Maroc. L’IPC poursuit sa tendance haussière à fin avril

Maroc. L’IPC poursuit sa tendance haussière à fin avril

L’indice des prix à la consommation (IPC) poursuit sa tendance haussière à fin avril 2022, selon les derniers chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP). Au quatrième mois de l’année en cours, il a connu une hausse de 1,8% par rapport au mois précédent, a en effet indiqué l’institution publique chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc dans sa note d’information relative à l’IPC du mois d’avril 2022. Selon les explications du Haut-commissariat, «cette variation est le résultat de la hausse de 3,0% de l’indice des produits alimentaires et de 0,9% de l’indice des produits non alimentaires». A titre de rappel, l’évolution de cet indice (1,8%) au titre du mois de mars de cette année avait été attribuée à la hausse de 3,8% de l’indice des produits alimentaires et de 0,5% de l’indice des produits non alimentaires. La variation de l’IPC observée au cours de février de la même année résultait de la hausse de 1,0% de l’indice des produits alimentaires et de 0,3% de l’indice des produits non alimentaires, selon le HCP. Il est à noter que les hausses des produits alimentaires observées entre mars et avril 2022 ont concerné principalement les «Fruits» avec 12,3%, les «Poissons et fruits de mer» (9,8%), les «Huiles et graisses» (5,0%), les «Légumes» (2,9%), les «Viandes» (1,8%), le «Pain et céréales» (1,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,3%). Dans sa note, le Haut-commissariat a, en revanche, constaté que les prix ont diminué de 0,5% pour le «Lait, fromage et œufs» ; tandis que pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» (13,2%). A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2022 avaient concerné principalement les «Légumes» (13,8%), les «Poissons et fruits de mer» (6,2%), les «Fruits» (5,2%), les «Viandes» (3,5%), le «Lait, fromage et œufs» (2,1%), le «Pain et céréales» (1,9%) et les «Huiles et graisses» (1,2%). En revanche, les prix avaient connu une baisse de 0,2% pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes», avait indiqué le Haut-commissariat dans sa note d’information d’alors ajoutant que, pour les produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» (8,0%). Il est à noter également qu’entre mars et avril 2022, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Al Hoceima (3,6%), à Fès (3,3%), à Dakhla (2,3%), à Oujda, Rabat, Safi et Errachidia (2,0%), à  Kénitra et Tanger (1,9%), à Marrakech, Meknès et Laâyoune (1,6%), à Tétouan (1,5%), à Casablanca et Béni Mellal (1,3%) et à Agadir (1,2%), selon le Haut-commissariat. Rappelons, à titre de comparaison, qu’entre février et mars 2022, les hausses de l’IPC avaient été enregistrées à Errachidia (2,8%), à Béni Mellal (2,5%), à Settat et Al-Hoceima (2,4%), à Fès, Tétouan et Safi (2,3%), à Meknès, Tanger et Laâyoune (2,1%), à Kénitra et Oujda (1,9%), à Casablanca (1,7%), à Dakhla (1,6%), à Marrakech (1,4%), à Agadir et Rabat (1,2%) et à Guelmim (0,7%). En glissement annuel, il ressort de la note d’information du Haut-commissariat que l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 5,9% au cours du mois d’avril 2022. Cette évolution s’explique par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 9,1% et de celui des produits non alimentaires de 3,7%, selon l’institution publique. Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une stagnation pour la «Santé» à une hausse de 12,4% pour le «Transport», a relevé le Haut-commissariat de même source. En fin de compte, «l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois d’avril 2022 une hausse de 0,8% par rapport au mois de mars 2022 et de 4,4% par rapport au mois d’avril 2021», a conclu le Haut-commissariat au plan. Alain Bouithy

L’envolée des prix des huiles végétales et du maïs s’estompe à l’échelle mondiale

L’envolée des prix des huiles végétales et du maïs s’estompe à l’échelle mondiale

Répit. Les prix mondiaux des produits alimentaires ont amorcé un repli au cours du mois d’avril 2022, à la suite principalement du léger recul des prix des huiles végétales et des céréales, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Après leur envolée au mois précédent, les prix des huiles végétales et du maïs ont affiché une légère baisse. Quant à ceux du riz, de la viande, des produits laitiers et du sucre, ils se sont accrus  légèrement au cours de la même période, a indiqué l’agence onusienne dans un nouveau rapport. Malgré ce recul, les données recueillies par l’institution internationale laissent cependant apparaitre une dégradation des perspectives concernant les échanges mondiaux. Quoi qu’il en soit, « l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une valeur moyenne de 158,5 points en avril 2022, soit une baisse de 0,8% par rapport au niveau record atteint en mars », a constaté l’agence dans son rapport précisant qu’il était encore en hausse de 29,8% par rapport à son niveau d’avril 2021. Dans le détail, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a baissé de 5,7% en avril. D’après les données analysées, il efface près d’un tiers de la hausse enregistrée en mars, mais reste bien supérieur à son niveau enregistré un an auparavant. « Cette baisse s’explique par le recul des prix des huiles de palme, de tournesol et de soja, qui a plus que compensé la hausse des cours de l’huile de colza », a expliqué la FAO. Sous l’effet de la faiblesse des importations mondiales due aux coûts élevés, ainsi que de l’affaiblissement des perspectives concernant la demande en Chine, les prix internationaux de l’huile de palme ont pour leur part accusé un retrait modéré en avril dernier. Si le léger recul de l’indice est le bienvenu, en particulier pour les pays à faible revenu et à déficit vivrier, l’Économiste en chef de la FAO, Máximo Torero Cullen, note cependant que « les prix des produits alimentaires restent proches de leurs plus hauts niveaux atteints récemment, en raison du resserrement persistant du marché ». Ce qui, a-t-il estimé, « met à mal la sécurité alimentaire des plus vulnérables dans le monde entier». Tiré vers le bas par une baisse de 3,0% des prix mondiaux du maïs, l’Indice FAO des prix des céréales a, de son côté, cédé 0,7 point (0,4%) au cours du mois dernier, après avoir affiché une valeur moyenne de 169,5 points en avril. A noter que les prix internationaux du blé, qui se ressentent fortement du blocage prolongé des ports en Ukraine et des craintes suscitées par les conditions de culture aux États-Unis d’Amérique, ont gagné 0,2%, selon l’agence des Nations Unies. La FAO affirme toutefois que cette hausse a été tempérée par l’accroissement des expéditions de l’Inde et un volume d’exportations plus important que prévu en Fédération de Russie. Soutenus par une forte demande en Chine et au Proche-Orient, les prix internationaux du riz ont quant à eux augmenté de 2,3% par rapport à leurs niveaux de mars. L’Indice FAO des prix du sucre a progressé de 3,3% au cours de cette même période. Des données montrent qu’il a affiché une valeur moyenne de 121,8 points en avril, correspondant ainsi à une augmentation de 3,9 points depuis mars. Selon les explications de la FAO, cette évolution est justifiée par « la hausse des prix de l’éthanol et de craintes au sujet du lent démarrage de la récolte de 2022 au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre ». Dans son rapport, l’agence onusienne note toutefois que des disponibilités plus importantes que prévu en Inde, exportateur majeur de sucre, ont renforcé les perspectives mondiales en matière d’offre et ont empêché une hausse plus substantielle des prix. S’agissant de l’Indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 121,9 points en avril, enregistrant ainsi une hausse de 2,2% (2,7 points) par rapport au mois précédent et atteignant du coup un nouveau niveau record. Une évolution due à la hausse des prix de la volaille, de la viande de porcins et de la viande de bovins. Comme l’explique l’agence, « les perturbations qui touchent les exportations de l’Ukraine et la propagation de la grippe aviaire dans l’hémisphère Nord ont eu des incidences sur les prix de la volaille », tandis que les prix de la viande d’ovins ont affiché une valeur moyenne légèrement plus faible. En s’établissant en moyenne à 147,1 points en avril, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 0,9%, soit 1,3 point, de plus qu’en mars. Il s’agit de la huitième hausse mensuelle consécutive de l’Indice qui s’établit ainsi à 28,0 points (23,5%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an, a fait savoir la FAO. Selon elle, « en avril, la tendance haussière des prix des produits laitiers s’est poursuivie, sous l’effet d’un resserrement persistant des disponibilités mondiales, car la production laitière en Europe de l’Ouest et en Océanie a continué d’afficher des résultats en dessous de ses niveaux saisonniers ». A noter que la plus forte hausse est à mettre au compte des prix internationaux du beurre, dont la demande s’est envolée du fait de la pénurie actuelle d’huile de tournesol et de margarine, a conclu l’agence. Alain Bouithy

La FAO plaide pour la création d’un mécanisme de financement des importations alimentaires

La FAO plaide pour la création d’un mécanisme de financement des importations alimentaires

Face à l’envolée des prix alimentaires résultant de la guerre en Ukraine, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a décidé de prendre le taureau par les cornes. L’agence onusienne a, en effet, appelé récemment à la création d’un mécanisme de financement des importations alimentaires (FIFF) en vue d’aider les pays les plus pauvres à faire face à l’envolée des prix et d’accroître la production et la productivité agricoles mondiales de manière durable. «Alors que la pandémie de Covid-19 mettait déjà à mal les budgets, le conflit en Europe de l’Est a fait grimper l’indice des prix des produits alimentaires de la FAO à un niveau jamais atteint, frappant le plus durement les personnes vulnérables», a constaté la FAO relevant que la hausse des prix des engrais compromet les récoltes futures à l’échelle mondiale. Plus grave encore, les projections de la FAO tendent à montrer que «le conflit pourrait ajouter 13,1 millions de personnes supplémentaires au nombre de celles qui souffrent de la faim entre 2022 et 2026, par rapport au scénario de référence », poursuit la FAO. Pour bien comprendre la préoccupation de l’agence des Nations unies, il est important de rappeler que la Russie et l’Ukraine sont des acteurs importants du marché mondial de l’alimentation. Ces deux pays représentent au moins 30% des importations de blé de près de 50 pays. Et ce n’est pas tout. Comme l’a relevé la FAO dans un communiqué, la Russie compte également parmi les grands exportateurs d’engrais. A titre de rappel, en 2020, le «pays s’est classé au premier rang des exportateurs d’engrais azotés, au deuxième rang des fournisseurs de potassium et au troisième rang des exportateurs d’engrais phosphoreux», a fait savoir l’agence des Nations unies ajoutant que les prix de l’énergie ont également augmenté, principalement en raison des conditions du marché. D’où l’urgence de mettre en place un tel mécanisme dont les interventions seraient strictement fonction des besoins urgents et limitées aux pays à revenu faible et aux pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure qui sont des importateurs nets de produits alimentaires, selon les précisions du directeur général de la FAO, Qu Dongyu. Objet de l’une des six propositions de politique générale rassemblées par la FAO en riposte à la crise, le FIFF est conçu pour accroître la résilience future en demandant aux pays éligibles de s’engager à investir davantage dans des systèmes agroalimentaires durables, a-t-il expliqué dans un message vidéo adressé à une réunion de ministres des Finances et de gouverneurs des banques centrales organisée par le Groupe des 20 à Washington. Dans son message, le DG de la FAO a précisé que ce mécanisme, qui se veut complémentaire de ceux qui existent déjà au sein du système des Nations unies, avait fait l’objet d’essais de mesure de son incidence sur les marchés mondiaux qui s’étaient avérés concluants. Selon Qu Dongyu, le mécanisme qu’il appelle de ses vœux à mettre en place serait facile à administrer et à transposer à plus grande échelle. «Il est grand temps d’œuvrer ensemble à l’éradication de la faim et de la malnutrition dans le monde», a lancé le patron de cette institution internationale créée en 1945 dans l’objectif suprême d’«aider à construire un monde libéré de la faim». Qu Dongyu a, enfin, assuré que les essais de mesure de l’incidence de ce mécanisme amenaient à la conclusion suivante : «Nous devons augmenter la production et la productivité agricoles dans le monde, sans négliger la durabilité». Alain Bouithy

ANGOLA: Luanda réussit à faire baisser le volume de ses importations en produits alimentaires

ANGOLA: Luanda réussit à faire baisser le volume de ses importations en produits alimentaires

Au cours des cinq dernières années, l’Angola a réduit de 4,2 à 1,4 milliards de dollars, le volume de ses importations en produits alimentaires(riz, huile…). La mise en œuvre du Programme d’appui à la production, diversification des exportations et substitution des importations a largement contribué à cette réduction selon le ministre angolais de l’Économie et de la Planification, Mário Caetano João. Depuis l’arrivée aux affaires de Joáo Lourenço, d’importants investissements ont été consentis dans l’agro industrie grâce au rapatriement des milliards de devises volés par des dignitaires du Mpla, sous la présidence d’Eduardo Dos Santos. Aujourd’hui, mieux que par le passé, des produits made in Angola arrosent les marchés des pays de la CEEAC, notamment les 2 Congo , le Cameroun , Gabon… Produits alimentaires, céramiques ,verres en crystal et en pvc, assiettes, plats, pâtes dentifrices, bières… sont vendus compétitifs grâce au mécanisme de fluctuation monétaire du Kwanza. En 5 ans seulement, Luanda fait mieux que Yaoundé, Brazzaville, Libreville, Malabo, Kinshasa, Kigali. Par cette politique de substitution et de réduction des importations, Joã Lourenço place son pays dans une meilleure perspective d’affronter la Zleca. Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier.

Huiles végétales et produits laitiers tirent les prix vers le haut

Huiles végétales et produits laitiers tirent les prix vers le haut

Les prix mondiaux des produits alimentaires étaient en hausse au cours du mois de janvier 2022, annonce l’Agence des Nations Unies pour l’aliment et l’agriculture (FAO). En s’établissant en moyenne à 135,7 points le mois dernier, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une hausse de 1,1% par rapport à décembre 2021. La progression de cet indice est due «en premier lieu à la hausse de 4,2% en glissement mensuel de l’Indice FAO des prix des huiles végétales, dont la tendance à la baisse enregistrée en décembre s’est inversée et qui a atteint son plus haut niveau historique», a expliqué l’agence onusienne. A en croire la FAO, les cours de toutes les principales huiles ont augmenté également au cours de la même période en raison de la hausse des prix du pétrole brut. Dans son rapport, l’organisation internationale attribue l’évolution «des prix de l’huile de palme en grande partie aux craintes concernant la possible diminution des disponibilités exportables en Indonésie, premier exportateur mondial. La même source explique, par ailleurs, que les prix de l’huile de soja ont pour leur part été soutenus par d’abondants achats à l’importation, en particulier de la part de l’Inde. Quant aux prix de l’huile de colza, ils ont été portés par la poursuite du resserrement de l’offre a poursuivi la FAO notant, en ce qui concernant l’huile de tournesol, que le resserrement de l’offre et la hausse de la demande mondiale à l’importation se sont répercutés sur les cours. Cité dans un communiqué de la FAO, Boubaker Ben-Belhassen, Directeur de la Division des marchés et du commerce de la FAO, estime que «la diminution des disponibilités exportables, qui s’ajoute à d’autres contraintes sur le plan de l’offre, en particulier le manque de main-d’œuvre et les conditions météorologiques défavorables, est en grande partie à l’origine de cette augmentation des prix, qui atteignent un niveau record». En progression de 2,4%, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré sa cinquième hausse mensuelle consécutive, selon l’agence qui précise cependant que les plus fortes hausses étant à mettre au compte sont celles du lait écrémé en poudre et du beurre. Notons que le resserrement des marchés mondiaux des produits laitiers fait suite à la réduction des disponibilités exportables en provenance de l’Europe de l’Ouest, au fait que l’on attende une production en dessous de la moyenne en Océanie dans les mois à venir ainsi qu’aux retards dans le traitement et le transport dus au manque de main‑d’œuvre lié à la covid-19, comme l’a fait savoir la FAO dans son communiqué. Selon la même source, l’Indice FAO des prix des céréales s’est légèrement accru de +0,1% par rapport à décembre 2021 : les prix du maïs à l’exportation ont progressé de 3,8%, ceux du blé ont accusé un recul de 3,1% tandis qu’une hausse mensuelle de 3,1% a été observée au niveau des prix internationaux du riz. Notons que «l’Indice FAO des prix de la viande a légèrement augmenté en janvier, les prix internationaux de la viande de bovins atteignant un niveau record, tandis que les prix de la viande d’ovins et de la volaille se sont assouplis» également, fait savoir l’agence onusienne ajoutant que ceux de la viande de porcins ont légèrement augmenté. En recul de 3,1% par rapport au mois précédent, l’Indice FAO des prix du sucre est le seul sous-indice à afficher une baisse en janvier dernier. En cause : «les perspectives de production favorables dans des pays exportateurs majeurs, l’Inde et la Thaïlande, ainsi que de l’amélioration des précipitations et de la baisse des prix de l’éthanol au Brésil», d’après les explications de la FAO. Alain Bouithy

Les cours mondiaux des produits alimentaires en recul à fin décembre dernier

Les cours mondiaux des produits alimentaires en recul à fin décembre dernier

MAROC. Le gouvernement est-il informé de la baisse des prix des produits alimentaires intervenue récemment à l’échelle internationale? Lui qui avait attribué, pas plus tard qu’en novembre dernier, l’envolée des prix de certains produits de base constatée au niveau national au contexte international. Quoi qu’il en soit, la nouvelle donne rapportée jeudi dernier par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ne devrait pas arranger les affaires du gouvernement. En effet, l’exécutif n’a plus qu’à s’appuyer sur d’autres arguments soutenus par la ministre de l’Economie et des Finances lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, pour justifier ces hausses devenues insupportables pour bien de familles marocaines. Et pour cause : les prix internationaux des huiles végétales et du sucre ont cédé beaucoup de terrain par rapport à leurs niveaux auparavant élevés au cours du dernier mois de l’année 2021, a constaté l’agence onusienne dans un récent rapport. L’évolution des cours de ces deux produits a eu pour conséquence un léger recul des prix mondiaux des produits alimentaires en décembre, a relevé la FAO. En effet, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a accusé une baisse de 0,9% par rapport à novembre, affichant une valeur moyenne de 133,7 points en décembre. L’Indice, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés dans le monde, demeure toutefois à un niveau encore supérieur de 23,1% à celui de décembre 2020, a constaté l’organisation internationale assurant que la seule hausse mensuelle enregistrée en décembre est à mettre au compte du sous-indice des produits laitiers. Un réconfort, certainement, pour l’exécutif. «Sur toute l’année 2021, en moyenne annuelle, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 125,7 points, soit pas moins de 28,1% de plus que l’année précédente», a fait savoir la FAO. Dans le détail, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a reculé de 3,3% en décembre. Une variation due à l’affaissement des cours de l’huile de palme et de l’huile de tournesol, «car la demande mondiale à l’importation a été faible, ce qui est peut-être lié au fait que l’on se soit inquiété des conséquences de la hausse du nombre de cas de Covid-19». Selon l’organisation, les données recueillies montrent que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a atteint son plus haut niveau jamais enregistré sur l’ensemble de l’année. Il a augmenté de 65,8% par rapport à 2020, a-t-elle constaté. Pour rappel, le Conseil de la concurrence avait attribué la hausse des prix des huiles de table à la conjonction de facteurs objectifs liés à la structure du marché lui-même et aux évolutions du marché extérieur duquel il est dépendant. Dans un avis relatif à «l’examen du respect des règles d’une concurrence libre et loyale par les producteurs et importateurs des huiles de table suite aux augmentations des prix de vente constatées sur le marché national», il avait mis l’accent «sur les cours mondiaux des huiles brutes en forte augmentation depuis le début de l’allègement des mesures de confinement liées à la pandémie de Covid-19 et les coûts de matières premières aggravés par la hausse concomitante du prix de l’énergie et du transport», comme l’avait rapporté la MAP. Avant de formuler quelques recommandations sous forme d’observations. En perdant 3,1% depuis novembre, l’Indice FAO des prix du sucre tombe à son niveau le plus bas depuis cinq mois. La FAO justifie ce recul par  les craintes quant aux éventuelles répercussions du variant Omicron sur la demande mondiale, de l’affaiblissement du real brésilien et de la baisse des prix de l’éthanol. A noter que sur l’ensemble de l’année 2021, l’Indice FAO des prix du sucre a cependant grimpé de 29,8% par rapport à l’année précédente pour atteindre son plus haut niveau depuis 2016. S’il est resté globalement stable en décembre, il ressort du rapport de l’organisation que sur l’ensemble de l’année 2021 l’Indice FAO des prix de la viande a progressé de 12,7% par rapport à 2020. Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, les données montrent qu’il est le seul sous-indice à avoir progressé en décembre ; après avoir gagné 1,8% par rapport au mois précédent. Il faut dire qu’au cours du mois dernier, «les cours internationaux du beurre et du lait en poudre ont augmenté à la suite de la baisse de la production laitière dans l’Europe de l’Ouest et en Océanie. Les prix du fromage ont légèrement reculé, ce qui indique que les producteurs laitiers d’Europe de l’Ouest ont privilégié ce produit», a expliqué la FAO précisant qu’en 2021, la valeur moyenne de l’Indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 16,9% par rapport à 2020. Alain Bouithy

Les cours mondiaux des huiles végétales atteignent un niveau inédit

Les cours mondiaux des huiles végétales atteignent un niveau inédit

Les cours des produits alimentaires continuent de grimper à l’échelle mondiale. Selon les données recueillies par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ils ont atteint le niveau le plus haut de ces dix dernières années. Après trois mois consécutifs de hausse, l’indice des prix des produits alimentaires se situait en octobre à son plus haut niveau depuis juillet 2011, a annoncé l’agence onusienne dans un nouveau rapport précisant qu’il s’est établi en moyenne à 133,2 points en octobre, soit 3% (ou 3,9 points) de plus qu’en septembre. Cette hausse est « principalement due à la solidité constante des prix mondiaux des huiles végétales et des céréales », a expliqué l’organisation internationale de même source. Notons à ce propos qu’avec une hausse de 9,6% en octobre, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a atteint son plus haut niveau jamais enregistré, suite à l’affermissement des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. Il s’est en effet établi en moyenne à 184,8 points en octobre, gagnant ainsi 16,3 points par rapport au mois dernier. En progression pour le quatrième mois consécutif, la hausse des prix de l’huile de palme « est largement due à des craintes qui persistent quant à la production limitée en Malaisie, où l’on manque actuellement de travailleurs migrants », selon l’agence des Nations unies. A noter que les cours de l’huile de colza sont restés solides en raison principalement du resserrement prolongé de l’offre et de la demande mondiales. De son côté, « l’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 137,1 points en octobre, soit 4,3 points (3,2%) de plus qu’en septembre et 25,1 points (22,4%) de plus que son niveau enregistré il y a un an », a indiqué l’organisation précisant que les cours internationaux de toutes les principales céréales ont progressé par rapport au mois précédent. La progression de cet indice provient de l’augmentation des prix mondiaux du blé de 5% qui ont continué de grimper pour le quatrième mois consécutif pour atteindre un niveau supérieur de 38,3% à celui qu’ils affichaient il y a un an, soit leur plus haut niveau depuis novembre 2012. Cette évolution survient «dans un contexte de resserrement des disponibilités mondiales dû à une baisse des récoltes dans les principaux pays exportateurs, notamment le Canada, les États-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie», comme le précise la FAO. Dans son rapport, l’organisation internationale s’est également intéressée à l’évolution en octobre dernier des cours mondiaux des produits laitiers, de la viande et du sucre. Il ressort ainsi que l’Indice FAO des prix des produits laitiers a affiché une valeur moyenne de 120,7 points en octobre, correspondant à une hausse de 2,6 points (2,2%) par rapport au mois de septembre et un niveau supérieur de 16,2 points (15,5%) à celui enregistré au même mois un an auparavant. A en croire l’agence, cette évolution a été soutenue par « une demande à l’importation mondiale dans l’ensemble plus forte pour le beurre, le lait écrémé en poudre et le lait entier en poudre, en raison des efforts consentis par les acheteurs pour trouver des disponibilités, afin de constituer des stocks ». L’offre des principaux pays producteurs étant suffisante pour satisfaire la demande mondiale à l’importation, ledit rapport indique que les prix du fromage sont en revanche restés globalement stables au cours du mois dernier. En cédant 0,7% par rapport à sa valeur révisée de septembre, l’Indice FAO des prix de la viande a affiché son troisième recul mensuel consécutif. En effet, il s’est établi en moyenne à 112,1 points en octobre, soit 0,8 point (0,7%) de moins que sa valeur révisée de septembre. Selon la FAO, et en raison respectivement de la diminution des achats en Chine et d’un fort recul des cours des disponibilités en provenance du Brésil, les cours internationaux de la viande de porcins et de la viande de bovins ont baissé  en octobre dernier. L’organisation note, en revanche, que « les cours de la viande de volaille et de la viande d’ovins ont augmenté, sous l’impulsion d’une forte demande mondiale et du faible accroissement de la production ». Quant à l’Indice FAO des prix du sucre, il a affiché une valeur moyenne de 119,1 points en octobre, perdant ainsi 1,8% (2,1 points) depuis septembre. Après six hausses mensuelles consécutives, l’indice accuse une baisse qui « s’explique principalement par une demande à l’importation mondiale limitée et par des perspectives de disponibilités exportables abondantes en Inde et en Thaïlande, ainsi que par la dépréciation du real brésilien par rapport au dollar américain», selon la FAO. Alain Bouithy

Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée

Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée

Les prix internationaux des produits alimentaires ont poursuivi leur progression au cours du mois d’avril, souligne un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En avril, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une onzième hausse mensuelle consécutive, s’établissant en moyenne à 120,9 points, soit une hausse de 1,7% depuis mars et 30,8% de plus que son niveau enregistré au même mois de l’année dernière. S’il a atteint son plus haut niveau depuis 2014, l’agence onusienne a toutefois noté un recul en valeur nominale de 12% par rapport à son plus haut historique atteint en février 2011. Selon les données disponibles, le sucre a enregistré la plus forte hausse au cours de cette période. En effet, l’Indice FAO des prix du sucre s’est accru de 3,9% au cours du mois dernier et progresse de 60% par rapport à avril 2020. «Le rebond des prix internationaux du sucre constaté en avril est dû à un niveau d’achat élevé, dans un contexte où la lente progression des récoltes au Brésil et les dégâts provoqués par le gel en France ont amplifié les craintes d’un resserrement des disponibilités mondiales en 2020-2021», a expliqué la FAO. D’après l’organisation, l’évolution des prix a « également bénéficié de l’appréciation du real brésilien par rapport au dollar des Etats-Unis, qui a généralement des effets sur les expéditions du Brésil, le premier producteur mondial de sucre». Si l’on en croit l’agence des Nations unies, il apparaît que la pression à la hausse sur les prix a été quelque peu limitée par les importantes exportations prévues en Inde et par le léger recul des prix du pétrole brut, a-t-elle souligné dans un communiqué. En hausse de 2,9 points (1,8%) en glissement mensuel, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a pour sa part connu une progression de 1,8% au cours du même mois, suite à la hausse des cours internationaux de l’huile de palme « sous l’effet de craintes d’une croissance de la production plus lente que prévu dans les principaux pays exportateurs ». Dans son rapport, la FAO a également fait état de la poursuite de la hausse des valeurs des huiles de soja et de colza ainsi que de la contraction modérée des prix de l’huile de tournesol. En s’établissant en moyenne à 101,8 points, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une hausse de 1,7% par rapport à sa valeur de mars. Il a ainsi enregistré son septième mois consécutif de hausse et un niveau supérieur de 5,1% à celui du même mois de l’année dernière, a précisé l’agence. Dans son communiqué, la FAO a attribué cette évolution à la « forte demande en provenance de l’Asie de l’Est qui a soutenu les cours des viandes de bovins d’ovin et de porcin». L’agence a toutefois relevé une stabilité au niveau des prix de la viande de volaille, en raison de l’équilibre des marchés mondiaux dans leur ensemble. Selon la même source, en avril, « l’Indice FAO des prix des céréales a gagné 1,2%, après un bref repli en mars, et s’établit maintenant à 26% de plus que son niveau d’avril 2020 ». Dans le détail, les données disponibles montrent que « les prix du maïs ont progressé de 5,7% et ont atteint un niveau supérieur de 66,7% à leurs valeurs enregistrées il y a un an ». Comme l’a expliqué l’organisation de même source, « les superficies plantées sont moins importantes que prévu aux États-Unis d’Amérique et les conditions de culture en Argentine, au Brésil et aux Etats-Unis d’Amérique ont suscité certaines inquiétudes ». Si les cours internationaux du blé sont restés stables dans l’ensemble, les données recueillies montrent que ceux du riz, de l’orge et du sorgo ont de leur côté accusé un recul. Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il s’est établi en moyenne à 118,9 points, ce qui correspond à une progression de 1,2% par rapport au précédent mois. « Il s’agit du onzième mois consécutif de hausse de l’Indice, qui grimpe de 24,1% par rapport à son niveau enregistré il y a un an », a précisé l’organisation notant que les cours du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont augmenté sous l’effet d’une forte demande à l’importation en Asie. Alain Bouithy