La flambée des prix du sucre et des huiles végétales se poursuit à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont progressé pour le neuvième mois consécutif en février 2021, a annoncé jeudi 4 mars l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). D’après les chiffres publiés par l’agence onusienne, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 116 points le mois dernier, soit 2,4% de plus que le mois précédent. La hausse enregistrée au cours du mois de février s’explique par la forte progression des sous-indices du sucre et des huiles végétales, a indiqué la FAO dans son rapport rendu public le jour même. En progression de 6,4% par rapport au mois de janvier, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 100,2 points en février. Il enregistre ainsi sa deuxième hausse mensuelle consécutive et atteint son niveau le plus haut depuis avril 2017. Mais à en croire l’organisation internationale, les baisses de la production dans les principaux pays producteurs et la forte demande à l’importation en Asie font toujours craindre un resserrement de l’offre à l’échelle mondiale. Aussi, « les perspectives d’une reprise de la production en Thaïlande et d’une récolte record en Inde ont limité cette progression », a-t-elle poursuivi. Avec une valeur moyenne de 147,4 points en février, l’indice FAO des prix des huiles végétales a de son côté progressé de 6,2%. Il a atteint son plus haut niveau depuis avril 2012. Cette évolution fait suite au raffermissement des prix des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Plus en détail, il ressort des données recueillies par l’agence que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur neuvième mois consécutif de hausse en février. Si les cours du soja ont poursuivi leur trajectoire ascendante, principalement en raison du resserrement actuel de l’offre mondiale avant l’arrivée de la nouvelle production en Amérique du Sud, le rapport indique que la hausse des prix des huiles de colza et de tournesol « s’explique respectivement par des perspectives de production plus faibles que prévu dans l’Union européenne en 2021 et par la poursuite du resserrement des disponibilités exportables dans la région de la mer Noire ». En ce qui concerne les cours internationaux des autres produits alimentaires les plus couramment échangés, il apparaît que l’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 113 points au deuxième mois de l’année 2021. Il a ainsi gagné 1,7% (1,9 point). Cette hausse est soutenue par « les prix internationaux à l’exportation du beurre dans un contexte marqué par une forte demande à l’importation en Chine et une offre limitée en Europe occidentale », a expliqué la FAO faisant état de la baisse des prix du fromage en raison de l’abondance des stocks aux Etats-Unis d’Amérique. En s’établissant en moyenne à 125,7 points en février dernier, l’’indice FAO des prix des céréales s’est inscrit en hausse de 1,2% en moyenne par rapport au mois précédent. Portés par une forte demande qui se maintient en Chine, les prix du sorgho ont connu une hausse de 17,4% sur le mois ; alors que ceux « du maïs, du blé et du riz sont restés stables ou ont légèrement augmenté », relève l’agence des Nations unies. En effet, selon le rapport de la FAO, les prix internationaux du maïs ont augmenté légèrement de 0,9% par rapport au mois précédent, tandis que ceux du maïs ont grimpé de 45,5% par rapport à l’année dernière. Quant aux prix du blé à l’exportation, ils « sont restés à peu près stables en février, mais ils ont gonflé de 19,8% par rapport à leur niveau de l’année dernière », a précisé la FAO relevant que ceux du riz ont continué de progresser légèrement. Soulignons enfin que la contraction de l’offre de viande bovine et ovine dans les principales régions productrices a légèrement fait bondir l’indice FAO des prix de la viande de 0,6%. Il s’est ainsi établi en moyenne à 96,4 points par rapport au mois de janvier. Dans son rapport, la FAO explique qu’« il s’agit du cinquième mois consécutif de hausse, mais à un niveau qui reste inférieur de 4,1 points (4,0%) à celui du même mois de l’année dernière ». L’agence précise toutefois qu’« à la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l’Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l’Indice général est calculé et publié ». Alain Bouithy
Forte envolée des prix mondiaux des produits alimentaires en janvier

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une nouvelle envolée au mois de janvier 2021. Il s’agit de la huitième hausse mensuelle consécutive, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 113,3 points en janvier, marquant une hausse de 4,3% par rapport à décembre 2020 et atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2014, a indiqué l’agence onusienne qui impute cette augmentation «à la forte hausse des sous-indices du sucre, des céréales et des huiles végétales». En détail, selon les données publiées par l’organisation internationale, l’indice FAO des prix des céréales a enregistré sa septième hausse mensuelle consécutive. Avec un bond de 7,1%, il s’est établi en moyenne à 124,2 points en janvier dernier, ce qui correspond à 8,3 points de plus qu’en décembre. L’envolée des prix des céréales en janvier dernier était tirée par les cours internationaux du maïs, qui ont bondi de 11,2% et sont désormais 42,3% plus élevés qu’en janvier 2020, selon les explications de la FAO. Soulignons que « les cours du blé ont connu une hausse de 6,8%, en raison de la forte demande mondiale et des prévisions de diminution des ventes par la Fédération de Russie lorsque sa taxe à l’exportation de blé doublera en mars 2021 », comme l’a relevé la FAO dans un communiqué affirmant en outre la forte demande des acheteurs asiatiques et africains qui a soutenu les prix élevés du riz. En s’établissant en moyenne à 138,8 points en janvier, l’indice FAO des prix des huiles végétales a connu une progression de 5,8% sur le mois. Il s’agit de son plus haut niveau depuis mai 2012. A en croire l’agence, « cette hausse s’explique entre autres par la production d’huile de palme plus faible que prévu en Indonésie et en Malaisie, en raison de pluies excessives et d’une pénurie persistante de travailleurs migrants, ainsi que par des grèves prolongées en Argentine qui ont réduit les disponibilités exportables d’huile de soja ». A noter aussi la hausse pour le huitième mois de suite des prix internationaux de l’huile de soja, suite à la réduction des disponibilités à l’exportation et de grèves qui perdurent en Argentine. Ainsi que celle des prix de l’huile de tournesol qui « ont continué à monter, car un important recul des récoltes de tournesol en 2020-2021 a contribué à un resserrement de l’offre mondiale », a déclaré la FAO. Concernant l’indice FAO des prix du sucre, l’organisation fait état d’une hausse de 8,1% par rapport à décembre, avec en moyenne 94,2 points en janvier, soit 7 points de plus. Cette hausse « découle en grande partie de craintes concernant un recul des disponibilités mondiales en 2020-2021 dû à une aggravation des perspectives de récolte dans l’Union européenne, en Fédération de Russie et en Thaïlande et à des conditions météorologiques plus sèches qu’à la normale en Amérique du Sud », a expliqué la FAO assurant que cette progression est également soutenue par la hausse des cours du pétrole brut et le raffermissement du réal brésilien. S’agissant de l’indice FAO des prix des produits laitiers, il s’est établi en moyenne à 111,0 points en janvier, affichant ainsi une hausse de 1,6%. Soit 1,7 point de plus qu’en décembre 2020 et une huitième hausse mensuelle consécutive. Cette augmentation est « emmenée par les achats importants de la Chine à l’approche des festivités du Nouvel An, parallèlement à la baisse saisonnière des disponibilités exportables de la Nouvelle-Zélande, selon l’agence onusienne. Quant à l’indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 96 points le mois dernier, en hausse de 1% par rapport à décembre, a fait savoir la FAO précisant que si l’indice a enregistré son quatrième mois de hausse consécutive, il cède toujours 7,6 points (7,3%) par rapport à sa valeur au même mois de l’année dernière. L’agence explique en outre que la hausse des cours de la viande est le « fait de fortes importations mondiales de viande de volaille, notamment en provenance du Brésil, alors que des épidémies de grippe aviaire ont limité la production et les exportations de plusieurs pays européens ». Alain Bouithy
Hausse vertigineuse des cours des huiles végétales à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des huiles végétales a connu une hausse vertigineuse de 14,5% au cours du mois de novembre 2020, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que les cours de l’huile de palme continue leur remontée. Dans un rapport de référence, l’agence onusienne a indiqué que l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 121,9 points en novembre dernier, correspondant à une forte hausse de 15,4 points (14,5%) en glissement mensuel. Soit son niveau le plus élevé depuis mars 2014. Selon les explications de l’organisation internationale, cette remontée est attribuée principalement aux nouvelles flambées des prix de l’huile de palme, ainsi qu’aux nouvelles augmentations de la valeur des huiles de soja, de colza et de tournesol. En effet, comme l’a relevé la FAO dans son rapport, «les cours internationaux de l’huile de palme étaient en hausse pour le sixième mois d’affilée, du fait d’un recul prononcé des stocks mondiaux, sous l’effet conjugué d’une production inférieure à la normale dans de grands pays producteurs et d’une forte demande mondiale à l’importation». Concernant les cours de l’huile de soja, les statistiques de l’agence onusienne montrent qu’ils se sont affermis en raison des disponibilités exportables limitées en Amérique du Sud et d’une demande dynamique à l’importation, notamment en Inde, a expliqué l’institution dans un communiqué. S’agissant des cours de l’huile de colza et de l’huile de tournesol, les données recueillies au titre du même mois ont révélé qu’ils «se sont encore renforcés face à la faiblesse des stocks. En parallèle, l’affermissement des prix du pétrole a également soutenu les cours des huiles végétales », selon la même source. Dans son rapport rendu public récemment, l’agence des Nations unies analyse aussi l’évolution des cours internationaux d’autres denrées alimentaires parmi les plus largement commercialisées à l’échelle mondiale. A savoir : les céréales, le sucre, les produits laitiers et la viande. Ainsi qu’il ressort dudit rapport, l’indice FAO des prix des céréales a bondi de 2,5% par rapport au mois précédent, atteignant une moyenne supérieure de 19,9% à celle enregistrée en novembre 2019. Suite à l’ajustement à la baisse des prévisions de production aux Etats-Unis d’Amérique et en Ukraine ainsi qu’aux vastes quantités achetées par la Chine, « les prix à l’exportation du blé ont augmenté, face à des perspectives de récolte moins bonnes en Argentine, tout comme les prix du maïs». Il apparait en revanche que les cours internationaux du riz se sont maintenus pendant le mois, le soutien apporté par la tension de l’offre et la fluctuation des taux de change dans certains pays exportateurs d’Asie du Sud-Est étant contrebalancé par la faiblesse de la demande et la pression liée aux récoltes dans d’autres grands pays exportateurs», a souligné la FAO. Avec une croissance mensuelle de 3,3%, soit 2,8 points de plus qu’en octobre, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 87,5 points en novembre. A noter que la hausse mensuelle des cours de ce produit, la deuxième consécutive, «était principalement imputable aux nouvelles données plus solides étayant de précédentes estimations qui indiquaient un repli de la production mondiale pendant la campagne de commercialisation 2020 2021», a expliqué l’organisation. Ajoutons que l’affermissement des prix du sucre est également dû aux «dégâts causés par un ouragan au Nicaragua, au Honduras et au Guatemala, où des cultures de canne à sucre et des infrastructures ont été endommagées ». En progression de 0,9 point (0,9%) par rapport à octobre, l’indice FAO des prix des produits laitiers a, pour sa part, atteint en moyenne 105,3 points au mois dernier, suite essentiellement à l’affermissement des prix du beurre et du fromage. Il s’est ainsi approché de son niveau le plus élevé en 18 mois. Autre hausse relevée dans ce rapport, celle de l’indice FAO des prix de la viande qui est remonté pour la première fois au début de l’année. En effet, il a enregistré une hausse de 0,9% par rapport au précédent mois. Outre la viande de volaille dont le cours a accusé une baisse, les prix de la viande bovine, ovine et porcine ont tous augmenté. Globalement, on retiendra que les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu une forte hausse au cours du mois de novembre. «L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 105,0 points, soit une appréciation de 3,9% par rapport à octobre et de 6,5% par rapport à sa valeur constatée il y a un an», a relevé l’agence des Nations unies précisant qu’il s’agit de l’augmentation mensuelle la plus importante depuis juillet 2012. Une hausse qui a fait grimper l’indice à son niveau le plus haut depuis décembre 2014, a-t-elle affirmé. Alain Bouithy
Hausse des cours mondiaux des produits alimentaires pour le troisième mois consécutif

En août, les cours mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur ascension pour le troisième mois consécutif. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon l’agence onusienne, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 96,1 points en août 2020, ce qui correspond à une hausse de 2,0% par rapport à juillet et à son niveau le plus haut depuis février 2020. «L’affaiblissement du dollar des Etats-Unis d’Amérique a soutenu les cours internationaux de la plupart des produits agricoles, mais ce sont les augmentations des prix du sucre et des huiles végétales qui ont été les plus marquées au mois d’août», a indiqué la FAO. Dans son rapport, l’organisation a également fait état d’un affermissement on ne peut plus modéré des prix des céréales, alors que «les cours de la viande et des produits laitiers sont restés stables et proches de leurs niveaux de juillet», a-t-elle relevé. En détail, la hausse de l’indice FAO des prix du sucre de 6,7% par rapport au mois précédent s’explique par «la perspective d’une production réduite du fait des conditions météorologiques défavorables dans l’Union européenne et en Thaïlande, deuxième exportateur mondial de ce produit, ainsi que par la forte demande à l’importation émanant de la Chine», a souligné la FAO. Et de préciser qu’il s’est établi en moyenne à 81,1 points en août, soit 5,1 points de plus qu’en juillet et 4,9 points (6,4%) de plus qu’en août 2019. Compte tenu de l’affermissement des cours de l’huile de palme en particulier, mais aussi de ceux des huiles de soja, de tournesol et de colza, l’agence onusienne a indiqué que l’indice FAO des prix des huiles végétales a, pour sa part, progressé de 5,9% (5,5 points) au huitième mois de cette année. En s’établissant en moyenne à 98,7 points en août par rapport au mois précédent, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a ainsi atteint son niveau le plus haut depuis janvier 2020. A en croire l’organisation, «ces évolutions sont essentiellement le reflet des ralentissements de la production qui sont attendus dans les principaux pays producteurs d’huile de palme, dans un contexte où la demande mondiale à l’importation est forte». Dans son rapport, l’agence a également relevé une progression de l’indice FAO des prix des céréales de 1,9% (1,8 point) par rapport à juillet, pour s’établir en moyenne à 7,0% (6,5 points) audessus de sa valeur d’août 2019. Précisons que la hausse est due majoritairement aux céréales secondaires. Soulignons, en outre, l’accroissement des cours du sorgho de «8,6% par rapport à juillet et de 33,4% par rapport à leur niveau de l’année dernière à la même période, principalement sous l’influence de la forte demande à l’importation émanant de la Chine». A propos des prix du maïs, il apparaît qu’ils ont augmenté de 2,2% en raison de la crainte que les dégâts subis par les cultures dans l’Iowa aient une incidence sur l’offre, a expliqué la FAO. Tandis que les cours internationaux du riz progressaient également, «du fait du resserrement saisonnier des disponibilités et de la croissance de la demande africaine», apprend-on. Concernant l’indice FAO des prix des produits laitiers, les données analysées montrent qu’il est demeuré pratiquement inchangé par rapport au mois précédent. S’il s’est établi en moyenne à 102,0 points en août, demeurant ainsi presque inchangé par rapport à juillet, force est de constater que cet indice a enregistré une hausse de 1,7 point (1,7%) par rapport à son niveau d’août 2019. L’organisation a toutefois noté une baisse des cours du fromage et du lait entier en poudre «face à la perspective d’importantes disponibilités saisonnières à l’exportation en Océanie», alors qu’elle releva une hausse de ceux du beurre «sous l’effet du resserrement des disponibilités à l’exportation en Europe qui a fait suite à la réduction de la production de lait, elle-même imputable à la vague de chaleur du mois d’août», a expliqué la FAO. S’agissant, enfin, de l’indice FAO des prix de la viande, l’agence a estimé qu’il « n’a pratiquement pas changé depuis juillet, bien qu’il soit en baisse de 8,9% par rapport à août 2019, étant donné que le fléchissement de la demande à l’importation de viande de bovins, de volaille et d’ovins a été compensé par la hausse de la demande à l’importation de viande de porcins en Chine». L’examen des données relatives à ce volet fait état de la baisse, en août, «des cours de la viande de bovins et de la chair de volaille en raison du ralentissement des achats à l’importation, en dépit de la diminution du nombre d’animaux abattus et du volume des activités de transformation dans les principales zones de production», selon la FAO. De leur côté, «les cours de la viande d’ovins ont reculé du fait de la faible demande à l’importation, au moment où les agneaux de la nouvelle saison arrivent sur le marché en Océanie», a-t-elle noté. Alain Bouithy
Huiles végétales, sucre et produits laitiers font grimper les prix mondiaux des produits alimentaires

Le rebond des cotations des huiles végétales, du sucre et des produits laitiers ont fait grimper,pour la première fois depuis le début de l’année, les prix mondiaux des produits alimentaires en juin 2020. En effet, « l’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 93,2 points en juin, soit en hausse de 2,4% par rapport au mois précédent », a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cependant, face aux incertitudes du marché causées par la pandémie de coronavirus (Covid-19), la « plupart des prix sur les marchés des céréales et de la viande ont persisté vers une tendance à la baisse », a relevé l’agence onusienne. En détail, après quatre mois d’affilée de baisse, l’Indice FAO du prix des huiles végétales s’est accru de 11,3% en juin, gagnant ainsi 8,8 points. « Ce rebond s’explique essentiellement par la hausse des cours de l’huile de palme, et aussi des huiles de soja, de tournesol et de colza », a indiqué la FAO. Dans un communiqué publié récemment, l’agence expliquela forte hausse du prix des huiles de palme par la relance de la demande mondiale d’importations. Laquelle est« favorisée par un relâchement des mesures de confinement liées au Covid-19 dans de nombreux pays et aux inquiétudes concernant d’éventuels reculs de production face aux pénuries de main-d’œuvre ». Avec une valeur moyenne de 75,0 points en juin, correspondant à une hausse de 7,2 points, l’Indice FAO des prix du sucre a progressé de 10,6% par rapport au mois précédent. Selon les explications de la FAO, « la hausse du pétrole brut a contribué à faire augmenter les marchés du sucre, encourageant les raffineries de sucre au Brésil à puiser dans leurs stocks de canne à sucre pour produire de l’éthanol au lieu du sucre ». Ce qui a, de ce fait, affecté les disponibilités à l’exportation du sucre ainsi que les prix. Avec une valeur moyenne de 98,2 points en juin, soit une hausse de 3,8 points, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a connu une hausse de 4%par rapport à mai. Quand bien même cet indice est resté à un niveau 4,6 % inférieur à son niveau de juin 2019, force est de constater que le mois dernier a marqué la première hausse de l’indice après quatre mois de déclin consécutifs. « La relance des demandes d’importations pour des stocks immédiatement disponibles associée à la baisse saisonnière des stocks en Europe et à une disponibilité limitée en Océanie ont contribué à la hausse récente des prix », a fait savoir la FAO. Concernant l’Indice FAO des prix des céréales, l’agence annonce qu’il a baissé de 0,6% depuis mai (correspondant à une valeur moyenne de 96,9 points en juin), en raison « de nouvelles récoltes dans l’hémisphère nord et de meilleures perspectives de production dans de nombreux pays exportateurs, y compris dans la région de la mer Noire ». Quant à l’Indice FAO des prix de la viande, il s’est établi à 95,2 points en moyenne en juin, accusant ainsi un repli de 0,6%, avec une moyenne en baisse de 6% par rapport à sa valeur de juin 2019. Selon la FAO, les cotations pour la viande de bœuf et de volaille ont reculé du fait de la hausse des disponibilités à l’exportation dans les principales régions productives. S’agissant des prix de la viande de porc, l’agence a noté qu’ils« ont enregistré une petite hausse, principalement en Europe, alors que se profile un nouveau relâchement des restrictions mises en place sur les marchés suite à la pandémie du Covid-19 ». Alain Bouithy
Le Covid-19 fait chuter la demande et les prix de l’huile à l’échelle mondiale

Baisse sans grande surprise des principaux cours mondiaux des produits alimentaires à travers le monde. Selon les chiffres publiés par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une forte chute au cours du mois de mars dernier. Il s’agit de la deuxième baisse mensuelle consécutive de la valeur de l’Indice synthétisant l’évolution mensuelle des principaux groupes de produits alimentaires. Lequel indice a affiché une moyenne de 172,2 points pendant le mois de mars, soit une baisse de 4,3% depuis février, a annoncé la FAO. A en croire l’agence onusienne, « ce fort recul est essentiellement imputable à une contraction de la demande liée à l’épidémie du coronavirus (Covid-19) », a-t-elle expliqué. Soulignons que le recul des cours observé le mois dernier était plus prononcé s’agissant des prix des huiles végétales et du sucre, a souligné la FAO dans un communiqué rendu public récemment précisant que la baisse la plus marquante a été celle du sucre. Comme le relève le communiqué, « l’Indice FAO du prix du sucre a enregistré la chute la plus importante avec une baisse de 19,1% par rapport au mois précédent ». Il s’est ainsi établi en moyenne à 169,6 points en mars, en baisse de 40,1 points par rapport au mois de février. Selon la FAO, le recul du cours s’explique par « une baisse de la consommation hors domicile liée aux mesures de quarantaine imposées par plusieurs pays et une baisse de la demande en provenance des producteurs d’éthanol en raison de la forte chute des prix du pétrole brut ». Egalement en forte chute, l’Indice FAO du prix des huiles végétales est ressorti en baisse de 12% en un mois, affichant une valeur moyenne de 139,1 points au cours du mois dernier, soit une chute de 19 points en un mois. Il a atteint ainsi son niveau le plus bas depuis octobre 2019. Soulignons que ce recul est attribué essentiellement à « la chute des prix de l’huile de palme, elle-même due à la forte baisse des prix des huiles brutes et minérales » et aux « préoccupations concernant les impacts de la pandémie sur les marchés d’huile végétale à travers le monde ». Il est à noter que les prix des huiles de soja et de colza ont suivi la même tendance au cours du même mois. En effet, « les cours de l’huile de soja ont ressenti les effets d’un niveau de broyage plus élevé que prévu aux Etats-Unis d’Amérique ; (tandis que) ceux de l’huile de colza ont pâti d’une érosion de la demande en agrocarburant dans l’Union européenne », a indiqué la FAO. Après quatre mois consécutifs de hausse, l’Indice FAO des produits laitiers a enregistré un léger recul de 3%, s’établissant ainsi, en moyenne, à 203,5 points en mars, soit une baisse de 6,4 points par rapport au mois de février. Ce recul est dû à la baisse des cotations et de la demande mondiale d’importations pour la poudre de lait écrémé et la poudre de lait entier causée principalement par des perturbations enregistrées au niveau de la chaîne d’approvisionnement des produits laitiers, a fait savoir la FAO dans son communiqué. Et de préciser que cette situation fait suite aux mesures du confinement adoptées par de nombreux pays en vue de lutter contre la propagation du Covid-19. Concernant l’Indice FAO du prix des céréales, il ressort des données statistiques qu’il a baissé de 1,9% depuis février. Ce qui correspond, en moyenne, à 164,6 points en mars (baisse de 3,2 points par rapport au mois de février) et se situe à un niveau proche de celui enregistré en mars de l’année précédente. Toujours à propos des céréales, il est aussi indiqué que les prix mondiaux du blé et du maïs ont baissé au cours de ce même mois de mars, alors que ceux du riz ont, en revanche, augmenté pour le troisième mois consécutif. Avec une valeur moyenne de 176,0 points en mars, en baisse de 1 point, l’Indice FAO des prix de la viande a reculé de 0,6% « en raison de la baisse des cotations internationales pour les viandes ovines et bovines dont les disponibilités à l’exportation sont importantes mais dont les capacités commerciales ont été entravées par des obstacles logistiques », a expliqué la FAO. Alain Bouithy
Tendance à la hausse des produits alimentaires à l’échelle mondiale: Quel impact sur la caisse de compensation ? (Maroc)

Alors qu’elle n’est déjà plus en odeur de sainteté parmi les donneurs d’ordre publics, la Caisse de compensation pourrait bientôt subir leur ire vengeresse du fait que sa charge risque d’être entraînée vers le haut par l’augmentation des cours mondiaux de certains des produits qu’elle soutient. Selon l’Organisation mondiale des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ces cours ont, en effet, poursuivi leur tendance haussière au cours du mois de janvier dernier. « L’indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 182,7 points au cours de ce mois, soit 0,7% de plus qu’en décembre et 11,3% de plus que l’année dernière à la même période», a relevé l’agence onusienne notant que les huiles végétales et le blé ont pesé le plus dans cet indice synthétisant l’évolution des cotations des denrées alimentaires. A l’exception de la viande dont la courbe des prix ressort en baisse de 4,0%, après onze mois de hausse, toutes les autres denrées ont connu une augmentation à l’échelle mondiale. C’est le cas notamment du sucre et des céréales, deux produits subventionnés au Maroc par la Caisse de compensation. Selon l’agence, l’indice FAO des prix du sucre a enregistré une hausse de 5,5%, en raison des prévisions d’une baisse de la quantité de sucre produite dans plusieurs des principaux pays producteurs. A en croire la FAO, cette hausse « a été atténuée par la faiblesse persistante de la monnaie brésilienne et par la baisse récente des cours du pétrole brut, qui a eu un impact sur la demande en canne à sucre utilisée dans la production d’éthanol ». Au niveau du Maroc, rappelons que la loi de Finances 2020 a prévu une enveloppe de 13,640 milliards de dirhams au titre de la compensation, destinée à soutenir les prix du gaz butane, du sucre et de la farine nationale de blé tendre. Soulignons également que l’année 2019 a été marquée par une fluctuation du prix du sucre. En effet, selon la Caisse de compensation « le prix du sucre brut s’est affiché à son plus haut niveau le mois de décembre 2019 soit 318 dollars la tonne, enregistrant ainsi une augmentation de 5% par rapport au mois de novembre de cette année, et une hausse de 6% comparé au même mois de l’année 2018 ». Dans son bulletin d’information de décembre 2019 (N°10), l’institution publique, créée en 1941 et relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, avait, à cet égard, noté que « la moyenne annuelle des cours du sucre sur les marchés internationaux a enregistré une hausse de 1% comparativement à l’année 2018». Poursuivant son analyse, la Caisse de compensation ajoutait : l’évolution de la charge du sucre aussi bien en volume qu’en valeur, relative aux onze mois de l’année 2019 comparée à la même période de l’année 2018, n’a pas connu de changement. Au final, « la charge de compensation du sucre relative à cette période s’est élevée à 3.159 millions de dirhams, contre 3.171 millions de dirhams pour la même période en 2018 », avait souligné l’institution précisant que la subvention forfaitaire du sucre par kilogramme est figée au niveau de 2,8 DH/kg. Dans une synthèse de son rapport sur la compensation au titre de l’année 2020, la Direction du budget relevant du ministère de l’Economie a relevé qu’hormis une légère reprise en 2016, « le cours moyen du sucre brut s’est inscrit dans une baisse prolongée au titre de ces dernières années en passant d’un pic de 661 $/T en 2011 à 379 $/T en 2017, 293 $/T en 2018, et 291 $/T au titre de la période janvier-septembre 2019 ». Il ressort dudit document qu’au cours de cette même période, « le cours du sucre brut a fluctué entre 261 $/T et 321 $/T, enregistrant une moyenne de 291 $/T, contre 298 $/T au titre de la même période de l’année précédente ». Et le ministère de l’Economie de déduire que « le taux de couverture de la consommation par la production nationale est passé de 20% en 2012 à 49% en 2016, puis est prévu de s’établir à 49% en 2019 ». A l’instar de l’ensemble des principales céréales dont les cours internationaux ont progressé de 2,9% au mois de janvier, les prix du blé ont enregistré la plus forte hausse. Cette forte hausse s’explique par « l’accélération des achats de plusieurs pays dans un contexte de ralentissement des expéditions en France, où les ports étaient en grève, et l’annonce d’une possible mise en place de quotas à l’exportation jusqu’au 30 juin 2020 en Fédération de Russie, en raison de prix intérieurs élevés », a indiqué la FAO. Du côté de notre ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, il ressort de la synthèse dudit rapport qu’« en 2018, la charge de compensation du blé tendre et de la farine s’est située à hauteur de 1501 MDH ». La note indiquait également que « la reconduction du contingent de la farine nationale de blé tendre (FNBT) de 6,5 millions de quintaux a permis de préserver pratiquement le même niveau de la subvention de la FNBT (1003 MDH) ». Plus généralement, le document avait relevé que « le cours du blé tendre sur le marché international a enregistré une moyenne de 189 $/T au cours la période janvier-septembre 2019 pour la référence du blé tendre d’origine française », précisant qu’il s’agit de la 5ème année consécutive où le cours moyen du blé tendre est inférieur à 200 $/T, alors qu’il avait enregistré plus que 300 $/T en 2011, 2012 et presque autant en 2013. Un fait qui commence à pointer le bout de son nez, les précipitations ne semblent pas être au rendez-vous de ce début d’année que tout le monde considère comme important pour la bonne tenue de la céréaliculture nationale. Ce qui sera annonciateur, si la situation se maintient en l’état d’ici mars prochain, d’une ruée vers les importations aussi importante que celle des mauvaises années
Les cours des produits alimentaires au plus haut depuis plus de deux ans

En novembre, les prix des produits alimentaires ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de deux ans. La flambée des prix internationaux de la viande et des huiles végétales explique la forte hausse de l’indice FAO des prix des produits alimentaires qui a été en moyenne de 177,2 points au cours de ce mois. Ce renchérissement correspond à 2,7% de plus qu’en octobre et à 9,5% de plus qu’à la même période de l’année précédente, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En détail, l’Indice FAO du prix de la viande a enregistré sa hausse mensuelle la plus forte de ces dix dernières années marquée par un accroissement de 4,6%. «Les cotations de prix pour les viandes bovines et ovines sont celles qui ont connu la plus forte hausse, elle-même stimulée par une forte demande d’importation, surtout de la part de la Chine en prévision des festivités de fin d’année», a relevé l’agence onusienne soulignant que le prix de la viande de porc et de la volaille a également augmenté. Au cours de ce même mois, l’Indice FAO du prix de l’huile végétale s’est accru de 10,4%, tandis que les cotations de prix de l’huile de palme ont connu une hausse « dans un contexte caractérisé par une solide demande mondiale d’importation, un recours accru à la production de biocarburants et des prévisions de déficit d’approvisionnement l’an prochain. Les prix de l’huile de colza et de l’huile de soja ont aussi augmenté», a souligné la FAO. Encouragée par des prévisions exagérées selon lesquelles la consommation mondiale de sucre allait dépasser la production de cette denrée dans les années à venir, la hausse de l’Indice FAO du prix du sucre a été d’1,8% depuis octobre, si l’on en croit les chiffres publiés par l’organisation. Il est à noter que les conditions de croissance ont été bien loin d’être idéales en Thaïlande, en Inde, en France et aux Etats-Unis. Concernant l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il apparait que cet aliment n’a connu qu’une légère hausse depuis octobre due «à la baisse saisonnière de la production de lait en Europe et au fait que la forte demande mondiale n’a pas fléchi», selon la FAO. En revanche, l’évolution de l’Indice FAO du prix des céréales a connu une baisse d’1,2%. Ce repli s’inscrit «dans un contexte de forte compétition entre les principaux exportateurs mondiaux de blé», a précisé l’agence. A noter aussi que «le prix du riz a lui aussi diminué et les prix à l’exportation du maïs des USA ont subi une pression à la baisse, alors que ceux en Argentine et au Brésil ont été globalement plus stables». A propos toujours des céréales, la FAO a indiqué que les prévisions pour 2019 de cette denrée alimentaire devraient s’établir à 2 714 millions de tonnes, soit 2,1% de plus par rapport à 2018, atteignant ainsi la plus importante récolte jamais connue. A noter également que la dernière révision à la hausse reflète une production de céréales secondaires plus importante que celle attendue en Chine, en Fédération de Russie et en Ukraine. Selon les prévisions de la FAO, «la production mondiale de céréales secondaires, dont le maïs, devrait atteindre, selon les prévisions actuelles, les 1.433 millions de tonnes, soit un peu moins que le niveau record enregistré en 2017». Quant à la production mondiale de blé, elle devrait enregistrer une hausse de 4,8% par rapport à 2018 et atteindre les 766,4 millions de tonnes, suite à une révision à la hausse pour l’Union européenne. En parallèle, «la production mondiale du riz atteindra probablement les 515 millions de tonnes, soit une légère perte de 0,5% par rapport au record de 2018, avec l’Egypte, Madagascar et le Nigeria en bonne position pour permettre une reprise de toute la production du riz africain cette saison», a poursuivi l’organisation dans son rapport du mois. Alain Bouithy