OMT: Aliko Dangote, premier Africain désigné Ambassadeur du tourisme responsable

Grande figure de la philanthropie mondiale, le richissime et très brillant homme d’affaires Aliko Dangote est devenu le premier Africain désigné par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) Ambassadeur du tourisme responsable. Aliko Dangote a été nommé Ambassadeur du tourisme responsable par le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, dans le cadre de la soixante et unième réunion de la Commission régionale pour l’Afrique qui s’est tenue dernièrement à Abuja (Nigéria). « Avec cette nomination, M. Dangote rejoint les personnalités nommées par l’OMT Ambassadeurs du tourisme responsable ; nous comptons sur eux pour diffuser à travers le monde notre travail et notre vision de l’avenir » a déclaré M. Pololikashvili. Pour rappel, Aliko Dangote a fondé Dangote Group il y a 30 ans devenu aujourd’hui le plus grand conglomérat de l’Afrique de l’Ouest. L’homme d’affaires a également créé la plus grande fondation d’Afrique, Dangote Foundation, laquelle se consacre à la nutrition, à la santé et à l’éducation des populations les plus vulnérables du continent, souligne l’OMT dans un communiqué. L’OMT rappelle aussi qu’il met œuvre en faveur d’un tourisme bien géré qui contribue au développement durable et responsable et qui offre des possibilités de croissance aux populations et aux économies. Adrien Thyg
Pour une plus grande prise en compte de la durabilité dans les politiques de tourisme

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a appelé de ses vœux une plus grande prise en compte de la durabilité dans les politiques de tourisme, les pratiques des entreprises et le comportement des touristes. S’il est bien planifié et géré convenablement, « le tourisme peut contribuer directement et efficacement à une évolution vers des modes de vie, de consommation et de production plus durables », a affirmé l’organisation dans un nouveau rapport décrivant le tourisme en tant que moteur de développement durable. L’OMT a estimé qu’« il faut pour cela que le secteur du tourisme, en tant que vecteur de changement positif, s’appuie sur des données factuelles pour prendre des décisions propres à garantir sa contribution continue au développement durable ». Intitulé « Le tourisme pour le développement », le rapport a été présenté en marge des Journées européennes du développement tenues récemment à Bruxelles, considérées comme le principal forum consacré au développement en Europe. Le document, qui contient des recommandations pratiques pour faire du tourisme un instrument efficace au service du développement durable, présente 23 études de cas du monde entier qui sont autant d’exemples de contributions du tourisme au développement durable dans toutes ses dimensions, a indiqué l’OMT dans un communiqué. Présenté en deux volumes, le document « montre que le tourisme a un rayon d’action mondial et des effets positifs sur de nombreux autres secteurs. Non seulement le secteur du tourisme tire la croissance, mais il améliore aussi la qualité de vie des populations, contribue à la protection de l’environnement, valorise le patrimoine culturel dans sa diversité et renforce la paix dans le monde», a-t-elle souligné de même source. Selon les précisions du secrétaire général de l’Organisation, Zurab Pololikashvili, cette publication « apporte un large éventail d’éléments concrets démontrant que le tourisme peut contribuer de manière importante et constructive au développement durable et à la réalisation du programme 2030 ». Publication phare de l’OMT, le rapport fournira des éléments utiles aux parties prenantes pour mettre à profit les possibilités offertes par le tourisme en changeant les politiques, les pratiques des entreprises et le comportement des consommateurs, a assuré l’organisation. A en croire les auteurs du rapport, une condition préalable est de mesurer l’impact du tourisme périodiquement et avec exactitude, les résultats venant ensuite étayer des choix appropriés de politiques, de pratiques d’entreprise et de comportement du consommateur. Ces derniers ont invité, en outre, les gouvernements à établir et faire appliquer des cadres de politiques globales et intégrées en faveur du développement touristique durable, souligne-t-on dans le communiqué. « Les entreprises doivent, pour leur part, démontrer leur engagement envers la durabilité dans leurs modèles économiques de base et les chaînes de valeur. Quant à la société civile et aux individus, ils doivent aussi adopter des pratiques et des comportements durables », ont-il conclu. Alain Bouithy
INVESTOUR 2018: Le 9e Forum touristique sur les investissements et les opportunités d’affaires en Afrique prévu le 18 janvier à Madrid

La neuvième édition du Forum des investissements et des affaires touristiques pour l’Afrique (INVESTOUR) aura lieu le 18 janvier 2018 à la Foire international du tourisme (FITUR), à Madrid, Espagne. INVESTOUR est une initiative conjointe de Casa África, de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et de FITUR. Organisé chaque année dans le cadre de FITUR, ce rendez-vous promeut le tourisme durable en Afrique, facilite la rencontre et le dialogue entre les représentants du tourisme africain, les investisseurs et les partenaires internationaux potentiels, offrant de nouvelles opportunités commerciales et de coopération. Selon le programme concocté cette année, l’événement sera organisé en deux sessions: les tables rondes et les rencontres interentreprises (Business to Business). Le Forum a pour objectif la promotion du développement d’un tourisme durable en Afrique, tout en favorisant les échanges sur des opportunités d’investissements et d’affaires dans la région. Les tables rondes permettent un échange de vues et un débat interactif sur les moyens d’accroître la compétitivité et le potentiel du tourisme africain aux niveaux mondial et régional alors que la séance de réunions d’affaires (B2B) constitue une plateforme stratégique qui met en contact les institutions africaines porteuses de projets touristiques avec des partenaires et investisseurs internationaux potentiels. C’est une occasion unique pour les deux parties de mettre en place des collaborations fructueuses et durables. Pour rappel, la 8ème édition d’INVESTOUR, en 2017, a permis la tenue de plus de 80 réunions entre 45 organisations africaines et internationales de 23 pays avec la participation de plus de 400 délégués.
Les destinations méditerranéennes boostent le tourisme mondial

Le tourisme mondial se porte bien, si l’on en croit les derniers chiffres rendus publics dernièrement par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Selon l’institution spécialisée des Nations unies, le nombre de touristes internationaux a connu une croissance de 6%, entre janvier et juin 2017, nettement supérieure à la tendance de ces dernières années. «A l’échelle mondiale, les arrivées de touristes internationaux (visiteurs qui passent la nuit) au premier semestre ont augmenté de 6% par rapport à la même période l’an passé », a indiqué l’organisation soulignant qu’il s’agit de la plus forte croissance jamais enregistrée depuis 2010, avec une hausse largement supérieure à la tendance soutenue et constante de 4 %. « Le nombre d’arrivées de touristes internationaux au premier semestre 2017 est le plus fort jamais enregistré en sept ans et demi », a-t-elle ajouté. En effet, il ressort du dernier Baromètre OMT du tourisme mondial que les destinations à travers le monde ont accueilli 598 millions de touristes internationaux, au premier semestre 2017, soit 36 millions de plus par rapport à la même période en 2016. «Ce résultat s’explique par la forte croissance constatée dans de nombreuses destinations et la poursuite de la reprise dans celles qui avaient connu une baisse au cours des dernières années », a relevé l’institution notant que la croissance a été la plus soutenue au Moyen-Orient (+9%), en Europe (+8%) et en Afrique (+8%). Dans ce tableau, on notera que l’Asie et le Pacifique ont connu une progression de 6% du nombre de touristes internationaux alors que les Amériques ont enregistré une hausse de 3%. En détail, l’OMT a relevé dans un communiqué que les destinations méditerranéennes ont enregistré une croissance particulièrement forte au premier semestre 2017. En effet, l’Europe du Sud et la région méditerranéenne ont connu une progression de 12%, alors que l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ont affiché respectivement une évolution de 16% et 9%. «Cette tendance s’explique par la bonne santé de nombreuses destinations de la région, combinée à une forte reprise dans certaines destinations qui avaient enregistré une baisse ces dernières années, comme la Turquie, l’Egypte et la Tunisie», a expliqué l’institution. La même source a, par ailleurs, noté que les arrivées de touristes internationaux au mois de juin ont augmenté de 8% en Europe du Nord, de 6% en Europe occidentale et de 4% en Europe centrale et orientale, ajoutant que l’Afrique subsaharienne a vu ses arrivées de touristes internationaux bondir de 4%. L’Asie du Sud (+12%) a de son côté contribué à tirer la croissance en Asie et dans le Pacifique. Elle est suivie de l’Océanie (+8%, de l’Asie du Sud-Est (+7 %), et un peu plus bas de l’Asie du Nord-Est qui a enregistré des résultats plus mitigés (+ 4%). Dans la région des Amériques, la plupart des destinations ont maintenu leurs bons résultats. La croissance a été robuste en Amérique du Sud (+6%), en Amérique centrale (+5%) et dans les Caraïbes (+4%). En Amérique du Nord (+2%), les bons résultats enregistrés au Mexique et au Canada ont été partiellement compensés par une baisse des arrivées aux Etats-Unis, première destination de la région. Comme l’a indiqué l’OMT sur son site web, «le premier semestre de l’année comptabilise généralement 46% du total annuel des arrivées de touristes internationaux». Le second semestre comprenant trois jours de plus, mais aussi les mois de juillet et d’août, qui correspondent à la haute saison dans l’hémisphère nord, a-t-il précisé.
Déclaration de l’OMT concernant l’interdiction de voyage aux États-Unis d’Amérique*

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), institution spécialisée des Nations Unies chargée du tourisme, fait part de sa profonde préoccupation et condamne vigoureusement l’interdiction, annoncée récemment, de voyager aux États-Unis d’Amérique pour les ressortissants de sept pays (Iraq, Syrie, Iran, Soudan, Libye, Somalie et Yémen). L’interdiction de voyage, fondée sur la nationalité, va à l’encontre des principes de la liberté de voyager et de la facilitation des voyages défendus par la communauté internationale du tourisme. Elle fera obstacle à l’immense contribution du secteur du tourisme à la croissance économique et à la création d’emplois dans de nombreux pays, dont les États-Unis d’Amérique. « Les défis mondiaux exigent des solutions mondiales et les défis de sécurité qui se posent aujourd’hui ne devraient pas nous conduire à ériger de nouveaux murs. L’isolationnisme et les mesures discriminatoires sans discernement ne vont pas améliorer la sécurité mais, au contraire, accroître les tensions et amplifier les menaces » a déclaré le Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai. « Outre leur impact direct, de telles interdictions de voyage nuisent assurément à l’image, auprès des visiteurs du monde entier, du pays qui les impose d’une manière aussi hostile et risquent de mettre à mal la demande de voyage à destination des États-Unis d’Amérique » a ajouté M. Rifai. *CP
Faire du secteur touristique un catalyseur de changement positif

L’année 2017 sera celle du tourisme durable. Ainsi en a décidé l’Organisation des Nations unies (ONU) qui souhaite ainsi sensibiliser les décideurs et le grand public à la contribution du tourisme durable au développement. C’est à l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) que revient la charge d’organiser et de mettre en œuvre cette Année internationale, en collaboration avec les gouvernements, les organisations onusiennes concernées, d’autres organisations internationales et régionales et toutes les parties prenantes intéressées, a indiqué l’ONU. En proclamant 2017 Année internationale du tourisme durable, lors de leur soixante-dixième session, les Nations unies espèrent « mobiliser toutes les parties prenantes pour, ensemble, faire du tourisme un catalyseur de changement positif. » En somme, il faut exploiter le potentiel du tourisme pour bâtir un monde meilleur, comme l’a relevé en début d’année Taleb Rifai, secrétaire général de l’OMT. « La décision de l’Assemblée générale des Nations unies de célébrer cette année la contribution du tourisme à une croissance durable et inclusive ne relève pas du hasard. Le tourisme est de plus en plus considéré, à juste titre, comme un secteur pouvant contribuer à bâtir un monde meilleur », a-t-il souligné dans un communiqué. Le patron de l’OMT, dont c’est la dernière année de mandat à la tête de l’agence onusienne, a précisé de même source que « l’Année internationale du tourisme durable pour le développement nous offre une occasion unique de promouvoir la contribution du tourisme à la construction de l’avenir que nous voulons et aussi de déterminer ensemble quel doit être le rôle du tourisme dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et au-delà ». Dans le contexte du Programme 2030 et des objectifs du développement durable à vocation universelle, les Nations unies ont assuré qu’elles attendaient « de l’Année internationale qu’elle encourage le passage à des politiques, à des pratiques commerciales et à un comportement du consommateur allant dans le sens d’un tourisme plus durable ». Pour l’ONU, il s’agit de mettre en lumière le rôle du tourisme dans les cinq grands domaines. A savoir : la croissance économique inclusive et durable ; l’inclusion sociale, emploi et réduction de la pauvreté ; l’utilisation rationnelle des ressources, protection de l’environnement et changements climatiques ; les valeurs culturelles, diversité et patrimoine ainsi que la compréhension mutuelle, paix et sécurité. «Avec plus d’un milliard de touristes internationaux qui sillonnent désormais le monde chaque année, le tourisme est devenu une grande force de transformation, qui fait une réelle différence dans la vie de millions de personnes », a fait remarquer en 2005 l’ancien secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du tourisme, ce dernier ajouté que le potentiel du tourisme en matière de développement durable était devenu immense. Au point que le tourisme constitue désormais « un des secteurs les plus dynamiques en termes de création d’emplois au monde » fournissant d’importants moyens de subsistance et contribuant à lutter contre la pauvreté et à faciliter l’instauration d’un développement inclusif. Un point de vue visiblement partagé par Taleb Rifai en estimant que le tourisme est un secteur porteur d’espoir et l’un des secteurs économiques les plus résilients. Pour le patron de l’OMT, le tourisme « permet de faire se rencontrer chaque jour des gens issus de divers horizons, cultures et continents. Les voyages favorisent la compréhension, la tolérance et l’empathie envers nos semblables, autant de qualités essentielles à l’heure de la mondialisation, où seule une cohabitation harmonieuse peut permettre à notre village mondial de prospérer ». Signalons que dans son adresse, Taleb Rifai concluait en ces termes : «L’immense espoir que représente notre secteur doit nous inciter tous autant que nous sommes à agir pour le bien des gens et de la planète. Ensemble, nous pouvons incarner le changement que nous appelons de nos vœux. » A noter que le lancement officiel de l’Année internationale du tourisme durable pour le développement (2017) aura lieu le 18 janvier 2017 à Madrid (Espagne).
Les arrivées de touristes internationaux devraient croître de 4% à l’échelle mondiale en 2016

Les experts de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) ont assuré récemment que le tourisme international a atteint de nouveaux sommets en 2015. En effet, pour la sixième année consécutive, le tourisme a enregistré une croissance supérieure à la moyenne, conforté par des arrivées internationales qui ont progressé tous les ans de 4%, ou plus, depuis 2010. La performance solide du secteur touristique est elle qu’elle contribue à la croissance économique et à la création d’emplois dans de nombreuses régions du monde, a indiqué en début de semaine le Secrétaire général l’OMT, Taleb Rifai. Ce qui devait inciter les pays à favoriser « les politiques soutenant la poursuite de la croissance du tourisme, notamment la facilitation des voyages, le développement des ressources humaines et la durabilité », a-t-il estimé. Taleb Rifai pense toutefois que dans l’environnement actuel, les questions de sûreté et de sécurité prennent un relief particulier. Ainsi, assure-t-il, « devrions-nous garder à l’esprit que le développement du tourisme dépend dans une large mesure de notre capacité collective à promouvoir des voyages fluides dans des conditions de sûreté et de sécurité », peut-on lire sur le site des Nations Unies. Par ailleurs, a relevé l’OMT, « si la demande a été forte globalement, l’on a observé des résultats contrastés dans les destinations prises individuellement en raison de fluctuations d’une ampleur inhabituelle des taux de change, de la chute des cours du pétrole et d’autres produits de base qui a fait augmenter le revenu disponible dans les pays importateurs mais baisser la demande dans les pays exportateurs, et des préoccupations plus vives concernant la sûreté et la sécurité ». Mais il n’y a pas de raison de paniquer. D’après l’Indice de confiance de l’OMT, les voyants restent largement au vert pour 2016, bien qu’à un niveau légèrement inférieur à celui des deux années précédentes. Selon les données recueillies par l’OMT, «les régions où l’on attend la croissance la plus forte sont l’Asie-Pacifique (+4% à +5%) et les Amériques (+4% à +5%), suivies de l’Europe (+3,5% à +4,5%). Les projections pour l’Afrique (+2% à 5%) et le Moyen-Orient (+2% à +5%) sont positives, mais soumises à un plus fort degré d’incertitude et d’instabilité.»