DEPF : Des perspectives de croissance modérée pour l’économie japonaise

L’économie nippone a enregistré une nette reprise au second trimestre 2018, avec une hausse du PIB de 1,9% en rythme annualisé après un repli de 0,9% au premier trimestre, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette reprise s’explique principalement par la vigueur des dépenses des ménages et des entreprises, a indiqué ce département du ministère marocain de l’Economie et des Finances. « En termes de perspectives, la croissance devrait se poursuivre à un rythme modéré en 2018 (1% selon le FMI après 1,7% en 2017), tout en restant supérieure à son potentiel (0,5-1%), freinée par la faiblesse des salaires, malgré le dynamisme du marché du travail et la persistance de conditions financières favorables », a-t-elle souligné dans une note de conjoncture datant du mois d’août dernier. A en croire la DEPF, qui a estimé que les indicateurs à haute fréquence signalent une certaine faiblesse de la conjoncture, la production industrielle a reculé pour le deuxième mois consécutif en juin (-2,1% après -0,2% en mai). Elle a relevé, par ailleurs, que « l’indicateur du climat des affaires a confirmé sa baisse en juin (-0,5 point à 116,3). De même, l’indice de confiance des ménages a marqué un repli en juillet (-0,2 point à 43,5) ». Martin KAM
Les perspectives de croissance demeurent délicates en Afrique subsaharienne, selon le FMI

En Afrique subsaharienne, les perspectives demeurent délicates. La croissance devrait gagner du terrain en 2017 et en 2018, mais la croissance par habitant parviendra à peine à redevenir positive cette année pour l’ensemble de la région, et elle devrait rester négative pour environ un tiers des pays, a relevé le Fonds monétaire international (FMI). « La légère révision à la hausse pour 2017 par rapport à l’édition d’avril 2017 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM) tient à une modeste amélioration des perspectives de croissance pour l’Afrique du Sud, qui enregistre une récolte exceptionnelle grâce à une meilleure pluviométrie et à une augmentation de la production minière, elle-même attribuable à un rebond modéré des cours des produits de base », a souligné le FMI qui a actualisé ses chiffres publiés en avril dernier. Le FMI a cependant noté que « les perspectives de l’Afrique du Sud demeurent délicates, vu la grande incertitude politique et la faiblesse de la confiance des consommateurs et des entreprises». De ce fait, l’institution internationale a expliqué que les prévisions de croissance du pays ont été revues à la baisse pour 2018.