Soutenir l’agriculture familiale et réduire les importations de produits alimentaires en Union des Comores

Un nouveau projet de développement agricole, qui aidera 35 000 petits agriculteurs vulnérables à améliorer la production des aliments locaux et à réduire la dépendance à l’égard des importations, a été lancé récemment à Moroni, capitale de l’Union des Comores. Le projet, financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le gouvernement de l’Union des Comores, a été lancé lors d’un atelier de démarrage réunissant des participants venus des sites du projet, des fonctionnaires du gouvernement et le personnel du FIDA. L’atelier a été ouvert par Moustadroine Abdou, vice-président chargé de l’agriculture de l’Union des Comores, et Ibrahima Bamba, Chargé du programme pays du FIDA aux Comores. L’agriculture étant la source majeure d’emplois et de revenus pour les populations rurales des Comores, génère plus de 35% du PIB. Malgré cela, les impacts du changement climatique empêchent les agriculteurs d’augmenter leur production et de réduire la dépendance des importations coûteuses des alimentaires. Le Projet d’appui à la productivité et à la résilience des exploitations agricoles familiales (PREFER) qui sera mis en cours dans 48 villages vise non seulement à accroître la production agricole et à renforcer la capacité des agriculteurs à faire face au changement climatique, mais aussi à augmenter leurs revenus et améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. “Ce projet fait suite aux différents projets initiés par le gouvernement et ses partenaires en matière de développement de l’agriculture face aux aléas climatiques et ses impacts,” a déclaré Moustadroine Abdou. “Je suis persuadé que dans un court terme des résultats tangibles seront enregistrés pour la réduction des importations des produits vivriers, et la création d’emplois surtout des jeunes et l’amélioration des revenus des producteurs”. PREFER vise à promouvoir le développement de la production des aliments locaux tels que les bananes, le manioc et les légumes pour le marché intérieur afin de générer des excédents. Ainsi, les petits producteurs pourront les vendre pour augmenter les revenus. Il renforcera également l’accès aux services financiers ruraux pour permettre aux petits agriculteurs d’investir dans des équipements et des infrastructures pour la production et la transformation, et résoudre les problèmes de qualité afin d’obtenir de meilleurs prix pour leurs produits. « PREFER est en ligne droite avec la stratégie du FIDA pour les petits États insulaires en développement, qui consiste à développer une agriculture familiale plus performante et plus intelligente sur le plan climatique, liée aux marchés et génératrice de revenus », a déclaré Ibrahima Bamba. « Pour contribuer au succès de ce projet, un don du Fonds du programme d’adaptation de l’agriculture paysanne (ASAP) du FIDA financera la dimension environnementale et le renforcement des capacités pour aider les petits producteurs comoriens à faire face aux impacts du changement climatique ». L’accord de financement pour le PFEFER a été signé en juillet 2017 par Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA, et Said Ali Said Chayhane, Ministre des finances et du budget de l’Union des Comores. Le coût total du projet s’élève à 10,6 millions d’USD, dont un prêt de 1,5 million USD et un don de 1,5 million d’USD du FIDA, plus 1,0 million d’USD du don ASAP du FIDA. Il sera cofinancé par l’Institut international d’agriculture tropicale (0,5 million d’USD), le gouvernement des Comores (0,5 million d’USD) et les bénéficiaires eux-mêmes (2,6 millions d’USD). Le déficit de financement de 3,0 millions d’USD sera couvert par le FIDA à travers un futur financement. Depuis 1991, le FIDA a contribué à six projets et programmes de développement aux Comores pour un montant total de 42,9 millions d’USD, dont 23,1 millions d’USD sous forme d’investissements ayant directement bénéficié à 60 855 ménages ruraux.
Les prix des produits alimentaires prennent l’ascenseur à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont légèrement grimpé en mai dernier, a annoncé jeudi 7 l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon les dernières observations de l’organisation onusienne, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 176,2 points au cours du mois dernier. Ce qui correspond à une hausse d’1,2% par rapport à avril. Parmi les raisons évoquées pour expliquer cette progression : la récente tendance vers la hausse des cotations de prix des principales céréales et des produits laitiers et la tendance vers la baisse de celles du sucre et des huiles végétales. En effet, les données recueillies par l’agence font apparaître que l’Indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 215,2 points en mai, soit 5,5%. Ce qui correspondant à une hausse de 11 points et situe ainsi l’indice 11,5% au-dessus de son niveau de mai 2017 et 22% en dessous de son niveau record de février 2014. «L’augmentation de l’indice observée en mai s’explique principalement par l’augmentation non négligeable des cours du fromage, du lait écrémé en poudre et du beurre», a observé l’agence soulignant que les cours du lait entier en poudre sont restés pratiquement inchangés. Et de mettre l’accent sur la solidité du marché de ces derniers mois qui s’explique en grande partie par des approvisionnements réduits en Nouvelle Zélande, le principal exportateur de produits laitiers. De son côté, l’Indice FAO des prix des produits céréaliers a augmenté de 2,4% depuis avril, marquant une hausse de 17% pendant l’année, pour finalement atteindre son plus haut niveau depuis janvier 2015. Selon les explications de l’agence, «les valeurs du blé ont fortement augmenté en raison des inquiétudes liées aux perspectives de production dans de nombreux pays exportateurs, tandis que les prévisions faisant état de la détérioration des récoltes en Amérique du Sud ont contribué à faire augmenter les prix des céréales secondaires». Par ailleurs, les prix mondiaux du riz sont également restés fermes, stimulés par des acquisitions considérables en provenance d’Asie du Sud-Est, a-t-elle ajouté. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix des huiles végétales, il apparaît qu’il a chuté de 2,6% pour atteindre son plus bas niveau en l’espace de 27 mois. A en croire la FAO, «ce fléchissement est principalement imputable à l’affaiblissement des cours des huiles de palme, de soja et de tournesol, même si les cours de l’huile de colza ont rebondi par rapport à leur niveau d’avril, qui était au plus bas depuis plusieurs mois». En dépit des perspectives de ralentissement de la production en Asie du Sud-Est, les cours internationaux de l’huile de palme ont reculé sous l’effet d’une demande mondiale d’importations atone et de stocks plus importants que l’année dernière, a relevé l’agence. Commentant la tendance observée au niveau de l’huile de soja, la FAO a noté que l’abondance de l’offre et l’importance des stocks d’huile issus de la production de farine ont continué de peser sur les cours mondiaux. Quant à l’huile de colza, la FAO attribue la hausse des cours principalement aux «préoccupations soulevées par les conditions météorologiques défavorables qui pèseront sur la campagne agricole 2018-2019 dans certaines régions d’Europe». De son côté, l’Indice FAO des prix de la viande a légèrement chuté, s’établissant en moyenne à 169,6 points durant le même mois, soit un niveau légèrement plus faible qu’au mois précédent. Le léger recul de cet indice s’explique par le fléchissement des cours observé au niveau de certaines viandes dont celle des ovins; alors que les cours de la viande de volaille ont quant à eux enregistré une légère hausse. Quand bien même elle estime que les prix de la viande de volaille ont légèrement augmenté, l’agence a affirmé qu’«il a été difficile de suivre les marchés de la viande de volaille ces dernières semaines compte tenu de l’incertitude entourant la situation au Brésil, premier exportateur mondial de viande de volaille, où des millions d’oiseaux auraient été abattus du fait d’une grève prolongée des chauffeurs routiers en mai». S’agissant des prix de la viande bovine, la FAO a noté qu’ils sont restés stables dans le contexte d’un marché dans l’ensemble bien équilibré. Enfin, l’Indice FAO des prix du sucre a connu son sixième affaiblissement mensuel consécutif, en s’établissant en moyenne à 175,3 points en mai, ce qui correspond à un léger recul de 0,5% par rapport à avril. Pour l’organisation, il ne fait aucun doute que «cette situation reflète des conditions de récolte favorables dans les principales régions productrices au Brésil, le plus grand producteur et exportateur de sucre au monde». A noter que la FAO a revu à la hausse ses prévisions pour la production céréalière de 2018. Selon le bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, la production mondiale de céréales en 2018 devrait «atteindre les 2.610 millions de tonnes, qui, si elle est confirmée, représenterait une baisse annuelle de 1,5% par rapport au niveau de l’année précédente», a-t-elle souligné. Alain Bouithy
Légère baisse des prix mondiaux des produits alimentaires en novembre

Les dernières données relevées puis analysées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) font état d’une baisse des prix alimentaires au titre du mois de novembre. En dépit d’une industrie céréalière en plein essor, la FAO a indiqué que « les prix mondiaux des produits alimentaires ont légèrement baissé au cours du mois dernier, tandis que la baisse des prix des produits laitiers a permis de compenser la hausse des cotations pour le sucre et les huiles végétales ». Dans une note rendue publique récemment, l’organisation onusienne a annoncé que l’Indice des prix a affiché une moyenne de 175,8 points en novembre, ce qui correspondait à une baisse de 0,5% par rapport au mois précédent. Dans sa note, qui se base sur le dernier Indice des prix des produits alimentaires publié mercredi 7, l’organisation a toutefois relevé que l’indice était en hausse de 2,3% par rapport à la même période l’année dernière. Selon la même source, l’organisation a revu à la hausse ses prévisions concernant les approvisionnements céréaliers mondiaux et s’attend maintenant à ce que les réserves céréalières atteignent environ 3.331 millions de tonnes, soit un niveau record. L’Indice FAO du prix du sucre a par contre augmenté de 4,5% au cours du mois, principalement en raison des exportations en provenance du Brésil et des inquiétudes suscitées par une éventuelle hausse des prix des huiles qui entraînerait une production plus importante d’éthanol. En détail, il ressort des données analysées que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a également augmenté d’1,2% pendant le mois. Il a été stimulé par la hausse des prix de l’huile de soja, tandis que l’huile de palme a perdu de sa valeur en raison de stocks plus importants que prévu en Malaisie. En ce qui concerne l’Indice FAO du prix de la viande, la FAO a constaté qu’il est resté globalement inchangé, tandis que les prix de la viande bovine ont augmenté et que les cotations pour la viande porcine ont diminué. De son côté, l’Indice FAO des prix des céréales a connu une légère augmentation au titre du même mois, grâce notamment à une hausse d’1,1% des cotations internationales pour le riz, a expliqué l’organisation. Concernant la production céréalière, la FAO a indiqué qu’elle a nettement revu à la hausse ses prévisions concernant la production mondiale céréalière pour lui faire atteindre 2 627 millions de tonnes, soit près de 13,4 millions de tonnes en plus que les projections avancées en octobre. Commentant cette évolution, l’organisation a précisé que cette hausse s’explique en grande partie par « des estimations tablant sur des rendements de maïs plus conséquents aux Etats-Unis et par une hausse importante des plantations de maïs en Indonésie ». A en croire les analystes de la FAO, la production mondiale de blé devrait atteindre 754,8 millions de tonnes, tandis que la production de riz devrait atteindre les 500,8 millions de tonnes, soit juste en-deçà des niveaux record enregistrés en 2016. D’après les projections de ses experts, la FAO a estimé que « l’utilisation mondiale de céréales devrait augmenter d’1,2% au cours de la saison 2017/2018 pour atteindre les 2 599 millions de tonnes, avec plus de riz et de blé destinés directement à la consommation humaine et plus de céréales secondaires utilisées pour nourrir les animaux ». S’agissant des stocks mondiaux de céréales, elle a estimé qu’ils devraient augmenter pour atteindre un niveau record de 726 millions de tonnes, ajoutant que ceux de blé et de maïs devraient tous les deux également atteindre des niveaux record. Quant aux gros stocks, la FAO pense qu’ils devraient « permettre de faire augmenter le ratio stock-utilisation des céréales de 27,3% d’ici la fin de la saison 2017/2018, atteignant ainsi son plus haut niveau en l’espace de 16 ans ». Enfin, comme l’a rappelé l’organisation onusienne, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires est un indice pondéré par les échanges commerciaux, ce qui permet de suivre l’évolution mensuelle des principaux groupes de produits alimentaires.
La facture des importations alimentaires mondiales devrait grimper cette année

La facture des importations alimentaires mondiales devrait grimper en 2017 pour atteindre le chiffre record de 1,413 trillion de dollars, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans son dernier rapport sur les «Perspectives de l’alimentation», une publication semestrielle publiée jeudi 9 courant, l’agence onusienne a fait état d’une hausse de 6% du coût de la nourriture importée par rapport à l’année précédente, alors que les prix des denrées alimentaires sont restés stables dans l’ensemble et que la production et les stocks ont été jugés suffisamment importants. Comme l’a relevé la FAO dans un communiqué, cette hausse des coûts d’importation survient alors que les stocks sont importants, que les prévisions de récoltes sont bonnes et que l’approvisionnement du marché des denrées alimentaires reste assuré. Une situation qui serait due à la hausse de la demande alimentaire internationale et des tarifs de fret et serait donc responsable de l’évolution importante de la facture, selon l’organisation. Economiste à la FAO, Adam Prakash a toutefois indiqué que si les coûts d’importation ont considérablement grimpé, ce qui induit des factures plus élevées, cela ne veut pas «nécessairement dire que davantage de nourriture a été achetée». Quoi qu’il en soit, la FAO s’inquiète de cette évolution qui pourrait avoir des impacts sociaux et économiques sur les pays pauvres, estimant que «les implications socioéconomiques liés à la hausse de la facture des importations alimentaires pour les pays les moins développés (LDC) et les pays à faibles revenus et à déficit vivrier (LIFDC) constituent une vive source d’inquiétude». Si les tendances de production sont bonnes dans l’ensemble, la FAO a relevé que le prix moyen des transactions internationales peut masquer d’autres tendances. En effet, «alors que les prix mondiaux du blé sont restés faibles, le prix du blé de force roux de printemps américain, une variété de blé notamment utilisée pour faire des noodles (nouilles) et des pâtes, était 40 fois plus élevé en juillet 2017 qu’il y a un an», a-t-elle noté. Autre tendance relevée, «la production des variétés de riz aromatiques a augmenté huit fois plus vite que l’Indice FAO des prix de tous les types de riz, en hausse de 4% cette année. De même, l’Indice FAO du prix du beurre a augmenté de 41% à ce jour, pour ce qui est de l’année 2017, soit trois fois plus que l’Indice des prix des produits laitiers, dont il est une composante», souligne-t-on de même source. Selon sa publication semestrielle, qui se penche sur les faits nouveaux intervenus sur les marchés mondiaux des produits destinés à la consommation humaine et animale, la FAO a également enregistré le dynamisme des secteurs de l’élevage et des produits laitiers. A en croire ses prévisions, «la facture des importations de viande devrait atteindre un nouveau record cette année avec 176 milliards de dollars, soit une hausse de 22% par rapport à 2016. La production mondiale de lait devrait augmenter d’1,4%, grâce à une expansion de 4% en Inde, et ce malgré des réglementations environnementales plus contraignantes et des contrôles de qualité en Chine qui pourraient laisser croire le contraire», a-t-elle indiqué. Autres aliments à prendre en compte dans l’évolution de la facture d’importations, les oléagineux dont les huiles végétales et les graisses animales considérées comme des éléments les plus importants des factures d’importations des LIFDC. Selon la FAO, leur production mondiale devrait enregistrer une légère hausse cette année, après la bonne saison de l’année dernière. En revanche, celle de «l’huile de soja devrait diminuer avec des rendements plutôt normaux après les conditions climatiques très favorables de l’année dernière, et ce malgré une expansion des plantations dans l’hémisphère Nord», a dit l’organisation. Pour rappel, la publication «Perspectives alimentaires» couvre le marché des principaux produits alimentaires dont le manioc, le bétail, les produits laitiers, le poisson, les huiles végétales et les principales céréales, précise-t-on sur le site web officiel de l’agence onusienne.
Léger rebond des prix mondiaux des produits alimentaires en septembre

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont enregistré une légère hausse en septembre 2017, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 178,4% en septembre dernier, ce qui correspond à une hausse de 0,8% sur un mois et de 4,3% sur l’année. Ce léger rebond d’un mois sur l’autre s’explique par le raffermissement des prix dans le secteur des huiles végétales et dans celui des produits laitiers, a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué. Selon les dernières estimations de la FAO, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 4,6%, stimulé principalement par l’huile de palme dont les cours se sont raffermis en raison d’une production moins abondante que prévu en Asie du Sud-Est et d’une demande à l’importation stimulée par le faible niveau des stocks dans les principaux pays importateurs. A noter que les valeurs des huiles de soja, de colza et de tournesol ont également augmenté. Cette hausse est attribuée principalement aux « inquiétudes suscitées par un démarrage lent des semis en Amérique du Sud; la hausse des cours a toutefois été limitée par l’annonce de prévisions de récolte plus élevées que prévu aux Etats‑Unis », a expliqué la FAO. Par ailleurs, a ajouté l’agence, la fermeté des valeurs de l’huile de colza et de l’huile de tournesol aurait également contribué à la hausse de l’indice. De son côté, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 2,1% sur un mois, « aidé par les prix du beurre et du fromage et par les problèmes d’approvisionnement en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans l’Union européenne. Les prix de la viande sont globalement restés inchangés », a relevé la FAO. En effet, comme l’a souligné l’agence, le beurre et le fromage restent les deux produits laitiers qui font l’objet de la demande la plus forte, en particulier en Asie. Alors que, « dans le même temps, les prix internationaux du lait en poudre écrémé et du lait en poudre entier ont reculé en raison d’un intérêt limité de la part des acheteurs ». A en croire l’organisation, les prix plus stables des huiles végétales et, dans une moindre mesure, des produits laitiers ont compensé la baisse du prix des céréales de base. L’agence a également constaté que l’Indice FAO des prix des céréales a baissé de 1,0%, assurant qu’il reste tout de même supérieur de 8% à son niveau d’il y a un an. Les cotations du blé et du maïs ont aussi baissé face aux perspectives faisant état d’offres et de récoltes abondantes en Amérique du Sud et sous la pression d’une récolte prometteuse dans l’hémisphère Nord. « Les valeurs concernant le blé sont elles aussi en recul, principalement du fait que les prévisions de récolte dans la Fédération de Russie continuent d’être revues à la hausse », a souligné la FAO. Elle a noté, en revanche, que « les disponibilités de riz parfumé, qui subissent un resserrement saisonnier, et une solide demande de riz Indica de qualité supérieure font que les cours internationaux du riz se sont maintenus en septembre ». Quoi qu’il en soit, l’agence a dit s’attendre à ce que la saison de culture en cours produise des rendements record de céréales dans le monde entier. Bien que resté inchangé au cours du mois dernier, l’Indice FAO des prix du sucre affichait une baisse de 33% par rapport à son niveau de l’année dernière due à la surproduction des marchés mondiaux et au ralentissement de la demande. Enfin, l’Indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 173,2 points en septembre, soit le même niveau qu’en août et 9,5 points (5,8%) de plus qu’il y a un an.
Baisse des prix des produits alimentaires au mois d’août

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est contracté en août de 1,3% par rapport à juillet, a indiqué jeudi 7 l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant qu’il s’est établi en moyenne à 176,6 points. Le repli de l’Indice FAO des prix des denrées alimentaires met fin à trois mois de hausses consécutives, a souligné l’organisation onusienne notant toutefois qu’il est resté supérieur de 6% par rapport à sa valeur d’il y a un an. La baisse des prix mondiaux des produits alimentaires est attribuée principalement aux perspectives de récoltes céréalières abondantes qui laissent entrevoir une importante reconstitution des stocks, selon l’organisation onusienne. En effet, « la baisse s’explique par un recul de 5,4% de l’Indice FAO des prix des céréales reflétant une forte baisse des prix du blé du fait de l’amélioration des perspectives de production dans la région de la mer Noire », a précisé la FAO dans son dernier rapport sur les prix alimentaires. A propos de la production mondiale de céréales, signalons que l’organisation a revu à la hausse ses prévisions relatives à ce produit, indiquant qu’elle devrait atteindre 2.611 millions de tonnes, ce qui annonce un record historique. Selon le dernier Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande des céréales, les stocks mondiaux devraient atteindre, eux aussi, un sommet historique à la clôture des saisons en 2018. Commentant cette évolution, l’agence a expliqué que «ses nouvelles estimations reflètent des anticipations de récoltes de blé plus abondantes, car les perspectives de production améliorées dans la Fédération de Russie ont plus que compensé les révisions à la baisse au Canada et aux Etats-Unis, alors que les récoltes de maïs et d’orge au Brésil et dans la Fédération de Russie étaient en hausse». Autre record attendu, celui de la production mondiale du riz qui s’annonce également abondante en 2017. Parallèlement aux céréales, l’agence onusienne a noté dans un communiqué rendu public le jour même que l’Indice FAO des prix de la viande a chuté de 1,2% au cours du mois d’août. Une tendance que l’on retrouve également du côté de l’Indice FAO des prix du sucre qui a reculé de 1,7% «du fait à la fois de perspectives de récoltes de cannes à sucre favorables dans d’importants pays producteurs (Brésil, Thaïlande, Inde) et d’une demande internationale plus faible suite à la hausse des tarifs par la Chine et l’Inde», a fait observer la FAO. En revanche, il a été noté que l’Indice FAO des prix de l’huile végétale a augmenté de 2,5% sous l’effet de la hausse des prix des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. L’autre hausse concerne «l’Indice FAO des prix des produits laitiers (qui) a également augmenté de 1,4% par rapport à juillet sous l’effet d’une demande accrue de matières grasses en Europe et en Amérique du Nord», a ajouté la même source. Sur la base de ses nouvelles prévisions, l’organisation a dit s’attendre à une plus grande utilisation alimentaire des céréales, en particulier le blé et le riz, tandis que l’utilisation des céréales secondaires pour l’alimentation animale devrait atteindre un sommet historique. Cette évolution ne devrait pas empêcher les stocks céréaliers mondiaux d’atteindre un sommet record de 719 millions de tonnes, «soit une hausse de 2% par rapport à leurs niveaux déjà élevés lors de l’ouverture des saisons en cours. Les stocks de blé dans la Fédération de Russie et les stocks de maïs au Brésil devraient augmenter notablement», a assuré la FAO ajoutant que le commerce mondial des céréales devrait également augmenter de plus de 2% pour atteindre 403 millions de tonnes, soit un nouveau record. Pour rappel, l’Indice FAO des prix des denrées alimentaires est établi à partir de la moyenne des indices de prix de cinq catégories de produits, pondérés en fonction de la part moyenne à l’exportation de chacune des catégories.
Maroc: L’indice des prix à la consommation recule après trois mois consécutifs de hausse

Après trois mois consécutifs de hausse, l’Indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une baisse de 0,5% au cours du mois de juillet 2017, résultant de la baisse de 1,0% de l’indice des produits alimentaires et de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires. Dans une note d’information relative à l’IPC du mois dernier, le Haut-commissariat au plan (HCP) a expliqué, en effet, que « cette variation est le résultat de la baisse de 1,0% de l’indice des produits alimentaires et de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires ». Rappelons que la dernière baisse de l’indice des prix à la consommation remonte au mois de mars 2017. A cette date, l’IPC avait connu un repli de 0,6% par rapport au mois précédent, dû à la baisse de 1,4% de l’indice des produits alimentaires et à la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires. A noter aussi que les IPC enregistrés au cours des précédents mois de juin, mai et avril s’étaient distingués par des hausses respectives de 0,3%, 0,5% et 0,2%. Selon l’organisme public, la variation de l’IPC relevée en juin dernier résultait de «la hausse de 0,6% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires» et celle de mai était due à la hausse de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Alors que la variation du mois d’avril s’expliquait par la hausse de 0,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Dans sa dernière note, le Haut-commissariat a observé des baisses des produits alimentaires durant la période juin-juillet au niveau principalement des «légumes» (4,6%), des «poissons et fruits de mer » (4,2%), des «fruits» (3,0%) et du «lait, fromage et œufs» (1,1%). Le HCP a noté, en revanche, une hausse de 0,4% des prix du «café, thé et cacao» et une baisse des prix au niveau des produits non alimentaires, principalement ceux des «carburants» qui ont reculé de 2,6%. Dans sa précédente note d’information, le Haut-commissariat au plan avait souligné des hausses des produits alimentaires entre mai et juin 2017 au niveau principalement des « poissons et fruits de mer» (7,8%), des «légumes» (2,4%), des «viandes» (1,0%) et des «huiles et graisses» (0,6%). Il avait, en revanche, observé une baisse de 3,5% des prix des «fruits» et de 0,6% du «café, thé et cacao». L’analyse des données rendues publiques récemment fait également ressortir des baisses importantes de l’IPC à Oujda (1,5%), à Marrakech, Laâyoune et Al-Hoceima (0,8%), à Casablanca (0,7%), à Fès (0,6%), à Kénitra et Dakhla (0,5%) ainsi qu’à Rabat (0,4%). Des baisses importantes de l’IPC ont été aussi enregistrées dans les villes de Tétouan, Meknès et Guelmim (0,3%), selon le HCP. Pour rappel, entre mai et juin derniers, des hausses importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Casablanca (0,9%), Al-Hoceima (0,8%), Tanger et Laâyoune (0,6%) et à Oujda (0,5%). En revanche, des baisses avaient été relevées à Béni-Mellal (0,6%), à Rabat (0,3%) et à Agadir (0,1%). Le HCP a estimé que l’IPC a enregistré une baisse de 0,1% au cours du mois de juillet 2017, comparé au même mois de l’année précédente. Ce recul serait la « conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 1,3% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 1,0%», a-t-il expliqué. En ce qui concerne les produits non alimentaires, le HCP a noté que les variations vont d’une baisse de 0,2% dans le «transport» et la «communication» à une hausse de 2,9% dans l’«enseignement» et les «restaurants et hôtels». Dans ces conditions, le Haut-commissariat a indiqué que l’indicateur d’inflation sous-jacente (qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics), aurait connu au cours du mois de juillet 2017 une stagnation par rapport au mois de juin 2017 et une hausse de 0,8% par rapport au mois de juillet 2016.
Les prix des produits alimentaires s’envolent de nouveau

Pour le troisième mois consécutif, les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté, a relevé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 179,1 points en juillet dernier, soit son plus haut niveau depuis janvier 2015, soulignant par ailleurs une hausse de 2,3% depuis juin 2017 et de 10,2% par rapport à son niveau de l’année dernière », a noté la FAO. Selon l’agence onusienne, cette évolution s’explique principalement par la hausse des cotations liées aux céréales, au sucre et aux produits laitiers. A propos de l’Indice FAO des prix des céréales, l’organisation a indiqué qu’il était en hausse de 5,1% le mois dernier. Selon la FAO, il a augmenté de manière constante pendant ces trois derniers mois, aidé par des cotations solides sur le riz et le blé. « La valeur du blé a connu une forte hausse en juillet lorsque les récoltes de blé du printemps en Amérique du Nord se ont été freinées par un climat particulièrement chaud et sec tandis que la crispation saisonnière a entraîné une hausse des prix du riz », a noté l’agence. Alors que, d’un autre côté, les prix du maïs sont restés relativement stables. De son côté, l’Indice FAO des prix du sucre a augmenté de 5,2% au cours du même mois, marquant ainsi la première hausse mensuelle depuis le début de l’année. La forte valorisation du real brésilien a été le principal facteur qui a conduit au rebondissement de la valeur du sucre, a expliqué la FAO dans un communiqué. La même source a cependant souligné qu’en dépit de cette dernière hausse, les prix du sucre (26%) restent bien au-dessous du niveau de l’année dernière à la même période. Autre hausse, celle de l’Indice FAO des prix des produits laitiers qui a augmenté de 3,6% en juillet grâce notamment à la hausse des prix du beurre, du fromage et du lait entier en poudre. A en croire la FAO, « des disponibilités d’exportation réduites ont contribué à une nouvelle hausse du prix du beurre en juillet, creusant l’écart entre les cotations liées au beurre et celles liées aux autres produits laitiers ». En plus de la hausse des cotations liées aux céréales, au sucre et aux produits laitiers, la FAO a relevé la baisse de l’Indice FAO des prix des huiles végétales de 1,1% depuis juin pour atteindre son plus bas niveau depuis août 2016. « Cette baisse s’explique en grande partie par de bonnes perspectives de production pour l’huile de palme dans le sud-est de l’Asie et par la faiblesse de la demande mondiale d’importations », a-t-elle soutenu. A signaler aussi que l’Indice FAO des prix de la viande est resté stable au cours du mois dernier. « La hausse des prix mondiaux de la viande bovine a été compensée par un fléchissement des prix dans les secteurs de la viande bovine, porcine et de la volaille », a constaté l’agence. Pour rappel, l’Indice FAO est un indice pondéré par les échanges commerciaux qui permet de suivre l’évolution des prix des cinq principaux groupes de produits alimentaires sur les marchés internationaux.