d’influence pour faire avancer les politiques de santé dans leurs communautés. Cette stratégie a été développée pour faire écho aux réalités vécues par les jeunes, tout en leur offrant des méthodes concrètes pour promouvoir le changement à travers les médias et les réseaux sociaux. La session, préparée et présentée par Winnie Tomonkoua (Bureau régional AfriYAN pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale), le Dr Esther Somefun (analyste en santé reproductive et genre à l’UNFPA, Nigéria) et Coulibaly Zié Oumar (Spécialiste des Médias, REMAPSEN), a servi à introduire les concepts de plaidoyer et de communication pour le changement social. Interrogée sur les objectifs de cette session, Dr Esther Somefun a déclaré que « l’objectif est d’équiper une grande cohorte de délégués jeunes avec un kit d’outils de plaidoyer à trois outils, un outil partagé, pratique et immédiatement applicable, afin de faire avancer les politiques en matière de DSSR et de VIH. » De façon spécifique, a-t-elle souligné, « nous visons à permettre aux jeunes de documenter systématiquement des données au niveau communautaire, de traduire ces preuves en récits convaincants pour les médias et les réseaux sociaux, et de structurer des briefings politiques qui influencent les décideurs. » Elle a poursuivi pour dire qu’ « à la fin de la session, les participants devraient être capables d’utiliser des outils concrets pour influencer les politiques, amplifier les messages et structurer des briefings politiques à l’intention des décideurs. » Comment l’Unfpa entend implémenter cette nouvelle approche de communication dans les communautés de jeunes ? Selon Dr Esther Somefun, l’organisation des Nations-Unies prévoit de « mettre en œuvre l’approche de communication [Problème – Impact Humain – Solution] dans les communautés de jeunes en l’intégrant dans les programmes de renforcement des capacités, les formations et les campagnes de plaidoyer, en veillant à ce que les messages résonnent avec les réalités vécues des jeunes et les incitent à agir ». Ainsi, la journée a jeté les bases d’un dialogue stratégique, en offrant aux jeunes délégués des outils pratiques et une plateforme pour exprimer leurs préoccupations et solutions en matière de santé. D’autre part, la souveraineté africaine et la mobilisation des ressources nationales destinées au financement des programmes de santé ont constitué un axe central des discussions de cette première journée. Les participants ont souligné que ces éléments sont cruciaux pour garantir la pérennité des actions menées, et que la réussite de ces initiatives dépendra de l’engagement des gouvernements à débloquer des ressources locales adéquates, particulièrement en faveur des jeunes. Wilfrid Lawilla
E-Health Forum Morocco 2025 : ONCORAD Group réaffirme son rôle de pionnier de l’innovation technologique en santé

ONCORAD Group a pris part à l’International E-Health Forum Morocco 2025, tenu à Casablanca du 25 au 27 novembre 2025, événement qui a réuni professionnels de santé, experts technologiques, institutions publiques et acteurs privés autour des nouveaux leviers de transformation numérique dans le domaine médical. Cette troisième édition a fait émerger des visions structurantes sur l’avenir de l’hôpital intelligent et sur la place stratégique de l’innovation dans l’amélioration du parcours patient. Le groupe a été représenté par Mme Meryem Chami, intervenante au Panel Stratégique dédié aux systèmes d’information et à l’interopérabilité. Cette contribution a alimenté les échanges liés à la digitalisation, à l’interopérabilité des systèmes d’information hospitalier et au déploiement des technologies médicales de dernière génération. Dans les échanges, Mme Chami a rappelé que dans un domaine aussi sensible que la santé, l’interopérabilité est un levier stratégique qui permet tout d’abord de mieux soigner le patient, assurer une meilleure qualité des opérations et un échange plus fluide entre les différents acteurs de la santé. Il a également été souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle est un outil essentiel pour améliorer la précision du diagnostic et la coordination des soins. Mme Chami souligne également l’importance de l’IA dans la prédiction des maladies. L’expérience d’ONCORAD Group, pionnier de l’innovation médicale, se traduit par l’installation d’équipements de dernière génération — robot de chirurgie, robot de radiothérapie, imagerie avancée, médecine nucléaire — tous intégrant l’intelligence artificielle. Ces technologies de pointe renforcent la précision du diagnostic et accompagnent le médecin dans l’optimisation de la prise en charge médicale. Mme Chami a conclu le panel en partageant sa vision de la santé de demain, où la technologie joue un rôle fondamental pour permettre une médecine de précision et un acte médical optimisé. Elle a rappelé l’importance d’une approche “WIN–WIN–WIN” : « Un gain pour le patient, qui reste au cœur de notre mission ; un gain pour le système public, car la santé est avant tout un service d’intérêt général ; et un gain pour l’investissement privé, sans lequel aucun système de santé performant ne peut se construire. C’est la combinaison de ces trois dimensions qui permet de réussir une transformation durable du secteur », souligne Mme Chami. À travers cette participation, ONCORAD Group réaffirme son positionnement de pionnier de l’innovation médicale et sa volonté de contribuer activement à l’émergence d’un écosystème de santé marocain connecté, performant et aligné sur les plus hauts standards cliniques. Le Groupe confirme ainsi son engagement à placer la technologie et l’innovation au service des patients.
Santé : le mois de novembre prochain sera marqué par un forum à Abidjan portant sur les maladies tropicales négligées

COTE D’IVOIRE. En vue de l’organisation du forum annuel consacré aux médias, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. D’après le Président du conseil d’administration du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ». Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique » les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. A en croire M. Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN « ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN ». L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès. Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de ce forum. Il ‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers deux organisations fortement impliquées dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie. En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament.Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun et Directrice des Awards a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaines de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de Brands on a mission dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN. Dans son adresse, M. Yao Daniel, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix du M. Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En terminant cette conférence de presse de lancement, M. Agnéro Alphonse Renaud, en charge des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées. Wilfrid Lawilla D.
Santé : Réaffirmons ensemble notre engagement à combler le déficit de sages-femmes, dixit Dr. Sennen Hounton

A l’occasion de la Journée internationale de la Sage-femme 2025, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et d’Environnement (REMAPSEN) du partenariat avec l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a organisé le 5 mai 2025, sous le thème « Les sages-femmes : indispensables en toutes circonstances », Dans son speech, le Dr. Sennen Hounton, Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) a lancé un appel vibrant : « … nous devons aller au-delà du dialogue. Réaffirmons ensemble notre engagement à : – combler le déficit de sages-femmes ; – prioriser leur déploiement dans les zones les plus vulnérables ; – protéger les sages-femmes en contexte de crise et garantir un financement adéquat et pérenne ». Pour le Dr. Sennen Hounton, le thème de cette année, « Les sages-femmes : indispensables en toutes circonstances », résonne particulièrement en Afrique de l’Ouest et du Centre, où les urgences humanitaires, les conflits, les déplacements liés au climat et la faiblesse chronique des systèmes de santé affectent gravement les femmes et les filles. Ces crises touchent de manière disproportionnée les femmes enceintes, mettant en évidence le rôle essentiel des sages-femmes en première ligne. Les chiffres sont alarmants A en croire le Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO), « plus de 500 femmes meurent chaque jour dans des contextes fragiles à cause de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Dans notre région, une femme meurt toutes les quatre minutes ». Il a ajouté qu’« Un nouveau-né décède toutes les 17 secondes. Une fille sur trois devient mère alors qu’elle est encore une enfant. Et pourtant, un investissement accru dans les sages-femmes permettrait d’éviter près des deux tiers de ces décès. Car les sages-femmes ne se contentent pas de mettre des enfants au monde ; elles sauvent des vies, dans des conditions souvent extrêmement difficiles ». Le Dr. Sennen Hounton déplore le manque des ressources humaines dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre d’après le dernier rapport sur L’État de la pratique de sage-femme ; « Malgré cela, notre région souffre d’un déficit criant en ressources humaines. Le dernier rapport sur L’État de la pratique de sage-femme estime à 100 000 le nombre de sages-femmes supplémentaires nécessaires d’ici fin 2025, ne serait-ce que pour répondre à 90 % des besoins de santé essentiels. Avec moins de 10 sages-femmes pour 10 000 habitants – bien en deçà des 44,5 recommandés par l’OMS – des pays comme le Tchad et le Niger, où la mortalité maternelle dépasse encore les 800 décès pour 100 000 naissances vivantes, connaissent des pénuries particulièrement critiques. Et ce sont les communautés rurales, pourtant les plus vulnérables, qui sont les moins bien desservies ». La sage-femme, une priorité stratégique pour l’UNFPA Pour valoriser ce métier très important, le Dr. Sennen Hounton confirme que l’agence du système des Nations-Unies, l’UNFPA a fait de la profession de sage-femme une priorité stratégique dans sa Feuille de route régionale 2025–2029 pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle. Nous appuyons les gouvernements dans le renforcement de la formation, des cadres réglementaires et des modèles de soins dirigés par des sages-femmes. Des dispositifs d’urgence ont été activés dans 13 pays pour permettre une réponse rapide en situation de crise. « Les femmes ne meurent pas de maladies que nous ne savons pas traiter. Elles meurent parce que nos sociétés n’ont pas encore pris la décision que leur vie mérite d’être sauvée. », paroles du Professeur Mahmoud Fathalla, figure de proue de la santé maternelle mondiale, que le Directeur régional a bien voulu rendre hommage. Enfin, le Dr. Sennen Hounton lance un vibrant appel, en cette Journée internationale de la sage-femme, « soyons la génération qui prend et honore cette décision fondamentale : celle de sauver la vie des femmes ». Wilfrid Lawilla D.
Santé/VFFF : les journalistes renforcent leurs capacités pour mieux lutter contre cette pratique

La ville de Dakar, capitale du Sénégal abrite depuis le 4 décembre dernier, le forum des médias sur le thème « l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles en Afrique : Respect des droits et autonomisation de la femme ». Plus de 60 journalistes venus de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et Madagascar prennent part à ce Forum organisé par le Réseau des médias africain pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), avec l’appui technique et financier de l’ONU-Femmes et du Fonds français Muskoka. Cette rencontre des acteurs des médias permet échanger sur l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, en mettant en avant le respect des droits humains et l’autonomisation des femmes. Selon le président du REMAPSEN, Bamba Youssouf, les médias peuvent éduquer, sensibiliser, influer sur le comportement et mobiliser l’opinion et les décideurs, orienter les débats politiques et inciter à des actions concrètes en faveur de la femme. « Ce forum constitue pour nous le point de départ d’un engagement collectif des médias en Afrique, avec un plan de fonds et un renforcement des productions médiatiques de sensibilisation et de plaidoyer en vue de toucher toutes les cibles, notamment les plus reculées, pour un monde sans violence envers les femmes », a-t-il fait savoir. La Représentante résidente d’ONU Femmes au Sénégal, Mme Arlette Mvondo, a mentionné que ce forum s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activités, du 25 au 10 décembre, de la campagne internationale annuelle qui expose l’urgence d’éradiquer la violence exercée à l’égard des femmes. Notons que les violences basées sur le genre, qu’elles soient physiques, psychologiques ou économiques, représentent une violation grave des droits humains. A en croire le premier Conseiller technique du ministère de la Famille et des Solidarités, M. Oumar Samb, Représentant Mme la ministre, ces vilonces affectent la dignité, la santé et le bien-être des femmes et des filles. « Bien qu’il existe des politiques et des programmes visant à renforcer les cadres législatifs, à soutenir les victimes et à promouvoir des environnements sûrs pour toutes et tous, il est tout aussi important de combattre les stéréotypes sexistes qui limitent les aspirations des filles et des femmes ». Wilfrid Lawilla D.
Santé/SP : Dr Sennen Hounton: sans les médias ni la communication, nous ne pouvons pas atteindre les résultats escomptés en matière de sensibilisation à la contraception

En lien avec la célébration, le 26 septembre 2024, par l’humanité de la journée internationale de la contraception, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement (REMAPSEN) que dirige Youssouf BAMBA a organisé, le 25 septembre dernier, un webinaire sur le thème : « Élargir l’accès et le choix : Renforcer la planification familiale en Afrique de l’ouest et du centre », animés par le Dr Sennen HOUNTON, directeur régional du Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP). Au nombre des panelistes figuraient le Dr Martin Migombano, Directeur Général du Hub régional pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre ainsi que d’autres intervenants qui ont échangé avec les journalistes membres dudit réseau sur des questions relatives à la planification familiale. Ces échanges ont permis au Directeur du Bureau Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Sennen Hounton, de préciser que son agence ne pourra pas réaliser ses trois objectifs transformateurs sans le soutien des femmes et des hommes travaillant dans les médias. « Quand nous disons qu’aucune femme ne doit mourir en donnant la vie, que les grossesses doivent être un choix et non un hasard et qu’il n’y ait pas de violences faites aux femmes, ces résultats ne peuvent pas être atteints sans les médias, sans la communication ». Le Dr Sennen Hounton a déclaré : « Nous sommes à la 17ème édition de la Journée Mondiale de la Contraception. C’est une occasion importante pour sensibiliser sur l’importance cruciale des questions de planification familiale, l’accès à la contraception dans la réalisation du droit d’accès à la santé reproductive. C’est aussi une occasion importante de pouvoir accéder à la contraception et de permettre un développement socio-économique de la population ». A noter que le thème de cette journée, pense-t-il, met en lumière l’importance du droit de chaque individu à une prise de décision éclairée sur sa santé reproductive et son bien-être. « Si nous regardons les 10 dernières années, nous pouvons dire que nous avons fait beaucoup de progrès. En effet, la moyenne dans notre sous-région est de 13% en 2015 à 18% en 2024, mais quand nous regardons les pays, certains ont fait des bonds extraordinaires, d’autres n’ont pas fait beaucoup de progrès. S’agissant des besoins non satisfaits des femmes en âge de procréer, c’est-à-dire 15 à 49 ans, il y a eu une diminution de 24% à 17%. Nous sommes toujours confrontés à des défis qui doivent être relevés. Nous évoluons dans un monde où il y a beaucoup de crises humanitaires. Nous avons à peu près 36 millions de personnes qui ont besoins d’une assistance de protection. Nous avons des déplacements forcés dans notre sous-région. Nous avons une pauvreté qui s’en est accrue. Nous avons des pays où les dettes sont à des points critiques. Nous sommes dans des contextes de crises qui font que des Etats n’arrivent pas à combler leurs engagements », a précisé Dr Sennen. Selon lui, certes des efforts sont déployés par les gouvernements, mais il y a encore du chemin à faire. A ses dires, l’UNFPA comble les besoins de 20 millions de femmes. Dr Sennen Hounton a fait comprendre que 20 sur 23 pays de notre sous-région mettent, de plus en plus, l’argent de leurs budgets pour acheter des produits contraceptifs. Il a souligné que plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont mis en place des politiques pour promouvoir ou fournir des services de planification familiale gratuits, comme le Burkina, le Ghana, le Mali, le Niger, la République Centrafricaine, entre autres. Family Planning 2030 (FP2030), un partenariat mondial exclusivement basé sur la planification familiale De sa part, le Dr Martin Migombano, Directeur Général du HUB Régional pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre, a mentionné que Family Planning 2030 (FP2030) est un partenariat mondial exclusivement basé sur la planification familiale qui a été créé depuis 2012 à la suite d’une Conférence tenue à Londres. « Le rôle du FP2030 est de s’assurer que les différents partenaires convergent leurs efforts afin de permettre un accès libre à la contraception pour toutes les femmes en âge de procréer en couple ou non ». Wilfrid Lawilla D.
Santé : Les nations du Sahel et de la région du lac Tchad mettent en œuvre un plan commun pour éradiquer la poliomyélite

Les Ministres de la santé des pays du bassin du lac Tchad et des pays du Sahel ont publié cette semaine un plan complet de coordination transfrontalière pour la période 2024-2025. Ledit plan s’inscrit dans une démarche ambitieuse visant à lutter contre le défi permanent que constitue la transmission des variants de poliovirus en Afrique centrale et de l’Ouest, Cette initiative fondamentale s’efforce de renforcer les efforts conjoints afin de mettre fin à la poliomyélite et d’éviter son retour sa propagation au-delà des frontières nationales, garantissant ainsi un avenir plus sûr et plus sain à des millions d’enfants. Le Sahel et le bassin du lac Tchad sont confrontés à des défis uniques en matière de lutte contre la poliomyélite, car ils demeurent des foyers de transmission importants en Afrique. Malgré des efforts considérables, le variant du poliovirus de type 2 continue de s’y propager, à cause de facteurs tels que l’insécurité, l’accès limité aux soins de santé et la forte mobilité de la population. Ce plan de coordination transfrontalière vise à renforcer la collaboration entre les sept principaux pays concernés, à savoir le Burkina Faso, le Cameroun, le Mali, le Niger, le Nigéria, la République centrafricaine et le Tchad, afin de mettre un terme à la transmission de la maladie d’ici à la fin 2025. Déclarée exempte de poliovirus sauvage autochtone en août 2020, la Région africaine fait désormais face à une menace nouvelle et urgente que constitue la transmission accrue du variant du poliovirus de type 2. L’initiative approuvée par les Ministres de la santé des pays concernés s’inscrit dans le cadre élargi du Plan d’action régional pour l’éradication de la poliomyélite en Afrique, qui propose une approche complète et audacieuse pour mettre fin à toutes les formes de transmission de poliovirus en Afrique. Ce plan met l’accent sur une stratégie de riposte plus agressive aux flambées s’articulant notamment autour de la prise en charge de tous les cas de poliomyélite, y compris ceux liés aux variants de poliovirus circulants, avec la même urgence que pour la prise en charge des cas liés au poliovirus sauvage. Le plan d’action a pour objectif d’interrompre la transmission de la poliomyélite d’ici à décembre 2025, grâce à la mise en œuvre de campagnes de vaccination élargies et de haute qualité. Au cœur de cette stratégie, la nouvelle ‘‘équipe spéciale pour le bassin du lac Tchad’’, un bureau de coordination basé à N’Djamena pour centraliser la riposte à la poliomyélite. Ce bureau aidera les autorités sanitaires, les équipes techniques et les pays à mieux se coordonner en partageant des informations en temps réel pour prendre des décisions éclairées en matière de santé publique. « Cette situation exige une riposte uniforme entre les pays, à l’image des efforts déployés pour éliminer avec succès le poliovirus sauvage. C’est pourquoi nous travaillons à la mise en place d’un système robuste de gestion des incidents afin d’assurer la synchronisation des campagnes de vaccination et la coordination transfrontalière », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique. Cette initiative ne saurait aboutir sans un engagement politique de haut niveau. Au cours de la réunion interministérielle tenue en ligne le 16 août 2024, puis de la manifestation parallèle [à la session du Comité régional] qui a réuni des représentants d’États membres de la Région africaine, des hauts responsables des gouvernements et les partenaires de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite se sont engagés en faveur de l’interruption de la transmission des variants de poliovirus. Pour la seule année 2024, 134 cas de poliomyélite ont été détectés (aussi bien dans l’environnement que chez les personnes affectées à la date du 5 septembre) et notifiés conjointement au Burkina Faso au Cameroun, au Mali, au Niger, au Nigéria, en République centrafricaine et au Tchad. En réponse, environ 70 millions d’enfants ont été vaccinés dans ces zones critiques depuis le début de l’année. Conscients de la nécessité de renouveler les efforts de collaboration, des décideurs politiques, ainsi que des responsables de l’OMS, de l’UNICEF et d’autres partenaires se sont réunis en juillet et en août 2024 pour élaborer un nouveau plan axé sur l’éradication des variants de poliovirus dans les sept principaux pays concernés. La réflexion engagée dans le cadre de ces rencontres s’est soldée par l’approbation du nouveau plan, qui décrit 10 engagements fondamentaux pour éradiquer les variants de poliovirus dans les sept pays. « Nous félicitons les gouvernements pour leur leadership dans la mise en œuvre de campagnes de vaccination synchronisées de haute qualité contre la poliomyélite impliquant tous les acteurs-clés, en particulier les communautés et les chefs traditionnels. Ensemble, nous pouvons faire la différence », a déclaré Gilles Fagninou, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Le plan commence par mettre l’accent sur l’importance cruciale de faire de l’interruption de la transmission de la maladie une priorité de santé publique. Cet objectif doit être atteint en plaidant pour un engagement politique durable au plus haut niveau et en créant des systèmes de gestion des incidents dédiés dans chaque pays. Pour garantir une collaboration efficace dans toute la Région, le plan préconise l’édification de mécanismes de coordination multi-pays, lesquels mécanismes serviront de levier pour superviser les activités transfrontalières, avec pour corollaire une coopération harmonieuse entre les pays. La stratégie repose sur l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux qui accordent la priorité à la coordination transfrontalière. La synchronisation des campagnes de vaccination contre la poliomyélite au-delà les frontières est également un élément majeur de ces plans. En effet, cela permettra de couvrir toutes les populations à risque, en particulier celles qui vivent dans les régions frontalières. Pour soutenir ces efforts, le plan prévoit une intensification des activités transfrontalières axées sur la notification, la détection, le partage d’informations et la coordination de la riposte. Une attention particulière sera accordée aux populations nomades et aux zones difficiles d’accès, afin de s’assurer que nul ne soit laissé de côté. Le renforcement des efforts de vaccination systématique constitue