Les « Profils genre pays » de la Banque africaine de développement révèlent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre aux Comores, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et aux Seychelles

Les « Profils genre pays » de la Banque africaine de développement révèlent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre aux Comores, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et aux Seychelles

Les rapports de la Banque africaine de développement sur les Comores, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et les Seychelles montrent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre — malgré des taux de progression inégaux — et fournissent de nouvelles données pour aider à élaborer des politiques visant à accélérer l’égalité entre les genres. Les « Profils genre pays » du Groupe de la Banque africaine de développement évaluent l’état de l’égalité des genres dans chaque pays et fournissent des recommandations concrètes sur les actions à mener. Préparés en collaboration avec les pays membres régionaux de la Banque, les organisations de la société civile et les partenaires au développement, dont ONU Femmes et l’Union européenne, ce sont des guides de référence pour renforcer la prise en compte de la dimension de genre dans les interventions de développement, améliorer l’égalité des genres et favoriser l’autonomisation des femmes. « Nous ne pouvons améliorer que ce que nous connaissons, et ce que nous connaissons est ce que nous mesurons. Les données que nous recueillons grâce aux Profils genre pays constituent un outil de développement essentiel pour améliorer la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques et des actions fondées sur des données probantes », a déclaré Basil Jones, coordinateur de programmes et de politiques genre de la Banque. Malgré les progrès réalisés, les profils montrent que la pauvreté touche les femmes de manière disproportionnée. La pandémie de Covid-19, associée à l’impact des crises mondiales, en particulier sur la sécurité alimentaire, a aggravé les inégalités de genre, en particulier la violence fondée sur le genre. Voici quelques points saillants des profils : Depuis 2020, la Banque a publié plus d’une vingtaine de « Profils genre pays ». Les dernières publications s’inscrivent dans le cadre du déploiement de la stratégie de la Banque en matière d’égalité de genres pour la période 2021-2025, intitulée « Investir dans les femmes africaines pour accélérer la croissance inclusive. » En 2023, la Banque a également publié des profils pour le Rwanda, la Zambie, la Tanzanie (Zanzibar), le Ghana et le Nigéria.

CAN CAF TotalEnergies : La RD Congo bat la Guinée et file en demi-finale

CAN CAF TotalEnergies : La RD Congo bat la Guinée et file en demi-finale

Après la victoire du Nigeria en fin d’après-midi, la République Démocratique du Congo et la Guinée s’affrontaient en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies, Côte d’Ivoire 2023. Poussés par leurs supporters venus en masse, ce vendredi, au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, les Guinéens enchaînent les assauts offensifs jusqu’à provoquer les Congolais dans la surface qui commettent une faute. Mohamed Bayo s’écroule dans la surface après un contact avec Chancel Mbemba. L’arbitre n’hésite pas et montre le point de penalty. Le Guinéen se fait justice lui-même et ouvre la marque, à la 20e minute. Non abattus par l’ouverture du score, les Léopards obtiennent un corner, à la 27e minute. Malheureux sur l’action qui a amené le but ouest-africain, le capitaine congolais offre sa spéciale d’un coup de tête rageux dans la surface de réparation, le défenseur remet la République Démocratique du Congo dans le match. Au retour des vestiaires, la RD Congo place une attaque mais Cédric Bakambu se mêle les pinceaux et gâche une nouvelle occasion de but. Quelques instants plus tard, c’est au tour de Sekou Sylla de manquer le cadre. Les deux équipes se rendent coups sur coups. Les deux tacticiens profitent de ce moment fort pour effectuer des échanges. Du côté guinéen, Sylla et Guilavogui cèdent leurs places à Abdoulaye Touré et Facinet Conte. Le Congolais Silas entre également en jeu et s’illustre. Auteur d’une percée magistrale, l’attaquant est fauché dans la surface de réparation. L’arbitre accorde immédiatement un penalty aux Congolais. Yoane Wissa donne, par ce biais, l’avantage à sa sélection. En difficulté, les Guinéens sont de plus en plus agressifs, et hachent le jeu. Les Congolais obtiennent un coup franc excentré sur le flanc gauche. Arthur Masuaku arme sa frappe et assomme le Syli par un troisième but. La République Démocratique du Congo entrevoit le dernier carré de la compétition. Cependant, il va falloir rester concentré car le Syli n’est pas KO, et n’abandonne pas. Malgré tous ses efforts, la Guinée laisse filer sa place en demi-finale. Les Léopards rencontreront pour le vainqueur entre la Côte d’Ivoire et le Mali.

Steve Mbikayi: les dialogues et autres combines politiques n’auront plus droit de cité en RDC

Steve Mbikayi: les dialogues et autres combines politiques n’auront plus droit de cité en RDC

TRIBUNE. « Le perdant de l’élection présidentielle en sortirait grand si le jour de la publication, il appelait le vainqueur pour le féliciter et communiquer dans les médias nationaux et internationaux », affirme Steve Mbikayi. Dans une récente tribune, l’ancien ministre affirme qu »opter pour la voie de la contestation empruntée par les petits candidats détruirait davantage son image » et une mobilisation populaire aurait plus d’impact dans la capitale. Kinshasa n’est plus le bastion de l’opposition Il se trouve que « Kinshasa n’est plus le bastion de l’opposition. L’échec d’une mobilisation contre les résultats discréditerait totalement ce qui reste encore de l’opposition », prévient-il. Pour Steve Mbikayi, « Moïse Katumbi qui, visiblement sera deuxième aura tout à gagner en se démarquant des autres pour se positionner comme le leader d’une l’opposition responsable et commencer à préparer les élections de 2028 ». L’élection présidentielle ayant été limpidement crédible, il estime qu’il faut en accepter les résultats. « Se comporter autrement friserait l’apolitisme et la petitesse d’esprit après y être parti en ordre dispersé », soutien-t-il. Quoi qu’il en soit, « croire qu’une agitation pourrait nous conduire à un dialogue pour un partage du pouvoir est une utopie », affirme l’ancien ministre estimant qu’ »avec un Chef de l’ État jouissant d’une si grande légitimité face à une opposition administrative, les dialogues et autres combines politiques n’auront plus droit de cité dans notre pays ». Adrien Thyg

Erik Nyindu: « Le président Tshisekedi a une vision claire pour l’avenir de la RDC »

Erik Nyindu: « Le président Tshisekedi a une vision claire pour l’avenir de la RDC »

ACTUALITE. La campagne pour l’élection présidentielle du 20 décembre 2023 « se déroule de manière dynamique et positive », selon le porte-parole du Président de la République démocratique du Congo, Erik Nyindu. « L’accueil du public est très encourageant, les gens sont réceptifs à notre message de progrès et de stabilité », affirme-t-il dans un entretien à paraitre ce lundi accordé au quotidien marocain Libération indiquant que le camp du chef de l’Etat congolais se concentre « sur des thèmes clés tels que l’unité nationale, l’industrialisation et le renforcement des relations internationales ». « La campagne de M. Tshisekedi se concentre sur le renforcement de l’unité nationale, la promotion de l’industrialisation et l’amélioration des relations internationales, notamment avec des pays frères comme le Maroc », confie-t-il soulignant qu’il s’agit de construire un avenir prospère pour la RDC, tout en renforçant nos liens avec des partenaires stratégiques. Pour Erik Nyindu, il ne fait donc aucun doute que « le président Tshisekedi a une vision claire pour l’avenir de la RDC, et cela résonne bien avec nos citoyens ». Sur la situation dans l’est du Congo, l’une des priorités du président sortant, insiste-t-il, le porte-parole affirme que « la stabilité de cette région est cruciale pour le développement économique. Nous observons un parallèle avec les défis auxquels le Maroc fait face au Sahara. Dans les deux cas, nous défendons la souveraineté et l’intégrité territoriales de nos nations. C’est un domaine où nos deux pays se comprennent et se soutiennent mutuellement ». Adrien Thyg

Le centre de demande de visa pour l’Afrique du Sud se relocalise dans des bureaux plus spacieux et faciles d’accès en République démocratique du Congo

À compter du 29 novembre 2023, les demandeurs peuvent à présent déposer leurs demandes de visa au nouveau centre situé Office No 5, 2nd Floor, Hypnose Building, 826 Av. Mama Yemo, Lubumbashi. Interrogé à propos du déménagement du centre, S.E. Nosicelo D MBELE, consul général, consulat général de la République d’Afrique du Sud, déclare : « Au nom du gouvernement de la République d’Afrique du Sud, le consulat général est fier de la présence du centre de demande de visa à Lubumbashi. La motivation derrière l’ouverture de ce centre il y a une dizaine d’années était de faciliter le processus de demande de visa pour nos frères et sœurs congolais. Je suis extrêmement heureux aujourd’hui que VFS Global s’installe dans ce bel établissement, qui est facilement accessible. J’apprécie vraiment les efforts de la direction de VFS Global, qui a entendu l’appel à relocaliser le centre. » M. Hariprasad Viswanathan, responsable pour l’Afrique subsaharienne, VFS Global, ajoute : « Conformément à notre engagement de maintenir l’excellence des normes de service pour le consulat général d’Afrique du Sud à Lubumbashi, nous sommes heureux d’annoncer le déménagement de notre centre de demande de visa pour l’Afrique du Sud dans un établissement plus spacieux et facile d’accès. Depuis que nous avons commencé nos activités en 2012, nous sommes convaincus que ces centres de demande de visa VFS Global South Africa nouvellement ouverts à Lubumbashi offriront un processus de demande de visa pratique et transparent qui répondra de manière efficace à la demande croissante de voyages en provenance du pays. » VFS Global a débuté ses opérations en République démocratique du Congo il y a plus de dix ans en ouvrant des centres de demande de visa en Afrique du Sud dans deux villes, Lubumbashi et Kinshasa. Depuis lors, nous avons développé nos activités pour servir cinq gouvernements par l’intermédiaire d’un réseau de quatre centres de demande de visa, qui est soutenu par une équipe de 45 ressortissants. Fonctionnalités clés proposées par le centre : VFS Global entretient une relation pérenne avec la République d’Afrique du Sud depuis 2010. Nous desservons actuellement le Department of Home Affairs par le biais d’un réseau de 45 centres de demande de visa dans 18 pays. 

RD Congo. Rawbank renforce son engagement en faveur de l’égalité femme-homme

RD Congo. Rawbank renforce son engagement en faveur de l’égalité femme-homme

Rawbank, banque de référence en République démocratique du Congo (RDC), annonce la signature de la Charte de la diversité du genre du Women Working for Change (WFC) à l’occasion du Sommet de l’industrie financière africaine (AFIS). Rawbank devient ainsi la première banque congolaise à signer officiellement la Charte et marque une nouvelle étape dans les actions de la banque en faveur de la diversité de genre. Signée par Mustafa Rawji, Directeur général de Rawbank en marge de AFIS, la Charte de la diversité du genre du Women Working for Change (WFC) vise à sensibiliser l’ensemble des décisionnaires clés et des grandes entreprises du secteur privé africain aux principes fondamentaux de l’égalité de genre. Elle doit inciter ces acteurs à les appliquer dans leurs environnements d’affaires respectifs et faire évoluer l’agenda de l’égalité de genre en Afrique vers une nouvelle dynamique. Au travers la signature de la diversité du genre du Women Working for Change (WFC), Rawbank se fixe comme objectif d’améliorer ses indicateurs en matière de mixité dans le recrutement et dans son management et d’équité de rémunération. Rawbank, qui compte 34% de femmes parmi ses collaborateurs, développe depuis de nombreuses années une politique ambitieuse d’égalité des droits et des chances entre les femmes et les hommes. A ce titre, la banque s’est donnée pour ambition de favoriser l’accès des femmes à des postes à responsabilité, et d’atteindre plus de 50% de femmes parmi ses collaborateurs d’ici 2030. “La diversité des genres est bien plus qu’une simple notion chez Rawbank, nous avons consolidé notre engagement envers une culture où chaque voix compte. En signant la Charte de la diversité de genre du Women Working for Change, Rawbank ouvre un nouveau chapitre, non seulement en faveur de la mixité, mais surtout pour accompagner et soutenir les réussites de nos collaboratrices. Je pense à l’importance de faire du féminisme une question pour toutes les collaboratrices et collaborateurs de Rawbank, et en particulier pour le dirigeant économique que je suis” souligne Mustafa Rawji, directeur général de Rawbank. Le dispositif déployé par Rawbank en faveur des femmes congolaises s’enrichit sans cesse de nouvelles initiatives, visant à inciter les collaboratrices à progresser au sein de la banque. En novembre 2023, Rawbank a également concrétisé son soutien à la promotion de l’égalité des sexes en rejoignant les Women’s Empowerment Principles (WEPs) de l’ONU Femmes. En rejoignant ce programme mondial, la banque réaffirme sa détermination de continuer de contribuer à la construction d’une société plus équitable et inclusive en RDC.

La République Démocratique du Congo (RDC) valide son plan d’action national pour le contrôle des armes légères

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a approuvé le 7 octobre dernier le plan national d’action quinquennal 2024-2028 pour le contrôle des armes légères et de petit calibre. La Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC), soutenue techniquement par le service de lutte anti-mines de la MONUSCO (UNMAS) pendant tout le processus, a contribué de manière significative à la préparation de cette stratégie nationale consensuelle visant à lutter contre la circulation illicite des armes légères. Pour Jean-Claude Molipe Mandongo, représentant du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, « ce plan d’action est un outil de référence pour tous ceux qui souhaitent promouvoir la paix durablement dans notre pays ». Opérationnalisation Depuis sa création en 2008, la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre a élaboré trois plans nationaux : le premier pour la période 2012-2016, le deuxième pour 2018-2022, et le troisième pour 2024-2028. Concernant le plan quinquennal 2024-2028, le secrétaire permanent de la CNC, Landry Bisidi Tshilombo, est satisfait du travail accompli quant à la production de ce document qui servira de référence dans la gestion des armes du gouvernement congolais. « L’action la plus remarquable est le marquage des armes qui consiste à donner une identité spécifique à l’arme. Cela aide à ce qu’on puisse facilement tracer une arme même en cas de perte ou de délit. Aujourd’hui, le gouvernement de la République est capable d’identifier et de retracer une arme grâce à cette opération de marquage des armes », a-t-il affirmé. La prochaine action consistera à établir un rapport d’étape pour évaluer l’efficacité des actions entreprises. Un rapport sera préparé pour les actions efficaces, tandis qu’un travail sera effectué pour déterminer les raisons de l’inefficacité des autres actions, et des mesures correctives seront proposées lors d’une réunion interministérielle. Les ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense prendront ensuite une décision à ce sujet.  Appui de la Mission La MONUSCO, via sa section de lutte anti-mines UNMAS, appuie le gouvernement dans la lutte contre la circulation illicite des armes légères et de petit calibre. Dans cette lutte, il existe deux aspects distincts. Le premier est le désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation des groupes armés étrangers (DDRRR), qui a pour mission de retirer les armes des mains des membres des groupes armés et de les aider à réintégrer la vie civile. Une étape cruciale pour lutter contre la circulation illégale des armes légères et de petit calibre en RDC. Le deuxième aspect concerne les armes de l’État, pour aider ce dernier à éviter que ces armes continuent d’alimenter les circuits mafieux et contribuent ainsi à réduire le nombre d’armes en circulation. Pour Grégoire de Nantes, chef du projet armes légères et de petit calibre du service de lutte anti-mines (UNMAS), c’est « un grand soulagement d’avoir atteint l’objectif dans des délais raisonnables et un grand espoir de pouvoir mesurer quelque chose qui permettra d’avancer ». Et de poursuivre : « Nous sommes impatients de mettre en œuvre ces actions et de travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes pour atteindre nos objectifs communs », a-t-il confié. Pour sa part, Landry Bisidi Tshilombo a remercié la MONUSCO (UNMAS) – « un partenaire toujours disponible » – qui appuie le gouvernement dans divers domaines. En effet, UNMAS accompagne le gouvernement entre autres dans la formation des unités spécialisées de police (armuriers) sur les questions d’entreposage et de gestion des armureries… Par exemple, à Beni au Nord-Kivu où l’on a enregistré il y a quelques mois des attentats à la bombe improvisée, UNMAS a formé des agents de police à la façon de détecter un engin suspect, sécuriser un lieu de crime, déceler un citoyen qui se radicalise pour devenir un potentiel poseur de bombe dans la communauté. A Beni, même la population a également été outillée sur des questions de sécurité en lien avec les attentats. En mettant en œuvre ce plan d’action, la MONUSCO et le gouvernement congolais espèrent contribuer à la construction d’un avenir plus sûr, à la sécurité du pays, ainsi qu’à la promotion d’une paix durable.