Maroc. La croissance de l’économie nationale ralentit à 2,5% au premier trimestre

Maroc. La croissance de l’économie nationale ralentit à 2,5% au premier trimestre

Selon les premières estimations du Haut-Commissariat au plan (HCP) publiées lundi 1 juillet, la croissance de l’économie nationale a nettement ralenti au titre du premier trimestre 2024. Tirée par la demande intérieure, elle s’est située « à 2,5% au lieu de 3,9% durant le même trimestre de l’année précédente », a-t-il indiqué dans une note d’information sur la situation économique nationale au premier trimestre 2024. « Cette croissance a été réalisée dans un contexte marqué par une inflation maîtrisée et une amélioration de la capacité de financement de l’économie nationale », a toutefois fait savoir l’organisme public notant que les activités non agricoles sont ressorties en hausse de 3,2% tandis que celles du secteur agricole ont accusé un recul de 5%. Dans le détail, les données recueillies montrent que la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, s’est contractée de 4,3% au premier trimestre 2024. Cette baisse, qui intervient après un accroissement de 1,7% enregistré durant le même trimestre de l’année précédente, s’explique par le « fort repli de la valeur ajoutée de l’agriculture de 5% au lieu d’une hausse de 2,1% et de la hausse de celle de la pêche de 10% au lieu d’une baisse de 4,8% », a indiqué le Haut-Commissariat. Dans sa note, l’institution note également que la valeur ajoutée du  secteur secondaire a, pour sa part, réalisé une hausse de 3,6% au lieu d’une baisse de 0,4% lors de la même période de l’année passée. Pour l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, « cela a été le résultat du ralentissement des activités de l’industrie manufacturière à 2,1% au lieu d’une hausse de 3% et de la hausse des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 17,7% au lieu d’une baisse de 12,1%; de l’électricité, gaz, eau, assainissement et déchets de 3% au lieu d’une baisse de 3% ainsi que du bâtiment et travaux publics de 2,5% au lieu d’une baisse de 3%. L’institution dirigée par Ahmed Lahlimi Alami a, par ailleurs, indiqué que la valeur ajoutée du secteur tertiaire a enregistré un ralentissement de son taux d’accroissement passant de 6% lors de la même période de l’année précédente à 3% au premier trimestre 2024. Les données montrent qu’elle a été marquée par le ralentissement des activités de services financiers et assurances à 3,9% au lieu de 7,3%; de la recherche et développement et les services rendus aux entreprises (3,6% au lieu de 4,3%), du transport et de l’entreposage (3,4% au lieu de 8,7%), des services de l’éducation, de la santé et action sociale (2,9% au lieu de 4,2%), des services immobiliers (2,1% au lieu de 2,7%), de l’hébergement et restauration (1,9% au lieu de 55,8%) et de l’information et communication (1,3% au lieu de 3,1%). Selon le HCP, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a également été marquée par la hausse des activités des services rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale (3,4% au lieu de 3,1%) et du commerce et réparation de véhicules (2,7% au lieu de 1,4%). En somme, « la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu un ralentissement de son taux d’accroissement passant de 3,9% le même trimestre de l’année passée à 3,2% », a souligné le HCP concluant ainsi que « le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 2,5% au premier trimestre de l’année 2024 au lieu de 3,9% une année auparavant », compte tenu de la hausse de 5,5% du volume des impôts nets des subventions sur les produits. Et qu’aux prix courants, il a progressé de 3,8%, dégageant une hausse du niveau général des prix de 1,3%. Alain Bouithy

ECHANGES EXTERIEURS. La position extérieure globale affiche un net déficit au premier trimestre

ECHANGES EXTERIEURS. La position extérieure globale affiche un net déficit au premier trimestre

D’après les données publiées par l’Office des changes au titre du premier trimestre de l’année 2023, la position extérieure globale fait ressortir une situation nette débitrice de 780,6 milliards de dirhams (MMDH) contre -797,2MMDH à fin décembre 2022. Rappelons que la position extérieure globale reflète la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, comme le souligne l’Office dans un communiqué sur les résultats des échanges extérieurs rendu public récemment. « Cette situation résulte de la hausse simultanée des encours des avoirs financiers de 24,8MMDH et des engagements financiers de 8,2Mds DH », selon les explications de l’Office. D’après l’organisme public, «la hausse de l’encours des avoirs financiers est conséquente principalement de l’augmentation de 23,5Mds DH de l’encours des avoirs de réserve». A propos de la progression des engagements financiers, l’Office des changes indique qu’elle  s’explique par l’accroissement enregistré au niveau de l’encours des investissements de portefeuille (22,6Mds DH) atténué, néanmoins, par les baisses de l’encours de la composante «autres investissements» (-10,5MMDH) et de l’encours des investissements directs (-3,9Mds DH). Dans son communiqué, l’Office annonce également que le solde de la balance commerciale a affiché un déficit en hausse de 11% équivalant à +7 Mds DH et se situant à 71 Mds DH contre 64 MMDH au cours de la même période. Le statistiques font en outre ressortir que le taux de couverture s’est pour sa part établi à 61% contre 61,3% au terme des trois premiers mois de l’année en cours. Dans le détail, au titre du premier trimestre 2023, les échanges commerciaux de marchandises ont marqué un accroissement tant au niveau des importations qu’au niveau des exportations par rapport à la même période de l’année 2022, selon l’Office des changes. Ainsi, «les importations ont augmenté de 10% ou +16,6 Milliards de DH (Mds DH) atteignant une valeur de 182 MMDH à fin mars 2023 contre 165,4 Mds une année auparavant», a-t-il indiqué. En parallèle, les exportations se sont améliorées de 9,4%, soit +9,6 Mds DH, passant de 101,4 MMDH à fin mars 2022 à 111 MMDH à fin mars 2023. Selon toujours l’Office, au niveau du compte courant, les résultats de la balance des paiements au titre du premier trimestre 2023 ont fait ressortir un léger excédent du compte des transactions courantes de l’ordre de +0,5 Md DH au lieu d’un déficit de -15,2 MDH à la même période de l’année précédente. Il est à préciser que «ce niveau quasi-équilibré du compte courant s’explique par les soldes excédentaires des services et du revenu secondaire qui ont contrebalancé le déficit enregistré au niveau des transactions sur biens», comme l’a relevé l’Office dans son communiqué. En effet, souligne-t-on de même source, l’excédent des échanges de services a plus que doublé atteignant 32,7 MMDH contre 16 MMDH fin mars 2022 (soit +16,7 MMDH) tandis que l’excédent au titre du revenu secondaire passe à 31,5 MMDH contre 26,7 MMDH fin mars 2022 (+4,8 MMDH). En revanche, poursuit l’Office, « la hausse du déficit au titre des biens s’est limitée à 5,9 MMDH, s’établissant à -61,1 MMDH contre -55,2 MMDH au premier trimestre 2022 ». Et d’ajouter que le solde déficitaire au titre du revenu primaire est resté quasi stable se situant à -2,6 MMDH au lieu de -2,7 MMDH fin mars 2022. A noter que le volume des transactions courantes s’est établi à 381,1 MMDH contre 325,8 MMDH, en hausse de 17% ou +55,3 MMDH. Pour l’Office des changes, cela traduit « les accroissements enregistrés au niveau tant des recettes courantes (190,8 MMDH contre 155,3 MMDH) que des dépenses courantes (190,3 MMDH contre 170,5 MMDH) ». Alain Bouithy

Congo/Hydrocarbures : La réunion des prix des hydrocarbures du premier trimestre prévue du 12 au 14 avril 2023

Congo/Hydrocarbures : La réunion des prix des hydrocarbures du premier trimestre prévue du 12 au 14 avril 2023

La réunion des prix des hydrocarbures qui s’est tenu clôturé, le 13 janvier 2023, et qui obéit à un système d’organisation tournante entre les sociétés évoluant dans l’exploitation et la production des hydrocarbures liquides et gazeux au Congo, pour le compte du 1er trimestre de l’année 2023, se tiendra du 12 au 14 Avril 2023 à Pointe- Noire. Le directeur de cabinet du ministre des hydrocarbures, le professeur Macaire Batchi a fait part des perspectives globales envisagées par l’ensemble des acteurs pétroliers pour l’année 2023. Il a souligné qu’ils se sont fixés cette année un objectif ambitieux de produire 300.000 barils/jour et pensent le réaliser par les projets qui ont été soumis à leur validation au cours de la réunion. Faisant la restitution de ces retrouvailles des prix fixés des hydrocarbures produit au Congo au 4ème trimestre 2022, le rapporteur de cette rencontre, Richard Ngola, a relevé que les moyennes trimestrielles sont de l’ordre de 85,68 dollars par baril pour le Djéno Mélange, 84, 62 dollars le Nkossa Blend, 60,12 dollars le Nkossa butane et 36,22 dollars pour le Nkossa Propane. Quant aux moyennes des différentiels des prix des bruts congolais, en dollars par baril, le Djeno Mélange -2,68 et le Nkossa Blend -1,24, Yombo + 4,14 par rapport au Brent daté ; Nkossa Butane 0,0 par rapport au butane North West Europe ainsi que Le Nkossa Propane 3,77 par rapport au propane Mont Belvieu. Prenant la parole, le directeur général de la société Afric oil and gas corporation (AOGC), Jean Christophe Da-Sylva a indiqué que la réunion de fixation des prix, pour le 4ème trimestre 2022, favorisera la valorisation financière des productions des compagnies pétrolières en République du Congo. Cette réunion qui vise à fixer les prix fiscaux de différentes qualités de brutes produits au Congo par les compagnies pétrolières revêt un caractère familial avec pour objectif commun, celui de la valorisation financière des productions des compagnies pétrolières, mais également pour des meilleures recettes pour le budget de l’Etat. Le comité de fixation des prix des hydrocarbures liquides et gazeux a ainsi tablé sur 87, 67 dollars par baril, la moyenne trimestrielle du prix de vente des bruts produits au Congo, pour un différentiel de 0,08 dollars. Ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures a salué les efforts consentis par le Congo dans la production des produits d’hydrocarbures ces deux dernières années, en dépit de la chute des cours du baril de pétrole sur le marché mondial et de la pandémie de coronavirus. Pendant trois jours, ils ont débattu et fixé les prix du brut des produits d’hydrocarbures extraits au Congo, au titre du dernier trimestre de l’année 2022. La dernière réunion de fixation des prix d’hydrocarbures comptant pour le troisième trimestre de l’année 2022 s’est tenue en octobre dernier, à Pointe-Noire. Florent Sogni Zaou

Maroc. L’économie nationale marque le pas au premier trimestre

Maroc. L’économie nationale marque le pas au premier trimestre

La croissance de l’économie marocaine a nettement marqué le pas au premier trimestre 2022, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Après analyse des derniers chiffres recueillis par l’institution publique, il ressort qu’elle a clairement reculé, se situant à 0,3% au cours des trois premiers mois de l’année au lieu de 2% durant la même période de l’année précédente. Selon les explications du Haut-commissariat, le ralentissement de la croissance économique provient de la hausse des activités non agricoles qui ont bondi de 2,5% au cours de cette période alors que celles du secteur agricole ont accusé une baisse de 14,3%. Dans une note d’information sur la situation économique nationale au premier trimestre 2022, le HCP a toutefois pris la peine de rappeler que cette croissance a été réalisée « dans un contexte d’une forte inflation et d’une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale ». Ainsi, dans le détail, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, s’est contractée de 13,9% au premier trimestre 2022, après avoir enregistré un accroissement de 18,7% le même trimestre de l’année précédente. Le Haut-commissariat attribue cette baisse au fort repli des valeurs ajoutées de l’agriculture de 14,3% au lieu d’une hausse de 19,4% et de celles de la pêche de 7,3% au lieu d’une hausse de 4,5%. Au lieu d’une hausse de 1,1% enregistrée au premier trimestre 2021, la valeur ajoutée du secteur secondaire, en volume, a pour sa part accusé une baisse de 0,9% au premier trimestre 2022. D’après le HCP, cette variation résulte de « l’effet conjugué de la baisse des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 4,8% au lieu d’une hausse de 3%; des industries manufacturières de 2,4% au lieu d’une baisse de 0,8% ». Elle est aussi le résultat de la hausse de celles de l’«Electricité, gaz, eau, assainissement et déchets » de 3,7% au lieu de 1,4% et      du «Bâtiment et travaux publics» de 1,8% au lieu d’une hausse de 5,7%, a-t-il ajouté. Analysant cette fois-ci l’évolution de la valeur ajoutée du secteur tertiaire au titre de la même période, le Haut-commissariat a souligné « une hausse de 4,4% au cours du premier trimestre 2022 après une baisse de 0,8% durant la même période de l’année précédente ». Selon l’institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, la VA de ce secteur a été marquée par la hausse des activités de l’« Hébergement et restauration », avec 25,3% au lieu d’une forte baisse de 27,9%, des « Transports et entreposage » (5,7% au lieu d’un recul de 15,5%), du « Commerce et réparation véhicules » (5% au lieu de 0,5%), des « Services rendus par l’Administration publique générale et la sécurité sociale » (4,8% au lieu de 4,5%) et des « Services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale » (4% au lieu de 2,3%). Dans sa note, le HCP constate également que la valeur ajoutée du secteur tertiaire a été marquée par un ralentissement des activités  des services financiers et assurances (2,1% au lieu de 2,7%) et des services immobiliers (1,9% au lieu de 2,5%). La même source indique qu’aux prix courants, « le PIB a connu une hausse de 3% au lieu de 3,7% une année auparavant, dégageant ainsi une augmentation du niveau général des prix de 4% au lieu de 1,7% ». Il est important de relever ici le fait que la demande intérieure a affiché un net ralentissement passant de 6,8% durant le même trimestre de l’année précédente à 0,7% et que les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution négative à la croissance, se situant à 0,5 point au lieu d’une contribution négative de 4,8 points durant le premier trimestre 2021. Alain Bouithy

Le tourisme mondial s’accélère au premier trimestre

Le tourisme mondial s’accélère au premier trimestre

La reprise du tourisme s’est accélérée au premier trimestre 2022, selon un récent rapport de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). L’assouplissement des restrictions et la hausse de la confiance ont beaucoup contribué à cette évolution permettant ainsi au secteur touristique de poursuivre sa reprise à un rythme soutenu. Après analyse des données de l’OMT, il ressort globalement que « les destinations ont reçu près de trois fois plus d’arrivées internationales au premier trimestre 2022 qu’à la même période de 2021, l’Europe étant en tête du rebond du secteur », a indiqué l’organisation internationale. Ces données montrent que « le tourisme international a connu une augmentation de 182% en glissement annuel en janvier-mars 2022, les destinations du monde entier ayant reçu quelque 117 millions d’arrivées internationales, contre 41 millions au premier trimestre 2021 ». Selon le dernier Baromètre du tourisme mondial de l’OMT, « sur les 76 millions d’arrivées internationales supplémentaires au cours des trois premiers mois, quelque 47 millions ont été enregistrées en mars, ce qui montre que la reprise s’accélère ». Dans le détail, l’Europe a accueilli près de quatre fois plus d’arrivées internationales (+280%) au premier trimestre 2022 qu’au cours de la même période de 2021, a indiqué l’OMT précisant que les résultats ont été portés par une forte demande intrarégionale. S’il est établi que les arrivées ont plus que doublé (+117%) au cours des mêmes trois mois dans les Amériques, les chiffres rendus publics par l’OMT montrent que les arrivées en Europe et dans les Amériques sont toutefois restées respectivement de 43 % et 46 % en dessous des niveaux de 2019. La reprise étant également au rendez-vous du coté du Moyen-Orient (+132 %) et de l’Afrique (+96%) qui ont connu une forte croissance au premier trimestre 2022 par rapport à 2021, selon les mêmes données. Mais à en croire l’organisation internationale, celles-ci montrent également que les arrivées sont restées respectivement de 59 % et 61% en dessous des niveaux de 2019. Quant à l’Asie-Pacifique, les données révèlent qu’elle « a enregistré une augmentation de 64% par rapport à 2021, mais les niveaux étaient là encore inférieurs de 93% aux chiffres de 2019, car plusieurs destinations sont restées fermées aux voyages non essentiels ». A noter que la répartition par sous-région montre que les Caraïbes et le sud de l’Europe méditerranéenne continuent d’afficher les taux de reprise les plus rapides, a fait savoir l’organisation. Selon l’OMT, « dans les deux cas, les arrivées se sont rétablies à près de 75% des niveaux de 2019, certaines destinations atteignant ou dépassant les niveaux pré-pandémie ». Quoi que nous enseignent ces données, et en dépit du fait que le tourisme international reste de 61% en dessous des niveaux de 2019, l’OMT est persuadée que la reprise progressive devrait se poursuivre tout au long de l’année 2022.  Et pour cause : « davantage de destinations assouplissent ou lèvent les restrictions de voyage et la demande refoulée est libérée », a constaté l’organisation. L’OMT en veut pour preuve : «au 2 juin, 45 destinations (dont 31 en Europe) étaient exemptes de restrictions liées à la Covid-19. En Asie, un nombre croissant de destinations ont commencé à assouplir ces restrictions». Mais attention! L’organisation mondiale du tourisme a toutefois prévenu que « la situation économique difficile, associée à l’offensive militaire de la Fédération de Russie en Ukraine, représente un risque baissier pour la reprise du tourisme international ». Quand bien même il n’a eu qu’un impact direct limité sur les performances globales, « ce conflit a d’importantes répercussions économiques au niveau mondial ». Dans ce sens qu’il exacerbe les prix déjà élevés du pétrole et l’inflation générale et perturbe les chaînes d’approvisionnement internationales ; au point d’entraîner « une hausse des coûts de transport et d’hébergement pour le secteur du tourisme », a-t-elle fait savoir. Il est important de relever que la dernière édition du Baromètre du tourisme mondial révèle en outre que les recettes d’exportation se redresseront plus rapidement à mesure que les dépenses augmenteront. Selon l’OMT, « les recettes totales des exportations touristiques (y compris les recettes du transport de passagers) ont atteint un montant estimé à 713 milliards d’USD en 2021, soit une augmentation de 4% en termes réels par rapport à 2020, mais toujours de 61% en dessous des niveaux de 2019 ». Les recettes du tourisme international ont pour leur part atteint 602 milliards d’USD, soit également 4% de plus en termes réels qu’en 2020, a poursuivi l’organisation précisant que l’Europe et le Moyen-Orient ont enregistré les meilleures performances, les revenus atteignant environ 50% des niveaux pré-pandémiques dans les deux régions. Alain Bouithy

Maroc. Baisse des prix et des transactions dans l’immobilier au premier trimestre

Maroc. Baisse des prix et des transactions dans l’immobilier au premier trimestre

L’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) est ressorti en recul au premier trimestre 2022, en glissement annuel. Selon Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), il s’est déprécié de 4,9% par rapport au premier trimestre 2021. Ce recul est le «résultat des diminutions de 5,8% pour le résidentiel, de 2,9% pour les terrains et de 8,6% pour les biens à usage professionnel », ont expliqué les deux institutions dans une note conjointe synthétisant la tendance globale du marché immobilier au cours du 1er trimestre 2022. Reflétant les replis des ventes des biens résidentiels de 6,6%, des terrains de 15,7% et des biens à usage professionnel de 11,9%, le nombre de transactions a, pour sa part, accusé une baisse de 9,3% au cours de la même période, ont souligné BAM et ANCFCC de même source.Dans le détail, les prix du résidentiel se sont dépréciés de 5,8%, suite aux baisses des prix de 6,6% pour les appartements et les villas et de 2,4% pour les maisons. «Pour ce qui est des transactions, leur nombre a accusé un recul de 6,6%, reflétant des baisses de 6,7% pour les appartements, de 4,6% pour les maisons et de 8,2% pour les villas», ont indiqué la Banque centrale et l’Agence nationale de la conservation foncière. Selon la note, rendue publique récemment, en glissement annuel, les prix du foncier et le nombre de transactions ont reculé respectivement de 2,9% et de 15,7%. En ce qui concerne les biens à usage professionnel, les données montrent que les prix ont reculé de 8,6%, avec des baisses des prix de 6,8% pour les locaux commerciaux et de 13,5% pour les bureaux. Quant aux transactions, elles ont enregistré une diminution de 11,9%, en raison de la baisse de 13,4% des ventes des locaux commerciaux et de 4,1% de celles des bureaux. Il est important de noter qu’au titre du premier trimestre de 2022, l’IPAI a enregistré une baisse trimestrielle de 0,3%, attribuée à la diminution des prix du résidentiel de 0,3% et des biens à usage professionnel de 2,5%. Dans leur note, Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC ont, en revanche, constaté que les prix des terrains ont connu une stagnation au cours des trois premiers mois de l’année. Quant au nombre de transactions enregistrées au cours de cette période, il a parallèlement «marqué un repli de 10,5%, avec des baisses de 9,8% pour le résidentiel, de 11,2% pour les terrains et de 13,5% pour les biens à usage professionnel», ont-elles fait savoir. A titre de comparaison, au quatrième trimestre de 2021, l’IPAI avait enregistré une légère hausse de 0,2%, résultat des augmentations de 0,4% des prix du résidentiel et de 2,3% de ceux des biens à usage professionnel ; alors que les prix des terrains avait accusé, en revanche, un recul de 0,2%. En parallèle, le nombre de transactions avait marqué «une hausse de 35,1% avec des accroissements de 43,2% pour le résidentiel, de 20,9% pour les terrains et de 20,6% pour les biens à usage professionnel», relevaient les deux institutions dans une précédente note. Au titre du premier trimestre 2022, BAM et l’ANCFCC précisent que les prix du résidentiel ont reculé de 0,3% en glissement trimestriel, résultat des baisses de 0,2% des prix des appartements et de 0,6% de ceux des maisons ; tandis que ceux des villas ont légèrement bondi de 0,5%. Parallèlement, les transactions ont enregistré un repli de 9,8%, avec des baisses de 10,2% pour les appartements et les maisons et une hausse de 16,5% pour les villas. Au cours de cette même période, il a été constaté au niveau du foncier que les prix des terrains sont restés inchangés alors que les transactions ont accusé un recul de 11,2% d’un trimestre à l’autre. Quant aux prix des biens à usage professionnel, les données recueillies montrent qu’ils ont connu un repli de 2,5%, recouvrant une diminution de 0,6% des prix des locaux commerciaux et de 5,8% de ceux des bureaux. Soulignons enfin que le nombre de transactions «a enregistré une baisse de 13,5%, reflétant une diminution de 15,6% pour les locaux commerciaux et de 1,4% pour les bureaux», ont relevé Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC dans leur note. Alain Bouithy

Maroc Telecom enregistre une baisse de son chiffre d’ affaires au premier trimestre

Maroc Telecom enregistre une baisse de son chiffre d’ affaires au premier trimestre

En dépit de la hausse de la base clients du Groupe, du maintien de la profitabilité, de la croissance de la Data Mobile et des services Mobile Money dans les filiales Moov Africa et de la croissance soutenue de la Data Fixe au Maroc, Maroc Telecom a enregistré une baisse de ses résultats consolidés au premier trimestre 2021 en comparaison avec la même période de l’année précédente. « Dans un contexte difficile, marqué par les conséquences de la crise de la Covid-19 et de l’environnement réglementaire, le Groupe Maroc Telecom a réalisé, à fin mars 2021, un chiffre d’affaires consolidé de 8.914 millions de dirhams, en baisse de 4,2% (-5,0% à taux de change constant) », a annoncé l’opérateur de télécommunication. Dans un communiqué rendu public vendredi 23 avril, le groupe télécom précise que la baisse des activités Mobile au Maroc a été compensée partiellement par la bonne dynamique de croissance du Haut Débit Fixe au Maroc et des activités des filiales Moov Africa. Sous l’effet de la baisse du chiffre d’affaires au premier trimestre 2021, le résultat opérationnel avant amortissements(EBITDA) a, pour sa part, atteint 4.561 millions de dirhams, correspondant à une baisse de 4,9% (-5,5% à taux de change constant). Selon l’opérateur télécom, le taux de marge d’EBITDA s’est maintenu au niveau élevé de 51,2% (-0,3 pt à taux de change constant) grâce à une gestion rigoureuse des coûts. Sur une tendance similaire à celle de l’EBITDA, le résultat opérationnel (EBITA) ajusté consolidé du Groupe Maroc Telecom s’est établi à 2.746 millions de dirhams, soit une baisse de 5,7% (-6,2% à taux de change constant). Quant à la marge d’EBITA ajustée, elle s’est située au niveau élevé de 30,8% (- 0,4 pt à taux de change constant). Ainsi, le Résultat Net ajusté Part du Groupe a perdu 7,7% (- 8,1% à taux de change constant) par rapport à la même période de l’année précédente pour s’établir à 1.474 millions de dirhams. En baisse de 7,3% par rapport à la même période de 2020 (-8,1% à taux de change constant), les flux nets de trésorerie opérationnels (CFFO) ajustés se sont établis à 2.681 millions de dirhams, en raison principalement de la baisse de l’EBITDA. En revanche, tiré par la hausse soutenue des parcs dans les filiales (+11,2%), le nombre de clients du Groupe a, de son côté, atteint plus de 73 millions au terme des trois premiers mois de l’année. Ce qui correspond à une hausse de 6,8% sur un an. Des mêmes résultats du groupe, il ressort, par ailleurs, que les activités de l’opérateur au Maroc ont affiché une baisse de 9,5% du CA au premier trimestre 2021 rapport à la même période de 2020. Maroc Telecom précise que «la hausse des revenus Fixe (+2,2%), sous l’impulsion de la Data, ne compense pas la forte baisse des revenus Mobile (-16,3%) qui pâtissent de la concurrence et du contexte règlementaire, en particulier sur le segment de la Data prépayée ». Concernant l’EBITDA ajusté, il a connu une baisse de 10,1% atteignant 2.672 millions de dirhams alors que la marge d’EBITDA est restée au niveau élevé de 54,7%. En retrait de 12,4% sur une année, l’EBITA ajusté s’est établi, pour sa part, à 1744 millions de dirhams tandis que la marge d’EBITA ajustée a reculé de 1,2 pt pour se situer à 35,7%. Quant aux CFFO au Maroc, il s’est contracté de 24,6% pour atteindre 1.221 millions de dirhams suite essentiellement à la baisse de l’EBITDA. Il est à souligner qu’au terme du premier trimestre, le parc Mobile s’est élevé à 19,3 millions de clients, en baisse de 3,2% en un an, alors que le CA Mobile a perdu 16,3% par rapport à la même période de 2020, pour atteindre 2 966 millions de dirhams. Par ailleurs, le parc Fixe a continué de croitre (+5,8% sur un an) au point de compter 2,0 millions de lignes, tandis que le parc Haut Débit a progressé de 9,2% pour atteindre près de 1,8 million d’abonnés. Quant aux activités Fixe et Internet au Maroc, elles « ont réalisé un chiffre d’affaires de 2.370 millions de dirhams, en hausse de 2,2% par rapport à la même période de 2020, suite à la hausse des parcs ADSL et FTTH ». A l’international, les activités de l’opérateur de télécommunication ont enregistré un chiffre d’affaires de 4.292 millions de dirhams, en hausse de 2,0% (+0,4% à taux de change constant), grâce à la croissance soutenue de la Data Mobile (+15,8%) et des services Mobile Money (+21,9%). Précisons qu’hors baisse des terminaisons d’appels, ce CA est en progression de 2,2% à change constant. Sur la même période, l’EBITDA ajusté s’est amélioré de 3,6% (+2,0% à taux de change constant), pours’établir à 1.889 millions de dirhams. Le taux de marge d’EBITDA ajusté a progressé de 0,7 pt à taux de change constant pour s’établir à 44,0%, grâce à l’amélioration du taux de marge brute et à la maîtrise des charges opérationnelles. L’EBITA du premier trimestre 2021 s’est amélioré de 8,7% (+7,1% à taux de change constant (1)), à 1002 millions de dirhams. Le taux de marge d’EBITA ajusté s’est établi alors à 23,3% en progression de 1,4 pt (+1,5 pt à taux de change constant). En lien avec la hausse de l’EBITDA, les CFFO sont ressortis à 1460 millions de dirhams, en hausse de 14,7% (+13,0% à taux de change constant). Ainsi que l’a relevé le président du directoire du groupe, Abdeslam Ahizoune, en dépit du « contexte toujours marqué par la crise sanitaire liée au Covid-19, le Groupe Maroc Telecom termine le premier trimestre avec des résultats opérationnels tirés par ses actifs à l’international. Sa stratégie de diversification fait à nouveau ses preuves et améliore sa résilience dans ce contexte de crise». Dans une déclaration à l’occasion de la publication des résultats trimestriels, il a fait savoir que « le Groupe poursuitson plan d’économie, parvient à maintenir sa profitabilité, et oriente ses investissements vers le renforcement des réseaux, des infrastructures et l’amélioration de la qualité de service

Maroc. L’économie nationale pourrait se redresser au premier trimestre de cette année

Maroc. L’économie nationale pourrait se redresser au premier trimestre de cette année

Au premier trimestre 2021, la demande mondiale adressée au Maroc gagnerait un peu d’élan, pour croître de 4,2%, en variation annuelle, selon le Haut-commissariat au plan (HCP) qui prédit un retournement à la hausse de l’activité économique. En effet, après quatre trimestres consécutifs de baisse, et compte tenu d’un abaissement de 0,5% de la valeur ajoutée hors agriculture et d’un rebond de 10,8% de celle de l’agriculture, l’institution publique pense que l’activité économique enregistrerait une hausse de 0,5% au premier trimestre 2021, en variation annuelle. Le Haut-commissariat est même persuadé que «la croissance économique globale devrait s’accélérer sensiblement au cours des trimestres qui suivent, profitant d’un effet d’ajustement de la base lié à la chute de l’activité pendant la période de confinement». Pour étayer ces prévisions, les économistes de l’institution publique annoncent que le redressement des activités hors agriculture devrait se poursuivre au cours des trois premiers mois de l’année 2021 et que celles-ci devraient ainsi afficher un repli de l’ordre de 0,5%. En ce qui concerne le secteur secondaire, il ressort que «l’activité industrielle se redresserait sensiblement tandis que celle de la construction continuerait de pâtir de la faible demande adressée à l’immobilier résidentiel», selon les prévisions du Haut-commissariat qui fait savoir que la production d’électricité s’affirmerait, également, dans le sillage de la reprise graduelle des activités industrielles. S’agissant du secteur tertiaire, le HCP soutient que «l’activité poursuivrait sa reprise modérée dans le commerce, le transport et la restauration, alors qu’elle resterait relativement dynamique dans les services non-marchands», relevant que ce secteur contribuerait pour -0,4 point à l’évolution du PIB. Dans son point de conjoncture du quatrième trimestre 2020 et perspectives pour le premier trimestre 2021, publié récemment, le Haut-commissariat annonce également que les activités agricoles devraient connaître un sensible mouvement de reprise, sous l’hypothèse d’une pluviométrie hivernale excédentaire et généralisée. Et d’ajouter qu’en variation annuelle, la valeur ajoutée agricole devrait enregistrer une hausse de 10,8%, contribuant pour +1,2 point à la croissance économique globale. Bien que la campagne agricole 2020/2021 ait connu un début plutôt difficile, avec un déficit pluviométrique de 48% aux mois d’octobre et novembre 2020, le Haut-commissariat assure que «le retour quasi-général des précipitations en décembre devrait favoriser une accélération des travaux de sol et une amélioration des parcours végétaux». Pour les économistes de l’institution publique, il ne fait aucun doute que la poursuite des conditions climatiques favorables pendant les saisons hivernale et printanière permettrait une hausse plus soutenue de la production agricole qui serait accompagnée par une amélioration de l’emploi, après deux années successives de sécheresse, souligne-t-on de même source. Alors que la demande intérieure poursuivrait son redressement à un rythme modéré, le HCP dit s’attendre à l’atténuation de la baisse des dépenses des ménages en raison du redressement attendu des achats de biens alimentaires et manufacturés. A un rythme moindre, le Haut-commissariat estime que les dépenses de restauration et de transport progresseraient par rapport au quatrième trimestre 2020 ; tandis que «les dépenses en services non-marchands, particulièrement sociales, resteraient relativement dynamiques, situant la hausse de la consommation publique à 4,3%». Il estime, en revanche, que l’effort d’investissement resterait relativement faible, notamment dans les produits de construction. Selon les estimations du HCP, l’économie nationale aurait régressé de 5,5% au quatrième trimestre 2020, au lieu de -7,2% un trimestre plus tôt, sous l’effet d’une baisse de 4,9% de la valeur ajoutée hors agriculture et d’une contraction de 7,4% de celle de l’agriculture. L’activité économique aurait ainsi poursuivi son repli à un rythme moins accentué au dernier trimestre de l’année écoulée, selon les données publiées de l’institution publique. Si l’on en croit le HCP, la baisse moins prononcée de l’économie nationale telle qu’observée au quatrième trimestre 2020 «serait attribuable à l’atténuation du rythme de la baisse de la valeur ajoutée non-agricole, en ligne avec la poursuite de la reprise des activités tertiaires». Le HCP cite en particulier les services non-marchands qui «auraient conservé leur dynamisme amorcé au début de 2020, alors que le repli des activités du commerce, des transports et du tourisme se serait atténué, profitant d’un rattrapage des dépenses de consommation des ménages». Alain Bouithy