Financement des investissements verts : Société Générale Maroc et la BERD renforcent leur soutien aux PME

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) accorde un prêt de 20 millions d’euros à Société Générale Maroc, pour soutenir des projets verts portés par des PMEs participant à certaines chaines de valeurs et/ou écosystèmes industriels. Le prêt bénéficie du soutien financier de l’Union européenne et du Fonds Vert pour le Climat et s’inscrit dans le cadre du programme de la BERD destiné à renforcer l’insertion des PMEs dans les chaines de valeurs globales. Les PMEs éligibles à ce programme pourront en effet bénéficier d’un accompagnement attractif intégrant un financement, une subvention à l’investissement et une expertise technique permettant de vérifier et d’optimiser la viabilité de leur projet d’investissement vert. L’acquisition des équipements verts, qui intègrent notamment des solutions d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables, de gestion durable de l’eau, de gestion des déchets, leur permettra de proposer des produits plus compétitifs, d’accroître leurs exportations et d’accéder à de nouveaux marchés en se connectant à des sociétés internationales. L’accord de prêt signé ce jour par la Directrice de la BERD au Maroc, Mme Marie-Alexandra Veilleux-Laborie, en présence de la délégation de l’UE et par le Président du Directoire de Société Générale Maroc, M. Ahmed El Yacoubi, renforce le partenariat noué entre Société Générale Maroc et la BERD depuis 2012. Pour Société Générale Maroc, ce partenariat s’inscrit dans sa volonté d’agir aux côtés des PMEs dans l’amélioration de leur compétitivité et durabilité. Société Générale Maroc réaffirme ainsi son rôle d’acteur social engagé, qui accompagne les transformations positives du Maroc. Pour la BERD, promouvoir l’économie verte est une priorité. Cet objectif est poursuivi à travers la mise en place des lignes de financements innovants tels que MorSEFF/GEFF, destinés à soutenir des projets d’efficacité énergétique et/ou énergies renouvelables.
Petites et moyennes entreprises : Un Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement en création

Le conseil des ministres a adopté, le 27 décembre 2018 à Brazzaville, un projet portant création d’un Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat et du secteur informel. Prenant la parole, le Président de la République, M. Denis Sassou N’Guesso s’est félicité de la présentation de ce texte, qui marque la volonté des pouvoirs publics de donner corps au développement d’une classe de véritables entrepreneurs parmi les plus jeunes des Congolais. Il a souhaité que la création de ce Fonds ne soit que le premier pas vers la mise en place de mécanismes permettant aux plus dynamiques de nos compatriotes d’accéder à des financements pérennes et garantis. Mme Yvonne Adélaïde Mougany, ministre des Petites, moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, qui en a l’initiatrice a rappelé aux membres à ses collègues membres du Conseil des ministres que le projet de loi soumis à leur examen concrétise un des principaux engagements du chef de l’Etat, contenu dans son projet de société ‘La marche vers le développement », au titre des « réponses aux urgences des temps présents ». Dans cette optique, le plan d’amélioration de l’environnement des affaires, objectif majeur de l’action des pouvoirs publics, complété par les priorités du Plan national de développement, période 2012-2016 comme le Plan 2018-2022 en cours d’exécution, ont souligné la nécessité de rendre disponibles des crédits et des structures spécialisées afin de favoriser l’éclosion du secteur privé national. Les orientations données au gouvernement par le président de la République, en vue de rendre opérationnel le Fonds d’impulsion et de garantie, sont à replacer dans le cadre des réformes mises en œuvre depuis quelques années. Ces réformes ont, entre autres, consacré la mise en place de l’agence congolaise de création des entreprises, du guichet unique en charge des procédures de formalisation de la vie de l’entreprise, d’une agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises, de la Bourse de sous-traitance, etc. L’institution du Fonds d’impulsion et de garantie (FIGA) a pour vocation de permettre l’ouverture de lignes de crédit, dans les établissements spécialisés, crédits destinés à financer ou garantir le financement des entreprises ou de l’artisanat, avec pour public prioritaire les jeunes diplômés sans emploi. Afin d’assurer la réussite de ses missions, à savoir jouer un rôle essentiel dans le financement des activités économiques nationales, le FIGA aura deux objectifs principaux, à savoir, pour le volet « Impulsion et accompagnement », de faciliter, grâce aux différents financements, l’accès des porteurs de projets aux services techniques et financiers nécessaires à la création, la réorganisation, la transmission et l’expansion de l’entreprise. S’agissant du volet « Sûretés et garanties », le Fondsapportera des garanties complémentaires à celles exigées par les institutions et établissements de crédit qui financent les Petites et Moyennes Entreprises et l’artisanat en général, ainsi que les start-up jeunes pousses entrepreneuriales en particulier. Le conseil des ministres a précisé que le dispositif du Fonds permettra à ses bénéficiaires d’élaborer des dossiers bancables permettant la levée de financements ; d’apporter des garanties telles que requises par les dispensateurs de crédit et par la réglementation ; de recevoir, en donnant la priorité à l’expertise nationale, le soutien, le conseil, l’accompagnement et le suivi de la création et des premiers pas de l’entreprise, tant pour sa rentabilité et la pérennité de ses activités, que pour le remboursement correct des crédits reçus. Poursuivant son propos, la ministre Mougany a également informé les membres du Conseil des ministres que le Figa prendra la forme d’un établissement public administratif doté de la personnalité morale et l’autonomie financière. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant création du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat. Il sera transmis au parlement pour adoption. Florent Sogni Zaou
Des solutions pour faciliter l’accès des PME aux financements extérieurs

L’accès au concours bancaire demeure une préoccupation permanente pour les petites et moyennes entreprises (PME), un obstacle majeur à leur développement et un frein à l’atteinte des objectifs qu’elles se sont fixés. Alors que les prêts bancaires peuvent les aider à améliorer la qualité des emplois et la productivité. La préoccupation est telle que l’Organisation international du travail (OIT) a préconisé de nouvelles stratégies pour aider les PME à obtenir des prêts, tout en exhortant les responsables politiques à rechercher des solutions pour faciliter l’accès de celles-ci au financement extérieur. Bien qu’elles jouent un rôle crucial dans la création d’emplois, Deborah Greenfield, directrice générale adjointe de l’OIT pour les politiques, a noté que les PME « sont souvent privées d’accès aux financements extérieurs dont elles ont besoin». Face à cette situation, ce cadre de l’OIT en appelle les responsables politiques afin qu’ils « envisagent des stratégies qui permettent aux PME d’accéder à ce type de financements, y compris des prêts bancaires pour fonds de roulement, qui auront des effets bénéfiques tant pour les travailleurs que pour les employeurs.» Car, comme l’a relevé l’OIT, s’il est avéré que les entreprises qui ont un fonds de roulement financé en grande partie par les prêts bancaires se caractérisent généralement par de plus hauts salaires, une meilleure productivité et des coûts unitaires inférieurs, force est de constater que « les PME ont souvent du mal à obtenir ou à accéder à ce type de financement ». Selon l’agence onusienne, « une proportion de prêts bancaires supérieure de 10 points de pourcentage dans le fonds de roulement s’accompagne de salaires supérieurs de 2,2%, d’une productivité du travail accrue de 5,9% et de coûts unitaires du travail inférieurs de 3,9% ». A l’inverse, l’OIT dont la vocation est de promouvoir la justice sociale, les droits de l’Homme et les droits au travail reconnus internationalement, « une proportion de fonds propres supérieure de 10 points de pourcentage dans le fonds de roulement va de pair avec des salaires inférieurs de 1,3%, d’une productivité du travail inférieure de 2,7% et de coûts unitaires du travail supérieurs de 1,6% ». Comme l’a souligné l’organisation dans une note rendu publique récemment sur son site officiel, il se trouve que dans bien des cas, les PME n’arrivent pas à obtenir de prêts bancaires, ou obtiennent des crédits à des taux comparativement plus élevés parce qu’elles ne disposent pas d’états financiers vérifiés, d’historique de crédits, ni d’actifs commerciaux à offrir en garantie. Selon l’OIT, « les entreprises ont tendance à recourir davantage aux prêts bancaires pour leur fonds de roulement dans les pays qui disposent d’une meilleure protection des droits des créanciers ». Ce constat, l’OIT l’a signalé dans son rapport intitulé « Emploi et questions sociales dans les monde 2017: entreprises et emplois durables. » Dans ce document publié en début de mois, l’agence estimait que cela était « aussi vrai dans les pays qui se sont attaqués aux problèmes d’absence de comptabilité, de respect de la règle de droit et de corruption ». L’agence a également noté que certaines pratiques innovantes se sont avérées bénéfiques en permettant aux entreprises d’accéder à des capitaux supplémentaires pour assurer leur croissance, tout en soutenant les groupes vulnérables et en traitant les grands enjeux sociaux et environnementaux. C’est notamment le cas du micro-financement mezzanine en Allemagne qui vise à promouvoir l’inclusion sociale en élargissant les possibilités de financement pour les petites entreprises et les entreprises émergentes. Il s’agit d’un instrument financier qui « donne la priorité à des groupes spécifiques, comme les femmes, les migrants et les chômeurs qui sont généralement exclus des services financiers en raison de l’absence d’historique de crédits ou de leur manque de fonds propres », selon l’OIT. La deuxième initiative venue de la République de Corée favorise l’orientation du capital-risque vers les PME, entre autres mesures de soutien, dans le cadre de «l’économie créative» promue par le gouvernement. L’OIT a relevé, entre autres mesures proposées, « les réductions d’impôt et le financement participatif pour les start-up, la facilitation des fusions et acquisitions pour les entreprises en «phase de développement» et la promotion du réinvestissement pour les entreprises plus matures».
Les PME jouent un rôle crucial dans la création d’emplois décents

Les entreprises, et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), jouent un rôle crucial dans la création d’emplois décents à travers le monde, a affirmé l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport sur l’«Emploi et questions sociales dans le monde 2017: entreprises et emplois durables ». Dans son rapport, rendu public récemment, l’organisation a indiqué que le nombre d’employés à plein temps dans les PME a quasiment doublé entre 2003 et 2016, précisant que la proportion du total d’emplois imputable aux PME est passée de 31 à 35%. Selon l’OIT, cette évolution aurait connu une ombre l’année passée du fait que leur contribution à l’emploi total aurait stagné. Elle a noté, en effet, qu’entre 2015 et 2016, la contribution des PME à l’emploi total est restée pratiquement inchangée, passant de 34,6 à 34,8 %. S l’on en croit le rapport, les entreprises du secteur privé auraient assuré l’essentiel de l’emploi mondial en 2016 avec quelque 2,8 milliards d’employés, correspondant à 87% de l’emploi total. « La croissance des emplois à temps plein dans les PME était plus forte que dans les grandes entreprises entre 2003 et 2008 – en moyenne de 4,7 points de pourcentage plus élevée dans les petites entreprises et 3,3 points plus élevée dans les moyennes entreprises par rapport aux grandes entreprises », a relevé l’agence soulignant toutefois que cette croissance de l’emploi dans les PME a disparu pendant la période 2009-2014. D’après le rapport phare de l’OIT, les PME représenteraient 52% de l’emploi total dans les économies en développement, contre 34% dans les économies émergentes et 41% dans les économies développées. Le document a aussi noté le ralentissement de la dynamique de l’emploi permanent à temps plein dans les jeunes entreprises. Une tendance qui est apparue depuis la crise financière mondiale. « Le taux de croissance de l’emploi permanent à temps plein dans les jeunes entreprises était en moyenne de 6,9 points de pourcentage supérieure à celle des entreprises bien établies avant la crise, mais la différence s’est atténuée à 5,5 points de pourcentage après la crise », a indiqué l’OIT. Pour l’organisation, ce changement reflète l’évolution du climat général des affaires, tandis que les nouvelles entreprises supprimaient des emplois à un rythme beaucoup plus rapide qu’auparavant. Pour endiguer la montée du chômage mondial, le rapport exhorte les économies du monde à investir dans le personnel, l’innovation, et stimuler le commerce et le dialogue social qui restent essentiels. A propos du personnel, le rapport a soutenu qu’en moyenne les entreprises qui proposent une formation formelle à leurs employés permanents à plein temps paient des salaires 14% plus élevés, sont 19,6% plus productives et ont des coûts unitaires de main-d’œuvre inférieurs de 5,3% à celles qui n’offrent pas de formation. Parallèlement, le rapport a constaté qu’« en moyenne, les entreprises qui ont une proportion de 10 points de pourcentage plus forte d’employés temporaires versent des salaires de 2,6% inférieurs, sont 1,9% moins productives et ne sont plus compétitives en termes de coûts unitaires de main-d’œuvre ». S’agissant de l’innovation et du commerce, le rapport indique qu’ils stimuleraient l’emploi et la productivité. A ce propos, il a été constaté qu’« en général, les firmes innovantes ont tendance à être plus productives, à créer plus d’emplois et à employer des travailleurs plus qualifiés et à proposer davantage de formations », a souligné le rapport ajoutant que les entreprises innovantes embauchent aussi davantage de femmes. Le rapport a également noté que le commerce et la participation des entreprises aux chaînes d’approvisionnement mondiales demeurent aussi d’importants stimuli pour la création d’emplois et la hausse de la productivité, même si le commerce a stagné ces dernières années et par conséquent les emplois liés à ce secteur. Autre enseignement et non des moindres : les PME seraient d’importantes pourvoyeuses d’emploi féminin. En effet, les recherches menées par l’organisation tendent à montrer que, dans le secteur formel, les PME employaient plus en permanence à temps plein les femmes que dans les grandes entreprises. « En moyenne, et dans toutes les régions du monde, environ 30% des employés permanents à temps plein dans les PME sont des femmes, contre 27% dans les grandes entreprises », a relevé l’OIT. Ce n’est pas tout. Le rapport a relevé, en outre, que « la proportion d’emploi des femmes, notamment dans les PME, est fortement corrélée avec le revenu par habitant d’un pays », ajoutant que la micro-entreprise et les PME sont souvent le point d’entrée des femmes sur le marché du travail formel. Signalons que le rapport s’est aussi intéressé au dialogue social qui jouerait un rôle fondamental dans la pérennité des entreprises.
L’ISCAE planche sur l’entrepreneuriat et le développement des PME

Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE) a abrité, les 9 et 10 décembre, la deuxième édition de son Colloque international de recherche sous le signe « L’Entrepreneuriat et le développement des PME dans le monde ». « Le choix de ce thème de recherche s’inscrit dans la tendance générale des discours officiels et des stratégies des écoles de commerce, à développer un état d’esprit entrepreneurial, à étudier les spécificités des PME, les conditions de leur échec ou de leur développement, les problématique de financement, de transmission d’entreprises familiales et d’internationalisation », a indiqué dans son allocution d’ouverture Nada Biaz, directrice générale du Groupe ISCAE. « Cet intérêt manifeste porté à l’entrepreneuriat et à la PME met aussi en avant l’importance de l’innovation et de l’évolution de l’état d’esprit et du leadership dans les PME», a précisé la DG. Organisé par la Direction développement et recherche du Groupe ISCAE, sous la responsabilité de Tarik El Malki, en partenariat avec le Groupe ISM-Dakar et l’Association internationale de recherche en entrepreneuriat et PME, ce rendez-vous a pour objectifs de faire un état des lieux et valoriser la recherche sur l’entrepreneuriat et la PME au Maroc et dans le monde; établir un benchmark sur les modèles de gestion des PME à travers le monde ainsi qu’identifier les bonnes pratiques en matière de gestion des PME au Maroc et dans le monde. Au cours de son intervention, Nada Biaz a précisé qu’il s’agit d’une rencontre entre professeurs et chercheurs marocains de l’ISCAE et d’autres établissements nationaux ainsi que leurs collègues professeurs et chercheurs venus de l’étranger pour assister à des présentations et, pour certains, présenter des communications de recherche en matière d’entrepreneuriat et de développement de la PME dans le monde. A la tête d’une délégation de huit enseignants chercheurs, Abdul Alpha Dia, directeur de recherche du groupe ISM de Dakar a, pour sa part, déclaré que l’Institut supérieur du management qu’il représentait à ce colloque et l’ISCAE sont « deux institutions qui pensent que l’un des défis majeurs que doit relever l’Afrique, c’est celui de la formation des ressources humaines. Par conséquent, les écoles de formation ont un rôle important à jouer dans ce domaine. » Dans sa communication, le chercheur sénégalais a indiqué que l’ISM réfléchit en interne « à la fois sur les recherches liées à l’entrepreneuriat-PME, mais également aux stratégies par lesquelles nous pourrons développer l’entrepreneuriat. C’est la raison pour laquelle, tous nos étudiants ont obligation à la fin du programme du cycle Bachelor de créer une entreprise, une façon pour notre institut de renforcer l’entrepreneuriat au Sénégal », a-t-il dit. De son côté, Salah Koubaa, vice-président de l’AIREPME (Association internationale de recherche en entrepreneuriat et PME), a évoqué un certain nombre d’indicateurs attestant du rôle de la PME dans le développement économique et social aussi bien dans les pays développés qu’en voie de développement. A ce titre, il a indiqué qu’« en Europe, les statistiques montrent que les PME sont responsables de plus des 2/3 des emplois et contribuent à plus de la moitié du chiffre d’affaires du secteur privé européen. Au Canada, ces entreprises représentent 45% du PIB et 60% des emplois. En Afrique du Sud, pays émergent, les PME contribuent aux alentours de 50% du PIB du pays, génèrent environ 40% de la production et accueille plus de 60% du total emploi ». Citant le cas de la Tunisie, un pays qui a à peu près le même modèle de développement que le Maroc, il a indiqué que « les PME contribuent aussi à raison de 2/3 aux activités économiques, soit 65% des emplois » alors que « les PME turques comptent pour 77% d’emplois, 27% d’investissement et 38% de la valeur ajoutée ». Le Maroc ne fait pas d’exception, a-t-il assuré. Selon Salah Koubaa, « la PME fait plus de 95% des entreprises et plus de 50% de main-d’œuvre ». Par rapport aux pays mentionnés, il note en revanche une exception en ce qui concerne le Maroc. Et pour cause, « la valeur ajoutée, la contribution au PIB reste en deçà des aspirations ». N’empêche, il a estimé que « la PME ne doit pas être considérée comme étant une grande entreprise en miniature ». Tarik El Malki a, pour sa part, attiré l’attention de l’assistance sur un certain nombre d’indicateurs alarmants qui concernent le Maroc. Prenant le cas du chômage des jeunes qui a atteint aujourd’hui des niveaux alarmants, le président du Comité d’organisation du colloque et directeur du développement et de la recherche scientifique du Groupe ISCAE, a rappelé que « nous sommes à peu près à un taux de chômage à 40% pour des jeunes de 15 à 24 ans ». Autres indicateurs relevés dans sa communication, « des taux de croissance qui s’amenuisent de manière structurelle, des indicateurs macroéconomiques qui virent au rouge de manière de plus en plus dramatique au Maroc et à l’étranger ». Un tableau peu idyllique qui l’a amené à insister sur la nécessité pour les pouvoirs publics de comprendre que « les vecteurs de création d’emploi de demain sont des TPME d’aujourd’hui » et que « les TMPE d’aujourd’hui seront les PME de demain ». Tout cela pour souligner également que « le secteur privé, à mon sens, de moins en moins sera un facteur d’absorption de dizaines de milliers de jeunes lauréats qui arrivent tous les ans sur le marché du travail». Tarik El Malki assure toutefois que beaucoup de choses ont été faites depuis une quinzaine d’années en la matière. « Le Maroc a fait le choix très tôt du libéralisme économique avec tout ce que cela implique comme capacité pour les pouvoirs publics de mettre en place des écosystèmes entrepreneuriaux. Un certain nombre de choses ont été accélérées ces 15 dernières années à la faveur de mesures emblématiques », a-t-il rappelé. Avant de citer quelques exemples de réalisations, telles que la mise en place de la charte sur la PME, la mise en œuvre de politiques sectorielles en la matière, Emergence,