Congo. La 6ème édition de la foire aux plants a généré plus de 35 millions de FCFA

Congo. La 6ème édition de la foire aux plants a généré plus de 35 millions de FCFA

Les rideaux de la 6ème édition de la foire aux plants se sont refermés, le 2 décembre dernier, à Brazzaville, après 48 jours d’activités, en présence de Mme Rosalie MATONDO, ministre en charge de l’économie forestière, avec une moisson financière de 37 millions de francs CFA. Cette édition de la foire aux plants a été une réussite au regard des chiffres annoncés par le coordonnateur du ProNar, M. François Mankessi. « De manière globale, on estime à 37.373.309 FCFA, la valeur provisoire des ventes réalisées au cours de cette 6ème édition de la foire aux plants, une valeur légèrement en deçà de celle de la précédente édition. Les plus gros chiffres ont été réalisés dans les deux plus grands centres urbains, notamment Brazzaville avec 27.067.550 FCFA et 6.283.959 FCFA pour Pointe-Noire. Les villes d’Oyo et de Dolisie ont réalisé respectivement 2.634.000 FCFA et 1.387.800 FCFA ». Un satisfécit qu’a exprimé Mme Rosalie Matondo, ministre de l’économie forestière dans son discours de clôture : « La tendance croissante des statistiques qui viennent de nous être présentées prouve à suffisance que sur le plan socioéconomique, l’initiative a eu un impact, au regard du nombre toujours croissant de nouveaux horticulteurs qui rejoignent la plateforme en engrange des revenus qui leurs permettront de sortir de la précarité et de se mettre à l’abri du besoin, ainsi que le nombre des visiteurs reçus dans les différents sites ». La ministre de tutelle a éclairé les congolais sur l’intérêt de cette foire aux plants sur le plan culturel et environnemental. « Au plan culturel, la foire aux plants s’érige progressivement en un sanctuaire de transmission de connaissances et de la valeur culturelle des arbres dans notre tradition ». Et sur le plan environnemental, Rosalie Matondo estime que « la République du Congo, comme nul ne peut le contester est un pays « nature based solution » dans le cadre de la lutte contre le changement climatique ». « …l’initiative de la foire aux plants contribue effectivement à l’appropriation de la Journée Nationale de l’Arbre par la population, et surtout, permet aux particuliers et aux communautés villageoises de participer à la mise en œuvre du Programme National d’Afforestation et de Reboisement permet aux congolais de réaliser le Programme National d’Afforestation et de Reboisement, par la création de petites plantations », a-t-elle réaffirmé. S’agissant des statistiques, la 6ème édition de la foire aux plants révèle que les quatre sites ont accueilli 11929 visiteurs dont 5216 à Brazzaville, 3430 à Pointe-Noire, 1915 à Dolisie et 1368 à Oyo. Ces chiffres sont légèrement en deçà de ceux obtenus à la précédente édition. Ainsi, de façon globale, le nombre d’acheteurs a été estimé à 2967 dont 1329 à Brazzaville, 1058 à Pointe-Noire, 306 à Dolisie et 274 à Oyo. D’où le chiffre d’affaires estimé à 37.373.309 FCFA La ministre de l’économie forestière, Rosalie Matondo, a saisi l’opportunité pour inviter tous les acteurs à capitaliser les acquis des six premières éditions en vue de dégager des perspectives qui permettent à notre plateforme des « mais vertes » de s’arrimer à l’Initiative lancée par le Chef de l’Etat. « Le rendez-vous est donc pris pour l’année prochaine, avec à l’esprit la nécessité d’innover afin d’entrainer le plus grand nombre dans cette plateforme », a conclu Mme Rosalie Matondo. Wilfrid LAWILLA D.

Economie : Un système informatique de vérification de la légalité pour la gouvernance forestière

Economie : Un système informatique de vérification de la légalité pour la gouvernance forestière

«Ce système permettra de démontrer que l’exploitation du bois congolais se fait d’une façon légale. Nous disposerons désormais de toutes les informations liées à l’exploitation forestière dans notre pays », a indiqué la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, le 8 juin 2018 à Brazzaville. Il a été annoncé lors du 8e comité conjoint de mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire entre la République du Congo et l’Union européenne, le déploiement du système informatique. L’ambassadeur de l’Union européenne au Congo, Saskia De Lang, en ce qui la concerne, a invité le secteur privé à alimenter ce système informatique de données, afin d’avoir une vue d’ensemble du secteur forestier, notamment le nombre de concessions forestières dont dispose le pays. «En Union européenne, on ne veut plus importer que du bois légal. En Afrique, le Congo est l’un des meilleurs partenaires avec lequel nous travaillons pour la mise en œuvre de ce système. Nous attachons beaucoup d’importance à ce partenariat qui se fait dans un rythme très soutenu »,a-t-elle déclaré. La contribution du secteur forestier au produit intérieur brut national se situe à 5,6%. Selon quelques indicateurs macroéconomiques, il est dénombré onze mille emplois directs et environ cinq mille emplois indirects. Il revient donc au gouvernement congolais de mettre à profit toutes les opportunités qui s’offrent à lui dans le cadre de ce partenariat, pour booster ce secteur dans la perspective d’une contribution plus accrue au développement socioéconomique du pays. Dans cette optique, le financement pérenne du système de vérification de la légalité constitue une priorité. Or, cette question figure encore parmi les défis majeurs. Pour faciliter la mise en œuvre de l’Apv-Flegt depuis son adhésion à ce processus en 2010, le Congo a déjà finalisé le processus de révision des textes législatifs et réglementaires dans le cadre des réformes du régime forestier ; élaboré des procédures de contrôle et de vérification de la légalité ; produit le manuel pour l’obtention des documents vérification de la grille de légalité au profit des sociétés forestières; développé l’hébergement du système informatique de légalité dans le Data center du ministère de l’Economie forestière. Des milliers de congolais se demandent vers quelle direction est affecté l’argent que génère le bois provenant des forêts du Congo. Florent Sogni Zaou

Congo : Fermeture de la chasse ce 1er novembre 2017

Congo : Fermeture de la chasse ce 1er novembre 2017

La ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a annoncé, le 31 octobre 2017 à Brazzaville, la fermeture de la chasse sportive dans sa 45e édition. Pendant cette période de fermeture de la chasse, les animaux ont le temps de se reproduire afin d’augmenter leurs populations souvent mises à l’épreuve par les braconniers. Elle a solennellement invité les communautés locales, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et associations sont aussi à relayer les efforts de sensibilisation et d’éducation que le ministère de tutelle entreprend afin de garantir la gestion durable de la biodiversité et stopper le trafic illicite des espèces sauvages. Les chasseurs, il faut le reconnaitre, pratiquent souvent une chasse sauvage. Certains tuent pour le plaisir de tuer et laissent des tas d’animaux périr avant de les jeter. Les braconniers aussi massacrent sans se soucier de ce que sera le futur. C’est à cet effet que la ministre a félicité les services de la Justice, de la Gendarmerie, de la Douane et la Police pour les efforts qu’ils fournissent afin de traquer des bandes de braconniers armés qui causent l’insécurité dans certaines localités du pays. Depuis quelques années, les tribunaux condamnent des braconniers pour abattage d’éléphants et détention de pointes d’ivoire. En février dernier, une patrouille de lutte-anti braconnage menée dans la zone frontalière au Gabon ( haut Ivindo) et les Eco-gardes du Projet de conservation de l’Espace Tridom Interzone Congo (ETIC), qui bénéficie de l’appui financier et technique du Fonds mondial pour la nature (WWF), ont interpellé deux prévenus, Jean-Louis Oyono et Herman Medoulou tous de nationalité congolaise en possession de quatre pointes d’ivoire, trois sagaies, deux calibres douze ainsi que des cartouches double zéro de type camerounais. Ces assaillants auraient abattu deux éléphants à l’aide des cartouches artisanales adaptables dans un calibre12. Les deux braconniers avaient reconnu avoir abattu deux éléphants dans les forêts du parc national de Minkebe au (Gabon) et que le chasseur principal serait un autochtone d’un village camerounais, Meyos. Cette patrouille de la lutte anti-braconnage du Projet Espace Tridom Interzone Congo (ETIC) a également rapporté, le 23 août à Brazzaville, l’arrestation de deux braconniers, Félicien Logo Ebab et Pépin Blaise Momata sur la rivière Dja (frontière Congo- Cameroun). Ces braconniers étaient suspectés d’avoir participé à l’abattage de quatre éléphants dans le parc national de Nki (Cameroun). Ils ont aussi reconnu avoir abattu dix éléphants et avoir déjà vendu les trophées. Outre les 8 pointes d’ivoires, les deux braconniers ont été arrêtés en possession d’une arme de guerre de type Kalachnikov ainsi que de deux chargeurs vides et plus de 30 munitions de guerre. Cette arrestation découle d’un braconnage transfrontalier de plus en plus important. C’est en ce sens que les pays de la Trinationale Dja-Odzala-Minkébé (Tridom) notamment le Gabon, le Congo et le Cameroun, ont signé « Un Protocole de Lutte anti-braconnage » en 2014 afin de pouvoir agir lors de patrouilles mixtes de part et d’autre de la frontière. Ces patrouilles conjointes sont encore trop occasionnelles au vu du développement des réseaux de trafiquants d’ivoires présents dans ces zones transfrontalières. Les inventaires du WWF ont mis en évidence la réduction à 80% des populations d’éléphants les dernières années dans le secteur de Nki et Boumba Bek.

Rosalie Matondo : le Congo peut vivre durablement de ses forêts

Rosalie Matondo : le Congo peut vivre durablement de ses forêts

«Depuis l’an 2000, le pays a mis en place une politique de gestion durable de ses écosystèmes forestiers», a affirmé Rosalie Matondo, ministre de l’Economie forestière, du Développement durable et de l’Environnement. «Cela veut dire : aménagements forestiers concédés à l’exploitation forestière, soit plus de 5 millions d’hectares, dont une très grande partie constituée de forêts certifiées au standard le plus contraignant en la matière», a poursuivi la ministre dans un entretien aux Dépêches de Brazzaville. «Nous avons également concédé 13% de notre territoire aux aires protégées, soit à peu près 4,5 millions d’hectares à la conservation. Cela passe par des permis de 30 ans, de sorte qu’au bout d’une rotation de cette durée, on puisse retrouver des arbres exploitables», a-t-elle ajouté. «En outre, a-t-elle conclu, qui dit gestion durable dit aussi application d’une exploitation à faible impact : seulement deux à trois arbres sont exploités à l’hectare. Donc, comme vous pouvez voir, nous veillons à la gestion durable de notre ressource pour que les générations actuelles et les générations futures puissent en vivre».