Forte chute des prix des céréales de base et du sucre à l’échelle mondiale

Suite à la forte chute des prix des céréales de base et du sucre, les prix mondiaux des produits alimentaires étaient orientés à la baisse en août. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 169,8 points en août 2019, soit une baisse de 1,1% par rapport à juillet mais toujours en hausse de 1,1% par rapport à août 2018 », selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), soulignant qu’il s’agit du troisième mois consécutif de baisse dudit indice. Dans un nouveau rapport, l’agence onusienne a noté le recul de 6,4% de l’Indice FAO des prix des céréales et une diminution brusque de la valeur du maïs en raison de prévisions faisant état d’une récolte plus importante que prévue aux Etats-Unis (le plus grand producteur et exportateur de maïs). «L’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 157,6 points en août, soit une baisse de 10,8 points par rapport à juillet et de 11,1 points par rapport à son niveau au même mois de l’année dernière», a précisé l’organisation. Si la baisse du cours du blé reflète de larges quantités disponibles à l’exportation, la légère hausse de celui du riz est attribuée aux effets saisonniers et aux inquiétudes portant sur l’impact des conditions climatiques sur les cultures en Thaïlande, a expliqué la FAO. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix du sucre, il ressort des statistiques qu’il s’est établi en moyenne à 174,8 points en août, enregistrant une baisse de 4% (7,3 points) par rapport à juillet 2019, suite à la dévaluation de la monnaie brésilienne, le real, et aux « projections faisant état de cargaisons importantes en Inde et au Mexique », a fait savoir l’agence. S’agissant du prix de l’huile végétale, le rapport a annoncé qu’il s’est établi en moyenne à 133,9 points en août, correspondant à une augmentation de l’Indice FAO de 5,9% (7,5 points) par rapport à juillet et son niveau le plus élevé depuis 11 mois. Avec cette hausse, l’Indice FAO des prix des huiles végétales atteint ainsi « son niveau le plus élevé en l’espace de 11 mois en raison d’une augmentation de la demande mondiale d’importations pour l’huile de palme et de conditions climatiques défavorables dans les principales régions productrices en Indonésie», a commenté la FAO. A noter que les prix de l’huile de soja ont également connu une augmentation au cours du même mois en raison de quantités plus faibles que prévues enregistrées en Amérique du Nord. «La demande vigoureuse de la part du secteur alimentaire et du secteur de l’agrogazole a soutenu les prix, tout comme les rapports signalant des volumes de broyage moins importants que prévu aux Etats-Unis », a expliqué l’agence onusienne. Autre hausse relevée dans ce rapport, celle de l’Indice FAO des prix de la viande qui a progressé de 0,5%, soit une hausse de 12,3% par rapport à son niveau enregistré en début d’année. Ainsi que l’a relevé l’agence, «cette augmentation s’explique par la hausse des cotations internationales pour la viande porcine et par une forte demande en importations en provenance de Chine où la peste porcine africaine a restreint la production domestique». Quant aux prix de la viande de volaille et de la viande d’ovins, ils sont restés stables, en raison de l’augmentation des disponibilités exportables dans les principales régions de production. Et ce malgré une demande à l’importation soutenue. Dans son rapport, la FAO a également indiqué que « les échanges internationaux de viande de bovins sont restés solides, mais les prix en USD ont légèrement reculé, car les monnaies nationales de certains des principaux pays exportateurs se sont dévaluées, notamment en Australie». Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il a augmenté de 0,5% depuis juillet ainsi que les cotations de prix pour le fromage, le lait écrémé en poudre et le lait entier en poudre. A signaler que l’accroissement des prix du fromage, du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre s’explique par la hausse « de la demande à l’importation pour des livraisons à court-terme, due à un début de normalisation de l’activité sur les marchés, au moment où s’achève le recul estival dans l’hémisphère Nord ». Quant aux cours du beurre, la FAO explique qu’« ils ont fléchi pour le troisième mois consécutif en raison d’une demande atone, qui a encore été accentuée par l’optimisme des marchés qui envisagent une augmentation des disponibilités exportables en Océanie lors de la nouvelle campagne de production ». Alain Bouithy
Les prix mondiaux des produits alimentaires restent stables en juin

Après cinq mois d’affilée de hausse, les prix mondiaux des produits alimentaires ont légèrement chuté en juin, a constaté l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 173 points en juin, soit en baisse de 0,3% par rapport au mois de mai », a relevé l’agence onusienne. Dans un récent rapport, la FAO a indiqué que « la baisse des prix des produits laitiers et des huiles végétales compense amplement la hausse des prix des céréales, du sucre et de la viande, ce qui met un terme à près de cinq mois de hausse ininterrompue de la valeur globale de l’Indice ». En détail, l’Indice FAO des prix des céréales a connu une hausse de 6,7% en juin dernier « alors que des prévisions faisant état d’une baisse de la disponibilité à l’exportation en provenance des Etats-Unis a eu pour effet de faire grimper les cotations du maïs et, a fortiori, celles du blé », a noté l’organisation. En revanche, la FAO a fait savoir que les prix du riz sont restés globalement stables, « la faible demande de riz Indica et Japonica ayant contrebalancé les effets haussiers imputables à une nouvelle appréciation du baht thaïlandais et à une forte demande de riz Basmati ». En se hissant en moyenne à 183,3 points en juin, soit 7,4 points, l’Indice FAO du prix du sucre a affiché une augmentation de 4,2% par rapport au mois précédent. Pour l’agence, cette évolution s’explique notamment par la revalorisation de la monnaie brésilienne, le real, face au dollar américain, soulignant qu’« un real plus fort soutien les prix du sucre, car il a un effet sur l’offre brésilienne de sucre sur le marché international ». En raison de la faiblesse de la demande pour le fromage et le beurre, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré une baisse de 11,%. Il s’agit du premier recul mensuel depuis cinq mois, a relevé la FAO notant toutefois qu’il reste supérieur de 9,4% à son niveau du début de l’année. Le fléchissement observé en juin des prix des cours des quatre catégories de produits laitiers qui composent l’Indice a été provoqué par l’accroissement des disponibilités à l’exportation et la faiblesse de la demande à l’importation », selon les explications de l’organisation. Egalement en baisse, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a reculé d’1,6% pendant le mois, en raison de la faiblesse des demandes d’importations au niveau mondial. « Ce repli est principalement dû à l’affaiblissement des cours des huiles de palme qui ont continué à chuter, à la fois sous l’effet du ralentissement de la demande mondiale à l’importation et de la hausse saisonnière de la production prévue dans les principaux pays exportateurs », a souligné la FAO. D’après l’agence, il est aussi dû à l’affaiblissement des cours des huiles de soja dont les prix ont accusé un léger retrait en raison des mornes perspectives d’exportation, dans un contexte de disponibilités mondiales abondantes. S’agissant de l’Indice FAO du prix de la viande, il ressort du rapport de l’organisation qu’il a augmenté d’1,5% depuis le mois de mai, s’établissant en moyenne à 176 points en juin, soit une hausse de 2,6 points. La raison ? Une forte demande d’importations en provenance d’Asie de l’Est pour la viande ovine, la viande porcine et la viande de volaille « qui aura aussi pour effet de compenser les pénuries de production intérieure dues à la propagation de la peste porcine africaine». Si la demande mondiale à l’importation de viande bovine est restée vigoureuse, le rapport de l’agence a indiqué que les cours sont restés stables en raison de disponibilités exportables plus abondantes en Océanie. Alain Bouithy
Les prix mondiaux des produits alimentaires en hausse pour le cinquième mois d’affilée

La hausse des prix du fromage et du maïs ont contribué à faire remonter ceux des produits alimentaires à l’échelle mondiale, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «Cette situation s’explique par de mauvaises conditions météorologiques», a souligné l’agence onusienne notant que les prix sont en augmentation pour le cinquième mois d’affilée. Selon l’organisation, «l’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 172,4 points en mai, soit en hausse d’1,2% par rapport au mois dernier mais en baisse d’1,9% par rapport au niveau enregistré en mai 2018». Dans un communiqué, la FAO a fait remarquer que les cours du sucre et des huiles ont baissé en mai, tandis que ceux des autres sous‑indices ont suivi une courbe ascendante, avec de nouveau une forte hausse en glissement mensuel des prix des produits laitiers, suivis de ceux des céréales. En détail, il apparaît que l’Indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 226,1 points en mai dernier, soit 11,2 points (5,2%) de plus qu’en avril. L’organisation en déduit que l’indice a grimpé de 24,2% par rapport au début de l’année, à un niveau proche de son point le plus haut depuis cinq ans. Selon les explications de la FAO, « ce rebond, qui concerne principalement les prix du fromage, s’est manifesté par une forte demande en importations face à des disponibilités à l’exportation plutôt restreintes en raison de la vague de sécheresse qui a frappé la région océanique». En ce qui concerne l’Indice FAO des prix des céréales, il ressort des données analysées par l’agence qu’il s’est établi en moyenne à 162,3 points en mai, ce qui correspond à une progression d’1,4% par rapport au mois précédent équivalant à 2,2 points. «La légère hausse en glissement mensuel est entièrement due à une soudaine flambée des cours du maïs, suite à des prévisions de récoltes moins bonnes aux Etats-Unis d’Amérique», a expliqué la FAO notant, en revanche, que les cours du blé ont dans l’ensemble baissé en mai, suite aux bonnes perspectives de l’offre à l’échelle mondiale et de disponibilités suffisantes à l’exportation. Alors que les perspectives prévoyaient une hausse de la production en Inde, premier producteur mondial de sucre, l’Indice FAO des prix du sucre ne s’est établi en moyenne qu’à 176 points en mai. Ce qui représente une baisse de 3,2%, soit un recul de 5,8 points par rapport à avril. «Le recul des prix internationaux du sucre par rapport au mois précédent s’explique principalement par une augmentation attendue de la production de sucre en Inde, premier producteur mondial», selon la FAO ajoutant que la faiblesse des prix mondiaux de l’énergie a également eu un impact négatif sur les prix du sucre. Quant à l’Indice FAO des prix des huiles végétales, il a connu une baisse d’1,1%, soit 1,3 point de moins par rapport au mois d’avril. Pour la FAO, ce recul reflète principalement la baisse des cours de l’huile de palme qui ont chuté face à l’abondance des stocks mondiaux dans les principaux pays exportateurs. En revanche, les prix de l’huile de soja, de tournesol et de colza ont légèrement augmenté «sous l’effet d’une demande mondiale soutenue, et ceux de l’huile de colza ont bénéficié des préoccupations liées à des perspectives de récoltes moins bonnes dans l’Union européenne». A noter aussi que l’Indice FAO des prix de la viande a de son côté légèrement augmenté le mois dernier, et poursuivant ainsi la succession de hausses modérées enregistrées depuis le début de l’année. La FAO précise que «les prix de la viande bovine ont diminué depuis leur niveau record atteint en avril, une situation qui se traduit notamment par de larges stocks disponibles à l’exportation au niveau international». En revanche, ceux de la viande ovine sont soutenus par une forte demande à l’importation et les prix de la viande de volaille sont restés stables, signe d’un marché bien équilibré». Alain Bouithy
FAO: La hausse des prix des produits laitiers affecte ceux des produits alimentaires

La forte progression des prix des produits laitiers a fait remonter en février 2019 les prix mondiaux des produits alimentaires, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En raison de cet accroissement, l’Indice des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 167,5 points en février dernier, soit une hausse de 2,7 points correspondant à un accroissement de 1,7% par rapport à janvier. L’indice a atteint son plus haut niveau depuis août 2018 mais sa valeur a baissé de près de 4 points, soit 2,3%, par rapport au même mois l’année dernière, a relevé l’agence onusienne, soulignant que les prix de tous les produits figurant à l’indice ont augmenté durant cette même période. En détail, il ressort des dernières estimations de l’organisation que l’Indice FAO des prix des produits laitiers a connu une hausse de 10,3 points depuis janvier, correspondant à une augmentation de 5,6%. Selon l’organisation, « les cours internationaux de tous les produits laitiers figurant à l’indice ont progressé en février, la plus forte hausse en glissement mensuel et en pourcentage ayant été enregistrée sur le lait écrémé en poudre, suivi du lait entier en poudre, du fromage et du beurre ». Cette évolution s’explique par «la forte demande d’importation pour le lait écrémé en poudre, le lait entier en poudre et le fromage », a souligné la FAO ajoutant la baisse saisonnière et attendue de la production de beurre a également contribué à faire monter les prix du beurre. En ce qui concerne l’Indice FAO du prix des céréales, l’agence a noté qu’il s’est établi en moyenne à près de 169 points en février, soit en légère hausse depuis janvier, notamment en raison d’une plus grande fermeté des prix pour le maïs. « Parmi les principales céréales, les prix du maïs ont enregistré la plus forte hausse, sous l’effet d’une augmentation des prix à l’exportation aux Etats-Unis, qui s’explique principalement par des craintes de perturbations sur les expéditions », a relevé la FAO indiquant toutefois que les prix du blé, qui s’étaient affermis au début du mois en raison d’inquiétudes concernant l’offre, ont été soumis à une importante pression à la baisse suite à un ralentissement des achats. Quant à l’Indice FAO des prix du riz, il est resté stable du fait de la faiblesse de la demande qui « a tiré les cours de l’Indica vers le bas, compensant les gains continus enregistrés sur le marché du Japonica, qui a bénéficié d’échanges plus soutenus », a expliqué l’organisation. En raison de la hausse principalement des cotations d’huile de palme, de soja et de tournesol, l’Indice FAO des prix de l’huile végétale a connu une augmentation d’1,8% pour atteindre 133,5 points. Il s’agit du plus haut niveau enregistré depuis octobre 2018. Précisons que les prix de l’huile de palme ont progressé pour le troisième mois consécutif, alors que les prix de l’huile de soja et de l’huile de tournesol se sont quant à eux affermis sous l’effet d’une offre mondiale limitée, a noté la FAO précisant que « la vigueur des prix de l’huile minérale a également contribué à la hausse des cours des huiles végétales ». En s’établissant en moyenne à 163,6 points en février, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une légère hausse d’1,2 point équivalant à un accroissement de 0,7% par rapport à janvier, mais qu’il est resté toujours 4 points en dessous de son niveau au même mois de l’année dernière. Selon la FAO, « les prix de la volaille ont reculé en raison, pour une grande part, du ralentissement des ventes à l’étranger ». Tout comme ceux de la viande d’ovins qui ont baissé sous l’effet de l’abondance de l’offre à l’exportation en Nouvelle-Zélande, a-t-elle expliqué. S’agissant de l’Indice FAO du prix du sucre, il apparaît qu’il s’est établi en moyenne juste au-dessus de 184 points en février 2019, gagnant ainsi 2,2 points. Ce qui représente une augmentation d’1,2% depuis janvier. « Cette hausse est principalement due à des craintes concernant les perspectives de production dans certains des principaux pays producteurs», a expliqué l’agence. Et de souligner, selon les prévisions actuelles, que la production de sucre en Inde pour 2018-2019 devrait reculer de 5% par rapport à son niveau de l’année dernière. Alain Bouithy
Fléchissement des prix des produits alimentaires à travers le monde

Sous l’effet de fortes baisses de l’huile de palme et les autres huiles végétales, tous les autres produits alimentaires échangés dans le monde ont connu une baisse au cours du mois de novembre dernier. Seuls les prix du sucre ont résisté à la tendance baissière. L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est ainsi établi en moyenne à 160,8 points pour le mois de novembre, en baisse de 1,3% par rapport à octobre et 8,5% par rapport à l’année précédente, a annoncé récemment l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant son plus bas niveau depuis mai 2016. En détail, l’organisation onusienne fait état de la baisse de l’indice FAO des prix des huiles végétales de 5,7% par rapport à octobre, en raison des stocks importants d’huile de palme et d’abondantes réserves d’huile de soja et de tournesol. Il s’est établi en moyenne à 125,3 points, enregistrant ainsi la dixième baisse mensuelle consécutive et le niveau le plus bas depuis douze ans. L’indice FAO des prix des céréales, qui s’est établi en moyenne à 164 points en novembre a connu une baisse de 1,1% au cours de la même période. Ce recul est imputable à l’importance des exportations de blé, l’intensification de la concurrence à l’exportation du maïs et l’arrivée de nouvelles récoltes de riz, selon la FAO. En s‘établissant en moyenne à 175,8 points en novembre, soit un recul de 6 points, l’indice FAO des prix des produits laitiers a reculé de 3,3% par rapport à octobre, enregistrant sa sixième baisse consécutive en glissement mensuel. Selon l’agence onusienne, l’importance des stocks et la disponibilité accrue de produits d’exportation ont entraîné une baisse des cours du beurre, du fromage et du lait entier en poudre. Elle a toutefois noté que « les prix du lait écrémé en poudre se sont partiellement redressés en novembre, principalement en raison de l’accélération des importations des acheteurs à la recherche de livraisons immédiates». Quant à l’indice FAO des prix de la viande, il a connu un léger recul en s’établissant en moyenne à 160 points en novembre, soit une baisse de 7,4% par rapport à son niveau au même mois de l’année dernière. A noter que seuls les prix de la viande bovine ont augmenté au cours de cette période alors que «les cours internationaux de la viande de volaille et d’ovins ont continué à fléchir, la viande d’ovins accusant le plus fort repli, tandis que ceux de la viande de bovins se sont légèrement redressés », a relevé la FAO soulignant qu’en dépit de la hausse de la demande en Asie, les prix des ovins ont reculé, sous l’effet de l’abondance des disponibilités exportables en Océanie. Avec une hausse de 4,4% au cours du mois dernier, la troisième hausse mensuelle consécutive, l’indice FAO des prix du sucre est le seul à avoir résisté à la tendance baissière. Il s’est ainsi établi en moyenne à 183,1 points en novembre, soit 7,7 points de plus qu’au mois précédent. Selon les explications de l’organisation onusienne «cette augmentation est principalement due à une baisse importante de la production attendue au Brésil, qui a également réduit la part de la canne à sucre utilisée pour la production du sucre à 35,8% par rapport à ce qu’elle était il y a près de six mois». Selon la FAO, les prix du sucre auraient augmenté davantage n’eût été la baisse des prix de l’essence au Brésil le mois dernier qui a empêché une hausse plus importante. «Car une partie de la canne à sucre n’a pas été affectée à la production d’éthanol », a-t-elle souligné. Alain Bouithy
Baisse des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale

Selon les chiffres publiés par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix mondiaux des produits alimentaires ont chuté en octobre atteignant leur plus bas niveau depuis mai. L’indice FAO des prix des produits alimentaires, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de denrées alimentaires, a baissé pour le cinquième mois consécutif. Des données de l’agence onusienne, il ressort qu’il a affiché une moyenne de 163,5 points au cours de ce mois, correspondant à une baisse de 0,9% par rapport au mois de septembre 2018. Par rapport à la même période de l’année 2017, il apparaît que l’indice FAO a perdu environ 13 points, ce qui représente un recul de 7,4%. « Ce recul s’explique par la baisse des prix des produits laitiers, de la viande et des huiles, qui a plus que compensé une flambée des prix du sucre et une augmentation plus modérée des prix des céréales », a souligné l’agence. Dans un communiqué, l’organisation a indiqué que l’Indice FAO des prix des produits laitiers a perdu 9,2 points, soit une chute de 4,8% par rapport au mois précédent. La chute des cours de tous les produits laitiers figurant dans l’indice a fait « reculer l’indice global de 15,3% par rapport à sa valeur au même mois l’année dernière et de 34 pour cent par rapport au niveau record atteint en février 2014 ». En ce qui concerne l’Indice FAO du prix de la viande, il a baissé de 2,0% depuis septembre, en raison d’une très bonne disponibilité à l’exportation. D’après la FAO, il s’est établi en moyenne à 161,6 points en octobre, correspondant à 3,3 points de moins qu’au mois précédent et à 11 points de moins que sa valeur enregistrée il y a un an. S’agissant de l’Indice FAO des prix des huiles végétales, les chiffres présentés par l’organisation font état d’une baisse d’1,5% (recul de 2 points), prolongeant pour la neuvième fois consécutive la tendance baissière qui aurait atteint ainsi son plus bas niveau depuis avril 2009. Ce recul « s’explique principalement par le fléchissement des cours de l’huile de palme, lui-même dû à l’abondance durable des stocks détenus par les principaux pays exportateurs, dans un contexte mondial de faible demande à l’importation », a noté l’agence soulignant en revanche que les prix internationaux de l’huile de soja ont légèrement rebondi alors que ceux de l’huile de colza ont bénéficié d’une réduction des disponibilités dans l’Union européenne. Quant à l’Indice FAO des prix des céréales, les données statistiques récoltées par la FAO font état d’un rebond principalement en raison de cotations plus fermes pour le maïs en provenance des Etats-Unis. Il s’est établi en moyenne à 166,3 points en octobre, soit un rebond de 2,2 points équivalant à 1,3% par rapport à septembre et une hausse de 13,6 points correspondant à une progression de 8,9% en glissement annuel. D’après la FAO, la plus forte progression est à mettre au compte du maïs des Etats-Unis, dont les cours ont été soutenus par de fortes exportations. « Les prix du blé ont également progressé, principalement en raison du resserrement des projections de disponibilités, qui s’explique en particulier par la dégradation des perspectives de récoltes en Australie », a-t-elle relevé. En revanche, l’organisation a noté que les prix du riz ont chuté à cause notamment des fluctuations de change qui ont pesé sur le Japonica et d’autres variétés parfumées. En raison principalement de perspectives de production plutôt négatives dues au climat en Inde et en Indonésie, l’Indice FAO du prix du sucre s’est établi en moyenne à 175,4 points en octobre. Il a gagné 14 points de plus qu’en septembre, ce qui représente une progression de 8,7%. A en croire la FAO, les informations faisant état d’une plus grande production de canne à sucre au Brésil, utilisée pour produire de l’éthanol, laquelle production aurait aussi contribué à cette hausse pour le deuxième mois consécutif. Alain Bouithy
Recul des prix des produits alimentaires en septembre à l’échelle mondiale

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a connu une baisse au cours du mois de septembre en raison notamment de la hausse des stocks des denrées alimentaires de base. En dépit des réserves conséquentes, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires « a baissé de 1,4% depuis le mois d’août et a chuté de 7,4% par rapport à son niveau atteint en septembre 2017 », a relevé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son dernier rapport. Selon les données publiées par l’agence onusienne, l’Indice FAO des prix des céréales a baissé de 2,8% suite à des prévisions faisant état de vastes cultures de maïs aux Etats-Unis qui ont entraîné une diminution des cotations à l’exportation. « L’Indice FAO des prix des céréales a atteint une valeur moyenne de près de 164 points en septembre; il accuse ainsi une baisse de 4,7 points par rapport au mois d’août, mais reste supérieur de 12 points (8%) au niveau enregistré en septembre 2017 », a souligné l’agence. En détail, le rapport souligne que la chute des prix mondiaux du riz et du blé pendant le mois s’explique en partie par des ventes et des expéditions importantes de blé en provenance de Russie. Tandis que la baisse du prix mondial du maïs, la plus forte en glissement mensuel de ses cours à l’exportation, est attribuée principalement aux « prévisions tablant à la fois sur des récoltes très importantes aux Etats-Unis et sur une offre abondante à l’échelle mondiale ». Dans son rapport, l’agence onusienne a noté une baisse de 2,3% de l’Indice FAO des prix des huiles végétales, atteignant ainsi son plus bas niveau en trois ans. « L’Indice FAO des prix des huiles végétales affichait une valeur moyenne de 134,9 points en septembre, soit un recul de 3,2 points par rapport au mois d’août », a-t-elle fait observer soulignant qu’il s’agit de la huitième baisse consécutive. En détail, la FAO a noté que les prix des huiles de palme ont enregistré leur plus importante chute, alors que des stocks importants d’huile dans les principaux pays exportateurs ont influencé les cotations de prix, qui affichent maintenant une diminution de 25% par rapport à leur niveau de l’année dernière. Poursuivant ses analyses, l’agence a fait état d’une baisse de 2,4% de l’Indice FAO des produits laitiers en septembre, précisant qu’il s’est établi en moyenne à 191,5 points au cours de ce mois. Elle précise qu’il s’agit d’un « recul de 4,7 points par rapport au mois dernier, ce qui prolonge la tendance baissière pour un quatrième mois consécutif ». En détail, la FAO a noté que « les cours internationaux du beurre, du fromage et du lait entier en poudre se sont contractés, alors que ceux du lait écrémé en poudre se sont redressés. A l’inverse, les cours du lait écrémé en poudre ont connu une nouvelle remontée en septembre, ce qui porte à 16,2% la hausse enregistrée depuis le début de l’année, en grande partie sous l’effet d’un accroissement de la demande de lait en poudre produit récemment ». Quant à l’Indice FAO du prix de la viande, il ressort du rapport qu’il a légèrement fléchi depuis août, s’élevant en moyenne à 166,2 points en septembre. En détail, la FAO a constaté que les cours internationaux de la viande bovine sont restés stables dans l’ensemble, alors que ceux de la viande ovine et de la volaille ont progressé. A en croire l’agence, « les cours internationaux de la viande ovine se sont appréciés pour le quatrième mois consécutif en raison de la faiblesse persistante des approvisionnements en provenance de l’Océanie et d’une forte demande à l’importation des pays d’Asie». Enfin, l’Indice FAO du prix du sucre a chuté de 21% par rapport à son niveau atteint en septembre 2017, alors qu’il a augmenté de 2,6% par rapport à août, a relevé l’agence. Il s’est, en effet, établi en moyenne à 161,4 points en septembre, soit une hausse de 4 points par rapport au mois d’août. Cette variation est le fait des récoltes actuellement en cours au Brésil, le plus important producteur et exportateur de sucre, a indiqué l’agence faisant remarquer que les précipitations insuffisantes qui sont tombées en Inde et en Indonésie ont contribué à atténuer la baisse des prix mondiaux du sucre. Alain Bouithy
Les prix des produits alimentaires restent stables en août

Selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Indice FAO des prix des produits alimentaires est resté stable en août dernier, tandis que les prix des céréales ont de nouveau augmenté et que ceux des huiles végétales et du sucre ont baissé. Dans un document publié jeudi 6 courant, la FAO indique que « l’Indice mensuel affichait une moyenne de 167,6 points en août, soit une baisse de 5,4% par rapport au niveau enregistré en août 2017 », déduisant qu’il est resté inchangé depuis le mois de juillet. En détail, l’agence onusienne relève que l’Indice FAO des prix des céréales a augmenté de 4% au cours du mois. Il était en moyenne de 168,4 points en août, ce qui représente un rebond de 6,5 points par rapport à juillet, et de 15 points (10%) par rapport à la même période de l’année dernière. Selon le document, les prix du blé ont augmenté deux fois plus, soit plus de 8% en glissement mensuel, en raison de la détérioration des perspectives agricoles dans l’Union européenne et en Russie. La même source note que les cours internationaux du maïs se sont aussi affermis, de plus de 3% par rapport à juillet, « sous l’influence du rythme moins soutenu des ventes de l’Argentine et du Brésil, ainsi que de la hausse des prix du blé ». Alors que les prix du riz ont quelque peu diminué pendant le mois. « L’Indice FAO des prix des huiles végétales affichait une valeur moyenne de 138,2 points en août, cédant ainsi 3,7 points (2,6%) par rapport au mois de juillet et descendant ainsi à son niveau le plus bas en 35 mois », souligne la FAO. De leur côté, les cotations pour l’huile de palme, de soja et de tournesol ont toutes enregistré des baisses « face à des perspectives de production favorables et pour ce qui est de l’huile de palme, à la faiblesse des importations mondiales », indique le document. Autre baisse, celle de l’Indice FAO des prix des produits laitiers qui recule pour le troisième mois consécutif. Cet indice s’est établi en moyenne à 196,2 points en août, soit un recul de près de 3 points (1,5%) par rapport à juillet, selon l’organisation. La FAO précise que « les cours du beurre, du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre ont chuté pour le deuxième mois consécutif, alors que ceux du fromage ont légèrement rebondi après la chute de juillet ». Avec une moyenne de 157,3 points en août, l’Indice FAO des prix du sucre a accusé une baisse de 8,9 points équivalant à 5,4% par rapport à juillet. Il s’agit de son plus bas niveau depuis dix ans. Selon la FAO, la baisse des prix du sucre est « essentiellement due à la dépréciation continue des devises brésilienne et indienne par rapport au dollar des États-Unis ». Quant à l’Indice FAO des prix de la viande, l’agence indique qu’il est resté globalement inchangé pendant le mois, soulignant qu’il « atteignait en moyenne 166,3 points en août, soit un niveau quasiment identique à sa valeur révisée pour juillet, mais en baisse de 4,6% par rapport à août 2017 ». Comme l’explique la FAO, les valeurs de l’Indice des prix de la viande de juin et de juillet ont été sensiblement corrigées, principalement en raison des récentes révisions officielles à la baisse du Brésil en ce qui concerne les exportations de viande bovine pour ces deux mois. Alain Bouithy